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Barry Lyndon - Stanley Kubrick - 1975
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Auteur:  tagolo [ 02 Jan 2008 9:56 ]
Sujet du message: 

J'ai eu la chance de le voir dans la grande salle du Max Linder à Paris, un pur délice ! Des fois ça vaut le coup de mettre le réveil le samedi matin pour être à l'heure et ne pas louper ça.
Bizarrement, le film avait un format un peu bâtard, entre le 4/3 et le 16/9 mais sans créer de déformation.

Me reste encore 2001, Apocalypse Now et Solaris (le premier) à voir en salles....

Auteur:  peter vincent [ 04 Jan 2008 1:09 ]
Sujet du message: 

Mandraker a écrit:
Nébal a écrit:
Oh. :shock:

Voir Barry Lyndon au cinoche...

Je bande... :oops:

Moi je suis sûr qu'il passera pas par chez moi, Kubrick c'est trop obscur... :cry:


achete toi un projecteur sur rue du commerce 249 euros avec avec l'ampli et otut et tout ...

un petit bijou tourne a la bougie , tu travail de maitre 8)

Auteur:  L'assiette au beurre [ 11 Jan 2008 14:38 ]
Sujet du message: 

Qu'est-ce que je ne donnerais pas pour voir du Kubrick au cinéma...2001 et Barry Lyndon en premier lieu.

Auteur:  Mandraker [ 11 Jan 2008 20:58 ]
Sujet du message: 

peter vincent a écrit:
achete toi un projecteur sur rue du commerce 249 euros avec avec l'ampli et otut et tout ...

Bonne idée, je le mettrai entre ma rolls et mes tableaux de maîtres. 8)

Auteur:  Isatis [ 11 Jan 2008 21:42 ]
Sujet du message: 

le rôdeur a écrit:
oui un Zeiss de 50 mm avec une ouverture de 0.7 ce qui représente une taille d'objectif totalement dingue (4 x les objectifs conventionnels). Ils étaient utilisés dans les missions appollo par la NASA, le but étant de permettre avec un appareil photo, une vitesse d'obturation maximale dans des conditions de faible luminosité histoire de pas ramener des photos floues, ce qui aurait été dommage vu le prix des missions lunaires. Kubrick l'a faite adapter sur une lentille anamorphique fixée sur une caméra Mitchell (une caméra qui sert à filmer à l'épaule).

Avec un objectif pareil, à cette vitesse, l'opérateur a du s'arracher les cheveux pour fair le mise au point, vu la profondeur de champ minuscule. Il ne devait pas falloir que les acteurs bougent trop.

Le problème du cinéma, contrairement à la photo, c'est qu'on ne peut pas changer la vitesse puisqu'elle est fixée à 24 images/s. La légende dit que pour Massacre à la tronçonneuse, Tobe Hooper avait eu le même problème pour filmer des scènes de nuit avec son matos mais l'avait résolu de la manière inverse, il avait filmé à 12 images/s en demandant aux acteurs de jouer au ralenti puis avait accéléré les passages en post prod pour retrouver la vitesse normale.


L'autre option étant de tourner avec des films hyper sensible, mais bon ça donne un grooooooos grain (et un contraste accentué) pas forcément compatible avec les exigeances du cinema.
En tout cas, 0,7 d'ouverture sur un 50mm.... je crois que le pire que j'ai vu c'est 1,8 et déjà...
Je l'ai vu en VO quand je bossais en Ecosse et j'avais bien aimé, mais je crois que rien que pour cette histoire d'objectif je vais aller le revoir...

Auteur:  tagolo [ 29 Jan 2008 13:45 ]
Sujet du message: 

venez-donc-chez-moi a écrit:
Qu'est-ce que je ne donnerais pas pour voir du Kubrick au cinéma...2001 et Barry Lyndon en premier lieu.


2001 passera au "Grand Action" à Paris à partir du 13 février (copie 70 mm) :wahooo:

Auteur:  Kobal [ 12 Août 2008 22:03 ]
Sujet du message: 

En lisant vos posts, je comprends mieux pourquoi ce film est tant réputé. C'est pour une question technique. C'est vrai qu'il est joliment réalisé, mais quand on le le sait pas, on ne remarque pas plus que ça l'exclusivité des lumières naturelles. Et j'ai aussi constaté ce format ciné étrange entre le 4/3 et le 16/9.
Concernant l'histoire en elle-même, je reste assez modéré. Le problème est que cet arriviste de Barry finit par devenir un peu trop antipathique pour qu'on s'attache encore à ce qui lui arrive. Et j'avoue ne pas particulièrement aimé cette époque avec cette société prout prout guindée et fardée.
Une première partie intéressante donc, qui s'essoufle par la suite en s'enfermant dans la morne vie de faux nobliot. S'en dégage tout de même le duel dans la grange qui est excellent, et qui m'a de nouveau fait ressentir quelque chose pour le personnage principal.

Et je ne comprends sincèrement pas pourquoi tant de gens le considère comme un chef d'œuvre.

Auteur:  Ambassadeur [ 12 Août 2008 22:39 ]
Sujet du message: 

Kobal a écrit:
En lisant vos posts, je comprends mieux pourquoi ce film est tant réputé. C'est pour une question technique.


Non, c'est pour question d'émotion :-D
Dès que la musique de Haendel retentit, au début du film, j'en ai des frissons.

