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 Sujet du message: Re: GLOSSAIRE NANAR
MessagePublié: 29 Juin 2015 1:16 
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Encore de bonnes définitions de la part de Stem et Paul Kersey.

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 Sujet du message: Re: GLOSSAIRE NANAR
MessagePublié: 29 Juin 2015 15:10 
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C'est d'ailleurs pour ces films que la catégorie "expérimental" existe. Précisons également que la plupart de ces films donnent l'impression d'une déficience mentale, parfois avérée, de la part du réalisateur.

EDIT: Merci d'avoir édité ton message. Maintenant, le mien n'a plus aucun sens. :angry:

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 Sujet du message: Re: GLOSSAIRE NANAR
MessagePublié: 29 Juin 2015 15:44 
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Je me posais la question, est-ce qu'un OFNI est forcément un terme péjoratif ?
Je demande cela car la définition peut y faire penser.

Mais peut-il y avoir des films complètement non-conventionnels, qu'on se demande comment on peut avoir eu cette idée,... mais auquel le spectateur adhère.

Je n'ai pas forcément d'exemple sous la main. Pour moi, ce qui marche le mieux, c'est les Quentin Dupieux. J'ai plutôt apprécié tout ce que j'ai vu de lui et je serais prêt à les qualifier d'OFNI... et pourtant, je ne trouverais pas ça péjoratif, voire même le contraire. Ca doit peut-être marcher pour certains Takashi Miike, The Rocky Horror Picture Show, Atomik Circus,...
Ca peut être des trucs complètement barrés, totalement non-conventionnels, mais qui peut trouver un large public qui adhérera totalement au message (même s'il ne le comprend pas forcément)

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 Sujet du message: Re: GLOSSAIRE NANAR
MessagePublié: 29 Juin 2015 19:06 
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Ben d'après ce que j'avais compris, un OFNI n'est pas seulement un film barré (à ce moment-là toutes les comédies un peu déjantées et les séries B au postulat improbables pourraient être qualifiées d'OFNI) mais un truc complètement insensés de A à Z, avec en plus une absence de cohérence tant dans le montage que dans la mise en scène, les dialogues et le jeu des comédiens qui font qu'on n'a pas l'impression d'assister vraiment à une œuvre un tant soit peu construite et réfléchie sur le plan cinématographique. Le genre de film qui semble carrément issu d'un autre monde, d'une autre dimension. Je ne pense pas que, par exemple, "Mulholland Drive" de David Lynch puisse entrer dans cette catégorie malgré son coté barré et étrange. Mais peut-être que je me trompe complètement et que c'est toute ma définition qui est à revoir.

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 Sujet du message: Re: GLOSSAIRE NANAR
MessagePublié: 29 Juin 2015 19:26 
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J'avoue que je ne sais pas, c'est peut-être la même de définition qui est erronée. J'ai toujours considéré les OFNI comme des choses d'une autre dimension... sans que ce soit forcément une mauvaise chose. Mais c'est vrai que le seul bon exemple qui me vient à l'esprit, ce sont les films de Quentin Dupieux.
Sur le net, un peu tout et n'importe quoi peut être qualifié d'OFNI. Les films de Dupieux sont qualifiés ainsi (tout en étant décrit de façon positive), Le Figaro a qualifié le film "JCVD" d'OFNI, et dans certains classements des Top XX des meilleurs OFNI, on peut même trouver du Apocalypse Now.
Bon, après, les sources du net, ça vaut ce que ça vaut bien sûr.

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 Sujet du message: Re: GLOSSAIRE NANAR
MessagePublié: 29 Juin 2015 21:59 
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C'est vrai que c'est assez difficile à définir puisque ça dépend de la sensibilité du spectateur. ça peut très bien être:

-Un film qui s'écarte plus ou moins des normes cinématographiques admise par le public sans pour autant être boudé par ce dernier.
-N'importe-quel film chroniqué sur nanarland.
-Un film de la catégorie "expérimental".
-Un film sans aucune forme de cohérence.
-Un nanar volontaire (au moins en partie)
-etc...

Pas facile de s'y retrouver

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 Sujet du message: Re: GLOSSAIRE NANAR
MessagePublié: 08 Juil 2015 21:16 
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Il faut quand même séparer le bon grain de l'ivraie. Des films bien barrés comme "Atomik circus" (pas vraiment réussi, avec quelques bonnes scènes), "JCVD" (très réussi celui-là) ou même, pour taper dans du film de prestige, "La cité des enfants perdus" ou "L'armée des douze singes" sont quand même assez bizarres, aussi bien dans leur mise en scène que dans leur scénarios, ce ne sont pas pour autant des ratages, et puis il y un minimum syndical de cohérence et de logique. A côté, il y a des trucs comme "Philosophale, la pierre", "Le sadique aux dents rouges" ou "Comment se faire virer de l'hosto" où l'on est dans une toute autre catégorie et où il n'y a vraiment rien à sauver. Et puis il y a aussi les réalisateurs qui se sont fait une spécialité de ce genre de films opaques (en vrac, Jodorowsky, Godard, Von Triers), pour des résultats variables, parfois bons, très souvent indigestes, qui sont un peu à part vu que ça procède de la personnalité même de leurs auteurs.

