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Découvert dans la collection Hong-Kong Boulevard, dvd que j'avais acheté pour The Cat et je ne fus point déçu.
Ce film c'est du grand délire partiellement assumé, et c'est ça qui est beau avec la Catégorie III. On s'autorise les délires les plus dingues, les idées de franc mauvais goût mais il y a un vrai professionnalisme dans la réalisation et dans le jeu qui te place en position de total respect pour ces comédiens qui se commettent dans ce genre d'oeuvre sans se contenter de faire acte de présence, comme s'ils y croyaient vraiment à leur histoire.
L'histoire en elle-même commence assez doucettement, je trouve car pendant la première heure, niveau histoire il ne se passe pas grand'chose au point qu'on en vient à se demander si c'est vraiment utile à l'intrigue que les personnages soient des robots. C'en est même un poil gênant quand les flics organisent la planque dans le bordel sans savoir que l'assistante de la scientifique est un robot. On mate comme des malades, on projette de se la faire et on finit par refuser du monde... Ou alors la police HK n'a vraiment pas le même code de déontologie que dans le reste du Monde. Enfin si certaines scènes pouvaient laisser croire à un propos limite féministe en montrant des femmes cyborgs casser la gueule de tous les connards lubriques qu'elles croient, des scènes comme celles-ci nous rappellent d'emblée au traditionnel machisme HK...
Après, niveau film d'exploitation, le film assure vraiment le boulot tant il multiplie les plans nichons sans intér... sans raison valable. Ca commence avec une demie douzaine de filles dans une piscine puis ça continue lors de l'opération d'Amy "CatIII goddess" Yip où on en a même deux pour le prix d'une, scène qui se conclue de façon bien WTF quand Amy se réveille et que la scientifique lui lance, pour lui prouver qu'elle est bien un robot "regardez donc votre poitrine !". Au final, c'est paradoxalement l'assistante qui sera le seul membre du casting féminin à ne pas se foutre à poil face caméra alors que c'est la seule dont le rôle à un moment du film "justifiait" un déshabillage.
Mais c'est vraiment dans la dernière demie heure que le film atteint de hauts sommets de nanardise. Bien sûr, il y avait des éléments nanars au début, notamment dans l'affrontement des robots au look totalement improbable lors du congrès, dans la scèbne avec la prostituée et dans la vidéo de la transformation du méchant, qui mouhahahahahate tout seul face caméra jusqu'à un arrêt-image plutôt disgracieux... Mais toute la machine s'emballe vraiment lors de la rencontre dans la traditionnelle carrière désertique dans le plus pur style nanar italien. Dès lors, ça ne s'arrête plus. Assassinat à coups de valise en osier, viol acrobatique BDtrashien en laboratoire scientifique, multiplication des combats nanars... Pas un grand nanar au final mais le charme des interprètes féminines et le cabotinage des acteurs masculins permet de ne pas s'ennuyer dans les séquences moins folles...
PS : Pierre Tremblay est au générique. j'ai raté son apparition où il était conseiller ou un truc du genre?
_________________ Lawrence Woolsey, précédemment connu sous le pseudonyme de deathtripper21...
"Godfrey Ho a beau avoir trouvé des Kickboxeurs américains, le duel entre la mariée et la robe restera LA baston du film." Plissken
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