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 Sujet du message: GLOSSAIRE NANAR
MessagePublié: 29 Déc 2004 13:50 
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Max Thayer lui doit tout!
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Nous appelons à la bonne volonté des forumeurs.
Le but est de faire un petit dico des termes nanars employés sur le site et dans les chroniques. proposez des termes à définir et des définitions.

LISTE DES TERMES A DEFINIR (non exhaustif, proposez, je rajouterai)

A
Accroche Nanarde
Apocalypse nucléaire
Alien nanar
Acteur nanar

B
Bandeau ninja
Bis ( cf Série B)
Bikesploitation / Biker nanar
BOF (cf bontempi)
Bombinette
Bourrin
Bruitage nanar
Buzzer
Bontempi

C
Carrière (film de )
Cagoule
Cannibales
Caucasien
Critique
Chansons
Chili con carne
Cadrage (penché)
Colonel Trautman
Commando
Copier Coller
Costumes nanars
Couloir (film de)
Cyborg

D
D (système)
Dépôt vente
Drag queen


E
Entreprise (film d’)
Exploitation (film d’)
Eurociné
Explosion
Editeur (sans scrupule)
Effet spécial

F
Franchise
Franchouillard (comique)
Filtre
Figurant nanar
Figurant à cagoule
Figurant sauteur
Forêt nanardisant le post nuke
Fôte

G
Gestaporn
Godfrey
Gorille géant
Gosse énervant
Grattage de pelloche
Gros mots
Gunfight
Gwaï-lo /gweilo

H
Histoire (scénario)
Homme de main
Humour involontaire
Homme-singe nazi
Honte

I
Improvisation
Indien nanar
Initial Vidéo
Intrusion d’objet hétéroclites dans le champ de la caméra
Intention inexplicable
Italie

J

K
Kai-ju
Ketchup (sang nanar / blessure nanarde)
Kung fu

L
Laser
Lookalike

M
Maitre du monde
Mimiques
Moustachu
Mulette
Monstre
Maquette
Musique nanarde
Montage nanar
Mauvaise foi
Mission
Misogynie
Moumoute

N
Nain
Ninja
Ninja-ploitation / ninjasploitation
Numéro qui suit le titre (théorie du)

O

P
Paella (western)
Paradoxe de la comédie non-drôle
Pastèque
Plan nichon
Plagiat
Producteur nanar
Poursuite nanarde / Poursuite à 2 à l'heure.
Pourquoi ?
Pseudonyme
Pneu (crissement de )
Pneu (lancer de)
Polystirène
Post-apocalypse
Post-nuke
Post-synchronisation

Q
(film de, érotisme nanar)

R
Reaganien (film d'action)
Réplique nanarde
réécriture
Raclée
Réalisateur nanar
Robot nanar (cf cyborg)
Rital
Rip off (plagiat)

S
Sidekick
Scénariste nanar
Saut nanar
Soldes (bac de)
Sosie
Spaghetti (western)
Shaolin (temple de)

T
Téléphone nanar / téléphone Garfield
Turquie / Turkish
Travelling (abscence de, mouvements de caméras nanars )
Trampoline
Tuning
Tor (films qui finissent par )

U
Ubiquité
Ustensile nanar
Usine désaffectée

V
Vampire nanar
Vêtements nanars
Viandard
Viet’
Vilain

W
White Fire

X
(anciens réalisateur de films X recyclés dans le nanar et inversement)

Y
Yesman (réalisateur nanar)
You You ! (cf Indien nanar )

Z
Z (Série Z)
Zombie
Zoom


Dernière édition par le rôdeur le 31 Déc 2004 15:56, édité 11 fois au total.

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 Sujet du message:
MessagePublié: 29 Déc 2004 13:58 
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Max Thayer lui doit tout!
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Localisation: New York. Année : 2037. Mission: Rétablir l'ordre.
les définitions.

A

Aaaaaah :
1- Cri que poussent les méchants en mourant (nota : la durée du aaah est généralement proportionnelle à la méchanceté du méchant).
2- Cri du bonhomme en mousse tombant de l'aplomb d'une carrière ou d'un toit. Généralement suivi de "splatch !".

Actioner : film d'action (relativement) bourrin.

le bourrinage, une valeur universelle :

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versions allemandes

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versions québécoises

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versions françaises




Alan Smithee : nom d'emprunt auxquels ont recours les réalisateurs et scénaristes qui refusent de voir leur nom associé à des oeuvres dont ils ne reconnaissent pas la paternité, le plus souvent à cause de pressions et de contraintes qu'ils ont eu à subir de la part des producteurs, avec pour conséquence la perte de contrôle du processus artistique. Un film signé "Alan Smithee" est donc généralement synonyme de daube.

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Burn Hollywood Burn, le plus célèbre film d'Alan Smithee


Américain :
1. Sens commun : personne détenant la citoyenneté des Etats-Unis d'Amérique.
2. Sens nanar : symbole du Bien et de toutes les valeurs morales: l'honnêteté, la loyauté, l'honneur, la fraternité, le désintéressement, l'intérêt commun, la paix. Est par opposition l'inverse du communiste, qui est méchant, sans scrupules, déloyal, égoïste, malhonnête et vicieux. L'Américain n'est presque jamais PDG. Il est soit fonctionnaire (au FBI, à la CIA, dans l'armée, dans la police), soit citoyen lambda et à ce titre est marié, fidèle, et a des enfants qu'il aime et qui l'aiment. Bien que refusant les conflits, il est prêt à anéantir la Terre entière pour éradiquer le Mal (c'est-à-dire les communistes). Il y parvient. Seul. Car l'Américain est toujours entouré, soit de défaillants (les Français), soit de traîtres (les Russes post-guerre froide). Synonymes : Ricain, Héros, Gentil.

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un exemple d'américain : Chuck Norris

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Américaniser le produit:

Il faut bien l'avouer, pour vendre un film d’exploitation, le faire passer pour une production hollywoodienne est un plus produit indéniable. En effet, à moins d’être un incurable optimiste ou un pervers complet, le spectateur potentiel lambda a toujours tendance à se méfier d’un space opéra thaïlandais ou d’un film de guerre togolais et à lui préférer une production américaine gage, aux yeux du plus grand nombre, d’efficacité et de gos moyens.

La tentation a donc été grande chez les producteurs du monde entier de camoufler l’origine de leurs produits en donnant à leurs films un cachet hollywoodien propre à tromper le gogo. Plusieurs méthodes pour cela :

- Le pseudonyme (terme sur lequel nous reviendrons dans une autre étude): C'est la méthode la plus couramment utilisée. Elle consiste à camoufler sous des patronymes outrageusement anglosaxons, des acteurs ou des réalisateurs plus exotiques. Qui se souvient que sous le nom de Bob Robertson se cachait un Sergio Leone débutant ou que John B. Root s’appelle en réalité Jean Guilloré.

- L’acteur « américain » : Soit un local au physique « américain » promptement rebaptisé tels Terrence Hill (Mario Girotti) et Bud Spencer (Carlo Pendersoli), soit l’emploi de vrais américains inconnus ou un peu has been importés sur place. Quelqu’un comme Richard Harrison fit carrière pendant trente ans de Rome à Hong Kong sur ce concept. Le spectateur attentif ne se laissera cependant pas tromper. Il lui suffit pour cela de se concentrer sur les figurants à l’arrière plan pour démonter la supercherie. Ainsi dans « Laser Force », même si d’authentiques américains comme Max Thayer ou Nick Nicholson occupent le devant de la scène, le physique des seconds rôles convaincra sans peine que nous ne sommes pas à Miami comme on essaie de nous le faire croire mais plus certainement dans un faubourg de Manille ou le film à réellement été tourné.

Exemple, le générique de Rush 2, la bête de guerre :

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c'est plus classe que Luigi Mezzanotte non ?

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ah ! tiens, une fôte ! (cf fôte, cf initial video)

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de son vrai nom Stelio Candelli...

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ou plutôt, Tonino Ricci

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Ah ben là, ça fait plus trop illusion !


- Le décor « américain » : Une grande bannière étoilée, une carte des Etats Unis accrochée au mur, une canette de coca sur le bureau. Nous voilà dans un commissariat new yorkais. C’est en tout cas ce qu’essaie de nous faire croire le réalisateur de « Super Ninja 2 » alors que nous n’avons pas quitté Hong Kong. Le tournage de quelques plans aux Etats-Unis avec une équipe réduite, voir même pour les plus impécunieux, quelques stocks shots touristiques permettent parfois de tromper son monde…

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Un rouquin et un drapeau suffisent parfois à américaniser un nanar. Ici, Spécial Commando, le remontage par Godfrey Ho d'un western thaïlandais.

