| Forum Nanarland.com https://forum.nanarland.com/ |
|
| Patrouille dans la jungle - David A. Prior (1989) https://forum.nanarland.com/viewtopic.php?f=17&t=19913 |
Page 1 sur 1 |
| Auteur: | JACK TILLMAN [ 29 Juin 2012 19:32 ] |
| Sujet du message: | Patrouille dans la jungle - David A. Prior (1989) |
Bonjour. Bien que ce film ait été posté à deux reprises dans les OSFA, je tenais à en rédiger la chronique car à mon avis sa nature de nanar ne fait aucun doute. J'aime les films de Prior (on ne se moque pas !) et j'assume. -_- PATROUILLE DANS LA JUNGLE ![]() Titre original : Jungle assault Titres alternatifs : The last hero, Military force Réalisateur : David A. Prior Producteur : David Winters Année : 1989 Pays : États-Unis Genre : Patrouillons dans les bois, pendant que le talent n'y est pas (catégorie : Guerre/Polémique) Durée : 1h24 Acteurs principaux : William Zipp, Ted Prior, William Smith, Maria Rosado, David Marriott, Jeannie Moore, Darwyn Swalve ![]() ![]() "La guerre n'aura jamais plus le même sens", une accroche qui n'a pas beaucoup de sens... La guerre c'est sale. La guerre c'est moche... comme les films de Prior. Celui qui nous intéresse ici l'est tout particulièrement. C'est en effet le film d'action le plus crade que j'ai jamais vu. ![]() Video Poche, quel meilleur nom pour éditer des films de David A. Prior ? Cette glauquitude est l'un des principaux attraits de cette œuvre. Outre une image dégueulasse et un doublage de poivrots sur le déclin, les caractères de la majorité des personnages sont emprunts d'une bêtise crasseuse et d'une vulgarité rarement vue, même dans un sous-Rambo de bas étage. A part deux protagonistes qui surnagent au dessus de cette soue, tous ne pensent qu'à picoler des bières, cracher par terre, fumer des taffes, baiser _ comprenez violer _ et tuer. Vous me direz rien de bien original pour un actionner viril. Oui, mais il n'y a QUE CA DANS TOUT LE FILM ! ![]() L'intrigue est faite de ficelles aussi usées que le pantalon de baroudeur de Ted Prior : la fille d'un général 'ricain se retrouve embrigadée dans une guérilla sud-américaine, emportée qu'elle est par ses idéaux révolutionnaires. C'est bien connu, les jeunes ont toujours été enclin à la contestation, à la révolte contre l'autorité, paternelle ou gouvernementale. Mais il faut bien que jeunesse se passe... Le général Mitchell et sa progéniture un peu nunuche symbolisent donc le conflit générationnel cher à Milos Forman : le père, commandant en chef des armées américaines, sage et moustachu, porteur des valeurs sacrées du patriotisme et de la justice, et la fille, idéaliste, puérile, naïve, attirée comme par un aimant par ces rebelles malpropres et manipulateurs. Heureusement, tous deux finiront par se réconcilier quand fifille ouvrira les yeux sur le monde communiste. Mais avant d'en arriver là, il faut que çà castagne, parce que bon, des mélodrames familiaux moralisateurs, on peut en voir tous les après midis sur TF1 ou M6. ![]() Le Pater Familias Et la chair de sa chair armée d'une tronçonneuse (ainsi qu'un sbire à l'air pénétré au second plan) Joués par William Smith et Jeannie Moore, ce sont les deux seuls personnages à conserver un semblant de dignité humaine, mais ce ne sont que des personnages secondaires. Les héros, ce sont ces bonnes vieilles fripouilles de Ted Prior et William Zipp _ déjà stars du grand classique qu'est "Ultime combat". Becker et Kelly sont deux anciens du Vietnam ayant servi sous les ordres du général Mitchell et c'est à eux que celui-ci fait appel pour aller sauver sa fille, car ce sont les meilleurs !!! Enfin... ![]() ![]() ![]() Les meilleurs, j'vous dis !!! D'ailleurs à gauche c'est Mike Danton, alors... Au Vietnam, ils étaient les meilleurs, et ils le sont encore, comme nous le prouvera la suite. Mais comme le dit William Zipp, ils n'ont plus trop la forme. On peut même dire que ce sont les piliers de bistrot les plus pathétiques qui aient jamais écumé les bars d'Alabama. Se complaisant dans leur auge, les deux compères passent leur temps à glander et à se beurrer dans leur piaule insalubre, quand ils ne se bagarrent pas entre deux piquons de bières dans un rade pourrave contre une bande de loubards déglingués et rigolards s’apprêtant à violer une jeune femme sans défense sur une table de billard avec la bénédiction du barman. A noter que le chef des voyous est interprété tout en sobriété par Darwyn Swalve, le grand méchant de "Reactor". Lui et sa bande nous offrent les premières tronches de sbires d'un long défilé qui se poursuivra durant le reste du film, les figurants n'ayant rien à envier aux gweilos de chez Godfrey Ho. ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() "Nous aut', en Alabama, on aime bien les ambiances conviviales. Allez les mecs, c'est ma tournée ! Du rhum, des femmes et d'la bièèère, nom de Dieeeuuu..." Dans la traditionnelle scène du rêve/flashback du Vietnam, David Prior nous reconstitue ce conflit dans un terrain vague avec deux figurants blancs pour jouer les compagnons d'armes de Becker et Kelly et trois figurants asiatiques pour incarner les redoutables Viet-Congs. C'est au cours de cette scène qu'on assiste à la David Prior's touch : les gusses qui se tirent dessus à découvert et à trois mètres de distance pendant trois plombes sans se toucher ! On aime, ou pas, certains étant très irrités par ce tic récurrent chez Prior. Pour ma part, je trouve cela hilarant, c'est un vrai running gag, hypnotique de grotesque irréalité, comme s'ils tiraient tous à blanc. En tout cas, dès qu'on adhère au concept, on ne peut s’empêcher de rire à ventre déboutonné à chaque gunfight. ![]() ![]() ![]() ![]() _ Yeeaah ! On a finit par l'avoir ce bridé ! _ Tant mieux, j'commençais à être à cours de munitions. Faut dire aussi qu'il était planqué derrière une fougère... ![]() Douglas Harter, inoubliable Pappy dans "Rapid Fire", en train de jouer à la guéguerre. ![]() "Les enfants, aujourd'hui je vais vous apprendre à viser." ![]() _ T'étais au courant qu'il fallait toucher sa cible, toi ? _ Ben non, moi j'ai toujours cru qu'il fallait faire durer les fusillades le plus longtemps possible parce qu'on n'avait que dix figurants à faire mourir. Mais le temps presse, car la CIA a relevé les empruntes de la fille du général sur un lieu de tuerie (?) et a mis sa tête à prix. Le général Mitchell convint donc nos deux héros déchus de retourner vider leurs chargeurs en Amérique latine dans une zone occupée par les cartels de la drogue et les guérilleros. Il les persuade grâce à une subtile métaphore inspirée par "Rambo III" : "Une lame peut ne plus couper, mais l'acier reste." ![]() "Je vais vous raconter l'histoire d'un tailleur de pierres qui tombe sur un diamant..." Dans la jungle sud-américaine (le même sous-bois que pour la partie vietnamienne), les deux frères d'armes nous font une démonstration de leur technique assez étrange de progression en terrain ennemi : quand vous avez repéré un piège, ne l'enjambez pas, déclenchez le en vous tenant un peu en arrière ! Parvenus au campement communiste, composé de cabanes en tôles montées à la va-vite dans un jardin public et probablement sans autorisation, nos deux zouaves sont victimes d'une ruse aussi fine qu'une baleine dans une baignoire et capturés comme des cons par les méchants, commandés par la redoutable Rosa Garcia, une "salope" ( http://www.nanarland.com/glossaire-defi ... alope.html ), meneuse d'hommes sexy, nymphomane, manipulatrice et sadique à souhait. ![]() ![]() ![]() Pour pousser Ted à passer du coté obscur, Rosa sort le grand jeu. ![]() Notre valeureux héros résistera-t-il à ce déploiement de charme torride ? ![]() Au risque de contrarier Rosa, et par la même ses chances de procréation futures ? ![]() Rosa, faut pas lui baver sur les rouleaux ! ![]() "Une vraie salope !" dixit Ted Prior Elle est épaulée par un mercenaire écossais nommé McClusky, joué par David Marriott, un fidèle de Prior, qui se déchaine dans le rôle de la brute épaisse, foncièrement débauché et dénué de tout sens moral. Passant son temps à boire, à mâchouiller son cigare et à torturer et exécuter des otages pour se détendre entre deux massacres, il est relayé par le doubleur de Sean Penn (Emmanuel Karsen) qui met le meilleur de lui-même à prendre son intonation la plus rocailleuse et avinée. ![]() ![]() McClusky du clan McClusky : il ne peut en rester qu'un ! ![]() ![]() McClusky boit pour oublier. Quant