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Cinéman, de Yann Moix avec Franck Dubosc
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Auteur:  Lawrence Woolsey [ 05 Avr 2013 9:35 ]
Sujet du message:  Re: Cinéman, de Yann Moix avec Franck Dubosc

Bung a écrit:


Les étudiants de la FEMIS, c'est vraiment des petits cons... :-D

Auteur:  kevo42 [ 05 Avr 2013 12:25 ]
Sujet du message:  Re: Cinéman, de Yann Moix avec Franck Dubosc

Ils riront moins quand ils verront leurs propres films.

Auteur:  Barracuda [ 05 Avr 2013 14:51 ]
Sujet du message:  Re: Cinéman, de Yann Moix avec Franck Dubosc

Quelqu'un (Alex Hervaud pour ne pas le nommer) a posté sur Twitter une photo du magazine avec une partie de l'article où Moix explique, en gros, que le film avec les dialogues originaux était juste désespérant, totalement nul. même sur le plateau quand ils repassaient les scènes filmées pendant la journée personne n'esquissait un sourire. Il a essayé plusieurs montages (dont un montré au patron de chez Gaumont qui lui a conseillé de noyer son monteur) et finalement s'est décidé à faire revenir les acteurs en cabine de doublage avec des nouveaux dialogues censés être plus drôles et percutants que la première version.

On tremble rien que d'imaginer ce que ce premier jet devait être...

Auteur:  Bung [ 05 Avr 2013 19:45 ]
Sujet du message:  Re: Cinéman, de Yann Moix avec Franck Dubosc

kevo42 a écrit:
Ils riront moins quand ils verront leurs propres films.

J'ai ris :-D

Auteur:  Lawrence Woolsey [ 05 Avr 2013 22:21 ]
Sujet du message:  Re: Cinéman, de Yann Moix avec Franck Dubosc

J'attends avec impatience la réaction de BHL à cette nouvelle déclaration de Moix...

Auteur:  Paul Kersey [ 05 Avr 2013 23:28 ]
Sujet du message:  Re: Cinéman, de Yann Moix avec Franck Dubosc

Pauvre Yan Moix!

Il n'a qu'à faire comme Uwe Boll: provoquer les étudiants de la FEMIS à un match de boxe et leur ravager la gueule!
Bon, bien sûr, ça ne marche que s'il a une expérience de boxeur préalable.

Auteur:  ant28 [ 06 Avr 2013 11:58 ]
Sujet du message:  Re: Cinéman, de Yann Moix avec Franck Dubosc

Citer:
Et pour ne rien arranger, personne ne s’entendait, des vrais gamins qui rendaient l’ambiance désastreuse. A un moment, par exemple, Dubosc s’amuse à dire: «Moteur !» à ma place pour une scène. Là, Pef bondit et s’exclame: «S’il redit encore une fois : “Moteur !”, je ne tourne plus le film.»


Si ce qu'il dit est vrai, ça en dit long...

Auteur:  Bung [ 06 Avr 2013 14:21 ]
Sujet du message:  Re: Cinéman, de Yann Moix avec Franck Dubosc

Ca en dit long, en effet, sur le professionnalisme de certains.

Tu es payé pour faire un job qui n'est vraiment pas le pire, et tu comportes comme un gamin. C'est juste ahurissant.

Auteur:  Flav [ 06 Avr 2013 17:39 ]
Sujet du message:  Re: Cinéman, de Yann Moix avec Franck Dubosc

Barracuda a écrit:
Quelqu'un (Alex Hervaud pour ne pas le nommer) a posté sur Twitter une photo du magazine avec une partie de l'article où Moix explique, en gros, que le film avec les dialogues originaux était juste désespérant, totalement nul. même sur le plateau quand ils repassaient les scènes filmées pendant la journée personne n'esquissait un sourire. Il a essayé plusieurs montages (dont un montré au patron de chez Gaumont qui lui a conseillé de noyer son monteur) et finalement s'est décidé à faire revenir les acteurs en cabine de doublage avec des nouveaux dialogues censés être plus drôles et percutants que la première version.

On tremble rien que d'imaginer ce que ce premier jet devait être...