En tous cas, il fallait cette définition, bravo à Thillman, d'autant que ça reflète pas mal mon avis sur le type de film visé.

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 Sujet du message: Re: GLOSSAIRE NANAR
MessagePublié: 09 Juil 2015 11:43 
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Merci, Paul. En fait, pour ma définition je me suis basé sur le topic des OMG des sorties cinés. Je croyais que c'était ce genre de films qui pouvaient être qualifiés d'OFNI. Mais encore une fois, peut-être que je fais fausse route...

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 Sujet du message: Re: GLOSSAIRE NANAR
MessagePublié: 13 Juil 2015 16:04 
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J'aimerais peaufiner un peu la définition Titre nanar

Titre décrédibilisant d'emblée un film à cause -entres autres- d'un humour douteux, d'un excès de racolage ou d'une traduction hasardeuse.

Les comédies pouet-pouet confondant habituellement humour et ridicule, il n'est pas étonnant que cela se ressente jusque dans le titre. Exemples:

Arrête de ramer, t'attaques la falaise
N'oublie pas ton père au vestiaire
On se calme et on boit frais à Saint-Tropez


Parfois, la nanardise du titre n'apparaît qu'au visionnage du film, quand on constate qu'il n'a au mieux qu'un rapport très lointain avec le film qu'il est censé décrire (comme dans le courant surréaliste, à ceci près que ça faisait partie de la démarche artistique). Ainsi, dans Dracula, vampire sexuel, il n'y a pas de dracula (il y a certes un vampire mais il ne s'appelle pas comme ça) et aucun vampire ne pratique qui que ce soit de sexuel, et le film Future War ne se passe pas dans le futur et personne n'y fait la guerre.

Le caractère interchangeable du titre peut également être une source de nanardise. Ainsi, concernant les films de commandosploitation, le titre est 9 fois sur 10 constitué du schéma suivant: superlatifs + termes à connotation martiale + pays d'Asie du Sud-Est + indicateur d'américanisation (US, american, etc...).

Dans le domaine érotique, les films misent soit sur le racolage (2 soeurs à enculer) soit sur l'humour, très souvent en parodiant des titres de films existant (L'arrière-train sifflera trois fois).

Dans les années 70, le marché européen fut envahi par des films d'arts martiaux à titres complètement loufoques. La raison la plus probable est que les distributeurs méprisaient ces films qu'ils trouvaient grotesques, d'où le manque de respect évident dans le retitrage. Exemples:

Au karaté t'as qu'à réattaquer
Autant en emporte mon nunchaku
Ca branle dans les bambous


Les films sérieux n'échappent pas à la nanardisation du titre. Les nains aussi ont commencé petits, en dépit de son titre faisant davantage penser à une comédie pouet-pouet qu'à un film d'horreur dramatique (ce qu'il est réellement) est un film tout à fait sérieux. Au Québec, la francisation systématique des titres, parfois au mot à mot, donne des résultats surprenants: Despicable me, traduit chez nous par Moi, moche et méchant a pour titre québecois Détestable moi.

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 Sujet du message: Re: GLOSSAIRE NANAR
MessagePublié: 26 Juil 2015 12:08 
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Une définition que je suis étonné de ne pas voir.

Trailer nanar

Bande annonce décrédibilisant d'emblée le film qu'elle est censée vendre, soit à cause de sa nanardise intrinsèque, soit parce qu'elle ne laisse plâner aucun doute sur la nanardise dudit film.

La pratique de la bande-annonce nanarde est assez logiquement née dans les cinémas de quartier, où ces derniers cherchaient à faire vendre assez maladroitement des films de seconde zone, utilisant une voix-off tonitruante répétant le nom du film et décivant ce dernier d'une manière se voulant laudative.

Ainsi, dans le trailer des 3 furies du ninja nous gratifie d'une voix off ultra motivée accompagnée d'un joli air de synthé, alors que celle du film pornographique Elles font tout réussit l'exploit à être "SFW" tout en misant à fond sur le racolage. De son côté, Scorpion Thunderbolt tente laborieusement de nous convaincre avec des (mauvaises) raisons de ne rater ce film "sous aucun prétexte".

Plus récemment, la bande-annonce de The Room nous présente ce film comme étant "le meilleur de l'année" (faut vraiment douter de rien).

Avec la réapparition de la nanarploitation en tant que phénomène de mode, les producteurs ont assez logiquement "nanardisé" volontairement leurs bandes annonces. Ainsi, le teaser de Sharknado 2 nous faisait miroiter des requins "encore plus ridicules" (sic) et compilait des tweets anonymes mettant en exergue le côté "WTF" du premier film.

