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| Tha Eastsidaz - Michael Martin (2005) https://forum.nanarland.com/viewtopic.php?f=17&t=19339 |
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| Auteur: | Kobal [ 18 Août 2011 22:57 ] |
| Sujet du message: | Tha Eastsidaz - Michael Martin (2005) |
![]() Citoyens, réveillez-vous ! Notre société est au bord du gouffre ! En proie à un indéfinissable malaise qui la gangrène insidieusement, elle est désormais au pied du mur : il va falloir se relever les manches et s'attaquer aux vrais problèmes. Il est criminel de laisser perdurer l'incompréhension endémique qui règne entre les communautés et qui n'aboutit que trop souvent à de vives mais stériles tensions destructrices. Le choc des civilisations tant annoncé aurait ainsi bien pu avoir lieu si un homme ne s'était nonchalamment levé pour dire non à la barbarie. Cet homme, ce sauveur, ce last man standing, c'est Snoop Dogg. ![]() Da messiah. Oui, oui, Snoop Dogg, le rappeur West Coast réputé pour son flow trainant, ses tresses et son oscar porno. Et bien il peut désormais ajouter à son CV la mention de témoin de l'humanité, cela grâce à son manifeste social : "Tha Eastsidaz". "Tha Eastsidaz", c'est un documentaire anthropologique sur le mode de vie des Afro-Américains de Long Beach, côté Est. Grâce à lui, les Hommes vont enfin se comprendre et s'accepter les uns les autres, et ainsi pouvoir se rassembler pour constituer une grande chaine de l'amour multicolore où tout le monde chantera le bonheur d'être soi... et de trouer des salopes. ![]() Encore un signe : le patronyme du réalisateur est constitué des 2 prénoms des jumeaux McNamara. Autant vous le dire d'emblée, le quotidien d'un Noir américain diffère grandement du nôtre, au point de paraitre évoluer dans un véritable univers parallèle. Prenons l'exemple du personnage interprété par Snoop Dogg : il ne s'appelle pas Jean-Patrick Berthier, comme vous et moi. Non, son blaze à lui, c'est Killa Pop. Et Killa Pop, il ne vit pas dans un minable T2 d'une tour HLM décrépie, bien évidemment. Il possède un château domestique, avec ses colonnes d'intérieur, ses plantes vertes et sa cuisine équipée. Mais n'allez pas pour autant croire qu'il se prend la tête : ce fringuant auto-entrepreneur passe en effet ses journées à squatter dans son garage avec sa meute d'enculés de négros, tranquillement affalé dans sa position de père spirituel auprès de qui chacun vient chercher sage conseil sage, adoubement, plan bizness, regard vitreux et blunts surchargés. ![]() Killa Pop (à ne pas confondre avec un remake de Leatherface produit par l’Église Orthodoxe Grecque). Si Killa Pop peut ainsi prendre le temps d'assurer son ascendant sur ses ouailles en leur mettant une branlée à un jeu vidéo de la NFL, c'est parce qu'il sait qu'il peut compter sur sa splendide compagne Boubou qui, bien au fait de sa place dans la maisonnée, ne quitte pas la cuisine où elle mijote à son homme de bons petits plats, tels que ses réputés "spaghettis à la viande". Des mets raffinés qui feraient saliver prolo comme friqué. ![]() Boubou (Larissa Bordere). Oui, oui, Boubou, comme le streum en caoutchouc rose. ![]() Snap (Goldie Loc), le beauf' rappeur de Killa Pop. Notez toutefois que la vie de Killa Pop comporte bien quelques points communs avec nous autres. En effet, comme tout un chacun, il lui arrive de se rendre à la supérette du coin avant d'aller conclure un deal. Mais attention, n'imaginez tout de même pas qu'il s'agit pour quelqu'un de cet envergure d'acheter un kilo de tomates ou un pot de beurre de cacahouètes. Non, Killa Pop est plutôt du genre à se déplacer de manière cool en saluant les cousins avant de soudain se jeter sans explication sur un enculé de bâtard de passage et de lui marteler avec application le visage, sous le regard amusé des autres clients. Enfin, sans explication pour la victime car il concède à un poto négro intrigué quelques précisions : le ravalé de la face lui avait fait l'insulte suprême de le faire virer de l'équipe de basket au lycée, ce qui vu l'âge des protagonistes, doit bien remonter à 20 ans. Comme quoi, fumer des pétards H24 n'altère pas tant que ça la mémoire. ![]() - "Du calme vieux, mais qu'est-ce qui te prend ?" - "Espèce de salope, enculé... *Pif, paf, pouf !