Il faudrait demander à un sourd qui lit sur les lèvres de transcrire les dialogues ! :lol:

Auteur:  Paul Kersey [ 06 Avr 2013 23:24 ]
Sujet du message:  Re: Cinéman, de Yann Moix avec Franck Dubosc

Flav a écrit:
Barracuda a écrit:
Quelqu'un (Alex Hervaud pour ne pas le nommer) a posté sur Twitter une photo du magazine avec une partie de l'article où Moix explique, en gros, que le film avec les dialogues originaux était juste désespérant, totalement nul. même sur le plateau quand ils repassaient les scènes filmées pendant la journée personne n'esquissait un sourire. Il a essayé plusieurs montages (dont un montré au patron de chez Gaumont qui lui a conseillé de noyer son monteur) et finalement s'est décidé à faire revenir les acteurs en cabine de doublage avec des nouveaux dialogues censés être plus drôles et percutants que la première version.

On tremble rien que d'imaginer ce que ce premier jet devait être...


Il faudrait demander à un sourd qui lit sur les lèvres de transcrire les dialogues ! :lol:


Si c'en était vraiment à ce point, Moix aurait mieux fait de demander à Mozinor de faire un grand détournement pour tout le film, ç'aurait sûrement été plus marrant!

Auteur:  Desperado [ 12 Avr 2013 13:57 ]
Sujet du message:  Re: Cinéman, de Yann Moix avec Franck Dubosc

J'espère voir un jour une édition intégrale blu-ray + dvd avec le fameux montage original. Mais je crois que je rêve un peu.

Auteur:  rilaxe [ 13 Avr 2013 17:54 ]
Sujet du message:  Re: Cinéman, de Yann Moix avec Franck Dubosc

Eh ben :lol:

Calimero a écrit:
Le problème, c’est que j’étais seul avec Franck Dubosc et le coscénariste Olivier Dazat.

C'est sûr que s'il s'attendait à faire un stage d'observation sur le plateau ça a dû être terrible, le réalisateur l'a laissé tout seul, le pauvre :|

Citer:
A un moment, par exemple, Dubosc s’amuse à dire: «Moteur !» à ma place pour une scène. Là, Pef bondit et s’exclame: «S’il redit encore une fois : “Moteur !”, je ne tourne plus le film.»

Oula en effet ! :shock: Pef qui tire une fois la langue à Dubosc, quelle ambiance lourde et pesante, dis-donc ! L'ambiance sur le plateau de Whatever happened to Baby Jane, avec les deux protagonistes qui ne se parlaient que par personnes interposées (sinon pour s'insulter), à côté, c'est que dalle !

Citer:
[...] je suis en train de déjeuner tout seul à l’Etoile de Montmartre. Il y a là des étudiants de la Fémis, qui est juste à côté. Une dizaine d’entre eux s’approchent et se foutent de ma gueule, tous ensemble[...]

Il manque plus que "Y'a un grand qui m'a pris ma compote et qui l'a faite passer à toute la cantine, j'ai jamais réussi à l'attraper :( " suivi des pleurs en position fœtale, mais il est trop pudique pour en parler... T'inquiète petit, tu l'auras ta revanche !

Vivement la suite de l'interview, il me tarde de savoir pour quelles autres raisons du même genre c'est pas sa faute si son film c'est de la merde...

Auteur:  Higestromm [ 15 Avr 2013 10:25 ]
Sujet du message:  Re: Cinéman, de Yann Moix avec Franck Dubosc

rilaxe a écrit:
Eh ben :lol:

Calimero a écrit:
Le problème, c’est que j’étais seul avec Franck Dubosc et le coscénariste Olivier Dazat.

C'est sûr que s'il s'attendait à faire un stage d'observation sur le plateau ça a dû être terrible, le réalisateur l'a laissé tout seul, le pauvre :|

Citer:
A un moment, par exemple, Dubosc s’amuse à dire: «Moteur !» à ma place pour une scène. Là, Pef bondit et s’exclame: «S’il redit encore une fois : “Moteur !”, je ne tourne plus le film.»

Oula en effet ! :shock: Pef qui tire une fois la langue à Dubosc, quelle ambiance lourde et pesante, dis-donc ! L'ambiance sur le plateau de Whatever happened to Baby Jane, avec les deux protagonistes qui ne se parlaient que par personnes interposées (sinon pour s'insulter), à côté, c'est que dalle !

Citer:
[...] je suis en train de déjeuner tout seul à l’Etoile de Montmartre. Il y a là des étudiants de la Fémis, qui est juste à côté. Une dizaine d’entre eux s’approchent et se foutent de ma gueule, tous ensemble[...]