La nanardise de la bande-annonce peut cependant être trompeuse, il n'est pas rare qu'une bande-annonce nanarde cache un navet.

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 Sujet du message: Re: GLOSSAIRE NANAR
MessagePublié: 05 Déc 2015 2:22 
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Je me sens un peu tout seul dans ce topic. :(

Voilà, c'est juste pour dire que j'ai retravaillé ma définition du terme "Nanarploitation". (viewtopic.php?p=625728#p625728)

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 Sujet du message: Re: GLOSSAIRE NANAR
MessagePublié: 06 Déc 2015 8:31 
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Te décourage pas, elles sont très bien tes définitions, Stem. Continue.


Tant qu'à faire, j'apporte ma participation moi-aussi.

Hixploitation

Ou "hicksploitation" (hicks ou hill billies désigne les blancs du sud profond aux États-Unis).

Films de péquenots. La hixploitation est un sous-genre du cinéma d'exploitation décrivant les habitants ruraux du sud de l'Amérique. Aux sources du genre, on trouve des classiques de registres variés tels que "La foret interdite" de Budd Schulberg et Nicholas Ray (1958), "2000 Maniacs" de Herschell Gordon Lewis (1964), "Spider Baby" de Jack Hill et Bart Patton (1967), "Délivrance" de John Boorman (1972), "Massacre à la tronçonneuse" de Tobe Hooper (1974), "La colline a des yeux" de Wes Craven (1977) et "Sans Retour" de Walter Hill (1981), dans le sillage desquels une immense quantité de films bis prirent pour cadre les bayous de Géorgie, de Louisiane, de Floride et autres trous paumés afin de servir de contexte à des histoires horrifiques, érotiques, de comédie ou d'action mettant fortement l'accent sur la plouquitude des gens du Sud.

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"Child Bride" de Harry Revier (1943), un film "éducatif" qui prétend dénoncer le sort des mineures offertes en mariage à de vieux ploucs lubriques dans certains états sudistes et qui est resté culte pour la longue séquence totalement gratuite dans laquelle une Shirley Mills âgée de douze ans se tripote les seins et le pubis face-caméra avant d'aller nager complètement nue dans une rivière.

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Sorti vingt ans plus tard, "Shotgun Wedding" de Boris Petroff aborde le même thème avec la même complaisance hypocrite.

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"Bayou" de Harold Daniels (1957) jouit d'un petit statu culte : petit film d'exploitation sans prétention qui fit un flop à sa sortie, il fut redistribué quatre ans plus tard sous le titre "Poor White Trash" par un producteur qui remonta le métrage en y ajoutant de nouvelles scènes ainsi que des stock-shots dénudés, puis fit toute une campagne publicitaire en exagérant au maximum les aspects sexuels du film, et celui-ci fut un succès énorme au box-office, restant plusieurs années à l'affiche dans les drive-in du Sud en double-programme avec un autre hixploitation, "I Hate Your Guts".


Dans les hixploitations les plus gratinés, les rednecks sont caricaturés à l'extrême : sales, bêtes, racistes, homophobes, nos bouseux consanguins portent fièrement la chemise à carreaux, la salopette trouée, le chapeau de paille crasseux et les valeurs du Ku Klux Klan tout en jouant du banjo, en collectionnant les armes à feu, en se vautrant dans l'auge de leurs cochons et en distillant du mauvais tord-boyaux dans l'alambic de leur marais infesté de moustiques et d'alligators. Et que ça crache par terre, et que ça dit des gros mots, et que ça se cure le nez, et que ça se gratte les testicules, et que ça picole du matin au soir, et que ça fait des enfants entre frère et sœur, bref, c'est la classe au sud de Dallas.

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Les quatre pieds-nickelés de "Chasseurs de sang" de Robert W. Morgan (1978).

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Quelques spécimens campagnards typiques dans "King Kong 2" de John Guillermin (1986).



En outre, ces péquenots sont souvent peu fréquentables : familles de cannibales et autres dégénérés psychopathes s'attaquant aux citadins qui ont eu l'inconscience d'aller faire du camping dans leur bois, les rednecks ont fait les belles heures du survival des 70's et du slasher des 80's. Et cela pas toujours dans des rôles de méchants, mais aussi de victimes, car les cambrousses glauques et isolés sont toujours les lieux privilégiés pour des expériences militaires top-secrètes et pas très maitrisées, l'atterrissage de quelque soucoupe volante mal intentionnée ou les expérimentations génétiques de quelque savant fou dont la créature aura tôt fait de croquer quelques pedzouilles avant que le shérif puis l'armée ne se décident à intervenir dans ce trou du cul du monde. Loin d'être cantonné uniquement au cinéma d'épouvante, le personnage pittoresque du cul terreux qui pète à table et se mouche dans sa manche constitue en outre un ressort comique dont l'efficacité ne s'est jamais démentie. Tant pis si la représentation du monde paysan en ressort quelque peu stéréotypé...