* Maintenant, on est quitte." Ah, j'en entends certains qui s'étonnent d'une telle réaction insouciante dans une société sécuritaire comme la nôtre. Mais je vous rappelle Killa Pop évolue dans un monde qui surfe sur la tranche du continuum spatiotemporel. En effet, pour lui, pas de problème : il a toujours un cousin dans le coin qui peut s'occuper du corps avant l'arrivée de la police. Certes, le gars est un peu gêné, mais c'est surtout parce qu'il a "deux bonnes grosses salopes" qui attendent dans sa voiture qu'il achète "une grosse boite de capotes avant de partir en mission". On comprend donc qu'il souffre de différer ses retrouvailles avec ces accortes demoiselles. ![]() Entre trouage de salope et nettoyage de cadavre, Warren G mène une vie trépidante. Petit apparté : ne soyez pas choqué par mon vocabulaire jusque là un tantinet relâché, il se veut un (très) modeste aperçu des modèles communicationnels employés par les gangstas. En effet, le langage dans cette communauté représente une de ses particularités culturelles incontournables dont l'ignorance pourrait conduire à bien des quiproquos. Voyez-vous, l'insulte y constitue le socle de la relation. Chaque phrase est un assemblage fantaisiste de divers mots grossiers et autres vulgarités. Ne dites plus "bonjour monsieur" mais "yo enculé de négro". De même, oubliez la ponctuation, elle est facilement remplacée à l'oral par "putain". Ainsi, "où est Jamal ?" devient "où est passé ce fils de pute de rasta de merde putain". Petite clef de compréhension supplémentaire : "East Side !" est une expression sacrée qui peut signifier tout ce que bon semblera selon le contexte (y associer un petit signe de la main lui donne encore plus de force). Les sophistes modernes n'hésiteront à pas à remporter leurs duels rhétoriques avec l'argument de poids "East Side à fond !" (dans le doute, répéter à l'envie). ![]() - "T'es un putain de p'tit marrant, toi. T'as failli me faire oublier la vraie raison pour laquelle on est venu." ![]() - "Quelle putain d'raison ?" ![]() - "Celle-là putain d'enculé !" ![]() Big Long Beach (RBX, le cousin de Snoop) a bien envie de "se trouer une bonne salope". Il a déjà le capuchon sur la tête. Il est donc fascinant d'observer ces personnes avoir ainsi de longue conversations uniquement remplies d'insultes, avec ce qui parait être une transmission d'informations extrêmement réduite. Mais rien n'est plus trompeur, car pour les Afro-Américains de Long Beach, ces échanges sont lourds de sens. Il suffit d'observer avec attention le visage et les intonations de voix des interlocuteurs pour s'apercevoir qu'il existe une infinité de nuances et de sous-entendus dans leur propos cryptiques. Sinon comment un dialogue convoquant 5 personnes toutes plus injurieuses les unes que les autres pourrait-il durer 3 longues minutes et ne reposer que sur l'assertion suivante : "Crackel est un méchant homme" ? Ou bien comment interpréter les réactions de ces gens qui discourent d'un air entendu et d'une voix graveleuse sur le fait d'acheter une bouteille de whisky et un gros paquet de chewing-gum à la menthe ? De toutes façons, la meilleure preuve de l'efficacité de cette méthode de communication est la fascination qu'elle exerce sur son auditoire, captivé dans son canapé à vouloir écouter en boucle les répliques ahurissantes qui volent en tout sens. Une petite pensée d'ailleurs pour les doubleurs français qui s'acquittent de leur tâche avec l’enthousiasme de toxicomanes aux tranquillisants en pleine surdose. Le succès du docu-film de Snoop Dogg est un peu le leur. ![]() Les conseils de Young Loc (Darryl Brunson ) contre l'hypertension : "arrête les pieds de porc et continue de me sucer la bite, sale chienne !". L'interlude ludique de la chronique : amuse à toi à attribuer chaque réplique à son auteur. Aide-toi des idiotismes propres à chaque personnage. ![]() - Faut chopper un mec de Crackle, l'embarquer et l'interroger à fond et il nous chiera toute l'histoire. - Vous avez vu la merde qu'il a foutu ce salaud de Crakle, c'est la grosse merde, ce négro est une salope ! - Cet espèce de fils de pute est allé bien trop loin, ce négro doit payer pour ce qu'il a fait, il mérite vraiment de payer pour ça ! - Oui, je crois que c'est clair pour c't'enfoiré. - C'est clair pour nous aussi. Ce négro, ce gros connard de Crackle va avoir de gros problèmes quand on lui tombera dessus ! - On va lui niquer sa mère. Il va morfler c'bâtard. - Il va avoir le réseau des chiennes au cul cet enfoiré. ![]() ![]() Pour ceux qui se demandaient, voici le réseau des chiennes. Fin de l’aparté et retour à la vie décontractée de Killa Pop.Tout pourrait rouler pour le mieux dans le meilleur des mondes, s'il n'y avait évidemment quelques jaloux de sa réussite. Tout grand homme a ses envieux frustrés. Des enfoirés de bâtard comme le fameux Crackle qui monte un plan foireux à Killa Pop, entrainant son injuste incarcération avec redressement fiscal fédéral en bonus. C'est toutefois l'occasion de découvrir un aspect majeur du quotidien du négro eastside : la prison. Un endroit terrible où il est interdit de faire du rap et où il faut participer au lavage des slips. Pensez-donc. Heureusement que des temps d'activité physique sont prévus par l'administration pénitentiaire avec des combats à mort entre détenus. ![]() L'humiliation carcérale : le port obligatoire de collant usagé pour cheveux. ![]() Killa Pop et son couteau dans une contre-plongée osée. ![]() Crackle (Tray Deee). Ne faites jamais confiance à un mec qui porte un nom de biscuit apéro. Et une casquette à l'envers. L'idée de nous montrer la vie de tous les jours dans un centre de détention est certes intéressante, mais il faut reconnaitre que cette partie du film a moins de peps. Il est toutefois évident que Killa Pop n'est pas homme à rester entre 4 murs (ça lui "nique la tête de toutes les façons possibles") et qu'il ne lui faut pas longtemps pour s'évader là où nul négro n'a encore réussi, et ce grâce à un plan à l'ingéniosité telle qu'il parait complètement con aux profanes comme nous (imprimer un bouquin de Malcolm X sur des dollars et scier des barreaux avec un fil de fer ?). Faut dire que Killa Pop est toujours très inventif lorsqu'il s'agit de s'échapper d'un traquenard, une nouvelle occasion lui étant donnée de le prouver lors d'une séquestration par une salope de Crackel : parvenant à apitoyer sa geôlière, il obtient le droit de tirer une latte sur son blunt. N'écoutant que son incroyable capacité pulmonaire, Pop joue son crevard en cramant les deux tiers du cigare, ce qui active le détecteur de fumée et déclenche les arroseurs d'eau du plafond. Et alors ? Bah c'est tout, et c'est bien suffisant ! ![]() Killa Pop bogarte le bédo comme un pro. ![]() Killa Pop se taille un barreau (de chaise). Mais ne vous inquiétez pas pour lui, le monde de Long Beach, c'est comme chez Disney : tout est bien qui finit bien avec une tuerie générale et une strangulation à la vitre de portière. On félicitera Snoop Dogg d'avoir su éviter le piège des artifices hollywoodiens et d'avoir osé montrer la réalité du ghetto sous son aspect le plus cru. Ici pas d'explosions démentielles, de bagarres survitaminées ni de gunfights pétaradants, non, tout fait cruellement minable, voire misérable comme ces armes à feu qui produisent de banals "plop" étouffés ou la généralisation du port de survêt' moches. Même la drogue parait authentique (sûrement un effet pas spécial). ![]() Bah quoi, Snoop n'allait tout de même pas se laisser marcher sur les pieds par le Roi Heenok et ses pitreries hydroponiques. ![]() ![]() Une exception aux joggings, la pimp attitude à son meilleur (crédité Biggg Jeffree, il s'agit en fait d'un avatar de Snoop Dogg). ![]() ![]() Une scène de conduite automobile minimaliste