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 Sujet du message: Colt 45 - Fabrice du Weltz
MessagePublié: 08 Août 2014 0:20 
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Nanar un jour, nanar toujours
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Pas de sujet donc je copie la critique que j'ai postée sur mon blog (instant pub : l'adresse c'est http://kevo42.free.fr).

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Vincent Milès (Ymanol Perset) est un jeune armurier dont le nom est empreint d’une lourde charge symbolique. Après avoir remporté le championnat du monde de course avec tir sur cible, il est très sollicité pour intégrer différents services de police d’élite. Problème, il préfère rester dans l’ombre. Sa rencontre avec Milo Cardena (Joey Starr) va l’entraîner dans les ténèbres.

Bande annonce : https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=hb-dRRZ8UFw


Un film à la genèse compliquée

La sortie de Colt 45 cette semaine constitue un non-événement des plus intéressants. Le film bénéficie d’un casting solide, avec un jeune acteur prometteur, des gueules du cinéma français (on croise au détour d’une scène Joe Prestia et Philippe Nahon) et des acteurs assez connus en la personne de Gérard Lanvin, Alice Taglioni, et Joey Starr. La bande annonce était prometteuse, et la co-production Warner / Thomas Langmann promettait une bonne distribution.

Problème : en 2012, Fabrice du Weltz twitte que le tournage est terminé et qu’il entame la postproduction.

Un an et demi plus tard il s’embrouille avec quelqu’un (un critique ?) et lui dit que tel Jon Snow il ne sait fichtre rien de ce qu’il avance.

Il apprend finalement que son film sort le 6 août via les réseaux sociaux, et conclut en en faisant la pub du bout des lèvres sur son compte :

Whatever. I've worked so hard, I earned it. So be it. http://t.co/3putXFlWQj

— fabrice du welz (@fabriceduwelz) 4 Août 2014

Que s’est-il passé entre ce tournage plein d’enthousiasme et une sortie discrète et sans projection de presse ?

On parle de brouille entre du Welz et ses acteurs (notamment Joey Starr, hypothèse crédible vu que les deux personnages semblent assez sanguins) de film possiblement remonté dans le dos, mais au fond, on n’en sait rien, et puis on sait comment tous les faits sont déformés au fur et à mesure des récits.

Pour résumer : on sait qu’il y a un problème. On ne sait pas de quoi il s’agit. Mais on sait qu’il est suffisamment important pour qu’un film dont la bande-annonce n’est pas moins attirante qu’une autre soit torpillé : l’absence de promotion débouchant sur un démarrage tout moisi.

Mais nous, on s’en moque, parce que l’on sait que des films faits dans des conditions chaotiques et qui ont eu une vilaine carrière au box office peuvent être très bons. Alors, jugeons sur pièce.


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L'une des superbes affiches du film par Gilles Vranckx

Zwei Seelen wohnen, ach ! In meiner Brust

Ce vers du Faust de Goethe, que l’on peut traduire par : « deux âmes cohabitent, argh ! Dans ma poitrine », résume parfaitement cet étrange film qu’est Colt. 45, car il y a en effet en lui deux films pour le prix d’un.

D’un côté, il y a le film que les producteurs espéraient peut-être, et qui correspond à tout ce que je déteste dans le polar français actuel. C’est à dire, le film de couillu, avec Gérard Lanvin et Simon Abkarian qui se tirent la bourre et s’insultent en public, avec des flics hors la loi qui vont au braquo, et Joey Starr au milieu qui compte les points. Ce film là est présent, et il est assez déplaisant : voir Joey Joey flic d’élite avec sa bedaine, les flics clichés qui poussent le petit jeune dans les casiers pour lui faire comprendre qu’il n’est pas du même monde, sans parler de quelques dialogues aptes à déclencher ce geste de la paume posée sur le visage qui plaît tant à internet.

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D’un autre côté, il y a le film dont rêvait peut-être du Weltz, un film d’une noirceur totale, qui démarre comme un film d’arnaque à la David Mamet pour se poursuivre en descente en enfer, un film avec des scènes d’action courtes, mais d’une violence rarement vue dans le cinéma français, un film visuellement superbe où le duo Debie / Du Welz fonctionne à nouveau à merveille, sculptant les corps en les enveloppant de noirs très marqués. Je ne saurai trop insister là dessus : le film est beaucoup trop beau par rapport à ce qu’il raconte.