Il manque plus que "Y'a un grand qui m'a pris ma compote et qui l'a faite passer à toute la cantine, j'ai jamais réussi à l'attraper :( " suivi des pleurs en position fœtale, mais il est trop pudique pour en parler... T'inquiète petit, tu l'auras ta revanche !

Vivement la suite de l'interview, il me tarde de savoir pour quelles autres raisons du même genre c'est pas sa faute si son film c'est de la merde...


Tu faisait partis de ceux qui se foutaient de sa gueule dans le bar ou quoi ?

Autant il a fait un film pourrit et c'est tant pis pour sa gueule, autant la lapidation est un jugement un peu sévère pour quelqu'un qui à essayer et s'es planté.

Désolé mais je n'approuve pas la manière :/ Je sait que c'est à la mode de montrer du doigts et de se foutre de la gueule des gens de façon à les rabaisser plus bas que terre mais celà à comme conséquence que plus personne n'ose faire quoi que ce soit a cause de l'épée de Damoclès qui pend au dessus de sa tête.

Ce qui me plait justement sur nanardland c'est l'art de rire d'une oeuvre sans trainer dans la boue ceux qui les font.

Auteur:  John Nada [ 15 Avr 2013 11:23 ]
Sujet du message:  Re: Cinéman, de Yann Moix avec Franck Dubosc

Higestromm a écrit:
Désolé mais je n'approuve pas la manière :/ Je sait que c'est à la mode de montrer du doigts et de se foutre de la gueule des gens de façon à les rabaisser plus bas que terre mais celà à comme conséquence que plus personne n'ose faire quoi que ce soit a cause de l'épée de Damoclès qui pend au dessus de sa tête.


C'est pas faux, je comprends ton point de vue, mais dans le cas de Moix - qui reconnait lui même avoir pris la grosse tête après Podium - je me dis que ça a au moins eu le mérite de le faire redescendre sur terre. Comme on dit, parfois c'est bénéfique de vraiment toucher le fond, ça permet de prendre appui et de mieux repartir vers la surface.

Auteur:  Otheym [ 20 Avr 2013 8:46 ]
Sujet du message:  Re: Cinéman, de Yann Moix avec Franck Dubosc

Ce qui est drole c'est qu'il encaisse les moqueries !

Auteur:  Lawrence Woolsey [ 18 Juil 2013 10:14 ]
Sujet du message:  Re: Cinéman, de Yann Moix avec Franck Dubosc

Je replace ici un lien posté par la tatane d'argent dans le sujet du Serment de Tobrouk : http://www.technikart.com/les-blogs/raphael-turcat-technikart/6522-yann-moix-les-dessous-de-la-catastrophe-cineman

J'ai franchement l'impression que Moix en fait un peu trop et, sous couvert d'un soi-disant mea-culpa ponctué de pseudo-autocritique à la "je me prenais trop pour un génie alors que je ne suis qu'un humble petit vermisseau tout juste bon à ramper à vos pieds à la sortie des cinémas pour quémander de quoi survivre dans un lugubre deux pièces sans chauffages ni commodités dans un HLM pourri de Seine Saint-Denis", il ne fait que nous dire que c'est pas sa faute à lui, lui Lolita et qu'il a vécu un calvaire sans précédent dans l'histoire du cinéma...

Déjà, qu'il commence par dire que ce qu'il a vécu était pire que Lost in La Mancha et que le making of de son film à lui aurait été meilleur dans le genre catastrophe industrielle, ça le classe tout de suite dans la catégorie des caliméro de compétition. Puis, rejeter la faute, mine de rien, sur les acteurs, qu'ils aient été finalement associés au projet ou pas, c'est quand même minable... Et il finit bien comme il faut en nous racontant par le menu à quel point il a souffert et il ne manquerait plus qu'il nous parle d'une tentative de suicide dans le hall d'entrée de la Cinémathèque française, ne devant son salut qu'à l'arrivée de Jean-François Rauger qui, d'un simple regard, a pansé ses blessures et lui a redonné confiance en l'homme et en la vie.

Ah oui, enfin, je vois pas en quoi regarder cinq films par jour représente un investissement pour la réalisation d'un film. Et à la Cinémathèque, encore... Franchement, quand on voit les oeuvres qu'il a gardé pour composer son scénario, un coffret Hollywood classiques aurait suffi !

PS : étrangement, certains commentaires donnent direct un autre son de cloche...