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Si le redneck est rarement décrit de manière valorisante, la femme redneck, quant à elle, est une bimbo courte vêtue et continuellement en chaleur (si c'est pas valorisant, ça...), la moiteur des Everglades ayant beaucoup alimenté les films de sexploitation voire les pornos des 60's/70's. Mais, tout macho que soit le redneck, sa femme n'en est pas pour autant une chienne soumise : elle manie la carabine et boit son tord-boyaux "comme un homme" et même mieux que la gent masculine. La femme redneck est donc une reine du bayou poumonée entourée de mâles aussi demeurés que libidineux. Élevée au grain et au grand air, la fille de ferme découvre très tôt les joies du dépucelage dans le foin ou dans la porcherie au coté du premier étalon venu, ce premier venu étant généralement son paternel. Nature, quoi. Un auteur comme Russ Meyer consacra l'essentiel de sa carrière à donner dans la hixploitation mammophile.

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Durant les années 70, les films policiers et d'action se déroulant chez les ploucs du Sud, avec poursuites rythmées par de la bonne zik country, avaient également le vent en poupe. La série télévisée "Shérif, fais-moi peur", "Cours après moi, shérif" et le diptyque "Gator" et "Les Bootleggers" avec Burt Reynolds, les nombreuses productions Roger Corman sur le thème ("Fighting Mad" de Jonathan Demme, "Cockfighter" de Monte Hellman, "Big Bad Mama" de Steve Carver,...) montrent l'attachement de l'industrie hollywoodienne pour cette Amérique "bien-heu d'chez nous". Un attachement qui perdure toujours aujourd'hui avec des films comme "Tucker et Dale fightent le mal", "The Baytown Outlaws" et "2001 Maniacs" la suite-remake de "2000 Maniacs". Et n'empêche qu'avec ça, la hixploitation est bien plus qu'un obscur sous-genre du cinéma underground; c'est une part essentielle du patrimoine culturel américain. Oui, mon gars ! Pour sûr ! YIIIIPIIIIIIII !!!


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Si vous avez envie de voir des braconniers bien péquenots se faire exploser à coups d'arme absolue par un garde-forestier qui ne badine pas avec le respect de l'environnement, ce film est fait pour vous.

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 Sujet du message: Re: GLOSSAIRE NANAR
MessagePublié: 08 Déc 2015 18:54 
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Punchline

Vanne qui claque que balance le héros juste avant ou juste après avoir flanqué une bastos fatale au méchant ou à l'un de ses sbires, et plus largement réplique choc et souvent fortement imagée faisant la part belle à la métaphore et au second degré pour une ambiance virile à souhait. La punchline est l'élément incontournable de tout film d'action qui se respecte et sert à la fois à augmenter l'aura badass de celui qui l'emploie et à détendre l'atmosphère par une petite touche d'humour bien sentie. Certains interprètes, comme Arnold Schwarzenegger, Steven Seagal, Clint Eastwood, Charles Bronson, Jean-Paul Belmondo, Bruce Willis et Chuck Norris sont devenus des rois de la punchline.

Exemples :

"Pour qui sonne la glace ! Celui-là, j'l'ai refroidi."

"Tu aimes les omelettes ? Tiens, j'te casse les œufs !"

"Eh Claudius ! T'as tué mon père. Monumentale erreur."

"Deux choses : pourquoi je perds mon temps à discuter avec un branquignole dans ton genre, alors que je pourrais faire des choses beaucoup plus risquées... comme ranger mes chaussettes par exemple ? Et deuzio : comment tu comptes appeler tes molosses une fois que je t'aurais bouffé les pouces des deux mains ?"

"Tu as des doigts ? Croise-z-en un max, ça va faire mal."

"Être ou ne pas être ?... Ne pas être."
(Schwarzenegger au sommet dans le génial "Last Action Hero" de John McTiernan)

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"Aiguise-moi ça." (Schwarzenegger venant de transpercer un Sandiniste avec une machette dans "Predator" de John McTiernan)

"Sac à main !" (Schwarzenegger venant d'abattre à bout portant un crocodile dans "L'Effaceur" de Charles Russell)

Le méchant Vernon Wells à Schwarzy dans "Commando" de Mark L. Lester : "C'est pas entre les yeux que j'vais te buter ! J'vais t'buter entre les couilles !"

_ "Qu'est-ce que vous craignez ?"
_ "La Troisième Guerre Mondiale !"
(le général Kirby parlant de ce qui pourrait arrivé si John Matrix n'est "pas content" dans "Commando")

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La supérieure de Steven Seagal dans "Hors Limites" d'Andrzej Bartkowiak : "Amenez-moi un truc consistant !"
Steven : "J'ai ça dans mon pantalon."
_ "Plus consistant !"
_ "Vous saurez quoi en faire ?"