Quand ce n’est pas le réalisateur lui-même qui tente de nous vendre une soupe américanisée, c’est le distributeur ou l’éditeur vidéo qui s’en charge, retitrant joyeusement le produit en réinventant au passage une distribution plus anglosaxonne. Les photos ou les dessins de la jaquette mettant d’ailleurs un point d’honneur à gommer les physiques trop asiatiques de ces héros qu’on veut nous fourguer. Une fois la cassette dans le magnétoscope, c’est déjà trop tard, elle est vendue… La palme du genre revient au film « Sabotage » vendu comme « un policier américain » (écrit en gros sur la jaquette) et qui se révèle être au final un poussif film d’espionnage philippin.

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Ninja USA : Un mélo coréen tout pourri avec des inserts de Stuart Smith en slip. Mais les ninjas et les USA c'est tellement vendeur...

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Les rats de Manhattan : dans ce nanar italien, on a vu les rats. Pour Manhattan, on cherche toujours...

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US Warrior est nettement frappé du syndrome Chuck Norris. On nous promet une guerre du Vietnam bien ricaine, et on a droit en définitive à l'escarmouche des Philippinnes en compagnie d'un sosie de François Bayrou.


Il est à noter pour terminer qu’avec la mode des films d’actions asiatiques ces dernières années, on assiste à la tentative d’ « hongkonguiser » des productions qui ne le sont pas. Un habillage « kung fu » permet d’essayer de camoufler l’origine indonésienne des « trois furies du ninja ». Le DVD de la piteuse production française « Samouraï » efface ainsi tous ses acteurs franchouillards de sa jaquette pour mettre en avant ses seconds rôles japonais histoire d’appâter le distrait…

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Anachronisme : erreur qui consiste à ne pas situer un évènement à sa date ou à son époque (ex : des hommes préhistoriques avec des dinosaures, un figurant jouant un légionnaire romain dont on aperçoit la montre ou qui fume une cigarette, ou encore des personnages du XIX ème siècle qui emploient des expressions argotiques du XXème, etc.)

Armes nanardes : armes improbables de par leur aspect, leur fonction, leur utilisation etc. (ex : "laser force, l'arme absolue" ; le bouclier anti-balles qui laisse passer les flèches dans 2020 Texas Gladiators ; l'arc magique de Conquest ; le mini lance-roquettes de Richard Harrison dans Eliminator ; le super fusil-longue vue-mortier de Romano Kristoff dans Slash le découpeur ; la moto de Robert Ginty dans Le Baroudeur qui lance plus de missiles qu'elle ne peut en contenir etc. Plus prosaïquement, désigne également les armes à feu qui semblent ne jamais devoir être rechargées).

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L'arc magique de Conquest

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Le mini lance-roquettes de Richard Harrison dans Eliminator

B

Blacksploitation :
Terme combinant les mots "black" et "exploitation" (voir ce dernier mot), recouvrant une mode ayant eu cours dans le cinéma américain de série B durant les années 1970. Suite aux mouvements d'émancipation des noirs américains, au succès de nombreux artistes et sportifs noirs, et au discours officiel contre la ségrégation raciale (le mouvement "Black is Beautiful"). Le cinéma américain prend le train en marche. Sidney Poitier incarnait depuis les années 50 des héros noirs positifs, mais la "blaxploitation" va imposer des codes différents en proposant des films adaptés au nouveau ton pris par le cinéma. Action violente, sexe explicite, ton légèrement contestataire : les films de blaxploitation sont très marqués par les années 70, leur image "branchée" se retrouvant dans les tenues des protagonistes (cols pelle à tarte, coiffures afro, pantalons pattes d'éph) et des bande-sons à la mode, souvent de qualité. Les films sont en majorité des récits d'action violents, au ton plus ou moins amoral. Les héros, noirs, sont parfois à la frontière de la légalité, quand ils ne sont pas carrément des anti-héros (dans ce dernier cas, ils sont généralement punis à la fin. Cf "Black Caesar"). Les blancs font généralement figure de de salauds (flics racistes, gangster puants) ou du moins de velléitaires (policiers inefficaces auxquels le héros noir sauvera la mise). Heureusement, les blanches relèvent le niveau; le héros noir couche souvent avec elles, histoire d'ajouter un peu de piquant.
Les films de blaxploitation étaient généralement des oeuvres de série B à petit budget, interprétées par des comédiens de seconde zone. Des acteurs furent révélés ou confortés dans leur succès par ces films : Jim Kelly, Fred Williamson, Richard Roundtree, Pam Grier...
La mode finit par sombrer dans le burlesque, notamment en proposant des version "noires" de mythes du cinéma : un Dracula noir (Blacula), un Frankenstein (Blackenstein), etc...
Elle demeure aujourd'hui un témoignage kitsch des années 1970.


Blockbuster : Film à énorme budget, généralement hollywoodien, bénéficiant d'une très large couverture promotionnelle et d'une diffusion massive. (ex : Independance Day)

Bruceploitation : Un des nombreux filons du nanar, très en vogue au début des années 80. Sous-genre du film de kung-fu, il se caractérise par la reprise systématique, voire le pillage d'idées, scénarii ou mimiques du "Petit Dragon" Bruce Lee. On y trouve donc des acteurs ayant une vague ressemblance avec Bruce Lee, ou portant le même costume (plus exactement son fameux survêtement jaune) et poussant les mêmes cris (aaaaaaah... oooooouuuhhh !!!)...
Afin d'accentuer la filiation, les-dits acteurs ont bien souvent des pseudonymes rappelant celui de l'original : Bruce Li, Bruce Le, Bruce Lai et autres Dragon Lee.
On y trouve aussi bien souvent des stock-shot (voire ce mot) de Bruce Lee, en situation (reportages, extraits de films, ...) ou mort (les images de son enterrement apparaissent assez régulièrement dans ces films). Devant la recrudescence de faux et de plagiats, l'éditeur français René Château, seul détenteur à l'époque des droits de distribution des films de Bruce Lee, tenta de mettre un coup d'arrêt à la Bruceploitation. Partiellement en vain.

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quelques affiches exploitant Bruce Lee.


C

Caméo : courte apparition d'un réalisateur, technicien, acteur etc. dans un petit rôle, par plaisir ou sous forme de clin d'oeil au public (ex : Orson Welles dans ses films, Stephen King qui apparaît dans la plupart des films adaptés de ses romans, Sam Raimi en est aussi friand). A ne pas confondre avec la panouille (voir ce mot).

Camp movie : Film américain destiné aux jeunes, qui, le plus souvent, met en scènes des personnages de l'âge du public visé dans des situations plus ou moins familières. Films de plage, films de potache du genre "collège en délire", films de skate board…etc. Ce sont les descendants des anciens films de drive-in des années 50, ces bandes à deux francs projetés sur écran géant dans des cinéma-parkings. Campy / Campy flick : Film de qualité inférieur qu'on se pique de regarder entre potaches de bonne compagnie, un des équivalents anglo-saxon du terme "nanar".

Caper movie : film de cambrioleur (ex : Arsène Lupin, Topkapi, Hudson Hawk)

Casserole :
N. f.
XVIe siècle, casserolle.
Expr. fig. et fam. Traîner de sacrées casseroles, s’être compromis dans des films douteux et chercher à le faire oublier du plus grand nombre. Sert indifféremment pour un acteur, un réalisateur ou un producteur. "La mulette de Gérard Klein dans Diesel...quelle casserole !"
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Cent vingt-cinq (125) : abréviation de "125 cm3", modèle de motocyclette très utilisé dans les productions fauchées des années 80. Monture moderne pétaradante, parfaitement adaptée aux graviers, à la boue et au sable des paysages post-apocalyptiques, elle est un élément récurrent dans le nanar rital ou philippin.

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Dans Le Gladiateur du Futur, les 125 pullulent, chevauchées par des mutants hargneux.

Coolos : Terme utilisé par certains jeunes break dancers new-yorkais en 1984 et signifiant le contraire de "craignos".

Cross-over : Terme inspiré de la Bande Dessinée, notamment américaine (les Comics), dont les stars de papier se rencontrent parfois et où les différents univers se mêlent (ex : Superman et Batman dans une même histoire). Au cinéma, rencontre de deux univers de films, généralement des franchises lucratives (ex : King Kong Vs Godzilla, Freddy Vs Jason ; Alien Vs Predator).

Coquille :
N.f

TYPOGR. Viendrait selon certains lettrés des moines pélerins de Saint-Jacques de Compostelle dont la coquille était l'emblème, et dont j'ai oublié l'histoire exacte (peut-être qu'ils faisaient des fôtes en recopiant la Bible). L'origine officieuse est plus rigolote et moins tordue : quand un typographe oublie la lettre "q" dans ce mot, cela donne un sens étrange à la phrase.
Caractère qui, par erreur / bâclage / non compréhension de la langue, a été renversé ou substitué à un autre dans la composition d'un texte ornant une jaquette de VHS / DVD, ou un générique. Plus le nombre de coquilles est important par rapport au texte global, plus le potentiel nanar de l’objet augmente. Le garde du crops, l’invation des ninja…
[NB : dans le cas du garde du crops, le mot crops se prononce crops]

D

Deux en un: procedé qui consiste à sortir un long métrage composé de rushes issus de différents métrages (allant de de deux à l'infini), qui sont ensuite assemblés via le montage et le doublage.
le procédé le plus courant consiste à faire correspondre les deux (ou plusieurs) histoires via deux protagonistes des films différents "rapprochés" par un champ/contre-champ...


