Terreur Cannibale = chef-d'oeuvre.
Red Dear a écrit:
Que Patoche exprime des opinions misogynes et potentiellement homophobes dans ses films n'est pas malin mais ne relève pas du pénal.
Ben, apparemment, sa chanson dédiée à Delphine Ernotte est allée jusqu'au pénal.
En tout cas, comme Mathilde, j'attends impatiemment la prochaine chanson de Patoche sur les salopes et les pédés de Connardland.
Merci pour ce nouvel épisode du podcast. Je connais très peu Patrick Sébastien en tant qu'animateur (et ne m'en porte pas plus mal). Apparemment, c'est un de ces beaufs surpayés et poujadistes invités sur les plateaux télé pour dénoncer le fait qu'on ne peut plus rien dire à la télé,
"et j'en discutais justement l'autre jour avec mon très bon ami Cyril Hanouna sur M6 dans son émission du 8 mars intitulée "Faut-il interdire l'IVG ?", et il était complètement d'accord avec moi, et d'ailleurs à ce sujet est-ce que vous connaissez celle de l'Arabe, du Juif et du Sénégalais ?"Comme James Bataille, je trouve que les chroniqueurs ne s'attaquent pas tant à l'homme qu'à son œuvre. D'ailleurs, ils précisent bien que tout le monde a été payé rubis sur l'ongle après le four de
T'Aime et qu'apparemment Patoche peut être bon acteur dans un registre bien spécifique.
Et si Patoche semble bien avoir un mérite par rapport à d'autres humouristes de sa génération devenus infréquentables (c'est pourquoi on continue de les inviter à la télé en prime time pour se plaindre d'être censurés par le Système), c'est d'avoir offert au monde des nanars qui ont l'air bien bien gratinés !
Après avoir écouté l'enthousiasme communicatif des chroniqueurs (surtout de Mathilde), je pense que
T'Aime mériterait une double chronique (par Mathilde ? par Julien ?). Car après l'avoir relue et avec tout mon respect dû à sa plume en or, on sent que la chro du Rôdeur date de 2002 (une époque où un hymne au viol si décomplexé et assumé semble ne pas trop poser de problème, au point que cet aspect n'est presque pas évoqué dans la chronique). LeRôdeur ne donne que très peu de détails sur le contenu du film, et on ressort de la lecture sans trop comprendre ce que le film vient faire sur Nanarland. Alors qu'en fait ça semble être un film de fou furieux comme il n'en sort qu'un par siècle d'après le résumé qu'en fait notre bande de chroniqueurs en 2026 ! Non mais rien que le pitch, quoi !
Ces quatre egosploitation malsains jusqu'à l'absurde me rappellent
Honorable Men. Odes au viol puis au féminicide versus hymne au détournement de mineures (qui se veut une histoire d'amûûûr aussi bouleversante que
T'Aime). Je crois qu'à tout prendre, Garrett Stewart Sayre semble un peu moins malsain que Patoche dans son discours (au moins, chez lui, il y a consentement).
En fait, la description faite de Patoche me fait énormément penser à mon grand-père (un personnage plus grand que la vie avec le même gros problème vis-à-vis de la gent féminine, le même goût prononcé pour la provoc beauf histoire d'embarrasser tout le monde et paradoxalement le même complexe d'infériorité envers les "intellos"). Si mon grand-père avait été un artiste comme Patoche, il aurait probablement fait un film dans le même style (même si je pense qu'il se serait plutôt offert le rôle du Parrain ou de James Bond que celui d'un psy ou d'un assassin).
Bref, j'ai bien ri et j'en remercie la Team.