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Cette alliance impossible crée un drôle de sentiment sur le spectateur, qui est tour à tour navré et admiratif. Une bivalence présente à tous les niveaux :

- D’un côté Ymanol Perret est physiquement impressionnant, et son rôle appelle à une performance intériorisée. D’un autre, il a beaucoup de mal à tenir le film sur ses épaules tant il manque de charisme.

- D’un côté la bande-son tranche avec ce qu’on entend en France par son aspect electro-indus, avec des ambiances plutôt sympa, d’un autre côté, on s’attend presque par moment à entendre crier Mortal Kombat !

- D’un côté certaines fusillades sont impressionnantes, d’un autre on a parfois du mal à comprendre pourquoi le héros agit comme il le fait dans celles-ci.

- D’un côté, la violence sèche est au cœur du film, mais de l’autre la brièveté des scènes d’action ne permettent pas de racheter le film avec la même netteté que celles de The Raid 2.

Un véritable yo-yo émotionnel, où un plan idiot peut déboucher sur le plan le plus jouissif de l’année, ce qui en fait un film qui s’adapte mal à un système de notation critique classique.

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Et alors c’est bien ?

Et bien oui et non. Tout dépend de ce que vous attendez d’un film. Si pour vous le scénario prime, n’allez pas le voir, parce qu’il est écrit avec les pieds et pas super bien interprété. Si au contraire vous allez voir un film pour la mise en scène et le dialogue avec le genre qu’il instaure, vous allez aimer.

Trop noir pour ceux qui attendent un polar commercial, trop mal écrit pour ceux qui rêvaient d’un chef d’œuvre crépusculaire, Colt. 45 a peut-être causé le désamour à force de ne pas savoir qui il voulait séduire.

Pourtant, au final, j’y ai pris le genre de plaisir que l’on a à regarder un poliziottesco (de luxe), ces polars italiens pour l’époque très violents, dont le scénario léger était racheté par ces plans impressionnants qui vous donnaient le sourire pour le reste de la journée.

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 Sujet du message: Re: Colt 45 - Fabrice du Weltz
MessagePublié: 10 Août 2014 19:41 
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Bon Pote de Godfrey Ho
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D'accord avec Kevo dans l'ensemble. A l'image d'un Dernier Rempart, ce film est clairement trop bien réalisé par rapport au script de départ, au point qu'on se demande à quel point le scénario d'origine a été modifié en cours de route. Parce qu'on imagine mal un cinéaste comme Du Welz réaliser de gaieté de coeur une oeuvre aussi bancale où les séquences fortes, noires et impeccablement filmées succèdent à d'autres incroyablement fades ou bâclées. Mais il y a tout de même suffisamment de bonnes choses pour que je ne regrette pas de m'être déplacé pour une séance ciné.

Le premier souci du film à mon sens, c'est vraiment les dialogues, hyper lourds à force de vouloir faire viril, macho et finissent par devenir crypto-gays. Et c'est Joeystarr qui écope de la tâche ingrate de faire passer lesdites répliques. Car face à un Lanvin adepte des discours de soutien, mise en confiance et autres couverture de plot-holes, Starr a droit à toutes les punchlines, les répliques supposément courtes et définitives mais qui sont parfois à la limite de mériter un cut excentrique. Si on passe sur le gros wink-wink-nudge-nudge que constitue sa réplique "je connais pas de star" (alors qu'il conduit une Mercedes-Benz), ses rapports avec notre héros se limitent souvent à une attitude dominant-dominé saupoudré de répliques telles que "J'aurais pu t'apprendre à tirer" ou encore "Non, je suis pas en train de te baiser, je te fais l'amour, comme à une gonzesse. Tu les sens mes couilles? Hein, tu les sens?".