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Stuart Smith discutant avec un gars d'un autre rush dans "ultimate ninja"

ou via un scène dite de téléphone.
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salut ça va? quel temps il fait dans ton rush?

Mais une autre astuce très prisée et complémentaire est la technique dite du "scénario incompréhensible" , qui consiste à se foutre royalement des incohérences et à balancer un film au scénario incompréhensible, puisque que constitué de deux histoires completement différentes qu'on essaie de faire passer pour un seul et même film.

Certains n'ont même pas hésité à donner lieu à des fusillades entre rushes différents!

Le saint patron de ces pratiques était (est?) Godfrey"I never edited footages in my movies" Ho qui réussit avec quelques rushes de ninjas caucasiens et des chutes de pellicules de films asiatiques parti aux oubliettes à sortir plus de films de ninja-ploitation que n'ont de doigts les nanardeurs du monde entier réunis pour les compter.

termes liés : ninjaploitation , téléphone garfield, Godfrey Ho/Josef Lai/IFD, stock shots

Direct-to-video (ou DTV ou V) : Films sortant directement à la vente et à la location sans exploitation en salles (au Japon, on dit "V-cinéma"). Techniquement, on les appelle également "films de second marché", par opposition au "premier marché" (l'exploitation en salles) et au "troisième" (la diffusion TV).


Dialogue nanar : Dialogue ou réplique involontairement drôle ; ex : « ma patience à des limites mais il ne faut pas exagérer ». Le dialogue nanar doit beaucoup aux traducteurs et aux doubleurs approximatifs (voir doublage nanar). Si la preuve est faite que certains adaptateurs en langue française ou certains doubleurs nanarisent les dialogues originels, aboutissant à des atrocités comme "je mets les pieds où je veux, et c'est souvent dans la gueule !", certains semblent déconner ouvertement. D'autres encore (tels les traducteurs d'Eaux Sauvages) sont probablement shootés à la colle. Syn : Perle

Un florilège de dialogues nanars dans la section " ils l'ont dit !"

Dictateur nanar (ou Maitre du monde) :
1- Dans le langage usuel : Personne qui détient a elle seule tous les pouvoirs, qui commande en maître absolu.

2- Dans l'univers nanar, le dictateur est à rapprocher du tyran .Il peut être nazi, communiste ou plus simplement un Gros Méchant, symbole des pires atrocités que le valeureux héros se devra de vaincre.

Souvent affublé de postiches des plus abracadabrantesques et d'un costume spécial (dans tous les sens du terme), le dictateur nanar a un objectif: conquérir le monde ou le détruire ou les deux, ce qui est un peu problématique. Tout du moins, il cherche a imposer ses idées par la force, via des chantages et autres lavages de cerveaux.

Par défaut, le dictateur nanar échoue dans ses projets (toujours) et meurt (souvent, tout dépend si une suite était prévue).

Il lui arrive parfois de dévoiler ses plans au héros, qu'il déteste plus que tout et considère comme son pire ennemi, lorsqu'il sent que ce dernier est à sa merci. Erreur qui lui sera fatale : la capture des gentils n'étant que temporaire, la divulgation du plan permettra au héros de sauver le monde ou la copine du héros ou les deux.

Doublage nanar : doublage tellement mauvais qu'il en devient drôle, pour des raisons de mauvaise synchronisation, de voix sans aucune intonation – ou, au contraire, d'emphase excessive - de balbutiements, voire d'incohérences Si les cinéphiles préfèrent généralement visionner un bon film en VO, un bon nanar gagne en revanche à être visionné en VF (ex : extrait vidéo de La Vengeance du Ninja) . Nous soupçonnons fortement les doubleurs (qui sont avant tout des interprètes) d'en rajouter parfois dans le grotesque, comme dans Crocodile Fury, Clash of the ninja, ou encore Hellriders dans lequel, pour la dernière réplique, un mastodonte s'exprime avec une voix de fillette.

E


Eiga : en japonais, "genre de film" et ses dérivés.Kaiju-eiga : film de monstres géants (ex : Godzilla, Gamera, Mothra, etc.).Kwaidan-eiga : film de fantômes (ex : Dark Water).Pink-eiga : film érotique soft (ex : La Femme Scorpion).Seishun-eiga : film sur les excès de la jeunesse (ex : Elegie de la bagarre, de Seijun Suzuki).

Exploitation (film d') :
Non, un film d'exploitation n'est pas un film où acteurs et techniciens seraient sous-payés! (bien que ce soit généralement le cas par ailleurs) Terme d'origine anglo-saxonne, le film d'exploitation se caractérise par l'usage outrancier, dans son récit et dans sa promotion, d'éléments racoleurs censés attirer le public. Une telle définition pourrait s'étendre à la quasi-totalité du cinéma, mais le terme "film d'exploitation", très péjoratif, désigne généralement des films à petits budget ou de série B, de qualité parfois très médiocres et basés quasi-exclusivement sur le traitement sensationnaliste et outrancier d'une ou de plusieurs données sociologique controversée(s) : la drogue, la délinquance juvénile, les déviances sexuelles, la prostitution. Un film d'exploitation a par définition pour but de tirer du profit d'un élément ou d'un genre à la mode, sans souci d'art cinématographique ni de déontologie. Le sexe est évidemment prédominant, mais n'en constitue pas l'unique caractéristique, d'où la création de la sous-définition "sexploitation".

Le terme "film d'exploitation" recouvrant une définition assez floue, les sous-genre ont fait florès : nazisploitation (voir ce terme), blaxploitation (voir ce terme), nunsploitation (histoires sexuellement corsées mettant en scène des nonnes!), bruceploitation (voir ce mot), bikesploitation, etc...

F

Figurant moustachu (ou Moustachu du second plan) :

N.m
Dérivé de moustache (voir ce mot).
Qui porte la moustache, qui a une épaisse moustache et qui se trouve dans le second plan de l’image, tenant un rôle de figuration. Permet d’équilibrer l’image, et d’harmoniser la profondeur de champs. Les productions italiennes, turcs, franco-turcs des années 80 ont beaucoup utilisé cette technique.


Flick : Terme argotique américain légèrement dépréciatif, signifiant simplement film, ou plus exactement "toile", "pelloche", "bande", "ciné" "cinoche" et autres termes désignant un film ou un ensemble de films avec une connotation "cinéma populaire" ; ex : Saturday night flicks = le cinoche du samedi soir.

FX (ou SFX) : abréviation de "effets-spéciaux" ("special effects")


G

Giallo : Littéralement, "jaune" en italien (plur. gialli), de la couleur des couvertures des romans policiers populaires italiens des éditions Mondadori (en France ce code couleur à par exemple été repris par les Editions du Masque). Au cinéma, l'équivalent du "thriller horrifique" à l'italienne, très codé au niveau du récit et de l'esthétique (une héroïne pour personnage principal, un tueur mystérieux avec des gants de cuir, des meurtres violents commis à l'arme blanche etc.). Très en vogue en Italie dans les années 70. Mario Bava fut l'un des précurseur du genre avec La Fille qui en savait trop et Dario Argento reste son principal artisan (Le chat à neuf queues, 4 mouches de velours gris). Souvent morbide, le giallo a pu dériver pour se teinter parfois d'éléments fantastiques ou plus purement horrifiques (la maison aux fenêtres qui rient, de Pupi Avati) jusqu'à rejoindre les préoccupations du cinéma gore (les films de Lucio Fulci). En outre, Le giallo influencera notablement outre-atlantique la vague des slasher movies (Halloween, Vendredi 13), dont les codes narratifs sont déjà en germe chez Bava (La baie sanglante) et Argento (Les frissons de l'angoisse).
H

hardboiled : polar ultra violent, souvent de Hong Kong, où il jouit d'une classification spécifique (la catégorie 3 dite "cat 3" regroupant les films les plus sévèrement burnés).


Héros :

par Alcatel : http://www.dgz15.net/raccoon/viewtopic.php?t=85&postdays=0&postorder=asc&highlight=h%E9ros&start=0

Image
Un exemple de héros : Ron Marchini

I

Italie :

République située au sud de l'Europe. Population : 57 millions d'habitants environ. Religion dominante : catholicisme. Pays industrialisé, au développement inégal selon les régions. Le principal pays du nanar en Europe (Turquie hors compétition) au cours du XXème siècle.

