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 Sujet du message: Le Faucon - Paul Boujenah - 1983
MessagePublié: 21 Août 2013 22:25 
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Nanardeur fou ?
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Titre original : Le Faucon*
Réalisateur : Paul Boujenah
Année : 1983
Pays : France
Genre : Faucon, vraie connerie (Catégorie : Sécuritaire)
Durée : 1h20
Acteurs principaux : Francis Huster, Vincent Lindon, Guy Pannequin, Audrey Dana, Joseph Boujenah...

*Il n'a jamais tué.


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Bon, le générique commence, ça me laisse le temps d'introduire cette chronique. Soyons clairs, le cinéma Français des années 80, c'est pas ce que LA FRANCE a produit de mieux. Et quand bien même l'effort fut de mise, le poids des années se fait douloureusement sentir. Esthétique grisâtre et sale, choix vestimentaires tape-à-l'oeil, saxophone à tous les coins de bande originale, le cinéma français des années 80 est certainement celui qui a pris le plus gros et douloureux coup de vieux...

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... Bon, c'est encore le générique, j'ai encore le temps de vous caser deux ou trois trucs. Si un film majoritairement considéré comme « bon » comme Tchao Pantin a subi le poids des années, que dire alors d'une infâme croûte comme celle que nous allons étudier aujourd'hui, à savoir « LE FAUCON » (il n'a jamais tué...). Et pas n'importe quelle croûte puisqu'il appartient à cette fabuleuse catégorie des polars français des années 80, comme ont pu l'être « La nuit du Risque » ou encore « Parole de Flic » ! Non seulement il comportera toutes les tares citées plus haut qui nous paraissent aujourd'hui insupportables, mais en supplément, le spectateur abasourdi se rendra compte que ce film a été conçu en dépit de tout bon sens...

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... Le générique défile toujours... Bon... Je m'en vais vous raconter le pitch. « LE FAUCON » (il n'a jamais tué...) c'est ce pauvre Franck Zodiack, flic à la dérive incarné par Francis Huster (commencez pas à rire, sinon on n'a pas fini) dont la vie n'est pas joyeuse joyeuse depuis que sa femme a été tuée dans un accident de voiture mal filmé, et qui a plongé sa fille dans un profond coma. Depuis, le pauvre erre sans but, à se goinfrer de coca et de burgers (!), et à subir les railleries de ses connards de collègues (qui l'appellent « Moineau » XPTDR LOL). Jusqu'à ce jour où le destin va le remettre sur le chemin de Gus, délinquant sans vergogne, responsable de la mort de sa femme (Note: c'est ce qu'indique en tous cas le résumé, car dans le film, personne ne sait qui est responsable de l'accident, ni s'il a été provoqué par un délinquant...).

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HA NON MAIS HÉ PUTAIN C'EST TOUJOURS LE GÉNÉRIQUE ??!? Bon allez, avance rapide, là, sinon on n'a pas fini. Déjà tiens, on peut pointer un premier problème: le film commence donc par un générique INTERMINABLE qui enchaîne les crédits sur fond de jazz/funk de supermarché avec une lenteur exaspérante. Cela paraît anodin dit comme ça, mais vous verrez, à chaque fois que vous penserez le générique fini, d'autres noms vont continuer à défiler inlassablement, laissant un rire nerveux vous gagner, déjà.

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La déprime à l'Américaine (vue à la Française)

Une fois ces 47mn25 de générique achevées, le film s'ouvre sur l'accident de la femme de Zodiak. Cette première scène va cristalliser à elle seule la majeure partie des problèmes du film: des enjeux peu clairs, (ici, la femme de Zodiak fuit (apparemment) son mari mais sans qu'on sache pourquoi), un montage incompréhensible à raison de 36 plans la seconde, une scène beaucoup trop longue, et des plans dont on n'explique pas la présence (la scène est entrecoupée de plans montrant un fameux FAUCON (il n'a jamais tué...)).

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De ces deux acteurs, lequel est le plus expressif ? Attention, il y a un piège...

