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| Frankenstein Island - Jerry Warren (1981) https://forum.nanarland.com/viewtopic.php?f=17&t=22033 |
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| Auteur: | JACK TILLMAN [ 29 Avr 2016 1:11 ] |
| Sujet du message: | Frankenstein Island - Jerry Warren (1981) |
FRANKENSTEIN ISLAND ![]() Titre original : Frankenstein Island Réalisateur : Jerry Warren Année : 1981 Pays : États-Unis Genre : Portenawak Island (Catégorie : Épouvante) Durée : 1h37 Acteurs principaux : Cameron Mitchell, John Carradine, Robert Clarke, Steve Brodie, Robert Christopher, Tain Bodkin, Katherine Victor, George Mitchell, Dana Norbeck, Andrew Duggan ![]() ![]() Jusqu'à présent, Nanarland n'avait pas encore abordé le cas Jerry Warren. Pourtant, ce réalisateur est considéré outre-Atlantique comme l'égal d'un Ed Wood. Si Ed Wood est devenu une icône mondial du nanar, jusqu'à devenir la figure de proue de ce site, par la manière dont il rata ses films, Jerry Warren quant à lui est surtout célèbre pour avoir raté les films des autres. En effet, trente ans avant Godfrey Ho, Jerry fut un pionnier du 2 en 1, rachetant à bas prix ou pillant purement et simplement des métrages horrifiques de série B étrangers puis les remontant avec de nouvelles scènes tournées à la va-vite avec quelques has-been pas chers comme John Carradine ou Lon Chaney Jr. afin de les rendre "distribuables" sur le marché américain. ![]() Son "œuvre" la plus célèbre est ainsi "Half Human", charcutage d'un film de yéti japonais d'Ishiro Honda ("Jujin Yukiotoka", 1954) auquel ont été ajoutées quelques scènes où John Carradine discute avec deux types dans un bureau et leur raconte le film japonais en flashbacks, tout en philosophant sur le thème du chainon manquant. Il en alla de même du célèbre film de momie en papier mâché mexicain "La Momie Aztèque" (Rafael Portillo, 1957) mélangé à de nouvelles scénettes américaines bavardes ainsi qu'à un troisième métrage pour le téléfilm "Attack of the Mayan Mummy" en 1964, sorti en double-programme avec son "Face of the Screaming Werewolf", remontage de "La casa del terror" (Gilberto Martinez Solares & Rafael Portillo, 1960), film d'aventure mexicain grossi d'une poignée d'inserts avec Lon Chaney Jr. jouant une momie/loup-garou. Même recette pour des titres comme "House of the Black Death" (1965), "Creature of the Walking Dead"" (1965) et "Curse of the Stone Hand" (1965), ce dernier film massacrant trois films d'épouvante chiliens ("La dama de la muerte", 1946, "L'esclave du désir" aka "La ballanga Isabel llego esta tarde", 1949, et "La casa esta vacia", 1959) liés tant bien que mal (surtout mal) entre eux par des séquences additionnelles tournées avec l'inoxydable John Carradine. ![]() ![]() Toutefois, il ne faudrait pas réduire la carrière de metteur en scène de Warren à ces margoulineries sans scrupules. Jerry sut à l'occasion pondre des métrages 100% originaux avec une absence de talent au moins égale. On lui doit ainsi des œuvrettes savoureusement cheaps et opportunistes telles que "The Wild, Wild World of Batwoman" (1966), délirant rip-off féminin de "Batman", ou encore son premier film, "Man Beast" (1956) et son Yéti pelucheux. "Frankenstein Island" est un tardif chant du cygne de Warren au cinéma d'exploitation underground et il s'agit d'un auto-remake d'un de ses premiers films, "Teenage Zombies" (1960), dans lequel une bande d'ados 50's jouant effroyablement mal accostait sur une île où une savante folle transformait les gens en zombis à ses ordres grâce à un gaz révolutionnaire, tout ça pour le compte de vils espions communistes. Un navet atrocement lent, bavard et ennuyeux que l'affiche tente de vendre comme un simili-King Kong du fait de la présence d'un intermittent du spectacle déguisé en singe dans le labo de la méchante. ![]() Si l'affiche et le titre vous font envie, passez votre chemin : le film est une purge. Là où "Teenage Zombies" était terrassant d'ennui, "Frankenstein Island" est au contraire une perle de n'importe quoi comme on a assez rarement la chance d'en dénicher, sans doute l’œuvre la plus réjouissante de son auteur. Du fait de conditions de réalisation peu orthodoxes, Jerry Warren, à l'instar de nombre de ses collègues du Z, a toujours plus ou moins donné dans le non-sens et l'absurde involontaire, mais ici il se surpasse largement dans le délire, avec