L'Italie bénéficie assez rapidement d'une industrie du cinéma vivace et se distingue en produisant des films ambitieux comme "Cabiria" (1914), première super-production de type "péplum", où apparaît le personnage de Maciste. Le régime de Benito Mussolini encourage largement le développement du cinéma italien et lance la construction à Rome d'importants studios nommés "Cinecittà".

Après-guerre, l'industrie du cinéma italien relève rapidement la tête et s'affirme comme l'une des plus vivaces d'Europe, commercialement et artistiquement. Les infrastructures de Cinecittà, de beaux paysages et une main-d'oeuvre locale qualifiée et peu chère attirent les tournages de nombreux films étrangers et les co-productions se multiplient, favorisant l'exportation des films italiens.

Visant l'international, le cinéma italien reprend à son compte, à partir des années 50, les grandes modes du cinéma de divertissement. Les américains ayant ressuscité le péplum, les italiens se lançent dans la confection de nombreux films du même genre, qui triomphent sur les marchés internationaux. L'Italie attire d'emblée, pour garantir le cachet de ses films et en favoriser l'exportation, des acteurs étrangers, notamment américains : de véritables stars, comme Kirk Douglas dans "Ulysse" ou des célébrités comme le culturiste Steve Reeves dans "Les Travaux d'Hercule". Des acteurs américains comme Richard Harrison ou Gordon Mitchell feront l'essentiel de leur carrière en Italie, où ils serviront au moins un temps de caution "hollywoodienne" pour l'export. L'Italie commence à développer fortement sa tendance à "américaniser le produit" (voir ce terme)
Les italiens se distinguent par la rapidité de leurs tournages, mais aussi par leur capacité à épuiser les modes en inondant les marchés de films tournés avec des budgets de plus en plus réduits avec les années. Ce syndrome d'engorgement finit par tuer le péplum au milieu des années 1960 mais se vérifiera avec les modes suivantes.
L'Italie connaît alors un véritable grouillement de sociétés de production et de distribution, grandes, moyennes et petites. Les tournages des films de prestige côtoient ceux des films bis (souvent originaux) et ceux de véritables sous-produits.
Après le péplum, les italiens vont aller plus loin dans l'imitation en lançant la mode du western-spaghetti (voir ce mot) et finiront par imiter presque servilement les modes commerciales dominantes du cinéma, principalement issues du cinéma américain. L'américanisation des produits atteint son point d'orgue avec le western, où le pseudonyme devient une règle d'or.
L'Italie produit quantité de films de genre : polars, thrillers, comédies, films d'horreur, dont beaucoup ont une identité et un style spécifiquement italiens mais dont certains font figure de pâles copies des oeuvres anglo-saxonnes, tournées avec des acteurs has-been et des budgets serrés.

Les budgets américains connaissant à partir des années 70 une croissance exponentielle et les effets spéciaux se développant, les films italiens connaissent de plus en plus de difficultés à proposer une alternative sérieuse. Les modes du film "post-apocalyptique" et du film d'horreur gore permettront aux italiens de réaliser de beaux succès commerciaux, mais la fin est proche. Dans les années 80, le cinéma populaire italien propose des films de plus en plus étranges, souvent très médiocres et compensant leur manque de budget par une fantaisie confinant à l'auto-parodie. Les tournages à l'économie finissent par tuer la qualité et épuiser la patience du public.

Le développement de la vidéo et surtout des télévisions privées en Italie, l'évolution des goûts du public, finissent par tuer en partie l'industrie du cinéma italien, dont une grande partie des professionnels se tournent vers la télévision. Dans les années 1990-2000, l'Italie continue de produire de nombreux films, mais à une échelle très réduite comparativement aux décennies passées, malgré quelque beaux succès populaires et internationaux.

J


Image

Jaquette volante :

Expression semble t-il créé par le magazine Mad Movies sous le terme « flying jacket ». Cela désigne une pratique frauduleuse de certaines sociétés d’édition vidéo qui consiste à garnir des films de visuels et de titres plus ou fantaisistes qui rendent parfois problématique l’identification à coup sûr du contenu d’une V.H.S. 3 raisons principales peuvent expliquer cette pratique :
-L’absence de droits : en effet, rachetant des fonds de catalogues cinéma en vrac certains éditeurs n’ont pas toujours pris le matériel publicitaire qui va avec, d’où la nécessité de recréer vite fait mal fait une pseudo affiche qui garnira la jaquette. Pire encore, dans la frénésie du marché de la vidéo des années 80, certaines sociétés n’hésitèrent pas éditer des films dont elles ne possédaient pas les droits. Ca s’appelle du piratage et ça nécessite parfois de maquiller l’objet du larcin.
-Remettre un peu de lustre à un produit qui a déjà dépassé la date de péremption. Tel le boucher malhonnête qui va réétiqueter les dates de ses barquettes de viande voir carrément passer sa bidoche à l’éther pour lui redonner une nouvelle jeunesse, l’éditeur margoulin va tenter de nous faire passer des rogatons hors d’âge pour des nouveautés rutilantes. Les imprudents qui achetèrent « Dinosaurus, les monstre de l’île en feu » sur la seule foi de son impressionnante jaquette où trônait Godzilla dévastant des immeubles eurent la désagréable surprise de tomber sur un gentillet film d’aventure familial américain de 1960…
-Enfin les supermarchés achetant par lots entiers ces V.H.S., c’était pour ces compagnies aux catalogues limités l’occasion de refourguer plusieurs fois de suite le même film en changeant juste les titres et les visuels. Tant que personne ne se plaint…

Au final cela donne des jaquettes souvent superbes, où des illustrateurs qui ne connaissent souvent du film rien d’autre que son titre se lâchent dans des improvisations totalement délirantes. Evidemment, une fois la cassette dans le magnétoscope, c’est la loterie, certains éditeurs poussant le vice jusqu’à mettre des films différents sous la même jaquette volante.

Enfin on a vu dernièrement refleurir cette pratique avec l’éclosion des collections DVD à 1 euro dans les supermarchés. Les enthousiastes qui s’étaient précipités sur le titre « Squale » chez « Prism vidéo » affublé de la jaquette du mythique « la Mort au Large » l’ont eu saumâtre de se retrouver en fait avec le minable « Shark Attack »…

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Quelques jaquettes saisies au vol : Ici, nous avons : La jaquette vidéo originale des Guerriers du Bronx, film italien d'Enzo G. Castellari, puis L'échappée sauvage autrement dit Run angel run , un film américain de Jack Starrett, ensuite Urban Warriors qui n'est autre que Stone : les motards de l'enfer, un film australien de Nancy Harbutt qu'on a affublé du logo d'un film de Giuseppe Vari, Urban Warriors. La jaquette de Urban Warriors, a elle-même été volée par des canadiens pour illustrer un film de la Cannon avec Michael Dudikoff !

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K

L

Lookalike (ou look alike) : Sosies plus ou moins exacts. Se dit de deux personnes se ressemblant physiquement, ne serait-ce que sous un certain angle (de caméra ou de mauvaise foi).
Le site quasi officiel des lookalikes : faux frères.


M

Mac Guffin : fausse piste narrative, dont la révélation crée un énorme effet de surprise chez le spectateur qui croit par exemple, au vu du premier quart d'heure du film, que Janet Leigh est l'héroïne de Psychose et que Vivre pour Survivre est un film de SF. Se consomme, au choix, avec des frites ou des potatoes.

Mannequin (dit aussi Bonhomme en mousse) : poupée humaine grandeur nature utilisée pour des cascades spectaculaires (chute, explosion, écrasement etc.). La nanardise dépend évidemment de la crédibilité du mannequin au cours de la séquence. On distingue les mannequins en mousse (mous) et les mannequins en plastique (raides). De moins en moins employé depuis la généralisation des FX en images de synthèses.

Ex : voir rubrique vidéo "spéciale mannequins".


Mousse :
n.f
1. Nom donné à certains élastomères de consistance souple et spongieuse servant à imiter des éléments réels afin de faire naître la magie du cinéma. Elément essentiel du nanar. Ex : "Pour cette scène d’éruption volcanique, on utilisera des pierres en mousse"

2 Constituant principal du mannequin utilisé pour remplacer les acteurs afin de rendre possible à l’image des cascades irréalisables. Par un procédé métonymique le mannequin est appelé mannequin en mousse (voire ce mot). Ex : "Claudio et Guiseppe, dès que je crie « mousse » vous jetez le mannequin !"