Quand je dis que l'intégralité du film est à l'image de cette scène, je n'exagère pas. Le spectateur ne cessera de pester contre tous les choix que prend le film, choix qui sont constamment contraire à toute logique. Toutes les décisions prises par les personnages ne seront jamais expliquées, tout se déroule par des coups de chance qui surgissent de nulle part. Ainsi, Zodiack sait EXACTEMENT dans quels lieux il peut avoir des infos sur sa cible, voir le retrouver, même s'il l'a perdu de vue ou sans même prendre le temps d'enquêter. Il ne sera également pas rare de voir les collègues de Zodiack débarquer en pleine scène, même si ce dernier ne les avait pas avertis. On peut alors supposer que tout cela s'est passé « hors champs »... Le problème c'est que ça arrive TOUT LE TEMPS. Et laisse davantage l'impression au spectateur que tout se joue par des coups de bol que par une véritable mise en place de l'intrigue.

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L'inspecteur bouboule mène l'enquête.

Bon et encore, si ce n'était que ça le problème, ça n'en ferait pas forcément un nanar pour autant. Non, le problème, c'est que, en plus d'une mise en place des événements totalement bancale, le film se voit parasité constamment par toute une sélection de décisions et d'événements totalement stupides! Certaines scènes ressemblent même à des tentatives comiques de la part du réalisateur. Mais difficile à dire si cela en est réellement, tant celles-ci sont, quoi qu'il advienne, complètement ratées! On peut citer quelques exemples: Zodiack qui va s'acheter un flingue chez un commerçant complètement cinglé qui va le faire chier pendant des plombes avec son assurance. Zodiack lui règlera donc son problème en tirant dans sa vitrine, violant au passage environ 27 règles de sécurité essentielles du code de la police. Non ne cherchez pas, ça ne fait avancer l'intrigue d'aucune manière. Autre exemple, en pleine course poursuite, Zodiack se voit accosté par une personne âgée (qui n'a visiblement pas autre chose à foutre) qui lui somme de se dépêcher! Ce à quoi Zodiack lui répond « Hé ça va! Chuis pas Belmondo!!! »

Voici sans doute l'une des scènes les plus stupides du film. Admirez:
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Damned! Zodiack est fait comme un rat! Gus débarque en crabe devant lui et le vise de son gros flingue...

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Comme vous pouvez le voir par l'expressivité de son visage, la peur se lit dans les yeux de Zodiack...

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But suddenly! A wild wheel appears!

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Qui est donc ce gredin qui a réussi à mettre en déroute un malfrat adulte équipé d'un flingue chargé ?

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Réponse: un enfant avec son vélo qui passait par là! (Et qui, notez-le, réussit à faire des bonds de 1 mètre avec son vélo).

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« Les vélos d'enfants! Mon point faible secret! » Gus est battu et fuit pour sa survie!

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Zodiack, l'ami des enfants, le remercie d'un chalereux baiser (sur la tête hein...)

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Le garçon répond par un clin d'oeil... enfin d'yeux (c'pas facile). Il n'a fait que son devoir de citoyen.

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Outre des situations stupides, le film est encore moins aidé par des répliques débiloïdes. Aucun dialogue ne fait avancer le film. Il s'agit d'un enchaînement de punchlines et d'anecdotes qui se veulent tantôt badass, tantôt déchirantes, mais qui sont tellement mal écrites, balancées aléatoirement, et soutenues par des personnages à la psychologie de comptoir, qu'elles sont, au final, complètement foireuses et grotesques. Quelques exemples, comme dans ce moment où Zodiack interpelle Gus par la radio qu'il écoute en beuglant « ALLO TITI C'EST GROSMINET!!! ». Plus tôt dans le film, Zodiack réquisitionne une voiture dont le conducteur mange des chocolats. La première chose que Zodiack fera sera d'exiger ses chocolats, et de s'en goinfrer tout le long de la scène. Mais la pire réplique est sans doute celle où, chauffé par ses connards de collègue, Zodiack pète un câble et menace Vincent Lindon de son flingue. La seule chose que Huster trouve à lui dire est qu'il a envie d'un Cheeseburger! Et d'enchaîner avec la description de ce dernier. Fin de la scène, le film enchaîne sur autre chose. Le spectateur se repasse la scène pour vérifier s'il a bien entendu.

