Soleil Levant, avec Wesley Snipes et Sean Connery dans un thriller autour du choc des cultures ? C'est Crichton derrière quand même, à l'origine. Il faudrait que je le revoie.

j'ai bien peur que ce soit plus fin ou disons moins caricatural qu'un bis qui tache mais très divertissant de la Cannon (cahier des charges Cannon).

Ce dernier est quand même le chant du cygne de Charles Bronson et Jack Lee Thompson pour la Cannon.
Après,
Kinjite décrit bien aussi un peu le côté vieux jeu pour parler poliment du personnage incarné par Bronson, plein de préjugés de race comme on disait avant, qui finalement fait cause commune et fait tout voire plus pour retrouver la fille de l'expatrié japonais (très lubrique avec la (petite-)fille du personnage de Bronson certes. Il finit par respecter à contre-cœur le Japon pour ses réussites mais reste méfiant, c'est évident.
Toutefois malgré ses fulgurances de mauvais goût en continu (la montre, le pensionnat de jeunes filles à Paris ahem), comme je disais l'antagoniste de Bronson n'est pas japonais, typé étranger quand même hispano-américain basané hein, donc la xénophobie plus que possible, contrairement à
Les Griffes du Dragon Rouge au légendaire et regretté Hiroyuki Carey-Tagawa, qui déclare clairement qu'après la Guerre Froide et la fin de l'Union Soviétique, le Monde a besoin d'un autre modèle qui ne soit pas états-unien.
À ce propos dans
Kinjite, il y a pour les futurs cadre expatriés un cours de sensibilisation culturelle par un coach, comme on dirait aujourd'hui, sur les tabous respectifs (Kinjite = tabou) d'où le bien choisi titre français. Limite proto-woke comme concept.
Bref, pour du bis qui tache, plus que complaisant à certains moments, il se ménage quelques portes de sortie. Le gros problème pour moi, c'est que Bronson est trop vieux pour ce genre de personnage et que sa fille a l'âge plutôt d'être sa petite-fille. Après, le pépé ronchon plein de préjugés, oui ça colle avec le personnage.
On est loin de
Day of the Warrior. qui n'a pas ces prétentions. Pour
Do or Die alias Jeu Fatal, Pat Morita a droit à un personnage caricatural certes, mais c'est du Sidaris donc difficile à prendre au sérieux. Il a aussi l'honneur d'avoir une scène où il honore une demoiselle ; scène qui semble avoir traumatisé certains.

Comme je disais, c'est plus le passage au siliconage massif le problème, cf. Pandora Peaks, même si ça reste encore divertissant ; voir Pat Morita dans ce genre de rôle...