3. Sens figuré, désigne tout ou partie d’un nanar. Un scénario en mousse, un film en mousse, des cascades en mousse.


N

Nanar & navet : Le terme "nanar" est employé par les cinéphiles pour désigner des films particulièrement mauvais qu'on se pique d'aller voir pour les railler, au contraire du navet qui est lui sans aucun intérêt (en référence au goût fade du légume du même nom). Le terme s'est semble t-il propagé dans les années 50 à partir des cinémas du quartier latin. D'après Bernard Pivot, le terme "nanar" serait un dérivé de "navet", qui remonterait lui-même à bien avant l'invention du cinéma puisqu'on l'utilisait au XIXème dans les salons pour désigner des tableaux de peu de valeur (aujourd'hui on dit plutôt "une croûte") ou bien des oeuvres littéraires ennuyeuses. Cependant, malgré tout le respect que l'on a pour M. Pivot, on préfèrera se fier à la version que propose le Petit Robert, selon lequel le terme "nanar" date du XIXème siècle et s'orthographiait alors "nanard". Il ne dériverait pas de "navet" mais d'un mot d'argot oublié : "panard", qui signifie "vieil homme". Un nanar est donc à l'origine une vieille croûte, une oeuvre que l'on trouve mauvaise, risible, car désuète. Dans le jargon des brocanteurs et bouquinistes, un nanar désigne à l'origine un objet médiocre et invendable. La dimension "drôle car mauvais" s'est ensuite progressivement greffée à ce terme, qui prend donc de plus en plus le sens du nanar cinématographique et peut donc désigner aussi un livre amusant à lire car très mal écrit.

Voir par ailleurs la ligne éditoriale du site nanarland.com

Nazi /Nazisploitation :

Nazi :

Dans le langage courant : membre ou sympathisant du Parti National-Socialiste Allemand, au pouvoir en Allemagne de 1933 en 1945. Par extension : sympathisant du régime et des idées d'Adolf Hitler (dit également "néo-nazi" après 1945)

Dans le langage nanar : sadique, violeur, zombie, savant fou, éleveur d'hommes-singes, enfoiré, anacoluthe, bachi-bouzouk.

Nazisme nanar :

Le nazi nanar est fourbe, violent, libidineux et cruel. Sous sa forme militaire, il rappelle le communiste (voir ce mot) de type soviétique, mais en plus méchant encore. Il s'exprime avec un fort accent allemand et en écorchant les langues (au propre comme au figuré).

Le militaire nazi, quand il est officier, réunit toutes ces tares en les agrémentant souvent d'une bonne dose de perversions sexuelles. Le propre du nazi nanar est que l'étendue de ses défauts ne connaît par définition aucune limite. Le nazi nanar est l'équivalent humain d'un rat visqueux, que le héros pourra exterminer par centaines sans aucune hésitation ni remords. L'officier nazi est cruel, brutal, d'un mépris total pour toute vie humaine (femme et enfants compris), et se repaît souvent de la souffrance d'autrui. Il est un grand habitué de bordels spécialisés en perversions sexuelles en tous genres. Ses soldats sont de même catégorie, mais en plus effacé. Comme ils sont lâches, leur cruauté s'exerce surtout en groupe et généralement sur plus faible qu'eux (nourrissons, vieillards impotents). Le héros les étend généralement assez facilement.

Le scientifique nazi, chirurgien ou généticien, réunit une partie des tares de l'officier (sadisme, accent ridicule) mais se montre plus raffiné. Il se spécialise dans la mise au point d'expériences immondes sur des prisonniers, et de préférence des prisonnières à poil.

Le scientifique nazi peut éventuellement être une femme, qui peut également cumuler les qualités d'officier et de savant. La nazie nanarde est généralement une dominatrice sculpturale à gros seins, qui perd volontiers ses vêtements en torturant prisonniers et prisonnières. Elle participe fréquemment aux perversions sexuelles de ses collègues mâles mais organise le plus souvent les siennes, avec des raffinements de cruauté. Les expériences de la scientifique nazie sont généralement à coloration sexuelle, sadique, ou les deux. Elle élève des hommes-singes pour violer les prisonnières et se permet parfois elle-même de violenter les malheureuses avec des bistouquettes géantes. La femme nazie a cependant une faiblesse : sa propre gourmandise sexuelle. Le héros (éventuellement américain) parvient souvent à la transformer en chienne soumise avec son gros calibre.

Le nazi nanar connaît après 1945 des avatars très divers : on le retrouve parfois en mort-vivant, éventuellement aquatique; ou bien reconverti en louche conseiller de dictateurs basanés ou d'agents de la CIA corrompus. Les scientifiques nazis, nantis de moyens financiers illimités, poursuivent leurs expériences, pour revivre leur gloire passée (en clonant Adolf Hitler, par exemple) ou pour de l'argent. Les femmes nazies sont encore plus polymorphes dans leurs tribulations, et vont parfois jusqu'à se reconvertir en gardiennes de goulag, signe que les extrêmes se rejoignent, ou en contremaîtres de harem, car le nazi a beau être raciste, il ne dédaigne pas l'exotisme.

Néo-nazisme :
Le néo-nazi (généralement né après 1945) se retrouve le plus souvent dans des gangs de skin-heads, mouvements ou milices d'extrême-droite corrompues, que le héros (flic, détective ou simple justicier) réduira à merci avec la manière forte. Il rêve parfois de conquérir le monde mais se trouve souvent relégué à oeuvrer dans la criminalité de bas niveau : il se livre parfois à des activités originales, comme le surf, cumulant idéologie et divertissement sportif en une intéressante synthèse.

Nazisploitation, ou Nazi-exploitation,ou Nazixploitation , ou Porno-nazi ou Gestaporn :

Les films appartenant à ce genre ont la particularité d'être intégralement basés sur l'exhibition des tares des nazis (voir ce terme), notamment sous leur jour sexuel. Les films de nazisploitation ont pour la plupart été réalisés dans les années 1970, principalement en Italie mais également dans d'autres pays comme les Etats-Unis. Le genre se caractérise par une propension à vouloir choquer le public par tous les moyens, par la description de sévices grand-guignolesques, scènes sado-masochistes et tortures de femmes à poil. La présence de femmes tortionnaires nazies est généralement un plus. Le tout se double parfois d'une dénonciation particulièrement délicate et bien amenée des horreurs de la guerre, histoire de nous rappeler que nous voyons un film à message.
Historiquement, la vague des films nazisploitation s'est développée dans la seconde moitié des années 70, s'inspirant du succès de scandale de trois grands films précurseurs ("Salo" de Pasolini, "Portier de Nuit" de Lila Cavani et "Salon Kitty" de Tinto Brass) pour dériver vers toujours plus de Z, tendance trash. Le film "Ilsa, la louve des SS" avec la sculpturale Dyanne Thorne, est caractéristique du genre. Passée de mode à partir du milieu des années 80, la nazisploitation s'est largement fondue dans le film de prisons de femmes (voir ce mot) qui n'en est parfois guère qu'un dérivé, les costumes nazis en moins. La carrière du réalisateur Sergio Garrone est à ce titre assez exemplaire, qui illustre bien la grandeur et surtout la décadence du Bis et du Z italien : réalisateur de spaghetti western dans les années 60 (Django le salaud), il se tourna quand le genre fut éteint vers le polar violent (Killer Gold), puis la nazisploitation avant que d'entamer une série de films sur les femmes en prison.

Nudie : : Films avec des filles se déshabillant à la moindre occasion, tous les prétextes étant bons (ex : les films de Russ Meyer, Max Pécas en France). Le terme est un peu désuet et désigne plus volontiers les films sexy d'avant la légalisation des films X et autres court-métrages de nudistes en format amateur (les loops). syn : sexies, soft porn, érotique soft.

0

Ordinateur nanar
1. Boîte en carton peinte en gris, sur laquelle figurent quelques boutons, deux vieux enrouleurs de bobines de caméra 16 mm et un écran de télévision des années 50 sur lequel apparaît parfois des chiffres, le tout dans une pièce à peu près vide, à l'exception d'un ingénieur en blouse blanche tournant l'un ou l'autre bouton. Pour être nanar, il ne suffit pas d'être, il faut également paraître, et pour cette raison l'ordinateur nanar sert à organiser le plan de domination de la planète par le méchant, à préparer le lancement du missile, et à communiquer avec toutes les bases du méchant à travers le monde, lequel méchant semble nettement plus riche que le producteur du film. Ce type d'ordinateur fut très répandu dans les films d'espionnage italiens des années 60, lorsque ce genre était à la mode. La spectacularisation cinématographique du programme spatial américain et le développement de la micro-informatique a réduit ce modèle à néant.

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Attention ! Quand un ordinateur nanar (modèle clignotant) muni d'un ventilo provoque un défilé de boules rouges à l'écran, il peut s'ensuivre un stock-shot de champignon atomique provoquant la post-apocalypse. Cela peut être très grave car ensuite les gens sont obligés de s'habiller en drag-queen dans des carrières et de se battre à mort pour avoir de l'essence à mettre dans leurs voitures tunées.