Auteur:  gregoire01 [ 02 Août 2013 22:12 ]
Sujet du message:  Re: Cinéman, de Yann Moix avec Franck Dubosc

L'intégralité de la confession est pas mal non plus.

http://www.technikart.com/les-blogs/rap ... he-cineman

Citer:
Résultat: 300 000 entrées, dix fois moins que Podium qui, avec le recul, était un téléfilm moyen, il fallait faire 2,5 millions d'entrées pour se rembourser... Même chez Nanarland, ils n'en veulent pas ! J'avais honte, physiquement honte, une impression d'être enveloppé de merde. Je n'ai plus osé sortir de chez moi pendant longtemps. C'est un film malade. Si j'avais su, j'aurais fait ma dépression plus tôt, avant de commettre ce film.

Auteur:  Paul Kersey [ 07 Sep 2013 14:15 ]
Sujet du message:  Re: Cinéman, de Yann Moix avec Franck Dubosc

Apparemment, l'ami Moix ne s'en est toujours pas remis, mais continue de se prendre pour un génie de la littérature:

http://www.franceinfo.fr/livre/tout-et- ... in-content

Auteur:  Flav [ 11 Déc 2013 20:52 ]
Sujet du message:  Re: Cinéman, de Yann Moix avec Franck Dubosc

J'aime beaucoup ce commentaire de l'article qui, s'il n'est pas bidon, remet les choses légèrement à leur place :wink: :

Citer:
Technicien sur le tournage en Belgique de ce monumental gâchis, permettez-moi de préciser : je n'ai jamais vu aucune bagarre entre techniciens sur le plateau, j'ai quotidiennement salué Franck Dubosc qui me l'a toujours bien rendu, je n'ai vu aucun infarctus du chef op (juste un malaise vagal). Le plus drôle étant bien sûr la soi-disant consigne de retard au chauffeur. No comment. On pourrait par contre passer du temps sur l'attitude de Moix sur le tournage (certaines jeunes comédiennes belges s'en souviennent...)

Auteur:  Lawrence Woolsey [ 24 Juil 2014 20:10 ]
Sujet du message:  Re: Cinéman, de Yann Moix avec Franck Dubosc

Assurément, Cinéman est un film autre, jusque dans sa nanardise.

Car si même Drexl, l'auteur de la chronique, ne le considère pas comme un nanar, j'avoue l'avoir apprécié comme tel et je ne doute plus un instant de la véracité de l'anecdote de Philippe Clair selon laquelle Moix lui aurait dit qu'il considérait Par où t'es rentré, on t'a pas vu sortir comme un classique de la comédie française. Car j'ai apprécié Cinéman comme j'ai apprécié bien des comédies nanardes franchouillardes à savoir après destruction de tous mes neurones lors des dix premières minutes du film et passant par la suite constamment de l'ébahissement au rire nerveux. La seule différence c'est que chez Clair et consorts, ce sont les acteurs qui cabotinent et la mise en scène qui est inexistante alors que chez Moix, c'est exactement le contraire : le réalisateur cabotine comme un malade alors que les comédiens n'en foutent pas une rame.

Dès le départ, on sent qu'il y a quelque chose qui cloche. La première voix off spoile carrément tout le film puisque l'on apprend d'office qu'il s'est marié avec son héroïne, a eu un gosse et un chien donc on se doute qu'on n'aura pas un final à la Rose pourpre du Caire et donc que le personnage d'Anne Marivin ne sert strictement à rien, en plus d'être totalement incohérent, faisant tous les reproches du Monde à Cinéman mais passant quand même pas mal de temps avec lui, allant jusqu'à l'accompagner au ciné. Une petite scène expliquant qu'elle le trouve touchant ou autre n'aurait pas été de trop. Et je passe sur la première apparition de Dubosc dans un costume qui fait mal aux yeux (à l'image du décor) et alignant des name droppings cinéphagique aussi gratuits qu'inutile.