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Réplique authentique (Prononcez « Hambourgueur »)

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Le burger est une sorte de totem dans ce film puisque les personnages en bouffent constamment...

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Avec 28 burgers (oui oui), c'est le romantisme à son meilleur.

Mais comme si ça ne suffisait pas, le clou ultime du cercueil de la crédibilité est définitivement enfoncé par un casting TOTALEMENT excécrable, des plus petits rôles jusqu'aux gros rôles principaux. Pas un ne donne une once de crédibilité à n'importe quelle situation, qu'elle soit comique, dramatique, ou tendue. Et ce ne sont pas seulement les répliques qui font que cela est ridicule, c'est que les acteurs ne savent pas jouer correctement un seul instant dans le film. La palme revient à Francis Huster (qui a dit « comme prévu » ? C'est moche ce que vous faites), qui est sans doute le pire flic dépressif de la terre, inexpressif au possible, mâchant un mot sur deux, et dont les crises de nervous breakdown sont aussi crédibles que les bienfaits caloriques d'un Big Mac.

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Même Courir il ne sait pas le faire correctement!

« LE FAUCON » (il n'a jamais tué...) est donc un film complètement pété de A jusqu'à Z. Il est assez aberrant de se dire qu'il existe tel quel. Aucun choix ne se tient, aucune décision prise n'est la bonne, le film ne fait rien pour garder une image qui serait crédible, ne serait-ce qu'un minimum. Le film est assez court dans sa durée, et plutôt lent dans son rythme. Mais le film est tellement REMPLI de trucs aberrants, qu'il est difficile de s'y ennuyer. Le montage, les répliques, les acteurs, avec « LE FAUCON » (il n'a jamais tué...), vous aurez assez de nanardise pour vous en faire péter le bide. Comme après un menu maxi Best Of.

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Le film se finit à l'ancienne Cinémathèque Française. Il se pourrait qu'il finisse aussi à la nouvelle, de manière excentrique...

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"Putain j'ai rêvé que je jouais un film horrible où je parlais tout le temps de cheeseburgers..."

Côte de rareté:3/Rare

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Sorti dans les années 80, Le Faucon (il n'a jamais tué...) a connu bien évidemment une carrière en VHSn chez UGC Vidéo. En revanche, rien ne semble indiquer une quelconque sortie en DVD. Peut être pourrait on envisager une opération avec Mac Donald pour tout Happy Meal acheté...

Yatta-Man 3,5/5

Gifs par Kevo42
Image Cheese Burger par Right Hand Of Doom

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 Sujet du message: Re: Le Faucon - Paul Boujenah - 1983
MessagePublié: 21 Août 2013 22:46 
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Bon film !


Naaaan j'déconne, bonne chro oui ! Et superbe nanar au demeurant.

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 Sujet du message: Re: Le Faucon - Paul Boujenah - 1983
MessagePublié: 22 Août 2013 1:41 
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Francis Huster va mériter sa bio sur le site si ca continue.

Après ca à l'air tellement stupide qu'on dirait une parodie de film policier US, il y a aucun doute sur le sérieux de ce film?

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" Si on supprimait tous ce qui nous rend dingue, toute la société y passerait: le mariage, la guerre, le métro, les abattoirs, les clapiers, les tables d'opérations, etc"


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 Sujet du message: Re: Le Faucon - Paul Boujenah - 1983
MessagePublié: 22 Août 2013 8:16 
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Je crois me rappeler pour l'histoire de la femme d'Huster qu'en fait, Zodiack pourchassait Gus au détriment de sa vie de famille. Et alors que Zodiack prépare l'embuscade qui doit mettre Gus hors d'état de nuire, sa femme décide de se barrer avec sa fille. Elles auront un accident et l'opération anti-Gus sera ratée (il viendra même pas, je crois...). D'où la haine de Zodiack pour Gus qui peut se comprendre quand même. Moi aussi, les gens qui me posent un lapin sans prévenir, ça me met en rogne...

Enfin je crois, hein...

Sinon une bien belle chronique d'un film produit par le réalisateur de Vercingétorix, toujours dans les bons coups...