2. De nos jours, l'ordinateur nanar est un portable manipulé par un jeune hacker fou d'informatique. Totalement dépourvu de souris (l'utilisateur pianote dessus à une vitesse affolante même pour ouvrir Internet Explorer), il est en outre muni d'une banque sonore inédite sur Windows, qui permet d'émettre de gros "bips" à chaque ouverture de fenêtre. Notons que son utilisateur est également un grand myope (vu ses lunettes...) car quel que soit le logiciel utilisé, il éprouve le besoin d'afficher les caractères en police 72 Gras.
L'ordinateur nanar moderne permet en outre de nombreuses applications inédites: le chatting via le logiciel Word, la récupération de fichiers militaires américains Top Secret en quelques minutes de pianotage effrené, la navigation entre les dossiers dans un style Powerpoint... Mais il ne serait rien sans la grande sagacité nanarde de son utilisateur qu'aucun mot de passe ne rebute: il parvient toujours à deviner celui-ci grâce à la vie privée de l'imprudent qui néglige la sécurité de son PC.

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Aujourd'hui, grâce à la puissance des micro-processeurs Eurociné (et un peu avec l'aide de Chuck Connors) les ordinateurs nanars peuvent faire parler les muets. (extrait de Maniac killer)
P

Philippines : République démocratique de l'Asie du Sud-Est composée d'un archipel de plus de sept mille îles. 65 millions d'habitants. Capitale: Manille. L'autre pays du nanar.

L'industrie nanarde.
Les Philippines comptèrent parmi les chefs de file de la production et de l'exportation du nanar dans les années 80, bénéficiant de l'apport technique du cinéma hongkongais (pour ce qui concernait la fourniture du matériel et les travaux de laboratoire notamment) et du soutien logistique et financier des Etats-Unis (notamment des producteurs et éditeurs Roger Corman, et Golan/Globus), voire de pays plus exotiques comme le Malaysia et son producteur Sunny Lim, patron de Sunny Films et bailleur de fonds de la Silver Star Films. Le marché de la série B occidentale, ressuscité par l'explosion de la vidéo, se tourna un temps, pour des raisons évidentes de coût de production, vers cet archipel qui avait l'insigne avantage de posséder au niveau local, un cinéma très actif (et les techniciens qui vont avec), développé depuis la fin des années 40, en grande partie pour des raisons politiques. Le cinéma philippin possède même une "cérémonie des César" bien à lui, qui s'appelle "la cérémonie des FAMAS" (ça ne s'invente pas !), mais qui ne récompense généralement pas les bourrinades de Max Thayer, lesquelles sont destinées avant tout à nos pauvres magnétoscopes caucasiens. Dans les années 80, certaines sociétés de productions prospérèrent avant que l'engorgement du marché de la vidéo due à la surproduction de bousasses tendance Sous-Chuck Norris et surtout la demande des diffuseurs télé pour des produits plus présentables, plus ricains et moins "bizarres" que "Slash le découpeur" ou "Commando massacre", ne viennent ruiner la bonne santé du nanar philippin. Silver Star Films, du nom d'une décoration américaine des anciens du Vietnam (ça en dit long !), reste la société de production nanarde des Philippines la plus connue dans la nanarosphère. Citons encore RonMar pictures, le label de l'acteur Ron Marchini, qui démarra depuis les Philippines, et ajoutons que de nombreux cinéastes bis européens vinrent y tourner des films d'exploitation à peu de frais (Deodato et Lenzi par exemple) . Il reste de cette période des centaines de milliers de VHS aux visuels provocants et bien souvent truqués (l'américanisation du produit est passé par là), à la distribution hésitante, aux accroches racoleuses, aux résumés immodestes et faux, attendant patiemment d'être tirées des Cash Converters


Les acteurs nanars, les réalisateurs nanars.
L'émergence des Philippines comme nouveau centre de la série Z et du nanar, tout comme celle de Hong Kong auparavant, contribua à la déconfiture d'un Bis européen déjà bien mal en point. Aussi, il n'est guère étonnant de retrouver au générique de ces films quelques acteurs caucasiens qui, réduits au chômage sur le vieux continent, se sont laissés tenter par le mirage Philippin. On citera volontiers Richard Harrison (un américain autrefois actif en Italie), sans doute le plus emblématique, mais également d'autres exilés du bis européen, Mike Monty et Gordon Mitchell en tête, ou bien encore des comédiens d'Hollywood en pleine panouille, tels Max Thayer, Linda Blair, le tout mou Chris Mitchum, le débutant Robert Patrick et même cette vieille gouape de David Carradine. L'essor du nanar philippin permit, au surplus, de mettre en lumière quelques tronches d'origines indigènes ou incertaines mais néanmoins inoubliables, comme Ron Kristoff , Mike Cohen, James Gaines, Bruce Baron, le nain boxeur Weng Weng ou Nick Nicholson. Les réalisateurs, généralement transfuges de la cinématographie locale se nomment quant à eux Teddy Page, Jett C Espiritu, César Gallardo et son fils Jun Gallardo (alias John Gale), Charlie Ordonez, Bobby Suarez, Nick Cacas, Eddie Nicart, Danilo "Jun" Cabreira (alias J C Miller), sans oublier bien sûr, le seul qui fut frappé de notoriété : Cirio H Santiago, grand faiseur de post-apocalyptique fauché, accointé avec Roger Corman, l'un des papes du bis américain.

Les nanars.
Dans la pure tradition du bis et du Z, le film d'exploitation philippin s'est spécialisé en "sous" voire en "sous-sous", se contentant de décliner les thèmes et les scénarii à la mode en versions tâcheronées, avec une nette appétence pour les films où tout le monde tire dans la gueule des figurants mal habillés du début à la fin.
La jungle omniprésente s'avère commode pour tourner en décors naturels des sous-Indiana Jones, sous-Predator et tout autre film de baroudeur exotique, avec une assez grande préférence pour les sous-Portés disparus / sous-Rambo 2 où il est question d'envoyer une mission commando récupérer un ricain prisonnier des viet's philippin dans une cage en bambou. Ex : Ultime mission, Opération Cambodge, Vengeance Squad.
Les autres grands thèmes porteurs du cinéma de genre sont ainsi passés au grill : l'actioner burné, tendance "seul contre les méchants" (Laser force), le film de terroriste (Top mission), le film d'autodéfense (Eliminator) et bien sûr le post-apocalyptique (Apocalypse Warriors, Les roues de feu).




Prison de femmes (ou prison pour femmes) (films de) : Sous-genre du film de prison, situé le plus souvent dans un coin exotique du tiers-monde propice à la transpiration, plus banalement dans une prison occidentale, voire, en cas d'absence total de scrupules, dans un camp nazi (cf nazisploitation, Homme singe nazi). La dénonciation de la violence de l'univers carcéral est un prétexte hypocrite à la dénudation fréquente d'un groupe de femmes au physique avantageux : il s'agit avant tout de prendre un maximum de douches (cf plan nichon). Généralement, un film de prison de femmes se déroule selon le rituel suivant : après avoir subi toutes sortes de mauvais traitements (viols, douches, bondages, douches, coup de fouets, douches...) infligés par un maton moustachu ou une matonne sadique, et ce durant une bonne heure de métrage, les victimes renversent la vapeur et fomentent une évasion sanglante et vengeresse.


Q

R
Rape and revenge : littéralement "viol et revanche". Genre filmique dont les enjeux narratifs reposent sur un viol et la punition des méchants par l'héroïne bafouée ou ses proches ; Ex : Flic ou ninja, Irréversible.

S

Squeele :
1. infographie : cas d'école d'infographie nanarde et de mauvaise jaquette, se rencontre quand un graphiste stagiaire superpose la phrase "des cacades à vous couper le souffle" a un dessin de la même couleur que celle utilisée pour la police du titre et de l'accroche.

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L'objet du délit : un film de drag queen avec le bassiste de Kiss, Gene Simmons

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L'accroche : nanardeur, gare à ton squeele !

2. biologie: nom masculin, partie du crops de chaque nanardeur et nanardeuse. Ablation possible et courante, le squeele pouvant etre coupé et se régénerer à plusieurs reprises. ex : "cet update de nanarland m'a coupé le squeele". Partie par ailleurs extremement sensible ; ex : "ah, si tu sors pas immédiatement, je te botte le squeele !". se couper le squeele : s'automutiler le squeele dans un excès d'enthousiasme ; ex : "si je trouve l'adresse email de Stuart Smith je me coupe le squeele !". Puer du squeele : présenter un intérêt médiocre ; ex : "ce film est un véritable navet qui pue du squeele".

Spoiler : détail qui révèle l'intrigue, qui gâche le suspense ; ex : "à la fin du film King Kong, il y a un gorille géant qui meurt."