Dans le même film, Steven découvrant des voyous forçant sa caisse : "Je suis un vrai aimant à merde !"

"C'est pas équilibré, vous n'êtes que quatre les mecs et toi tu n'as qu'une balle." (Steven désarmé face à une bande de loubards dont un lui braquant une carabine sur la tronche dans "Échec et Mort" de Bruce Malmuth)

Dans le même film : "Un joli p'tit blanc comme toi dans une prison d'état, ça va pas arranger tes hémorroïdes."

"J'te confierais même pas la sueur de mes burnes !" (Steven dans "Désigné pour mourir" de Dwight H. Little)

"J'vais t'foutre ce canon dans le cul et t'faire sauter la cervelle !" (R. Lee Ermey gaspillant un peu trop sa salive dans "Terrain miné" de Steven Seagal)

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"Avec ton faciès d'orang-outan, t'es une pub vivante pour capotes anglaises !"

"Le "Père la colique" te prévient qu'il est un "père la colique" fatigué qui a des renvois de barbelés, qui pisse du napalm et qui t'vide un chargeur dans l'cul d'une mouche à 200 mètres ! Alors arrête de m'peler l'jonc sinon va y avoir explication des gravures..."

"La seule opération majeure que j'vois dans l'coin, c'est celle de tes grappes d'hémorroïdes !"
(Clint Eastwood dans "Le maitre de guerre")

Le supérieur technocrate de l'inspecteur Harry Callahan dans "L'inspecteur ne renonce jamais" de James Fargo : "Rendez-moi votre étoile !"
Harry, rendant son étoile : "Tenez, ça va vous faire un suppositoire à sept branches !"
Le supérieur : "Qu'est que vous osez dire ?!?"
Harry : "J'ai dis : collez-vous l'étoile dans le cul !"

Dans "Le retour de l'inspecteur Harry" de Clint Eastwood, un sale petit malfrat protégé par la Constitution et relâché par une juge laxiste et procédurière ose narguer Harry Callahan à la sortie du tribunal : "Eh Callahan... Allons, fais pas cette gueule, tu peux pas gagner tout le temps, pauv' mec... Ah ah ah !"
Harry Callahan, attrapant le voyou par la cravate : "Écoute, pouilleux ! Pour moi tu n'es qu'une merde de chien qui s'étale sur un trottoir... Et tu sais c'qu'on fait d'une merde de c'genre ? On peut l'enlever soigneusement avec une pelle, on peut laisser la pluie et le vent la balayer, ou bien on peut l'écraser. Alors si tu veux un conseil d'ami, choisis bien l'endroit où on t'chiera..."

"Les avis, vous savez, c'est comme les trous du cul, tout le monde en a un." ("La dernière cible" de Buddy Van Horn)

"Je sais ce que tu penses : "C'est six fois qu'il a tiré ou c'est cinq seulement ?" Si tu veux savoir, dans tout c'bordel, j'ai pas très bien compté non plus. Mais c'est un 44 Magnum, le plus puissant soufflant qu'il y ait au monde, un calibre à vous arracher toute la cervelle. Tu dois t'poser qu'une question : "Est-ce que je tente ma chance ?" Vas-y, tu la tentes ou pas ?" ("L'inspecteur Harry" de Don Siegel)

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"Je sais bien que t'as pas buté l'autre imbécile ! Mais t'en as fait flinguer d'autres ! Si on ajoute à ça le racket, la drogue, les putes, ça fait une jolie carrière quand même ! Les vingt ans que tu vas prendre, c'est un peu la médaille du travail qu'on va te remettre." (Bébel dans "Flic ou voyou" de George Lautner)

"On dit pas "Juif, vous avez l'air" mais "Vous avez l'air juif". Si j'vous dis "Con, vous avez l'air", c'est pas français. C'est juste mais c'est pas français." (Bébel dans "L'as des as" de Gérard Oury)

"Prononce pas ce nom là, c'est le mien, il est propre. Mercier c'est pas un nom c'est un essuie-cul. Mais le tien, le vrai, j'te garantis qu'j'vais t'le faire chier moi !" (Bernard-Pierre Donnadieu dans "Meurtre pour un président" de Marcel Bluwal)

"Je n'traite pas avec les caractériels. Je les supprime." (Sylvester Stallone dans "Cobra" de George Pan Cosmatos)

_ "Si vous décidez d'envoyer ces hommes à sa poursuite, rappelez-vous bien une chose !"
_ "Laquelle ?"
_ "Réservez dès maintenant leurs places à la morgue !"
(Richard Crenna dans "Rambo" de Ted Kotcheff)

_ "Colonel... Cette fois on y va pour gagner ?"
_ "Cette fois, ça dépend de toi !"