et pourtant hilarante. Cet aspect misérable ne rend l'ensemble que plus sympathique pour tous nos lecteurs nanarophiles qui auront bien raison de se jeter sur ce hoodploitation zédard au rythme variable mais aux séquences clés incontournables de plaisir coupable. Mais n'ayons pas à rougir des Américains, car si le spectacle est aussi joyeux, c'est comme vous l'avez compris en grande partie grâce à nos doubleurs eud'chez nous qui nous servent encore une fois du travail de pro tel qu'on en voudrait tous les jours. Quant aux gens intéressés par la culture urbaine française, je leur conseille de ne pas perdre espoir : le crew Truand 2 La Galère a décidé de se mettre au cinéma (selon Morsay, Luc Besson se sentirait menacé). En attendant ce rayonnement tricolore, merci à Snoop Dogg de nous avoir fait voyager dans le monde de ses fantasmes. Concluons donc cette chronique avec un dernier dialogue à même de lui rendre hommage... ![]() - "Qu'est-ce que tu fous, enfoiré ?" - "Et toi, bâtard ?" - "T'es qu'une salope !" - "C'est toi la salope, enculé !" ![]() C'est lorsqu'on s'aperçoit que l'équipe technique comporte une psychothérapeute que l'on comprend à quel point on peut sous-estimer la portée émotionnelle de ces dialogues... ![]() Allez, un dernier pour la route : ![]() - "Espèce de salope à tresses de merde ! Ici, c'est ma putain de cuisine, alors si tu veux bouffer, tu dois me respecter, p'tit enculé !" ![]() - "A qui elle est cette putain de cuisine ?" - (en choeur) "C'est ta putain de cuisine, négro !" - "Ouais, t'as bien entendu p'tit enculé. C'est mon territoire, enfoiré !" ![]() - "Ah ouais ? C'est ta cuisine, espèce d'enfoiré ?" Cote de Rareté : 1/Trouvable. Le film est sortie en DVD chez Frak Vision (visuel en début de chronique). Pour les aventuriers, il est également disponible dans un coffret Snopp Dogg avec "Murder was the case", court-métrage du Dr Dre. ![]() Le DVD américain. Merci à Dharma pour ses idées. Note : 3/5 Titre : Tha Eastsidaz : Le Dogg se déchaine Pays : USA Durée : 1h15 Catégorie : Crimes et délits Genre : A l'Est, rien de négro Réalisateur : Michael Martin Acteurs : Snoop Dogg, Darryl Brunson,Tray Deee, Goldie Loc, RBX, Larissa Bordere, Biggg Jeffree, Buddy Daniels, Warreng G, Xzibit... |
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| Auteur: | zord [ 19 Août 2011 7:59 ] |
| Sujet du message: | Re: Tha Eastsidaz - Michael Martin (2005) |
Ta chro déchire autant que le zguègue d'un authentik gangsta dans la teucha d'une biatche le soir de son dépucelage, enculé de nigga !!! Perso, je reste totalement fan de ce mélange de mythomanie auto-satisfaite et de connerie crasse décomplexée qui caractérise la culture gangsta. |
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| Auteur: | minsk [ 19 Août 2011 8:30 ] |
| Sujet du message: | Re: Tha Eastsidaz - Michael Martin (2005) |
Du tout bon, un film que je pourrai voir avec mon bro, c'est cool. |
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| Auteur: | Barracuda [ 19 Août 2011 9:16 ] |
| Sujet du message: | Re: Tha Eastsidaz - Michael Martin (2005) |
Une super chro pour un film bien vulgos où éclate l'égo de ses stars. Par contre, je m'interroge sur le doublage hallucinant de ce film, et en fait de la plupart des autres films gangsta rap du même acabit. Ca ressemble à un travail fait par des amateurs plutôt que des professionnels, même mauvais : des fans de rap qui auraient voulu permettre à ces films de leurs idoles d'être vus en France par d'autres fans ne parlant pas anglais. Soyons clairs, ça n'enlèverait rien au ridicule des dialogues qui est clairement d'origine, mais une telle démarche mériterait déjà plus le respect que l'autre hypothèse : une importation à l'arrache par un distributeur peu scrupuleux voulant exploiter les fans français de Snoop Dogg. EDIT : Ah oui par contre on dira plutôt "Last man standing" que "last standing man". |
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| Auteur: | Kobal [ 19 Août 2011 12:57 ] |