Mais si je peux me permettre une ou deux remarque, un petit passage sur la scène surréaliste du vigilante du banc public et des caps des apparitions d'Isabelle Nanty et Agnès Jaoui, ça serait sympa. (d'autant plus que pour Nanty, j'ai franchement l'impression qu'elle ne fait que rejouer un sketch...). Enfin, pour la séquence Belmondo, la personne âgée dit "Sautez !".

Enfin je dis ça mais j'ai bien conscience qu'il y a tant de choses à dire sur le film qu'il faudrait une chro' scène par scène pour ne pas manquer un seul aspect nanar...

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Lawrence Woolsey, précédemment connu sous le pseudonyme de deathtripper21...

"Godfrey Ho a beau avoir trouvé des Kickboxeurs américains, le duel entre la mariée et la robe restera LA baston du film." Plissken


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 Sujet du message: Re: Le Faucon - Paul Boujenah - 1983
MessagePublié: 22 Août 2013 8:48 
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deathtripper21 a écrit:
Je crois me rappeler pour l'histoire de la femme d'Huster qu'en fait, Zodiack pourchassait Gus au détriment de sa vie de famille. Et alors que Zodiack prépare l'embuscade qui doit mettre Gus hors d'état de nuire, sa femme décide de se barrer avec sa fille. Elles auront un accident et l'opération anti-Gus sera ratée (il viendra même pas, je crois...). D'où la haine de Zodiack pour Gus qui peut se comprendre quand même. Moi aussi, les gens qui me posent un lapin sans prévenir, ça me met en rogne...

Enfin je crois, hein...

C'est quand meme un enorme raccourci de dire que Gus est responsable de sa mort!

La chronique est tres reussie! En plus des propositions de deathtripper21, je rajouterais comme bizarrerie le fait que Gus braque un magasin de jouets a la voiture belier (=dirty harry), et ouvre le feu sur les clients (tuant la copine flic). C'est completement irrationnel et pose bien les fondements du films.

Gros "big up" aussi a Huster qui arrive a surjouer la depression au debut du film sans dire un mot, simplement en exagerant son inexpressivite.

Citer:
Le film se finit à l'ancienne Cinémathèque Française. Il se pourrait qu'il finisse aussi à la nouvelle, de manière excentrique...
Sauf erreur on doit justement a la cinematheque la "redecouverte" du film sur Nanarland.

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 Sujet du message: Re: Le Faucon - Paul Boujenah - 1983
MessagePublié: 22 Août 2013 20:04 
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Je poste ici les gifs non utilisés par Yatta-Man :

La Isabelle Nanty dance :

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Huster n'est pas Belmondo :

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et des gifs de Burger :

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Une chronique solide pour un film de fou furieux. Bien joué Yatta-Man.

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 Sujet du message: Re: Le Faucon - Paul Boujenah - 1983
MessagePublié: 22 Août 2013 21:25 
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Il me semble qu'Antoine de Caunes faisait parfois référence à ce film dans ses sketches à Nulle Part Ailleurs, sur Canal+. Dans mon souvenir, c'était pour se moquer un peu de Francis Huster... me trompes-je ?

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 Sujet du message: Re: Le Faucon - Paul Boujenah - 1983
MessagePublié: 22 Août 2013 22:25 
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Yep : le faucon, un vrai film.

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 Sujet du message: Re: Le Faucon - Paul Boujenah - 1983
MessagePublié: 23 Août 2013 17:24 
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Ambassadeur a écrit:
La chronique est tres reussie! En plus des propositions de deathtripper21, je rajouterais comme bizarrerie le fait que Gus braque un magasin de jouets a la voiture belier (=dirty harry), et ouvre le feu sur les clients (tuant la copine flic). C'est completement irrationnel et pose bien les fondements du films.


Je suis pas sûr qu'il braque le magasin de jouet. Il me semble plutôt qu'il tente d'échapper à la police et s'encastre dans la vitrine du magasin.


En tout cas c'est une bien belle découverte que ce polar à la ramasse. J'avais un peu de doute sur le potentiel nanar avant de lancer le film (du genre téléfilm tout naze à la julie lescaut), et puis dès la 1ère scène on est happé dans un flux continu de conneries et de laideur (le saxophone et la basse !), entrainé par un Francis Huster aussi perdu et perplexe que le spectateur (la scène au début dans la chambre de sa fille, on dirait un cours de théatre façon "bon bah, tu as le contexte, les objets, maintenant tu improvises...").