_ "C'est vous qui avez commis une erreur !"
_ "Et vous allez me dire laquelle ?"
_ "Rambo..."
(Richard Crenna dans "Rambo II : La mission" de George Pan Cosmatos)

"Pour survivre à une guerre, faut devenir LA guerre !" (Sylvester Stallone dans "Rambo II : La mission" de George Pan Cosmatos)

_ "Qui êtes-vous ?"
_ "Ton pire cauchemar !"

_ "Où est-ce que les missiles sont localisés ?"
_ "Tout près."
_ "Où ça ?"
_ "Dans ton cul !"


_ "Vous êtes fou ! Un homme seul contre dix commandos d'élite ? Mais pour qui prenez-vous cet homme ? Dieu ??"
_ "Non... Dieu aurait pitié. Pas lui !" ("Rambo III" de Peter MacDonald)

"Tu voulais m'envoyer en enfer ? Eh ben c'est moi qui vais t'envoyer en enfer !" (Stallone en mode "c'est c'ui qui dit qui y est" dans "Haute Sécurité" de John Flynn)

Stallone dans "The expendables 2" de Simon West : "Repose en pièces." (en VO, c'est encore mieux : "Rest in pieces.")

Et LA punchline :

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"Murdock..."

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"MURDOCK..."

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"Je vais revenir et j'aurai votre peau !"



"Si tu m'fais des embrouilles, j'te pète les rotules et tu pourras plus t'faire prendre en levrette !" (Charles Bronson dans "Kinjite, sujets tabous" de Jack Lee Thompson)

"Un jour, je me vengerai !"
_ "C'est une menace ?"
_ "Non, une promesse !"
(Jean-Claude Van Damme fin rhétoricien dans "Coups pour coups" de Deran Sarafian)

"Alex ne fais pas ça, c'est ton frère !"
_ "Pourquoi, parce qu'il me ressemble ? Je vais changer ça tout de suite."
(JCVD dans "Double Impact" de Sheldon Lettich)

"Locksley, j'vais t'arracher l'cœur à la p'tite cuillère !"
_ "Pourquoi à la petite cuillère ? Pourquoi pas à la hache ou au couteau ?"
_ "Parce que moins c'est tranchant et plus ça fait mal !"
(Alan Rickman alias le shérif de Nottingham dans "Robin des Bois, prince des voleurs" de Kevin Reynolds)

"Ton patron, il fait un méchoui avec ses couilles sur Hollywood Boulevard !" (Danny Glover dans "L'arme fatale" de Richard Donner)

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"Y a un dicton en Italie : on peut se bruler la langue avec un bol de soupe.
_ Y a un dicton en Irlande : rien à foutre des dictons italiens."
(Bruce Willis dans "Piège en eau trouble" de Rowdy Herrington)

_ "Où tu vas ?"
_ "Aux toilettes. Mais je t'en prie, viens me la tenir, j'ai pas le droit de porter des objets lourds."

"Dans les années 90, tu cognes pas d'entrée. Faut dire un truc cool avant."
("Le dernier samaritain" de Tony Scott)


Les années 1980-90 peuvent en effet être considérées comme l'âge d'or de la punchline, et les versions françaises avaient une heureuse tendance à rajouter des répliques cultes au films originaux. Certains interprètes sont d'ailleurs assimilés dans l'esprit du grand public à une de leurs punchlines particulièrement emblématique et n'hésitent pas à en user comme un clin d’œil d'un film à l'autre, Arnold "Je reviendrai" Schwarzenegger et Bruce "Yipi-kaï, pauvre con !" Willis en tête de liste. Mais la frontière est parfois étroite entre punchline efficace et punchline carrément naze, et à force d'en faire trop, certaines punchlines deviennent tellement crétines qu'elles sombrent dans une réjouissante nanardise ou bien elles tombent carrément à plat et c'est ça qui est drôle.

Le talentueux Bernard Tiphaine, doubleur attitré (entre autres) de Chuck Norris, a ainsi transformé certaines répliques assez plates en VO en punchlines nanardes cultissimes dans de savoureuses VF devenues mythiques qui en rajoutent volontairement dans le bourrinage.

"Si tu t'pointes encore, tu peux être sûr que tu repars avec la bite dans un tupperware !"

"Toi, tu commences à m'baver sur les rouleaux !" ("Invasion USA"
de Joseph Zito)

"T'appelles ça cogner ?" PAF ! "Ça c'est cogner." ("The Hitman" d'Aaron Norris)

"T'as le bonjour d'Alfred." ("Delta Force" de Menahem Golan)

Et bien sûr, la plus célèbre : "Je mets les pieds où j'veux, Little John, et c'est souvent dans la gueule." dans "Braddock, Portés Disparus III" d'Aaron Norris.