une générosité fort distrayante. Les situations les plus absurdes, les comportements les plus surréalistes et les personnages les plus étranges se trouvent réunis dans ce film d'aventures et de science-fiction qui semble avoir trente ans de retard sur ce qui se faisait en 1981, comme si pendant le long laps de temps qui sépara son avant-dernier film (en 1966) de cette ultime pelloche, Warren n'avait pas mis les pieds dans un cinéma et était resté bloqué aux standards de la série B des années 50-60. "Frankenstein Island" est une sorte de pot-pourri du cinéma de genre dont le scénario part dans tous les sens. ![]() Le film démarre par des images de montgolfières, puis on apprend qu'un cyclone (qu'on ne verra pas, on n'est pas chez Bruckheimer) a entrainé le crash d'un des ballons. Quatre naufragés de l'air et leur chien mascotte qui ne sert à rien accostent le rivage d'une île mystérieuse à bord d'un canot pneumatique en parfait état et en toute logique, leur première pensée en débarquant est de construire un radeau pour reprendre la mer (?!??). Partis chercher du bois pour leur radeau inutile, c'est le début pour nos héros d'une série de rencontres insolites... ![]() ![]() ![]() Alain Delon contemplerait-il toutes ces conneries dans une de ces montgolfières ? ![]() "Débarrassons-nous vite de ce canot tout neuf et construisons un radeau en bouts de bois. C'est la seule chose raisonnable à faire." ![]() With special appearance by the famous Clodo, superstar of the french melodrama masterpiece "Clodo and the vicious girls". Car cette île tropicale du Pacifique, qui ressemble beaucoup à la campagne californienne, est habitée par une tribu d'Amazones ressemblant à des ménagères affublées de slips léopards en peluche et passant leur temps à pratiquer des danses rituelles au coin du feu, à charmer des couleuvres et à fumer du haschich dans des crânes humains en plastoc. Une vie sauvage aux allures de Club Med qui a bien sûr le don de charmer nos héros, d'autant que les Amazones se montrent des plus hospitalières (genre "L'île du plaisir" dans "Les douze travaux d'Asterix"). ![]() ![]() Le territoire des Amazones est gardé par des crânes en plastique. ![]() "Eh les mecs, vous voyez ce que j'vois ?" ![]() "Oh purée !" ![]() ![]() ![]() Aussi classe que le costume de Quelou Parente dans "Dinosaur From the Deep". ![]() ![]() "Tiens, fume, c'est du Belge !" ![]() Une autre spécialité des Amazones : le hamac sans hamac. ![]() ![]() En voyant la charmeuse de couleuvre à l’œuvre, l'un des héros, subjugué, s'exclame "C'est la chose la plus incroyable que j'ai jamais vue !" ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Ambiance érotomane style "A nous les petites Cromagnonnes". Or, une horde de zombies albinos à pull-over et bonnets noirs, qui pratiquent le karaté (mais façon zombi : au ralenti), font rien qu'à kidnapper les ménagères en pagnes de peluches pour les livrer aux expériences de l'arrière-petite-fille du Docteur Frankenstein, laquelle poursuit les travaux mégalomanes de son ancêtre dans un labo 100% nanar. La vile doctoresse est mariée à l'assistant bicentenaire de Frankenstein, le docteur Von Helsing, et c'est pour maintenir en vie son vieillard canonique de mari que la baronne Frankenstein s'approvisionne en sang frais sur les pauvres Amazones (car, bien entendu, il lui faut du "sang de vierges"...). Parmi ses hobbies, elle souhaite découvrir le secret de l'immortalité, elle cultive des légumes géants dans son potager et elle conserve le cerveau de son illustre arrière-grand-père sous une coupole en plexiglas, cervelle qui alimente son super ordinateur et ses esclaves-zombis en énergie. Elle nous informe au passage que le cerveau de son aïeul génère également un champ magnétique qui provoque des tornades, et donc des naufrages, afin de s'approvisionner régulièrement en cobayes humains. Comme vous le voyez, ça délire sec, mais c'est pas fini... ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Les terrrrrifiants zombis. Même ceux de Bruno Mattei flanquaient davantage la pétoche. ![]() Zombi Kickboxers : Fist of the Living Dead. ![]() Faut dire que le kung-fu amazone est pas mal non plus dans la catégorie "levé de jambe mou du genou". ![]() Un laboratoire high tech très dépouillé... ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Les diodes font "bzzzt... bzzzt..." à tout va, les ampoules lumineuses font "bip bip !" dans tous les coins, bref, une représentation de la science fort savoureuse. Soudain, sans qu'on comprenne pourquoi, l'esprit de Frankenstein apparait en surimpression, occasion pour John Carradine de cabotiner quelques secondes dans le rôle du savant créé par Mary Shelley, scandant on ne sait pourquoi : "You shall have the power ! The power shall be yours ! The POWER ! THE POWER ! THE POWER !!!" dans un monologue enfiévré. Cameron Mitchell joue de son coté un marin naufragé prisonnier de la doctoresse Frankenstein depuis 17 ans et subissant quotidiennement des injections à la seringue dans le cerveau qui lui font réciter sans arrêt des vers d'Edgar Allan Poe ! ![]() John Carradine, grand comédien charismatique et talentueux, second couteau d'Hollywood, acteur fétiche de John Ford et père de David, dont le rythme de tournage intensif (350 films au compteur !) le fit atterrir à maintes reprises dans le Z alimentaire et donc dans un grand nombre de nanars. ![]() ![]() Autre grand acteur classique hyperactif s'étant un peu embourbé dans le bis minable, Cameron Mitchell en a plein la tête du nanar, il frise même l'overdose. ![]() Katherine Victor, une fidèle de Jerry Warren qui jouait déjà la scientifique barjo de "Teenage Zombies". ![]() George Mitchell, qui ne tourna que dans des films de Warren, est le docteur Von Helsing. ![]() ![]() Une espèce de pirate moustachu et alcoolique qui éclate sans raison et à tout bout de champ dans de splendides "Mouhahaha !" ![]() ![]() Faut dire aussi qu'il y a tellement de trucs risibles dans ce film... Quant aux Amazones, elles semblent concourir entre elles pour le titre de scream queen la plus cruche de l'année et leur non-jeu n'a rien à envier à celui des zombies. Nos fameux morts-vivants justement, parviennent à surjouer la zombitude tout en demeurant monolithiques à l'extrême. Les fans d'anthropophagie seront toutefois déçus d'apprendre que ces zombies ne mangent personne dans le film, mais leur allure impayable compense un peu ce manque de sauce-tomate. En ce qui concerne le reste du casting, seuls les deux chefs des héros (oui il y a deux chefs dans leur groupe de quatre) et la baronne Frankenstein jouent à peu près correctement leur rôle. Et bien sûr, pas de... ![]() "You shall have its POWER ! ITS POWER ! THE POWER ! THE POWER !!!" Oui oui, c'est ça Frankie, on a compris. Mince, c'est qu'il radote le bougre. C'est quand même triste un fantôme atteint d’Alzheimer... Bon, comme je le disais avant d'être grossièrement interrompu par une nouvelle surimpression inexplicable du spectre de Frankenstein, pas de film du fameux docteur sans sa célèbre créature. Ici, l'amateur de craignos monster sera comblé par cet ersatz très cabotin de Boris Karloff au maquillage en papier mâché, marchant en crispant les bras et comme s'il avait un manche à balai dans le derrière et poussant des "GRRRR ! GRREUHH !" d'une haute teneur comique. Un régal. ![]() "GRRRRRHEUHHHH !!! GRRRUNRRRHHH !!!" ![]() Je sens que lui et le monstre nazi de "Devil Story" auraient plein de choses à se raconter. On a l'impression que Jerry a cherché à rassembler toutes sortes de clichés piochés à droite à gauche mais qu'il ne savait pas du tout comment les lier entre eux, comme si le fait d'avoir passé sa carrière à rafistoler des films sans rapport les uns avec les autres l'avait empêché de construire un récit de manière un tant soit peu cohérente. Toujours est-il que l'ensemble du présent film est quelque peu décousu. Ainsi, les héros passent leur temps à naviguer d'un camp à son ennemi, dans une scène ils participent à la vie commune de la doctoresse Frankenstein et de ses zombies, et dans la suivante ils vivent au sein de la tribu d'Amazones... ![]() "THE POWER ! THE POWER !!!" Diable, encore une apparition non-sensique de Frankenstein histoire de justifier l'encart "Starring John Carradine" au générique ! Bon sinon, signalons que pour ne rien gâcher le réalisateur a mis un ou deux "gags" (enfin se voulant comme tels... je suppose...) dans son film histoire de détendre l'atmosphère entre deux scènes "effrayantes" (enfin se voulant comme telles... je suppose...). Sauf que Jerry Warren a un sens de l'humour très "peau de banane". Un chien qui pisse, c'est un gag selon Jerry Warren. Mais qu'on ne se méprenne pas, "Frankenstein Island" joue la carte du premier degré et toutes ces séquences non-sensiques