Perso je retiendrais surtout le passage dans le parc avec le petit garçon à vélo. LA scène qui ne sert à rien, et qui en plus est complètement ratée. Soit c'est du remplissage fait à la va-vite, soit c'est une réel manque de talent et de goût. Peut-être les deux en fait...

Bref, un bon nanar, qui fait passer un bon moment. Et en plus du made in France ! Comme quoi, en France on a pas de pétrole mais on a du talent. Ha bah non en fait on en a pas non plus.

PS : Paul Boujenah a fait aussi un "Yiddish Connection". Je me demande ce que ça vaut.

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 Sujet du message: Re: Le Faucon - Paul Boujenah - 1983
MessagePublié: 23 Août 2013 17:40 
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Je crois que vous n'avez pas compris la scène du vélo : pendant la course poursuite, Francis Huster manque de rentrer dans l'enfant au vélo. Mais il s'arrête, au risque de perdre le truand. L'enfant, reconnaissant d'avoir préservé sa santé plutôt que la justice, l'aide par la suite, ce qui montre qu'on a tout à gagner à être gentil avec les enfants (au lieu de défoncer des magasins de jouet avec des voitures).

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 Sujet du message: Re: Le Faucon - Paul Boujenah - 1983
MessagePublié: 23 Août 2013 17:50 
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deathtripper21 a écrit:
Je crois me rappeler pour l'histoire de la femme d'Huster qu'en fait, Zodiack pourchassait Gus au détriment de sa vie de famille. Et alors que Zodiack prépare l'embuscade qui doit mettre Gus hors d'état de nuire, sa femme décide de se barrer avec sa fille. Elles auront un accident et l'opération anti-Gus sera ratée (il viendra même pas, je crois...). D'où la haine de Zodiack pour Gus qui peut se comprendre quand même. Moi aussi, les gens qui me posent un lapin sans prévenir, ça me met en rogne...

Enfin je crois, hein...


C'est fort possible... Mais on est d'accord que c'est expliqué A AUCUN MOMENT dans le film, n'est-ce pas ? (Ou alors j'ai raté un truc...)

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 Sujet du message: Re: Le Faucon - Paul Boujenah - 1983
MessagePublié: 23 Août 2013 17:52 
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Tout est expliqué dans la scène où le Faucon va voir le vieux qui lui chie dans la bouche alors qu'il a déjà dû franchir l'obstacle Agnès Jaoui.

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 Sujet du message: Re: Le Faucon - Paul Boujenah - 1983
MessagePublié: 23 Août 2013 18:09 
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kevo42 a écrit:
Je crois que vous n'avez pas compris la scène du vélo : pendant la course poursuite, Francis Huster manque de rentrer dans l'enfant au vélo. Mais il s'arrête, au risque de perdre le truand. L'enfant, reconnaissant d'avoir préservé sa santé plutôt que la justice, l'aide par la suite, ce qui montre qu'on a tout à gagner à être gentil avec les enfants (au lieu de défoncer des magasins de jouet avec des voitures).


En plus c'est un enfant noir, donc bonté, tolérance et bienveillance. D'ailleurs l'enfant à l'air surpris. Le faucon, un vrai film politique ?

Ceci dit la scène est vraiment pourrie. Au moment où le faucon arrive dans le parc, tu as une dizaine de vélos qui rentre dans le cadre, bien groupés. C'est à peine si on entend pas un type gueuler "bon, les vélos, c'est à vous là !".

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 Sujet du message: Re: Le Faucon - Paul Boujenah - 1983
MessagePublié: 23 Août 2013 18:38 
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ROTOR a écrit:
Ambassadeur a écrit:
La chronique est tres reussie! En plus des propositions de deathtripper21, je rajouterais comme bizarrerie le fait que Gus braque un magasin de jouets a la voiture belier (=dirty harry), et ouvre le feu sur les clients (tuant la copine flic). C'est completement irrationnel et pose bien les fondements du films.


Je suis pas sûr qu'il braque le magasin de jouet. Il me semble plutôt qu'il tente d'échapper à la police et s'encastre dans la vitrine du magasin.

