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 Sujet du message: Re: Doutes (chronique du sentiment politique)- 2013
MessagePublié: 01 Juil 2018 12:01 
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Grand Nanardeur
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Inscrit le: 05 Oct 2007 21:09
Messages: 962
Est-ce qu'il est plus acteur que journaliste ?

Je me demande si son appartement dans le film est vraiment le sien.

Pour le film, si au départ je trouvais son côté "décalé" amusant, après 40 minutes je commence déjà à saturer quelque peu.

Je penser que c'est un film qui doit se regarder à plusieurs, avec chips et boissons.

Et la grande question : est-ce que la femme de Biolay a vraiment couché avec DSK ?

Et est-ce que le film a été sponsorisé par le PS ?


:wall:


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 Sujet du message: Re: Doutes (chronique du sentiment politique)- 2013
MessagePublié: 02 Juil 2018 19:05 
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Apprenti Nanardeur

Inscrit le: 16 Déc 2016 13:26
Messages: 24
Stryker a écrit:
Est-ce qu'il est plus acteur que journaliste ?


Ben comme il est pas très journaliste...

En fait, il est Editorialiste, oui Môôôôsieur ! Et un éditorialiste n'est pas un journaliste. C'est comme comparer un joueur de DH à Neymar.

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Quand le savant énonce une théorie, l'imbécile sort un exemple.


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 Sujet du message: Re: Doutes (chronique du sentiment politique)- 2013
MessagePublié: 12 Oct 2018 12:40 
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Bon Pote de Godfrey Ho
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Inscrit le: 11 Oct 2003 15:07
Messages: 10704
Localisation: Dans une bulle de confinement psychédélique
Outch.

Ça faisait longtemps que je n'avais pas affronté une telle lessiveuse mentale dont on ressort dans un tel état de vulnérabilité psychique que l'on se sent prêt à intégrer la première secte croisée. La laideur atroce de la réalisateur, l'absence totale de toute musique (en dehors des génériques), le montage abrupt faisant défiler de manière incompréhensible le temps de déroulé de l'histoire, tout participe à n'avoir d'autre échappatoire que se concentrer sur les interminables discours socio-politiques des personnages qui, sortie d'une fascination pour l'histoire de la Shoah pour l'une (d'ailleurs, ses enfants ne jouent pas à chat mais à shalom !!), ne paraissent avoir aucun autre centre d'intérêt. Impossible pour le spectateur d'y réchapper, on se croirait Alex rééduqué dans Orange Mécanique.
Le point de bascule est pour moi survenu quand l'une des nanas veut confier ses peines de cœur à Barbier qui lui prend alors immédiatement la tête sur la Lybie et les révolutions arabes. Elle semble soudain prendre conscience de l'horreur totalitaire qu'est cet envahissement de toute parole et pensée par la tyrannie de l'actualité politique du moment. Et la conclusion de cette séquence avec le quiproquo sur sa relation extraconjugale avec DSK est le déclenchement de la sous-intrigue la plus délirante du film, faut dire que personne n'avait alors imaginé lier sociale-démocratie et érotisme conjugale.
Le top reste néanmoins Biolay qui, là où les 3 autres personnages ont surtout des scènes de dialogue, se morfond quant à lui dans des soliloquies marmonnées sur les rideaux et le Levallois-Perret d'antan, tandis qu'il épie ses voisins, clope à tout rompre et vit l'effondrement narcissique en pleine nuit du Sofitel. Barbier est presque plus crédible (j'ai dit presque) malgré ses imitations de Sarkozy et ses expressions détonnantes (des "crisouilles" aux "strudels trotskystes"). La meilleure réplique du film reste toutefois : "dans vociférable, y'a râble, j'ai faim, donnez moi du lapin".

On pourrait en dire encore beaucoup sur ce film concept qui provoque une expérience inédite mais bien peu accessible, reconnaissons-le. Il faut vraiment vouloir remonter aux sources d'un maelstrom de chianterie constitué de tous les pires scories du cinéma français dit d'auteur, pour enfin ressortir de l''autre côté et pouvoir dire "je l'ai fait". La réalisatrice, épouse à la ville de Barbier, nous offre un pur ego-trip de ses tourments névrotiques les plus exaspérants et de ses interrogations existentielles sur la Gôôôôôôche (en fait, les courants du PS), sans aucune prise de recul sur sa crotte qu'elle admire comme la dernière merveille du monde. Il suffit de lire son interview et son carnet de bord sur laregledujeu.org pour s'en convaincre. Du nanar total, quoi.

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"On était si pauvres, que quand un cambrioleur s'est introduit chez nous, on l'a dévalisé."