De la même façon, ces mêmes premières scènes font direct office d'aveu d'impuissance de la part de Moix puisqu'il se révèle incapable d'élever sa mise en scène au niveau des films choisis. Et c'est là le principal défaut du film, Moix se fracassant systématiquement contre les limites de son talent et échouant à diriger ses acteurs pour qu'ils entrent dans leurs rôles. Même quand il joue les pistoleros, les Tarzans ou Robin des Bois, Dubosc continue à faire du Dubosc et la mise en scène ne parvient jamais à s'adapter à chaque nouveau genre, filmant chaque séquences avec la même platitude et laissant à une B.O. à côté de la plaque le soin d'apporter une dimension "populaire" à l'ensemble. Ca devait être surréaliste pour l'équipe de tournage de voir Moix jouer avec des filtres de couleur (le principal aime les grenouilles donc hop, filtre vert !) ou tourner avec une pellicule d'époque hyper sensible hors de prix pour donner au tout un cachet qu'on ne retrouve sans doute même pas dans la première ébauche du scénario.

Parce qu'au final, Cinéman est une espèce d'aberration sur pattes, la déclaration d'amour au cinéma d'un gars qui, de toute évidence, n'aime même pas vraiment le cinéma. Dans sa caliméresque interview-bilan d'un désastre, Moix précise que pour préparer le film, il a passé des journées entières à la Cinémathèque, y regardant cinq films par jours. Et tout ça pour quoi? Pour un mélange gloubi-boulguesque de références à peine assimilées, d'hommages poussifs à des figures et des genres tellement ancrées dans la culture occidentale qu'on n'a même pas besoin d'avoir vu les films en question pour en avoir une image claire (Zorro, Tarzan, l'homme sans nom), le tout ponctué de répliques définitives sans aucun recul ni même point de vue personnel sur l'histoire du ciné ("c'est les droogies d'Orange Mécanique, le film le plus violent de l'histoire du cinéma" Première nouvelle...). Pourtant il y avait de bonnes idées et la matière à un bon détournement comme celui que fait le Jacques Tati de Jour de Fête dans la séquence de cinéma forain "la poste américaine". Ca fonctionne un peu avec l'évocation des destins des précédents cinémans mais déjà noyé dans la masse des idées non abouties servies par des acteurs moyennement concernés, le charme ne prend pas.

Au final, ce film aurait très bien pu avoir été écrit par un étudiant en première année de cinéma qui se fait sa culture avec "Les 100 films clefs du cinéma", dont la maladresse touchante devient exaspérante quand il en vient à donner des leçons et à mépriser tout avis différent de celui que lui a dicté Les cahiers du cinéma. Et c'est ce qui le rend nanar pour moi. Ce film est marrant comme il serait drôle de voir un prétendu champion du décathlon suffisant et exubérant se vautrer à toutes les épreuves, se prendre les pieds dans le tapis en partant et glisser sur sa savonnette en prenant sa douche. Le film n'est grotesque que par sa prétention à être une démonstration de force de la part d'un gars disposant d'une solide culture ciné et d'une parfaite assimilation des codes narratifs liés à chaque genre. Moix voulait faire le Kill Bill français avec mise en abîme digne de son statut de penseur philosophe. Il a fait Sidekicks. En pire.

Car non seulement Moix a échoué à pasticher différents codes cinématographiques mais même le reste ne tient pas debout, aussi bien les gags annexes, collés ça et là au petit bonheur sans aucun effort pour leur trouver une cohérence dans le plus pur style "autant que ça serve" (le sous-titrage, le passage en noir et blanc qui semble pompé sur le personnage flou de Harry dans tous ses états) que l'évolution du personnage qui, sans vraiment explication ni justification scénaristique passe d'un seul coup du stade de gros connard à celui de type prévenant. Ca vient sûrement du fait qu'en combattant le personnage de PEF, il a combattu son propre côté obscur, mais ça n'est jamais vraiment clair. Et pourquoi c'est Pierre Richard qui l'aide? Et pourquoi la broche se trouve dans un bouquin? Et pourquoi c'est en se piquant qu'il devient Cinéman? Et pourquoi c'est au contact de l'eau qu'il peut s'extraire des films? Ca n'est ni expliqué ni vraiment expliquable, à moins de s'appeler BHL et d'avoir un ascenseur au troisième sous-sol à renvoyer à la suite royale.

Au final, Cinéman est une véritable hallucination cinématographique, un film incompréhensible qui veut trop en dire tout en n'ayant rien à dire, ni sur l'art cinématographique, ni sur son statut de média de divertissement de masse, à l'inverse d'un Last Action Hero qui sur la même idée (un individu moyen entre dans un film et ça fout le bordel) délivre un vrai message tout en étant un excellent divertissement. Si Moix avait vu ce film, il se serait abstenu de faire Cinéman. Enfin, à la réflexion, rien n'est moins sûr...

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