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Mes hommages,
on m'a dit que pour le dépucelage en bon et du forme il fallait s'adresser à ce guichet... donc me voici.
Je vais faire bref (ou plutôt essayer, oui je suis une commère frénétique), comme beaucoup, ça fait pas mal de temps que je me gorge de chroniques sur nanarland mais je n'avais jamais pensé rejoindre le forum auparavant. Ce qui m'a poussé à le faire ? Et bien, j'ai constaté dans un sanglot, un beau matin d'hiver, que j'avais lu, vu et entendu l intégralité du contenu de ce site! Des chroniques aux bonus en passant par les blogs, tout, je m étais gonflé de tout ce que le site pouvait gracieusement m'offrir. Avec le recul, je me rend compte à quel point le challenge était peu aisé, car comme le souligne d ailleurs l édito en vigueur, nanarland est devenu une véritable base de donnée de la serie Z qui tache.
Bref, une fois encaissée la dépression, qui caractérise la redescente irrémédiable faisant suite à toutes absorptions de drogue dure, après avoir moult fois hésité à m ouvrir les veines avec un stylo BIC quatre couleurs tant je fus torturé par le manque de mulette, je me rendis compte qu'il existe encore, quelque part sur le site, un havre de paix pour les nanardeurs en addiction pathologique, lieu de débauche où les verres seront toujours pleins et où les cocaïnomanes du Z pourront continuer leur sombre dégringolade dans le gouffre de l'incompétence: le forum (oui je sais, cette phrase est longue, parfois tortueuse, et par certains aspects ne mérite meme pas que vous la finissiez).
Ainsi, me voilà parmi vous autres, débiles profonds, cinéphiles de bas étages, pervers culturels et autres cyniques néphrétiques (dans ma bouche, ce sont des compliments).
Mon premier contact avec un nanar ? Et bien je pense, comme beaucoup d'entre nous, que cela remonte à l'enfance, à l'époque où Ariane épousa Rémi (je met au défi quelqu'un de savoir de quoi je suis en train de parler), où la moustache se portait avec orgueil, où David Hasselhoff avait une voiture tunning et parlait à sa montre, l'époque où Scatman était un héros, où les Benny B des modèles.
Ma naïveté, mon innocence se sont alors vu flouées par de véritables attentats audiovisuels sans meme en avoir conscience. Vous savez, quand à l'age de dix ans, après le visionage d un film qui vous avait semblé "étrange", vous laissant un arrière gout de Blédina frelaté, vous donnan un vague à l'ame inexplicable, vous n osiez pas remettre en cause la qualité du dit film. Du haut de votre petite décennie, vous n oseriez jamais remettre en cause un film tourné par des adultes, votre modestie vous amenait à la conclusion suivante: "le film n est pas mauvais, je suis juste trop jeune pour comprendre sa dimension existentielle, son aura poétique, sa volonté caustique, son anti conformiste assumé".
Et bien non, foutre non. Ne vous laissez pas spolier les enfants! Ce que vous venez de voir est un bon gros nanar!
Aujourd'hui je suis capable de le dire haut et fort, oui Cyborg que j avais vu à l'age de huit ans (j'étais fan de Jean Claude depuis que je l'avais vu faire un grand écart, chaque pied apposé sur une chaise dans Bloodsport... et au premier degrés hein!) est bien un mauvais film rigolo! Et non, ça n est pas parce que je n' étais alors qu'un gosse que j avais trouvé cela merdique, c est juste parce que ça l était! Tombez les masques, jamais plus vous ne me ferez douter de moi.
Cyborg n est qu un exemple parmi tant d'autres. Des centaines de films diffusés en deuxième partie de soirée sur M6 et autres téléfilms déviant hantent nos esprit traumatisés, victimes de les avoir ingurgités à notre insu.
Puis, ce qui a fait naitre en mois l'amour du nanar, c est nanarland tout simplement. En effet, je me suis intéressé à nanarland avant de m'intéresser aux nanars. Je suis tombé sur le site complètement par hasard, une nuit d'insomnie, j'ai lu une chronique, puis une autre, visionné quelques extraits. Et comme je me suis rendu compte que des larmes coulaient abondamment sur mes joues, j'ai bien dut me rendre à l'évidence: le nanar me fait poiler. D'un autre coté, qui peut rester de marbre face au ROTOR en train de traverser une mare de chaise belliqueuses sans sourciller ? Qui peut feindre l indifférence en posant son regard sur les moon boots du robot dans robo vampire ? Qui peut snober les phrases chocs du bon vieux Chuck ?
En une phrase, ça m'a troué le squeele.
Cette fascination a connu son apogée lors de ma première soirée nanarde. Château en Seine et Marne, vidéo projecteur, pinard et cuisses de poulets à la mexicaine, des gens de bonnes compagnie, un programme transcendantal (Turkish Star Wars bien entendu, Invasion USA, L'homme puma): je n'ai plus jamais été le meme. Nous avons certe perdu des soldats en cours de route (commencer par des gugusses montés sur ressort en train de rouster des nounours fluorescent sur un fond sonore apocalyptique, je pense que ce fut une erreur), mais dieu que ce fut bon.
Enfin, je vais abréger sur le champ ce trop long monologue que personne n aura d ailleurs eu le courage de finir.
Je conclurai juste en vous indiquant que le très bon site internet "en3mots", condensé de l actualité, à diffusé un très bon article sur nanarland aujourd'hui hui meme.
PS: Je vis en ce moment à Sydney, et actuellement il y a une pub assez incroyable pour la "Commonwealth bank" où on peut y voir des koalas belliqueux dans un décor post nuke, chevauchant des motos tunnées assez proches de tondeuses à gazon. Le clin d œil au nanar est assez explicite mais tout cela n est rien. En effet, Michael Bay himself est présent en fin de spot, présenté comme l auteur du dit film sur les koalas craignos, et exposant ce dernier aux banquiers (de la Commonwealth bank donc) qui le trouvent naze. Assez déstabilisant: Michael Bay serai t'il un auteur nanar volontaire ?
_________________ Marc Dutroux, Baby-Sitter bénévole.
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