Pourtant tout au long du film, Joeystarr fait preuve d'une véritable présence à l'écran, d'un véritable charisme de bad guy comme on en a trop rarement vu par chez nous. Mais c'est aussi un peu là que le bât blesse vu qu'à aucun moment, on ne sent que Milès fait le poids face à lui. C'est normal au début puisque le scénario est conçu comme ça, comme la descente aux enfers d'un trop-bon-trop-con qui finit par ressembler voire à dépasser celui qui le persécute. Mais si on ne peut pas contester la présence physique du héros, on ne sent pas son personnage s'étoffer, gagner en confiance, en rage, en envie de tuer si bien qu'on en arrive à des séquences nous rappelant un peu Le sadique à la tronçonneuse, où Lanvin et ses potes, vieux briscards de la BRB, envoient le jeunot au casse-pipe sans rien branler de leur côté... Et même dominé par le personnage de Joeystarr, on ne comprend pas pourquoi le héros lui obéit au doigt et à l'oeil tant il apparaît vite qu'il aurait mieux valu pour lui avouer le "crime" qu'il avait commis plutôt que de jouer le jeu de Joeystarr...

Toute la séance se déroule plus ou moins comme ça : une grosse montée de plaisir cinéphilique devant des scènes impeccablement filmées, montées, dans des décors somptueux de décrépitude et de noirceur, immédiatement plombées par d'autres dont la fadeur tombe comme un cheveu sur la soupe. Le meilleur exemple est sans doute cette descente chez un gangster (à la fois sosie de Vladimir Poutine, Daniel Craig et Robert Knepper), lequel, en une fraction de seconde, égorge le personnage d'Alice Taglioni avant de se prendre un headshot en gros plan, aussitôt suivie par une scène cliché de dernier hommage avec préfet (Philippe Nahon, qui n'a visiblement tourné qu'un seul plan, même pas un reaction shot...) devant le cercueil recouvert d'un drapeau bleu blanc rouge avant que Lanvin et Simon Abkarian se mettent sur la gueule tandis qu'Ymanol Perset, rongé par la culpabilité, supporte le regard éploré de la fille d'Alice Taglioni. Et on notera également que la troupe de braqueur fait ici plutôt office de Deus Ex-Machina, débarquant au petit bonheur pour recomplexifier une intrigue qui commençait à se résoudre d'elle-même (je pense notamment à la scène de la mort de Lanvin).

En bref, il y a beaucoup de choses intéressantes dans ce film, une vraie ambiance, une tentative de jeu avec les conventions de polar selon Olivier Marchal mais on sent trop le projet charcuté pour diverses raisons pour y adhérer totalement. Un documentaire à la Fucking Kassovitz devrait être passionnant.

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 Sujet du message: Re: Colt 45 - Fabrice du Weltz
MessagePublié: 17 Août 2014 13:12 
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Grand Nanardeur
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Est-ce que le film est dans la veine du Convoyeur ? Au niveau de l'ambiance, la mise en scène...

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 Sujet du message: Re: Colt 45 - Fabrice du Weltz
MessagePublié: 17 Août 2014 13:21 
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Nanar un jour, nanar toujours
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Inscrit le: 07 Avr 2007 0:13
Messages: 3333
Il y a un peu de ça, oui, mais le convoyeur est un film beaucoup plus cohérent et mieux écrit, en tout cas dans mon souvenir.

Colt 45, c'est un polar assez classique, mais avec des éclats de violence super prononcés et inattendus, et une très belle réalisation.

Typiquement le genre de film que l'on évoquera dans vingt ans dans un topic dans le genre de celui ouvert dans le forum général, et où on dira : je ne savais pas qu'il y avait eu autant de polars dans les années 2010.

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 Sujet du message: Re: Colt 45 - Fabrice du Weltz
MessagePublié: 04 Oct 2014 12:39 
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Docteur es nanarologie
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Localisation: Derrière toi, un couteau nanar en plastique à la main...
J'ai entendu cette semaine une critique (express) de ce film à la radio, où le critique Hugues Dayez donne quelques détails croustillants sur les coulisses de ce film, c'est à 1h16 dans le podcast:
http://www.rtbf.be/radio/podcast/player?id=1959973&channel=purefm

(Non non, je ne suis pas un bot comme Matheo, j'vous jure!)