Et pourtant je suis clairement pas une tarlouze. 3ème degré tout ça.

Auteur:  john matrix [ 13 Août 2008 9:55 ]
Sujet du message: 

Kobal a écrit:
En lisant vos posts, je comprends mieux pourquoi ce film est tant réputé. C'est pour une question technique. C'est vrai qu'il est joliment réalisé, mais quand on le le sait pas, on ne remarque pas plus que ça l'exclusivité des lumières naturelles. Et j'ai aussi constaté ce format ciné étrange entre le 4/3 et le 16/9.
Concernant l'histoire en elle-même, je reste assez modéré. Le problème est que cet arriviste de Barry finit par devenir un peu trop antipathique pour qu'on s'attache encore à ce qui lui arrive. Et j'avoue ne pas particulièrement aimé cette époque avec cette société prout prout guindée et fardée.
Une première partie intéressante donc, qui s'essoufle par la suite en s'enfermant dans la morne vie de faux nobliot. S'en dégage tout de même le duel dans la grange qui est excellent, et qui m'a de nouveau fait ressentir quelque chose pour le personnage principal.

Et je ne comprends sincèrement pas pourquoi tant de gens le considère comme un chef d'œuvre.


Bof, perso je le considerai comme un chef d'oeuvre avant même de savoir pour l'histoire des lumières naturelles et des telescopes et tout ça.
Non moi ce qui fait que c'est un de mes films préférés, c'est simplement l'esthétisme, la musique, et cette puissante histoire tellement humaine.

C'est justement parcequ'on voit un personnage passer de "attachant" à "antipathique" que cette histoire me sidère.

Et puis merde, rien que pour Schubert, c'est la claque.

Auteur:  Siry [ 29 Juil 2011 18:59 ]
Sujet du message:  Re: Barry Lyndon - Stanley Kubrick - 1975

Découvert la semaine dernière et > :shock: :shock: :shock: MASTERPIECE!

Comme me l'a dit deathripper à la nuit excentrique, Kubrick a voulu placer tous les arts dans ce film. Et bien en plus de tableaux impressionnants où juste un détail est mouvant, de musique classique qui claque grave encore et toujours, d'une photographie à tomber par terre, de cette voix-off qui raconte comme si elle lisait un roman et d'autres... En plus de toute la vie d'un mec, on se prend tout ça dans la gueule, TOUT est absolument nickel que c'en est impressionnant. Et en 3 heures.
Nom de Dieu, tout semble réglé à la flamme près, les plans aux millimètre près, le montage à la seconde près que c'en est limite inimaginable le boulot de titan que ça a dû demander. Ryan O'Neil est impeccable dans son rôle de salaud complexé près à tout pour accéder au pouvoir et la scène du duel est tellement tendue et impressionnante qu'elle n'a strictement rien à envier aux chefs d'oeuvres de Leone. Une claque, une très très grosse claque.

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Auteur:  Mike Hunter [ 09 Fév 2014 12:35 ]
Sujet du message:  Re: Barry Lyndon - Stanley Kubrick - 1975

Vraiment un excellent film!!!

Visuellement, rien à dire, aucun reproche à faire. Ce film est réellement magnifique. Même 40 ans après l'impact reste impressionnant et on reste vraiment bluffé. Certes, techniquement, il y a cette histoire de lentille qui permet de capter la lumière naturelle, mais il y a aussi le fait que KUBRICK savait parfaitement composer ses plans: à chaque image, il y a un équilibre quasi-parfait entre le décor, le ciel, le positionnement des acteurs et l'angle de prise de vue. Tout est harmonieux.
Parmi les reproches que j'ai pu lire ce fil, il y a l'antipathie que génère le personnage dans la seconde partie du film. Je trouve au contraire que KUBRICK a très bien traité le destin de son héros: si sa déchéance était due à des évènements extérieurs qu'il ne pouvait maitriser, ça aurait été beaucoup moins intéressant. Redmond BARRY LYNDON perd tout par sa faute, et uniquement à cause de ses actes (les humiliations qu'il inflige à sa femme, son refus de s'accomoder avec son beau-fils...).

:gifescrime: :gifescrime:

Auteur:  L'assiette au beurre [ 10 Fév 2014 15:27 ]
Sujet du message:  Re: Barry Lyndon - Stanley Kubrick - 1975

Dans ma vie, il y a limite un avant et un après Barry Lyndon. C'est précisément avec ce film, un peu avant mes 17 ans, que j'ai commencé à m'intéresser à l'histoire plus ancienne que le 20e siècle. Je me revois encore tout passionné par mon cours d'histoire sur les Temps Modernes au blocus de Noël de cette année-là. Avant ça, je ne me serais jamais vu dans les études que j'ai faites.

Kubrick a un vrai talent pour rendre passionnant son sujet. Le visuel est sublime, mais c'est loin d'être tout. Le film fait une des meilleures utilisations des compositeurs classiques de tout le septième art. On n'écoute plus Haendel et Schubert de la même façon avant et après l'avoir vu, tout comme pour les deux Strauss après 2001 ou Beethoven après Orange mécanique. Le récit suit sans difficulté. Passionnant de bout en bout, mais tout en silence. Un pur réalisme, sans toutes ces grandes valeurs morales qui rendent souvent un peu anachroniques les représentations du passé dans le cinéma. Je ne vois pas comment on peut passer à côté.

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