Stock-shot : série d'images empruntées à des documents d'archives (film, documentaire, reportage etc.) et insérées dans un métrage. Très employé dans le nanar pour des raisons de coût -- généralement au mépris des lois du copyright -- il se repère assez facilement (qualité et format de l'image différents, éclairage etc.).

Ex : Turkish Star Wars, Virus Cannibale, La Mort au Large, Les Mercenaires de l'Apocalypse


T

Tuning : Pratique (art de vivre diront certain) qui consiste à modifier l’esthétique d’une voiture en modifiant certaines parties de la carrosserie notamment. Si certains amateurs de cylindres transforment parfois une simple voiture de série en objet d'art, d'autres, beaucoup plus audacieux mais moins inspirés aboutissent un véritable massacre. Le tuning dans les films nanars concerne majoritairement une catégorie de film : le post-apocalyptique (sans compter les films pour jeunes en mal de neurone comme Taxi).
Bien souvent des voitures sont tunées (trafiquées ?) pour simplement coller esthétiquement à la violence d’un monde nouveau rempli de brutes (je met des clous partout), de barbares (je me ballade les pectoraux à l’air) ou d’indiens (je passais par là à coté de la Cinecitta).

Il y a généralement corrélation entre la voiture et la masse d’ustensiles qui montre qu’elle ressemble plus à un char (voire à une compression de César) qu’à une voiture, et la personnalité du conducteur. Les voitures des méchants sont tunées de façon anarchique et sans goût (les méchants dans le no futur, ils n'aiment pas les Renault Espace) la voiture du gentil est propre, classe et parfois même ressemble plus à une moto (enfin...une 125) qu’à une voiture.
A noter que parfois, le tuning dans les nanars sert à prouver aux spectateurs qu’il est physiquement possible de créer un lance-flamme à partir d’un simple pot d’échappement (puisqu'on vous le dit)

U

V

VHS : Vidéo Home System. Système vidéo grand public inventé par JVC en 1978. Il sortit vainqueur de la bataille pour la suprématie du format vidéo damnant le pion au Betamax de Sony et au V2000 de Philips.
L'apparition, au début des années 80, des premiers vidéoclubs où l'on pouvait louer magnétoscopes et cassettes VHS contribua à la diffusion de ce format. L'explosion du format VHS fut pour les éditeurs les moins scrupuleux, l'occasion de fourguer les films les plus pitoyables, honteusement maquillés par des jaquettes volantes ou mensongères, à notre plus grande joie.

Par métonymie, VHS désigne une cassette de format VHS. Support de prédilection des amateurs de nanar, la VHS ne se trouve plus guère que dans les dépots ventes et autres bac à soldes en raison de l'hégémonie récente du DVD qui a précipité le monde magnétique dans la post-apocalypse. Outre le fait que le DVD ait une image parfois un peu trop propre (voire restaurée numériquement) et un son un peu trop bon (voire spatialisé) ce qui peut nuire à la nanardise du produit, ce support reste pour l'heure interdit à de nombreux nanars, notamment les plus obscurs, les moins rentables, les plus exotiques ou datant de plus de 15 ans, qui ne se sont pas vus rééditer en galette numérique. Mais la résistance s'organise, les nouveaux barbares survivants collectent et répertorient minutieusement les précieux objets, préservant ainsi le patrimoine (voir par exemple le site VHS Survivors).

W

Western spaghetti (ou Spaghetti western ou Spagh') :
Mode cinématographique née dans les années 1960 en Italie. Visant les marchés internationaux, les cinéastes italiens commencent au début de la décennie à produire des westerns, généralement tournés dans les paysages espagnols. Ils ne sont pas les premiers en Europe, les allemands s'y étant déjà esssayés peu auparavant. Les réalisateurs et comédiens se cachent derrière des pseudonymes anglo-saxons afin d'américaniser le produit (voir ce terme), l'inclusion d'un ou de plusieurs vrais acteurs américains devant achever de tromper le chaland. C'est Sergio Leone qui va donner au genre ses lettres de noblesse en tournant "Pour une poignée de dollars", avec un obscur jeune premier américain nommé Clint Eastwood. Le film est un triomphe inattendu et consacre le style de Sergio Leone, qui sera repris et décliné par nombre de ses collègues : musique opératique (souvent signée Ennio Morricone), emphase de la mise en scène, couleurs flamboyantes et cynisme des scénarii.
Le western spaghetti triomphe sur les marchés, allant jusqu'à influencer le style du western américain finissant. Les italiens tournent une quantité industrielle de films de ce genre, faisant la fortune de nombreux producteurs et accessoirement d'Almeria, localité espagnole où sont tournés d'innombrables westerns. Le genre lance ou relance la carrière de nombreux acteurs, américains ou européens : les américains Lee Van Cleef et Eli Wallach, les italiens Giuliano Gemma, Terence Hill (Mario Girotti), Bud Spencer (Carlo Pedersoli) et Franco Nero, l'allemand Klaus Kinski, l'autrichien William Berger, le cubain Tomas Milian... Des metteurs en scène de talent s'y illustrent comme Sergio Sollima, Sergio Corbucci, Enzo G. Castellari ou Antonio Margheriti.

Mais la mode va décliner au début des années 1970, victime du peu d'imagination de nombreux tâcherons qui sortent des westerns bâclés et misérables, plagiant ad nauseam le style de Sergio Leone. La mode des westerns comiques, lancée par "On l'appelle Trinita" avec Terence Hill et Bud Spencer, relance commercialement le genre mais lui porte également un coup de grâce artistique. Au milieu de la décennie 70, le western spaghetti est mort, malgré de nombreuses tentatives pour le ressusciter. Enzo G. Castellari réalise en 1976 une sorte de condensé ultime du western spaghetti, avec le très opératique "Kéoma", mais son film sera


Dernière édition par le rôdeur le 03 Jan 2005 2:10, édité 27 fois au total.

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MessagePublié: 29 Déc 2004 14:16 
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Nanar un jour, nanar toujours
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Inscrit le: 09 Oct 2004 0:34
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Localisation: steak haché !
Existe-t-il un terme pour les ptits gnenfants énervants (souvent japonais et en short)?
Vous savez, le type de personnages dont raffolent Nikita et Zord! :-D

Je connais cette définition-là, issue du lexique de Cinebis.org :

Citer:
Kenny : type de personnage qui se retrouve dans de nombreux kaiju eiga. Il s'agit d'un petit garçon entre 6 et 12 ans, caractérisé par ses mini-shorts, ses manières énervantes et son accès illimité à toutes les autorités du gouvernement et à tous les laboratoires scientifiques.


Alors y a-t-il une définition équivalente dans le monde de la team Nanarland??

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MessagePublié: 29 Déc 2004 14:24 
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Max Thayer lui doit tout!
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Messages: 6154
Localisation: New York. Année : 2037. Mission: Rétablir l'ordre.
j'ai mis "gosse énervant"


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MessagePublié: 29 Déc 2004 14:26 
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Nanar un jour, nanar toujours
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Inscrit le: 09 Oct 2004 0:34
Messages: 2803
Localisation: steak haché !
Oups désolé!!!
J'avais pourtant bien lu, avant de poster... :oops:

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MessagePublié: 29 Déc 2004 16:20 
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Le Magic Tchernia du nanar
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Messages: 3076
Localisation: Grenoble compatible
Au passage le terme Kenny vient des personnages d'enfants têtes à claque cibles numéro 1 dans la série des Gamera. en américain ça ce dit Macauley Culkin et en français Jules Sitruk.

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Monsieur le Chien: un blog BD indispensable :
http://www.monsieur-le-chien.fr/

"Mon pied trouvera ton cul même dans l’au-delà."


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MessagePublié: 29 Déc 2004 16:32 
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Nanardeur + que respectable
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Inscrit le: 04 Avr 2004 17:01
Messages: 677
Localisation: Belgique
Tu as oublié "Pastèque", "bandeau", "épée scie en bois peint"(cf la chronique de turkish starwars), "vampire" (robo vampire) !

au fait, "Numéro qui suit le titre (théorie du)" c'est ma theorie du "ninja condor 13"? :-D Si c'est le cas, je suis flatté! (c'est la premiere fois que je me retrouve dans une encyclopédie!)

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" I love ze power glove"
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MessagePublié: 29 Déc 2004 16:34 
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Localisation: Ici...là, juste à droite
dans le terme "poursuite" ne doit-t-on pas parler de poursuite nanarde ? (genre celle qui se font à 2km/h comme dans un film de Ron....non je dis plus rien j'ai le nette impression d'avoir john nada qui regarde par dessus mon épaule...) :-D

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Citer:
Nanaralnd et une bon site (je connaisais pas) mais il abuse defois, mettre the punisher ou armaggedon il peuvent aller ce pendre.

Forumeur anonyme, quand tu nous tiens....