"T'as vu, les œufs sont cuits à l'envers..."


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 Sujet du message: Re: Doutes (chronique du sentiment politique)- 2013
MessagePublié: 12 Oct 2018 13:39 
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Grand Nanardeur
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Inscrit le: 05 Oct 2007 21:09
Messages: 962
Je pense qu'il s'adresse déjà à des nanardeurs un minimum confirmés.


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 Sujet du message: Re: Doutes (chronique du sentiment politique)- 2013
MessagePublié: 12 Oct 2018 16:14 
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Nanardeur en progrès
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Inscrit le: 23 Oct 2011 20:03
Messages: 472
Localisation: Devant ton nez
La non-édition en vidéo, est-ce à cause du bide retentissant du film en salles ? Pour que ça aille jusqu'à décourager n'importe quel éditeur de le sortir en DVD, ça a vraiment dû être grave.

_________________
à bas la nanarploitation !


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 Sujet du message: Re: Doutes (chronique du sentiment politique)- 2013
MessagePublié: 12 Oct 2018 20:11 
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Grand Nanardeur
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Inscrit le: 05 Oct 2007 21:09
Messages: 962
En même temps le public potentiel d’un tel film est plutôt restreint.


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 Sujet du message: Re: Doutes (chronique du sentiment politique)- 2013
MessagePublié: 14 Nov 2018 17:11 
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Apprenti Nanardeur
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Inscrit le: 24 Août 2017 6:16
Messages: 5
WHOOOO ! J'viens de regarder ce film

... c'était spécial... pas totalement désagréable, pas totalement idiot... mais tout de même un peu.

Le taux d'arrogance, de nombrilisme, de parisiannisme malaisant est très fort... j'avais jamais vu quelque chose de ce niveau d'ailleurs.
C'est très difficile de ne pas éclater de rire parfois, devant l'infantilisme des transitions, du montage, de certaines conversations, de la violence symbolique qu'essaye à tous prix d'exercer le film sur son pauvre spectateur captif, pour crâner comme un bon élève qui se sait très intelligent.

Mention spéciale à la scène totalement autre (et fort justement relevée par la chronique Nanarland) où La compagne de Biolay (le meilleur ami de Barbier dans le film) force un repas au resto avec Christophe Barbier pour lui parler de ses problèmes, débarque avec l'air contrite en lui disant qu'elle est mal en ce moment et qu'elle veut lui parler (donc là, toute la planète à bien compris qu'elle à des problèmes dans son couple ou sa vie personnelle) et Barbier l'approuve dans un quiproquo improbable "oui, mais je te comprends, avec la crise en Lybie tout le monde est mal en ce moment", et ce quiproquo gênant dure toute la scène "non, mais tu ne comprends pas, je me sens paumée" "mais oui ma chère, c'est normal, les repères politiques se délitent" etc. Atroce.

J'étais très étonné de voir que, même si tout le monde à droit à ses répliques WTF jouées avec le cul, en moyenne Biolay s'en sort pas trop mal, Barbier assez loin derrière (difficile de jouer un texte ampoulé et mille fois trop écrit lorsqu'on doit être un personnage justement très sérieux, rigoureux, littéraire, le personnage de Biolay, qui marmonne, picole et se détruit, a la chance de pouvoir remettre un peu de naturel dans les textes) tandis que les deux filles, actrices professionnelles je suppose, sont d'assez loin les plus fausses des 4, surtout dans la première moitié du film.

Stryker a écrit:
Au fait, quel est justement le sens de la réplique « Tu ne trouves pas que je ressemble à un canton suisse ? » ?


Si cette question est toujours en suspens, il s'agit d'une scène où la femme du personnage de Barbier l'asticote quelque peu sur sa soi-disant neutralité politique extrême, sa réputation d'être totalement insondable, de n'avoir aucune aspérité politique permettant de le situer. Il fait donc cette réplique (qui se veut humoristique je pense, même si ça ne fonctionne pas) pour mettre en scène sa légendaire neutralité.


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 Sujet du message: Re: Doutes (chronique du sentiment politique)- 2013
MessagePublié: 27 Nov 2018 23:43 
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Nanardeur Novice
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Inscrit le: 20 Mars 2007 1:35
Messages: 164
Elbidasse a écrit:
Si j'ai bien compris, c'est un savant mélange de "La nuit du risque", du "Jour et de la nuit" et du "Désirable et du Sublime" avec une noisette de Cyril Lignac ? J'ai bon ?


Après visionnage, je rajouterai une touche de "The Room" avec la sous-intrigue WTF de Paul (tromperie, épouse mythomane, suicide final...).


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