| Sujet du message: | Re: Tha Eastsidaz - Michael Martin (2005) |
Merci pour les compliments et les corrections. Concernant le doublage, je ne suis pas sûr qu'il s'agisse d'amateurs, bien que c'ait été ma première idée devant la catastrophe sonore. En effet, Snoop est doublé par un doubleur que j'ai très souvent entendu dans de nombreux films, séries B et nanars : le soldat US qui propose à un terroriste de merde de parler à ses burnes, c'est lui par exemple. Cela me surprendrait qu'un professionnel, même médiocre, en vienne à bosser pour peanuts sur une production amateur. De même pour RBX (bien que je me demande s'il ne s'agit pas du même doubleur avec un timbre de voix modifié). Après, c'est sûr que les autres sont vraiment des brêles. Mais finalement, est-ce que ce n'était pas un effet recherché que d'avoir l'air tout le temps cool (et drogué), histoire de tendre vers la voix trainante de Snoop Dogg, et d'éviter de tomber dans l'accent wesh wesh de chez nous ? ... Enfin c'est beaucoup réfléchir pour justifier une équipe de voix cassées pas foutues de dire d'un ton convaincant "on va lui niquer sa mère". |
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| Auteur: | hermanniwy [ 19 Août 2011 15:38 ] |
| Sujet du message: | Re: Tha Eastsidaz - Michael Martin (2005) |
Jolie chro ! Et un film... assez peu commun, quoiqu'un peu fatigant et répétitif à la longue. Je conseille de ne pas le voir seul et d'accompagner le visionnage de joutes verbales "a la manière de", type - Oh négro, file moi les chips espèce de salope, ou chte fume -Ouaaais, file nous les chips par ici enculé, le réseau des chiennes en a presque pas eu, putain ! - Allez vous faire foutre, on a plus de chips bande de fils de putes, par contre y'a des pringles de negro ! - Ouaaais, EASTSIDAA ! Par contre, putain de sa raaace, si jamais il existe une version québecoise on a de quoi faire sauter la planète. |
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| Auteur: | Silver Von Lyndon [ 19 Août 2011 16:05 ] |
| Sujet du message: | Re: Tha Eastsidaz - Michael Martin (2005) |
Merveilleuse chronique
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| Auteur: | Kobal [ 19 Août 2011 17:17 ] |
| Sujet du message: | Re: Tha Eastsidaz - Michael Martin (2005) |
hermanniwy a écrit: Jolie chro ! Et un film... assez peu commun, quoiqu'un peu fatigant et répétitif à la longue. Je conseille de ne pas le voir seul et d'accompagner le visionnage de joutes verbales "a la manière de", type - Oh négro, file moi les chips espèce de salope, ou chte fume -Ouaaais, file nous les chips par ici enculé, le réseau des chiennes en a presque pas eu, putain ! - Allez vous faire foutre, on a plus de chips bande de fils de putes, par contre y'a des pringles de negro ! - Ouaaais, EASTSIDAA ! Par contre, putain de sa raaace, si jamais il existe une version québecoise on a de quoi faire sauter la planète. C'est tout-à-fait l'ambiance dans lequel le flm m'a mis avec un ami. Et faut avouer que c'est finalement assez agréable de causer comme ça. |
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| Auteur: | Siry [ 19 Août 2011 19:10 ] |
| Sujet du message: | Re: Tha Eastsidaz - Michael Martin (2005) |
Kobal a écrit: - Faut chopper un mec de Crackle, l'embarquer et l'interroger à fond et il nous chiera toute l'histoire. - Vous avez vu la merde qu'il a foutu ce salaud de Crakle, c'est la grosse merde, ce négro est une salope ! - Cet espèce de fils de pute est allé bien trop loin, ce négro doit payer pour ce qu'il a fait, il mérite vraiment de payer pour ça ! - Oui, je crois que c'est clair pour c't'enfoiré. - C'est clair pour nous aussi. Ce négro, ce gros connard de Crackle va avoir de gros problèmes quand on lui tombera dessus ! - On va lui niquer sa mère. Il va morfler c'bâtard. - Il va avoir le réseau des chiennes au cul cet enfoiré. LE dialogue qui m'a tué de rire aux cuts de la NEVII Si tout le film est du même genre >
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| Auteur: | skunkhead [ 19 Août 2011 19:28 ] |