à l'armée de guérilleros, ils composent une irrésistible bande de bras cassés. Primo, ils sont sourds et aveugles, les héros peuvent circuler librement en plein jour dans le camp à peine cinq mètres à coté des gardes avec la discrétion d'un éléphant dans une bibliothèque, les sbires ne les remarqueront pas. Secundo, ils sont d'une obéissance indéfectible envers leurs supérieurs : quand Rosa, dit "La Salope", décide par colère d'exécuter un de ses hommes, celui-ci se laisse faire sans réagir alors qu'il a une arme à la main et que Rosa prend bien son temps pour le mettre en joue. Comme s'il n'avait pas compris ce qui allait lui arriver. Tertio, ils ont autant l'air de terroristes super-entrainés qu'une bande d'amateurs n'ayant jamais tenu une arme qui serait embauchés pour tourner un film de guerre à l'arrache le dimanche après-midi (normal, c'est le cas). Nos terreurs sont pour la plupart en jeans et tee-shirt, certains ont cependant revêtu bandana et veste de treillis pour plus de crédibilité. Tremble, décadente Amérique ! L'armée du peuple est en marche : ![]() ![]() ![]() ![]() "Une armée d'élite" dixit la jaquette ![]() ![]() Nos héros sont également aux prises avec des narco-trafiquants tout aussi redoutables que les guérilleros. ![]() ![]() Le bon coté des fusillades interminables, c'est qu'elles laissent tout le temps d'admirer les figurants et les décors. ![]() Car oui, la base fortifiée des Picaros d'opérette vaut également le coup d’œil, les plaques en tôles qui composent les, hum, baraquements ne sont même pas fixées entre elle, on s'attend à ce qu'elles tombent au premier coup de vent. ![]() La jungle amazonienne dans toute sa luxuriance, bruitée par des sons d'animaux exotiques. Après avoir subi les tortures de rigueur, William Zipp s'évade et nous fait son propre "Ultime combat", l'occasion pour le spectateur d'admirer une tactique militaire des plus crétines. En effet, notre héros passe toute la nuit à construire de manière ultra-sophistiquée... DEUX malheureux pièges en bambous, en pariant que les sbires lancés à sa poursuite tomberont pile-poil dedans, alors qu'il y aurait des kilomètres de jungle à couvrir. Et évidemment, ça ne rate pas ! Ce qui nous vaut une des séquences les plus délicieusement bêtes du film, lorsqu'un sbire blessé par le piège du héros supplie le méchant de l'aider, et que le méchant, après avoir craché un énième mollard, lui rétorque "Pauvre connard !" avec sa voix de bourrin et l'abat avec dédain. C'est beau. ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Après avoir été son sidekick énervant dans "Deadly Prey", William Zipp devient Mike Danton. ![]() "Mrmf, j'ai besoin de me gratter..." ![]() ![]() "Ouf ! Heureusement que j'ai des gros muscles..." Pendant ce temps, le seul et unique Mike Danton est libéré in extremis par la fille plus ou moins kidnappée du général qui a compris ou était le bon droit après avoir été violée (le viol serait-il donc la solution pour régler les crises identitaires des jeunes filles ?). ATTENTION SPOILER MAIS SCÈNES INDISPENSABLES : David A. Prior nous offre alors DEUX scènes d'anthologie consécutives : Ted Prior, après avoir triomphé à mains nues de guérilleros armés, se saisissant d'un bazooka qui trainait par là, explose la voiture de la méchante, dont il ne reste plus qu'un bout d'intestin posé sur un pneu ! Puis c'est au tour de William Zipp d'attraper l'hélicoptère du méchant en plein vol, alors qu'il passe à dix mètres au dessus de sa tête, et le vilain de vider DEUX CHARGEURS à trente centimètres de son front ET IL LE RATE !!! ![]() "Çà va barder pour ta plaque d'immatriculation, Salope !" ![]() "Noooon ! Pas ma belle Twingo !" ![]() CHPOUF ! WILLIAM ZIPP EST... LASTIKMAN : ![]() ![]() ![]() On aurait dit un frisé qui volait ! ![]() ![]() "Cet hélico est trop petit pour nous deux, le kangourou !" Ce qu'il y a d'agréable avec les films de David A. Prior, c'est que quelque soit le budget (jamais plus d'un million de dollars quand même, parfois 50 $ en tout et pour tout) et quelque soit la teneur en nanardise, on a toujours l'impression d'un film fait entre potes et en famille dans le bout de campagne à coté de chez soi, tout simplement parce que c'est