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MessagePublié: 29 Déc 2004 16:36 
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Max Thayer lui doit tout!
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oui c'est ça "poursuite nanarde" (ou poursuite à 2 à l'heure)


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MessagePublié: 29 Déc 2004 17:08 
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Le Magic Tchernia du nanar
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LE PROFESSEUR RICO A TOUJOURS QUELQUE CHOSE A DIRE !

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Jaquette volante :

Expression semble t-il créé par le magasine Mad Movies sous le terme « flying jacket ». Cela désigne une pratique frauduleuse de certaines sociétés d’édition vidéo qui consiste à garnir des films de visuels et de titres plus ou fantaisistes qui rendent parfois problématique l’identification à coup sûr du contenu d’une V.H.S. 3 raisons principales peuvent expliquer cette pratique :
-L’absence de droits : en effet, rachetant des fonds de catalogues cinéma en vrac certains éditeurs n’ont pas toujours pris le matériel publicitaire qui va avec, d’où la nécessité de recréer vite fait mal fait une pseudo affiche qui garnira la jaquette. Pire encore, dans la frénésie du marché de la vidéo des années 80, certaines sociétés n’hésitèrent pas éditer des films dont elles ne possédaient pas les droits. Ca s’appelle du piratage et ça nécessite parfois de maquiller l’objet du larcin.
-Remettre un peu de lustre à un produit qui a déjà dépassé la date de péremption. Tel le boucher malhonnête qui va réétiqueter les dates de ses barquettes de viande voir carrément passer sa bidoche à l’éther pour lui redonner une nouvelle jeunesse, l’éditeur margoulin va tenter de nous faire passer des rogatons hors d’âge pour des nouveautés rutilantes. Les imprudents qui achetèrent « Dinosaurus, les monstre de l’île en feu » sur la seule foi de son impressionnante jaquette où trônait Godzilla dévastant des immeubles eurent la désagréable surprise de tomber sur un gentillet film d’aventure familial américain de 1960…
-Enfin les supermarchés achetant par lots entiers ces V.H.S., c’était pour ces compagnies aux catalogues limités l’occasion de refourguer plusieurs fois de suite le même film en changeant juste les titres et les visuels. Tant que personne ne se plaint…

Au final cela donne des jaquettes souvent superbes, où des illustrateurs qui ne connaissent souvent du film rien d’autre que son titre se lâchent dans des improvisations totalement délirantes. Evidemment, une fois la cassette dans le magnétoscope, c’est la loterie, certains éditeurs poussant le vice jusqu’à mettre des films différents sous la même jaquette volante.

Enfin on a vu dernièrement refleurir cette pratique avec l’éclosion des collections DVD à 1 euro dans les supermarchés. Les enthousiastes qui s’étaient précipités sur le titre « Squale » chez « Prism vidéo » affublé de la jaquette du mythique « la Mort au Large » l’ont eu saumâtre de se retrouver en fait avec le minable « Shark Attack »…



(jingle)
MERCI PROFESSEUR RICOOOOO ! [/quote]

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MessagePublié: 29 Déc 2004 17:17 
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Pour yes-man il y a un terme français c'est béni oui-oui


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MessagePublié: 29 Déc 2004 17:26 
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MessagePublié: 29 Déc 2004 17:57 
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Génie du Mal
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dao a écrit:
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je sais, facile... :pingouin:


mohahahhaah :-D

Squeele : 1. biologie: nom masculin, partie du crops de chaque nanardeur et nanardeuse. Ablation possible et courante, le squeele pouvant etre coupé et se régénerer à plusieurs reprises. a couper le squeele, si je trouve l'adresse email de Stuart Smith je me coupe le squeele. Partie par ailleurs extremement sensible ah si tu sors pas je te botte le squeele.
2. infographie : cas d'école d'infographie nanarde et de mauvaise jacquette, se rencontre quand un graphiste stagiaire superpose la phrase "des cacades à vous couper le souffle" a un dessin de la meme couleur que celle utilisée pour la police du titre et de l'accroche. exemple


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MessagePublié: 29 Déc 2004 18:14 
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Waouh !! merci john matrix, maintenant je sais d'où vient le mot squeele !!

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MessagePublié: 29 Déc 2004 18:34 
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Nanardeur + que respectable
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Attendez! Dites-moi que c'est un montage l'affiche de john matrix! J'y crois pas!:shock:

Squeele = Souffle alors? c'est vrai?

parceque là sur un mot de 7 lettres, il n'y a que 4 lettres bien placées! Tu parles d'une faute de frappe!

J'en revenais dejà pas du fameux "garde du crops" mais là....
Il a ecrit ca avec des mouffles?

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MessagePublié: 29 Déc 2004 18:50 
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Bon Pote de Godfrey Ho
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non, c'est pas ça.
En fait, le mot souffle est bien écrit, mais le problème c'est qu'il est écrit pratiquement de la même couleur que le petit encadrement jaune, ce qui fait qu'au lieu de voir souffle on voit squeele. Une petite illusion d'optique en qque sorte.

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MessagePublié: 29 Déc 2004 19:02 
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whouawh! j'avais meme pas vu! Trop fort! Merci ROTOR pour ces explications! J'en ai le squeele coupé! :shock:

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MessagePublié: 29 Déc 2004 19:08 
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Max Thayer lui doit tout!
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pour l'épée scie, on doit pouvoir le caser dans arme nanardes. Je rajoute "bandeau ninja" "vampires" et "pastèques"


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MessagePublié: 29 Déc 2004 19:27 
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Ordinateur nanar
1. Boîte en carton peinte en gris, sur laquelle figurent quelques boutons, deux vieux enrouleurs de bobines de caméra 16 mm et un écran de télévision des années 50 sur lequel apparaît parfois des chiffres, le tout dans une pièce à peu près vide, à l'exception d'un ingénieur en blouse blanche tournant l'un ou l'autre bouton. Pour être nanar, il ne suffit pas d'être, il faut également paraître, et pour cette raison l'ordinateur nanar sert à organiser le plan de domination de la planète par le méchant, à préparer le lancement du missile, et à communiquer avec toutes les bases du méchant à travers le monde, lequel méchant semble nettement plus riche que le producteur du film. Ce type d'ordinateur fut très répandu dans les films d'espionnage italiens des années 60, lorsque ce genre était à la mode. La spectacularisation cinématographique du programme spatial américain et le développement de la micro-informatique a réduit ce modèle à néant.
2. De nos jours, l'ordinateur nanar est un portable manipulé par un jeune hacker fou d'informatique. Totalement dépourvu de souris (l'utilisateur pianote dessus à une vitesse affolante même pour ouvrir Internet Explorer), il est en outre muni d'une banque sonore inédite sur Windows, qui permet d'émettre de gros "bips" à chaque ouverture de fenêtre. Notons que son utilisateur est également un grand myope (vu ses lunettes...) car quel que soit le logiciel utilisé, il éprouve le besoin d'afficher les caractères en police 72 Gras.
L'ordinateur nanar moderne permet en outre de nombreuses applications inédites: le chatting via le logiciel Word, la récupération de fichiers militaires américains Top Secret en quelques minutes de pianotage effrené, la navigation entre les dossiers dans un style Powerpoint... Mais il ne serait rien sans la grande sagacité nanarde de son utilisateur qu'aucun mot de passe ne rebute: il parvient toujours à deviner celui-ci grâce à la vie privée de l'imprudent qui néglige la sécurité de son PC.

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Lantak a écrit:
Personne a une idée de scénario ? Je comprends pas mes rushes.


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MessagePublié: 29 Déc 2004 19:28 
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Allez, j'apporte ma contribution (au lieu de dire des sottises)

Sang nanar / Blessure nanarde
Gros calibres
Grimaces 'Actor Studio' (colère, joie, étonnement, mort...)
et pis, un ch'ti kekchose pour les décors en polystyrène (genre ceux avec lequel Cuneyt s'entraîne, ou qu'il balance joyeusement à la tronche des vilains)

ayé, j'arrête.

Bruceploitation : un des nombreux filons du nanar. Sous-genre du film de kung-fu, il se caractérise par la reprise systématique, voire le pillage d'idées / scénar' / mimiques du Petit Dragon. On y trouve donc des acteurs ayant une vague ressemblance avec Bruce Lee, portant le même costume que Bruce Lee (plus exactement son fameux survêtement jaune), poussant les mêmes cris que Bruce Lee (aaaaaaah... oooooouuuhhh !!!)...
Afin d'accentuer la filiation, les-dits acteurs ont bien souvent des noms rappelant celui de l'original : Bruce Li, Le, Lai, Cheung, et autres Dragon Lee.
On y trouve aussi bien souvent des stock-shot (voire ce mot) de Bruce Lee, en situation (reportages, extraits de films, ...) ou mort (les images de son enterrement apparaissent assez régulièrement dans ces films)

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Dernière édition par dao le 29 Déc 2004 20:21, édité 2 fois au total.

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