| Sujet du message: | Re: Tha Eastsidaz - Michael Martin (2005) |
j'avais pas fait attention à l'accroche de la jaquette "le dogg se déchaîne"... Ce qui, hors le pitoyable jeux de mots, me plonge dans un abîme de perplexité. Rien à ajouter à ce qui a déjà été dit, hélas. C'est très drôle et bravo. Et après on s'étonne que les gangstas se fassent tailler des croupières par les russes et les latinos... |
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| Auteur: | Lawrence Woolsey [ 19 Août 2011 20:28 ] |
| Sujet du message: | Re: Tha Eastsidaz - Michael Martin (2005) |
machun a écrit: Kobal a écrit: - Faut chopper un mec de Crackle, l'embarquer et l'interroger à fond et il nous chiera toute l'histoire. - Vous avez vu la merde qu'il a foutu ce salaud de Crakle, c'est la grosse merde, ce négro est une salope ! - Cet espèce de fils de pute est allé bien trop loin, ce négro doit payer pour ce qu'il a fait, il mérite vraiment de payer pour ça ! - Oui, je crois que c'est clair pour c't'enfoiré. - C'est clair pour nous aussi. Ce négro, ce gros connard de Crackle va avoir de gros problèmes quand on lui tombera dessus ! - On va lui niquer sa mère. Il va morfler c'bâtard. - Il va avoir le réseau des chiennes au cul cet enfoiré. LE dialogue qui m'a tué de rire aux cuts de la NEVII Pareil, mais je l'avais presque oublié tant cette NE était riche en excentricité de tout genre (ça doit être pour ça, le titre de la soirée...). Sinon, pour avoir maté quelques ersatz de Blaxploitation released during the XXI century, je pense qu'il y a là un bon potentiel nanar qui ne concurrencera pas le film de ninja ou les turkisheries de Cuneyt Arkin mais qui promet quelques bons moments. |
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| Auteur: | ROTOR [ 20 Août 2011 1:09 ] |
| Sujet du message: | Re: Tha Eastsidaz - Michael Martin (2005) |
Ayé, vu le film et lu la chronique, et respect à kobal, c'est pas une putain de salope de négro sa mère ! Bon, tout a été dit sur les dialogues et la VF hallucinante, à base de négro, de putes, de salopes, j'en passe et des meilleurs, mais même en enlevant ça le résultat reste quand même assez désastreux. C'est un festival de plans mal foutus, avec grands angles et gros plans à tout va. On a l'impression d'un film amateur fait avec un pauvre caméscope DV de merde, alors que ça date quand même de 2005, et que Snoop dogg était loin d'être un inconnu à cette époque. Est-ce que Snoop Dogg a voulu se faire plaisir en faisant un film à sa gloire et en laissant les rênes à un parfait incompétent, ou est-ce que lui-même a vraiment des gouts de chiottes en matière de cinéma ? En tout cas, même en étant averti le résultat reste vraiment au-delà de ce qu'on peut attendre, mais malheureusement je trouve que le film souffre quand même d'une réalisation vraiment trop bâclée et amateur qui a du mal à insufflé une espèce de rythme à tout ça, avec pas mal de moments creux que les dialogues ont du mal à combler. Mais ça reste à voir, et je pense que le 3/5 reste justifié, en tout cas en VF ! Sinon, je veux pas passer pour un putain de mec qui sait pas parler le négro, mais j'ai noté quelques fautes : Citer: En effet, comme tout à chacun, il lui arrive de se rendre à la supérette du coin avant d'aller conclure un deal. L'expression correcte c'est "tout un chacun" négro ! Citer: des artifices hollywoodiens et d'avoir osé montrer la réalité du ghetto sous son aspect le cru Il manque un "plus" salope ! Sinon, il y a le film Boss'n Up, qui date de la même période et qui est aussi sortit chez nous. Ca parle de pimp et tout ça. Je me demande ce que ça vaut |
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| Auteur: | The Franceman [ 20 Août 2011 2:23 ] |
| Sujet du message: | Re: Tha Eastsidaz - Michael Martin (2005) |
Bizarre, selon certaines sources, il serait sorti en 2000 mais imdb indique bien 2005. Il doit y avoir quelque chose de louche qui expliquerait l'amateurisme du film. http://www.allocine.fr/film/fichefilm_g ... 53366.html Il est indiqué 2000 ici et sur la page wikipedia anglaise de Snoop Dogg. |