On y apprend que le film n'a pas été remonté mais que certaines scènes d'action n'ont tout bonnement pas été tournées, Thomas Langmann (insérez ici la musique "entrée en scène du méchant") ayant quasiment disparu après l'échec de ses ambitions d'entrées pour Stars 80, dont les bénéfices étaient attendus pour le financement de ce film-ci...

Joey Starr ayant bien fini par se prendre la tête avec le réalisateur, c'est Frédéric Forestier qui a été appelé au secours afin de boucler plus ou moins le film.

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Sbel a écrit:
le Mengeance est un film qui se voit froid (moi je l'ai vu cuit, parce que j'avais un peu bu)


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 Sujet du message: Re: Colt 45 - Fabrice du Weltz
MessagePublié: 06 Oct 2014 11:50 
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Nanar un jour, nanar toujours
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Ah bah c'est vachement intéressant. Je savais pour la brouille avec Joey Starr, mais pas pour les problèmes d'argent. Quel gros pitre ce Thomas Langmann !

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 Sujet du message: Re: Colt 45 - Fabrice du Weltz
MessagePublié: 07 Oct 2014 17:31 
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Bon Pote de Godfrey Ho
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Du coup je suis certain que c'est Forestier qui est responsable de la scene du dernier hommage avec Philippe Nahon en prefet. C'est pas possible autrement...

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 Sujet du message: Re: Colt 45 - Fabrice du Weltz
MessagePublié: 09 Oct 2014 12:29 
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Nanar un jour, nanar toujours
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L'avantage de ce genre d'histoire, c'est que tu peux mettre toutes les scènes pourries sur le dos de Forestier.

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 Sujet du message: Re: Colt 45 - Fabrice du Weltz
MessagePublié: 09 Oct 2014 19:11 
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Bon Pote de Godfrey Ho
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Localisation: Aux Studios MIRACLE :"Si C'est Un Bon Film,C'est Un MIRACLE!"
Ah ouais mais la dans le genre plongeon artistique d'une scene sur l'autre, je crois avoir vecu un vrai traumatisme... :-D

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 Sujet du message: Re: Colt 45 - Fabrice du Weltz
MessagePublié: 25 Nov 2014 20:49 
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Docteur es nanarologie
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http://www.lavenir.net/article/detail.a ... 0_00536824

deathripper l'avait prédit :

"faire face, sur le plateau, aux caprices de stars des deux acteurs principaux du casting, Joey Starr et Gérard Lanvin. Des tensions qui amèneront ces deux-là à refuser de revenir sur le plateau tant que Du Welz y serait aussi. Et Langmann à demander à Frédéric Forestier, le réalisateur d’… Astérix aux Jeux Olympiques et l’un de ses plus fidèles complices, à… tourner les dernières scènes du film pour en assurer la sortie, presque une année après ce qui était initialement prévu…"

+ Lanvin qui refuse tout plan-séquence parce qu'il n'apprend pas son texte. Voila voila...

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 Sujet du message: Re: Colt 45 - Fabrice du Weltz
MessagePublié: 03 Jan 2015 3:44 
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Docteur es nanarologie
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Inscrit le: 30 Oct 2012 23:19
Messages: 1781
Vu dans l'avion, et globalement bien aimé. Une ambiance sombre et dure à la Olivier Marchal bien fichue, des personnages solides, une bonne intrigue avec un twist pas trop mal (bon, c'est pas "6e sens" ou "Usual suspect", mais pour un polar français c'est bien), Gérard Lanvin impérial.

Après, il y a des défauts, le rythme est inégal (d'abord assez tranquille et posé, ça s'accélère par la suite et ça va à 100 à l'heure durant la dernière demi-heure), quelques trous dans le scénar (le perso du type qui héberge le héro au début est complètement oublié, les truands qui flinguent Abkarian surgissent pour aussitôt disparaitre) et puis Joey Starr montre qu'il n'est pas un vrai acteur (c'est à dire qu'il refait le numéro du bad boy qu'il faisait déjà sur scène et dans tous ses films).

Donc, en somme, plutôt une bonne surprise, d'autant que j'avais des appréhensions. Fabrice de Weltz a l'air d'un réalisateur solide et j'espère qu'on lui confiera des projets ambitieux.

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