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La punchline n'est cependant pas réservée qu'aux stars du box-office et l'univers du bis et du nanar fauché aime également à donner des répliques cools à ses vedettes :

"T'as exactement cinq secondes pour cracher l'morceau, connard ! A la sixième, j'te pète la bite ! Est-ce que tu as bien saisi, fils de pute ?!" (Richard Harrison dans "Opération Cambodge" de Jun Gallardo)

"Eh le Chinetoque ! J'encule le grand Mao et toi aussi !" (Richard Harrison dans "Eliminator" de Teddy Page)

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"Espèce de sale métèque, je l'aurai ta peau ! Barre-toi d'mon chemin, salope ! Tu n'vas pas m'emmerder, bâtard ! Sache que j'porte une arme !"
_ "Moi aussi j'en porte une, eh salaud !"
(débat publique animé entre deux candidats politiques en pleine campagne électorale dans le Philippin "Revendicator" de Ben Yalung; si seulement on entendait ça dans les retransmissions de l'Assemblée nationale sur France3...)

"Y a pas à dire, les dentistes russes, ils connaissent bien leur travail. Ha ha !" (Reb Brown dans "Strike Commando" de Bruno Mattei)

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"Si vous voulez vous adresser à moi, essayez plutôt d'causer à mes burnes !" (Robert Rusler, héros de "Air Strike" de David Worth)

Jeff Speakman venant de tirer un coup de fusil à pompe dans l'entrejambe d'un sbire dans "Deadly Takeover" de Rick Avery : "Alors, ta coquille pare-balles, tu l'as oubliée ?"

"Only a ninja can defeat a ninja!"
(Richard Harrison dans n'importe quel film de Godfrey Ho)

Une variante : "Seul un Aigle Rouge peut tuer un Aigle Rouge !" (Billy Drago dans "Ultime Violence" de Yossi Wein)

"Sachez que quoi que vous pensiez, il le pense mieux." (Frank Zagarino dans "Ultime Violence" de Yossi Wein)

"Si tu m'tues, Philippe, mon frère prendra sa revanche !"
_ "J'vais t'tuer, p'tit con !"
_ Meeeuuu non, c'est toi qui vas mourir, connard !"

"Philiiiiiiippe ! Je sais où tu t'caaaches ! Viens ici que j'te bute, enculé !"
_ Taaa gueule ! Viens ici, sale enculé !"
_ "Salaud !" ("Hitman le cobra"
de Godfrey Ho)

"Mieux vaut pétard que jamais !" (Richard Chamberlain dans "Allan Quatermain et les mines du roi Salomon" de Jack Lee Thompson)

"J'vais t'éclater la vessie, comme ça t'auras l'eau courante !" (Daniel Auteuil dans "L'Arbalète" de Sergio Gobi)

"Tu sais ce que je voudrais là ? Un hambourguère ! Avec du fromage ! On appelle ça un cheesebourguère !" (Francis "total borderline" Huster dans "Le Faucon" de Paul Boujenah)

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Mais la punchline la plus percutante de l'histoire du cinéma demeure sans conteste la répartie qui casse de Fred Williamson dans "Black Cobra" de Stelvio Massi.

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Dernière édition par JACK TILLMAN le 26 Nov 2018 10:10, édité 36 fois au total.

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 Sujet du message: Re: GLOSSAIRE NANAR
MessagePublié: 09 Déc 2015 1:03 
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JACK TILLMAN a écrit:
Te décourage pas, elles sont très bien tes définitions, Stem. Continue.


Merci. :oops:

JACK TILLMAN a écrit:
Hixploitation

Ou "hicksploitation" (hicks ou hill billies désigne les blancs du sud profond aux États-Unis).


Je ne connaissais pas ce terme. Il me semble que "redneck" soit plus utilisé, ce serait donc plutôt de la "redneckploitation" (à moins que le terme "Hixploitation" ne soit pas de ton invention).

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 Sujet du message: Re: GLOSSAIRE NANAR
MessagePublié: 09 Déc 2015 1:15 
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https://en.wikipedia.org/wiki/Hixploitation

Le terme est répandu.
Redneck est plus "international" dans le monde anglosaxon. Il peut désigner les personnes habitant dans des lieux profonds aussi bien au Canada, aux Etats-Unis ou en Australie. Alors que le Hillbilly est réservé aux Etats-Unis.

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 Sujet du message: Re: GLOSSAIRE NANAR
MessagePublié: 09 Déc 2015 15:43 
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Merci pour l'éclaircissement. :wink:

Décor nanar

Décor décrédibilisant un film par son caractère inabouti, sa facticité mal déguisée ou un déphasage par rapport aux autres composantes du film.

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Les décors en carton (littéralement) de Fast Gun

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Le New-york apocalyptique de Robot Holocaust (si, si, je vous jure)

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Un décor qui mettrait la honte à Windows 95

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En filmant de près, ça peut faire illusion (ou pas)

Les maquettes étaient très utilisées dans les films de monstres géants à une époque où les ordinateurs ne permettaient pas encore de faire des trucages. Ils peuvent très bien faire illusion si ils sont bien fait tout comme ils se voient à des kilomètres si ils sont suffisamment baclés.