le cas. On retrouve quasiment toujours les mêmes : le frangin Ted, les copains William Zipp et Fritz Matthews (ici seulement au poste de producteur), une ou deux guest-stars fatiguées (ici William Smith) et David Winters pour gérer les comptes. Il en résulte un certain charme, auquel on peut soit adhérer soit rester insensible, simple question de feeling. Prior étant un auteur qui divise, "Patrouille dans la jungle" est un bon test : si vous aimez, ça veut dire que vous êtes prêt à découvrir le reste de son œuvre; si ce n'est pas le cas, mieux vaut vous tourner vers l'indétrônable "Ultime Combat". Alors, tant pis si "Patrouille dans la jungle" souffre de pas mal de longueurs, pour ceux qui savent l'apprécier, ça reste un exemple type du nanar de jungle hyper-fauché, dont l'amateurisme donne parfois réellement l'impression de regarder un home movie. Une petite bourrinade sans prétention et drôlement régressive, dont l'indigence même se révèle communicative pour quiconque a des velléités d'apprenti-réalisateur, et qui donne envie de se saisir de sa caméra familiale et d'ameuter tous ses potes pour tourner son propre film d'action dans le terrain vague le plus proche. Sans oublier le pac de bières dont la consommation sera filmée pour compléter le tableau. Toi aussi, fais ton propre commando-flick à base de baroudeurs chiqueurs de tabac, si David A. Prior a pu le faire, n'importe qui le peut aussi ! ![]() Une jaquette nippone explosive Icono : http://www.ecranlarge.com , http://www.zonebis.com , http://www.vhsdb.org , http://www.williamsmith.org et http://www.commeuppancereviews.com Note : 1,5/5 Cote : 3, rare. Pour savourer la VF bourrine, il faut encore s'orienter vers la VHS. Le film est sorti chez Cobra Video et chez Vidéo Poche sous le titre "Patrouille dans la jungle", et chez Initial sous les titres "The Last Hero" (sous-marque Triangle vidéo) et "Military Force" (sous-marque Monitor video). ![]() Un visuel piqué à "Riposte immédiate" avec Fred Dryer, une photo de Reb Brown fauchée à "Freedom Force" et un résumé qui correspond au script de "Erik, soldat de fortune" avec Stephen McHattie. Un jeu de piste pour nanardeur ! ![]() Cette fois, ils ont piqué l'affiche de "Strike Commando 2" et ils annoncent John Saxon en vedette. On est décidément bien facétieux chez Initial. Attention cependant à ne pas se faire arnaquer par "Les mercenaires de l'apocalypse" (toujours chez Initial) ( http://www.nanarland.com/onsestfaitavoi ... apocalypse ). ![]() Ce coup-ci, ils nous promettent du nanar d'action mais on se retrouve avec un navet mettant en scène des chanteurs de country music. Là, ce n'est plus drôle du tout. |
|
| Auteur: | nanar-addict [ 02 Juil 2012 21:00 ] |
| Sujet du message: | Re: Patrouille dans la jungle - David A. Prior (1989) |
C'est toujours cool une chro, mais je m'étais pas mal ennuyé quand même. |
|
| Auteur: | JACK TILLMAN [ 03 Juil 2012 9:55 ] |
| Sujet du message: | Re: Patrouille dans la jungle - David A. Prior (1989) |
Oui, c'est vrai que c'est pas le genre de film qui peut faire l'unanimité. Le nanar est très subjectif, "Patrouille dans la jungle" en respecte les critères mais après c'est question de feeling. Si ça te tente, ce serait sympa peut-être d'en faire une petite contre-chronique. La chro que tu as rédigée pour "L'infirmière a le bistouri facile" est excellente (et très poétique, bravo ) donc ton avis serait très intéressant et le bienvenu. |
|
| Auteur: | gatman [ 10 Mars 2014 10:46 ] |
| Sujet du message: | Re: Patrouille dans la jungle - David A. Prior (1989) |
dommage qu'il y ait pas mal de passages à vide mais il y a des belles scenes. j'adore ce grand flou artistique et géographique que permet cette notion de "jungle" . Partout dans le film de foret (sous genre que l'on retrouve partout, de norbert moutier aux bis italiens en passant par les philippines), la jungle est unique, cruelle et ca coute pas cher on ne sait jamais trop où on est : kansas, vietnam, colombie.... ce film donne surtout lieu à des tactiques militaires débiles et des pieges du même acabit. "tiens et si je posais un piege tres compliqué et je postule que le type va faire un détour de 15km pour tomber dedans" mention spéciale à la scène de l’hélicoptère qui mérite son cut à la NE allez 2/5 Citer: McClusky, un soviétique nanar comme on n'en fait plus depuis la chute du mur. hum avec un nom pareil et vu l'accent tres highlands qu'on entend dans la VO, tu es sur de ton coup en le qualifiant de soviétique ? Certes on peut etre écossais et etre une vermine communiste. |