semblent bien avoir été couchées sur pellicule avec une imperturbable bonne foi. L'escalade dans le nawak involontaire culmine au cours de la baston finale la plus bordélique de l'Histoire, suivie d'un twist final en mousse à la fois ultra-téléphoné et parfaitement abscons. ![]() Même l'élite de l'US Army a renoncé à y comprendre quelque chose à cette histoire. ![]() Le cerveau de la bande. Peut-être a-t-il compris le script, lui ? ![]() "Quel étourdi ! J'avais failli oublier l'indispensable rire sardonique de tout savant fou mégalomane digne de ce nom. MOUHAHAHAHAHA !!!" Au final, si cette série Z cacochyme très librement inspirée de "L'île mystérieuse" de Jules Verne manque de rythme, son amateurisme, la misère de ses décors, ses apparitions/caméos incompréhensibles à répétition de John Carradine en fantôme frappé de gâtisme et sa générosité dans le registre du bis foutraque en font un agréable nanar très cheapo-discount, que ne gâchent en rien les erreurs de montage et autres problèmes de continuité du scénario. Concluons en dédiant cette modeste chronique à Jerry Warren, décédé en 1988, et qui sut véritablement finir sa carrière de tâcheron en beauté. ![]() Note : 3/5 Cote de rareté : 4) Exotique L'éditeur américain Retro Media a ressorti le film dans un DVD zone 1 se vendant à prix d'or chez ces margoulins d'Amazon, histoire de priver les nanardeurs impécunieux d'un nanar lui-même impécunieux. Une honte !
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| Auteur: | John Nada [ 09 Mars 2026 10:18 ] |
| Sujet du message: | Re: Frankenstein Island - Jerry Warren (1981) |
Chronique en ligne : https://www.nanarland.com/chroniques/na ... sland.html Encore un nanar qui a l'air bien grâtiné ! Et je ne connaissais par Jerry Warren, merci de me l'avoir fait découvrir. JACK TILLMAN a écrit: ![]() Un superbe visuel piqué à l'affiche de "Manhattan Baby" de Lucio Fulci. Je pense qu'il s'agit en fait d'un visuel alternatif pour le film "Le Mystère de la pyramide" de Fred Olen Ray (The Tomb en VO et La Tomba en Italie), dans lequel il y a également Cameron Mitchell et John Carradine. Du coup, je l'ai remplacée par cette très jolie VHS finlandaise :
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| Auteur: | Lord Ruthven [ 09 Mars 2026 10:42 ] |
| Sujet du message: | Re: Frankenstein Island - Jerry Warren (1981) |
![]() On dirait l'île d'Epstein non ? Coïncidence ? je ne crois pas
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| Auteur: | Mornagest [ 09 Mars 2026 12:29 ] |
| Sujet du message: | Re: Frankenstein Island - Jerry Warren (1981) |
1981, sérieux ?
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| Auteur: | Karate Ninja [ 09 Mars 2026 13:48 ] |
| Sujet du message: | Re: Frankenstein Island - Jerry Warren (1981) |
Jerry Warren, un auteur méconnu. Merci pour la découverte et la chronique Jack. 1981 ? Aïe, aïe... La seule concession à la modernité de la part de l'auteur c'est le tournage en couleur. La version Rifftrax est plus facile à trouver au téléchargement légal et payant, mais il faut se farcir les commentaires du trio de joyeux lurons... https://www.rifftrax.com/frankenstein-island Sinon, chez Bezos il y a un DVD à 350 € HT, à l'heure où j'écris ces lignes. |
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| Auteur: | JACK TILLMAN [ 09 Mars 2026 13:58 ] |
| Sujet du message: | Re: Frankenstein Island - Jerry Warren (1981) |
John Nada a écrit: Chronique en ligne : https://www.nanarland.com/chroniques/na ... sland.html Encore un nanar qui a l'air bien grâtiné ! Et je ne connaissais par Jerry Warren, merci de me l'avoir fait découvrir. JACK TILLMAN a écrit: ![]() Un superbe visuel piqué à l'affiche de "Manhattan Baby" de Lucio Fulci. Je pense qu'il s'agit en fait d'un visuel alternatif pour le film "Le Mystère de la pyramide" de Fred Olen Ray (The Tomb en VO et La Tomba en Italie), dans lequel il y a également Cameron Mitchell et John Carradine. Du coup, je l'ai remplacée par cette très jolie VHS finlandaise : ![]() Bien vu, John ! Et superbe jaquette au passage ! Et merci à tous pour vos retours ! Sinon, le film est tombé dans le domaine public, donc on peut légalement se contenter de le mater sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=sG47gjBn8ZQ Il est aussi dispo sur Dailymotion (avec la mention "FULL HOT MOVIE" |
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