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Guilala s'en prend à des maquettes.

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Mesdames et messieurs, préparez-vous à l'aterrissage sur la planète Carton-Pâte. Nous espérons que vous avez fait un agréable voyage.

Misère budgétaire oblige, l'équipe d'un film nécessitant des décors exotiques ne peut pas toujours aller sur place et sont souvent contraint de tourner dans des décors typiquement européens des aventures censées se passer dans la jungle ou au fin fond de l'Asie en espérant que ça fasse illusion.

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Une forêt extraterrestre

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Ici, on est censés être en Thaïlande

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Entièrement tournée dans la forêt amazonienne d'Espagne.

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Une jungle plutôt bien équipée.

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 Sujet du message: Re: GLOSSAIRE NANAR
MessagePublié: 12 Déc 2015 12:25 
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Faux raccord

Incohérence entre deux ou plusieurs plans et ayant échappé à la vigilance du réalisateur.

Les faux raccords ne sont pas l'apanage du nanar, et même les films mainstream en possèdent, la différence étant que dans les ces derniers, ils sont relativement discrets et nécessitent un oeil attentif alors que dans le nanar, ils se voient comme le nez au milieu de la figure, comme une coiffure qui change du tout au tout d'un plan à l'autre (La vengeance), des faux raccord jour/nuit (Plan 9 from outer space), des proportions et apparences aléatoires (à peu près tous les dessins animés distribués par IFD), la palme revenant à Gunda, où un groupe de voiture change complètement de disposition d'un plan à l'autre.

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 Sujet du message: Re: GLOSSAIRE NANAR
MessagePublié: 17 Déc 2015 0:36 
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Bontempi

Marque italienne d'instruments électronique s'étant spécialisé dans les années 80 dans la fabrication d'orgues électroniques bon marché, disposant d'une palette sonore réduite et d'une boîte à rythme. Il est devenu peu à peu un nom commun désignant ce type d'instrument.

Il se retrouve donc assez logiquement dans un grand nombre de bandes-originales de films fauchés des années 80 vu que c'était le seul moyen pour eux de créer un semblant d'orchestre (certes réduit) pour un coût dérisoire.

Il a perduré dans le cinéma bis bien longtemps après être passé de mode avant d'être peu à peu remplacé par les logiciels d'édition musicale.

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 Sujet du message: Re:
MessagePublié: 17 Déc 2015 15:43 
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tony danza a écrit:
VHS

Système vidéo grand public inventé par JVC en 1978. Il sortit vainqueur de la bataille pour la suprématie du format vidéo damnant le pion au Betamax de Sony et au V2000 de Philips.
L'apparition, au début des années 80, des premiers vidéoclubs où l'on pouvait louer magnétoscopes et cassettes VHS contribua à la diffusion de ce format.

Par métonymie, VHS désigne une cassette de format VHS. Support de prédilection des amateurs de nanar, la Vhs ne se trouve plus guère que dans les Cash converters et autres bac à soldes ( voir ces mots) en raison de l'hégémonie récente de cette hérésie qu'est le dvd (image trop propre, son trop bon). Mais la résistance s'organise (voir par exemple le site Vhs Survivors)


[/b]

:shock: :shock: :shock:
Horreur, que vois-je en parcourant le topic des définitions ? Quelqu'un qui ferait passer les nanardeurs pour des snobs passéistes ? Ah mais, je m'insurge ! Le DVD a des qualités nanardes qui lui sont propres (voir la définition quelques pages en arrière). Et une image et un son laids ne font pas le nanar et ne le rendent pas forcément plus involontairement drôle, ça peut même dans le pire des cas rendre le visionnage pénible même au second degré, on peut très bien nettoyer l'image et le son d'un nanar sans lui faire perdre un qeul atome de nanardise.

Et d'ailleurs, le "son et image trop propre" n'est pas toujours vrai, il suffit de voir les DVD bas de gamme à image baveuse et souffle dans le son.

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 Sujet du message: Re: GLOSSAIRE NANAR
MessagePublié: 24 Jan 2016 23:43 
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-(s)ploitation (suffixe)

Suffixe utilisé pour les films d'exploitation afin d'en définir le sous-genre en y accolant la source d'"inspiration" de ces films, qui peut être un film, une saga, un réalisateur, un (sous-)genre, etc... . Bien que quelques genres aient un caractère plus ou moins officiel (comme bruceploitation ou nazisploitation), il est déclinable à l'infini. Ainsi, pour ne citer que quelques exemples, on peut avoir: jamesbondploitation, indianajonesploitation, ninjasploitation, drugsploitation, nudesploitation, nanarploitation, etc...

Certains sous-genres sont attribuable à un nombre limité de films, parfois un seul, mais existent bel et bien, comme Audiardploitation pour Tendre Papa ou RPR-ploitation pour La nuit du risque.

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