|
| Auteur: | JACK TILLMAN [ 10 Mars 2014 19:49 ] |
| Sujet du message: | Re: Patrouille dans la jungle - David A. Prior (1989) |
La jungle tournée dans un jardin public de l'Alabama, je trouve aussi que ça a un charme fou. J'avais beaucoup aimé l'auto-remake d'"Ultime combat" qu'on voit dans le film et particulièrement cette scène où David Marriott voit un de ses hommes grièvement blessé par un des pièges de William Zipp, le sbire le supplie de l'aider, et David crache un gros mollard et achève le sbire après lui avoir rétorqué "Pauvre connard !" avec sa voix de bourrin. C'est beau. gatman a écrit: Citer: McClusky, un soviétique nanar comme on n'en fait plus depuis la chute du mur. hum avec un nom pareil et vu l'accent tres highlands qu'on entend dans la VO, tu es sur de ton coup en le qualifiant de soviétique ? Certes on peut etre écossais et etre une vermine communiste. Non, en effet, en y repensant je crois que c'est juste un mercenaire. J'avais été induit en erreur par un résumé en anglais qui en parlait comme d'un officier russe. Même chose concernant les méchants de "Rage to kill", qui sont décrits dans plusieurs reviews du net comme des soviétiques, mais qui se révèlent être des militaires américains renégats, vu leurs noms et uniformes (j'ai corrigé cette erreur dans ma chro; pour ma défense, j'avais vu RTK dans de mauvaises conditions avec du bruit autour, donc les dialogues était presque inaudibles). En fait, il est curieux de constater que dans les actionners reaganiens produits par AIP (la société fondée par David Winters et David A. Prior), les méchants ne sont presque jamais russes mais des mercenaires ou traitres américains (ou éventuellement des Viêt-Congs ou des cocos sud-américains comme dans "La mission"). Il y a juste dans "L'escouade de l'enfer" que la guerre du Vietnam se joue exclusivement entre soldats russes et américains, il n'y a aucun Vietnamien dans le film, ce qui est hautement What The Fuck étant donné que le film tente de se donner des airs de reconstitution sérieuse et dramatique dans la lignée de "Platoon". En tout cas, ma chro de "Patrouille dans la jungle" aurait besoin d'une bonne relecture (le style est assez perfectible), car le film le mérite, malgré ses baisses de rythme. Je vais essayer d'arranger certains aspects qui sentent vraiment la chro de débutant. Faudrait d'ailleurs que je fasse la même chose pour mes autres premières chros (j'ai tellement honte de certaines que je préfère ne pas les relire |
|
| Auteur: | John Nada [ 05 Mai 2026 15:22 ] |
| Sujet du message: | Re: Patrouille dans la jungle - David A. Prior (1989) |
Chronique en ligne (quasi 14 ans après sa rédaction... tout arrive !) : https://www.nanarland.com/chroniques/nanars-d-action/guerre/patrouille-dans-la-jungle.html Après "Mankillers" et "Ultime combat", le duo David Winters / David A. Prior remettait le couvert avec "Patrouille dans la jungle", en nous faisant encore passer un sous-bois de châtaigniers clairsemés pour une étouffante jungle tropicale... Ca me fait penser également à Dans les griffes du dragon d'or, où les séquences au Viêt-nam avaient aussi été tournées dans un petit bois pas du tout crédible. Je crois que la palme revient quand même à Hitman le cobra, où la végétation est un peu plus crédible mais où on voit des tables de jardin...! Et on retrouve en effet probablement les mêmes tôles ondulées que dans Mankillers. Peut-être même la même cordelette ! ![]()
|
|
| Auteur: | slater74 [ 05 Mai 2026 20:15 ] |
| Sujet du message: | Re: Patrouille dans la jungle - David A. Prior (1989) |
On notera au passage que la jaquette japonaise ne semble pas sûre du titre, hésitant entre "Jungle Assault" et "ジャングル パトロール" = "Jungle Patrol". Faudrait savoir! |
|
| Page 1 sur 1 | Heures au format UTC + 1 heure |
| Powered by phpBB © 2000, 2002, 2005, 2007 phpBB Group http://www.phpbb.com/ |
|