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| Auteur: | Kobal [ 20 Août 2011 8:45 ] |
| Sujet du message: | Re: Tha Eastsidaz - Michael Martin (2005) |
Le générique de fin du film marque effectivement 2000. Y'a-t-il eu un important délai entre la réalisation et la distribution qui expliquerait cette différence, ou bien est-ce imdb qui se plante... @ ROTOR : c'est clair que le film comporte de gros creux durant lesquels l'ambiance nanarde retombe. Mais j'ai choisi de mettre 3/5 car certains passages m'ont vraiment tué de rire et le dialogue du réseau des chiennes a tout pour devenir culte. |
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| Auteur: | Kobal [ 22 Août 2011 20:18 ] |
| Sujet du message: | Re: Tha Eastsidaz - Michael Martin (2005) |
Pour confirmer mon idée selon laquelle les doubleurs du film n'étaient (pas tous) amateurs, le gars qui double Snoop Dogg fait la voix off des pubs de Winamax. Et sûrement de plein d'autres trucs. |
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| Auteur: | Stryker [ 24 Août 2011 15:56 ] |
| Sujet du message: | Re: Tha Eastsidaz - Michael Martin (2005) |
La psychologue dans l'équipe technique ça me semble énorme. Je n'avais encore jamais vu ça. C'est courant ?
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| Auteur: | Le Grand Cthulhu [ 24 Août 2011 16:19 ] |
| Sujet du message: | Re: Tha Eastsidaz - Michael Martin (2005) |
Où peut-on trouver des extraits du film en VF ? Stryker a écrit: La psychologue dans l'équipe technique ça me semble énorme. Je n'avais encore jamais vu ça. C'est courant ? ![]() Ca met ce film au moins au même plan que Requiem pour un massacre. |
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| Auteur: | Stryker [ 24 Août 2011 16:23 ] |
| Sujet du message: | Re: Tha Eastsidaz - Michael Martin (2005) |
Ce qui est bizarre c'est d'entendre des noirs se traiter de "négros." Leurs ancêtres se sont battus contre ça... |
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| Auteur: | hermanniwy [ 24 Août 2011 16:37 ] |
| Sujet du message: | Re: Tha Eastsidaz - Michael Martin (2005) |
Stryker a écrit: Ce qui est bizarre c'est d'entendre des noirs se traiter de "négros." Leurs ancêtres se sont battus contre ça... Beh justement, c'est une réaction commune. Nigga, c'est offensif quand un blanc te le dit (parce qu'il ne se met pas sur le même plan que toi). C'est la preuve de ton appartenance à une communauté quand c'est un noir, qui se met sur le même plan que toi. C'est à l'opposé du fait de se faire traiter de Bounty : le pas vraiment noir qui est blanc en dedans, et qui du coup n'est pas accepté. C'était la minute sociologique. Rocky 4 est un bon film. |
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| Auteur: | zord [ 24 Août 2011 17:00 ] |
| Sujet du message: | Re: Tha Eastsidaz - Michael Martin (2005) |
Kobal a écrit: Le générique de fin du film marque effectivement 2000. Y'a-t-il eu un important délai entre la réalisation et la distribution qui expliquerait cette différence, ou bien est-ce imdb qui se plante... Quant on regarde le jeu d'acteur - limite amateur - de Snoop dans Eastsidaz et qu'on le compare avec des productions comme Bones (2002) ou Starsky et Hutch (2004) dans lesquelles il se révèle meilleur comédien, on en conclut que soit Snoop a régressé entretemps, soit que le tournage d'Eastsidaz est antérieur à ses autres prestations. En outre, dans ce film, Snoop se la pète clairement en se prenant pour un dealer/maquereau flamboyant au premier degré et ça, c'était clairement l'egotrip du "Big Snoop" des débuts. Après, il a pris (un tout petit peu) de recul avec cette image au point de la parodier. Par ailleurs, l'ami Snoopy a officiellement annoncé qu'il arrêtait l'alcool et le cannabis en 2002, donc, vu qu'il passe les trois-quarts du film avec un gros stick accroché aux lèvres, on peut aussi déduire que la production est antérieure à la date de sortie. |
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