Dans ce cas c'est moins incohérent que ce que je pensais, à défaut d'être clair.

EDIT: je viens de revoir le passage, qui est en fait assez intriguant. Gus et sa complice semblent en effet poursuivis, Gus se retournant immédiatement pour tirer derrière lui après avoir enfoncé la devanture du magasin de jouet. Ce qui n'explique pas pourquoi la complice de Gus flingue immédiatement la vendeuse, et pourquoi les poursuivants de Gus ont disparu quand ce dernier prend le gamin en otage, tournant alors le dos à la rue.

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Dernière édition par Ambassadeur le 24 Août 2013 13:57, édité 1 fois au total.

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 Sujet du message: Re: Le Faucon - Paul Boujenah - 1983
MessagePublié: 24 Août 2013 8:10 
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Jolie chro bien enlevée. Concernant le film je ne peux encore avoir d'avis plus éclairé, ne l'ayant pas vu. (Une bonne âme pour le faire tourner ?)

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 Sujet du message: Re: Le Faucon - Paul Boujenah - 1983
MessagePublié: 24 Août 2013 10:26 
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Je crois que vous passez totalement à côté du message profond du film: ces cheeseburgers avalés à la chaîne, cette course-poursuite effrénée et interminable, ces flics qui perdent les pédales, n'est-ce pas là une magnifique dénonciation de l'impérialisme yankee, qui nous impose sa nourriture abjecte, une vie réduite à une course permanente, une perte totale de repères et de valeurs?
La fulgurante scène d'Isabelle Nanty est encore plus révélatrice, animatrice d'une radio libre qui incarne l'esprit de rébellion et de résistance contre le totalitarisme si propre au peuple français, pleine de vie, de grâce et de sensualité, elle ne se nourrit pas d'infâmes cheeseburgers mais bien de choux à la crème, fleuron pâtissier de LA FRANCE.

Chef d’œuvre!

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Sbel a écrit:
le Mengeance est un film qui se voit froid (moi je l'ai vu cuit, parce que j'avais un peu bu)


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 Sujet du message: Re: Le Faucon - Paul Boujenah - 1983
MessagePublié: 25 Août 2013 16:05 
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IL LE FOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO !!!

Produit par Jacques Dorfmann. Un gage de qualité. :-D

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Comme un aveugle dans une orgie, j'allais devoir y aller avec mes mains...


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 Sujet du message: Re: Le Faucon - Paul Boujenah - 1983
MessagePublié: 27 Août 2013 8:50 
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Localisation: incertaine
Bonne chro pour un nanar FRANCAIS de compétition. :lol:

le film est d'autant plus téméraire dans sa médiocrité qu'invoquer les mânes de Franju ou de Cocteau en finissant le film à la Cinémathèque FRANCAISE, c'est quand même super casse-gueule et ca ne fait que mettre en évidence que le film n'est même pas digne d'une pub Free Time avec Salengro

http://www.youtube.com/watch?v=EL3GQREIpA4

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"We have a portable potty"

"les hommes sont monogames, ils ne peuvent pas répondre au téléphone et faire autre chose en même temps" (sagesse populaire entendue dans un train)


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 Sujet du message: Re: Le Faucon - Paul Boujenah - 1983
MessagePublié: 27 Août 2013 10:31 
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Docteur es nanarologie
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Messages: 1931
Je ne sais pas pour vous, mais j'ai énormément de mal à prendre au sérieux un bad guy qui se prénomme Gus.

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Pile, je te tue. Face, je ne te tue pas. FACE ! Je ne te tuerai donc pas avant de t'enterrer.


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 Sujet du message: Re: Le Faucon - Paul Boujenah - 1983
MessagePublié: 27 Août 2013 12:47 
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Docteur es nanarologie
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Inscrit le: 02 Oct 2003 9:05
Messages: 1698
Localisation: incertaine
heureusement qu'en plus il ne empiffre pas lui aussi de hamburgers, sinon on aurait dit qu'il fait du lard, Gus...



:oops:


ok je connais le chemin

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"We have a portable potty"

"les hommes sont monogames, ils ne peuvent pas répondre au téléphone et faire autre chose en même temps" (sagesse populaire entendue dans un train)


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