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Revu ce soir. Et du coup, revu ma note un peu à la hausse.
Drôle de mélange que ce Over the Top. On a d'une part un mélo familial dégoulinant de bons sentiments, de clichés et de valeurs reaganiennes (les bouquins, c'est chiant et ça sert à rien les jeunes ; pour être un winner, faut avoir de gros muscles et sentir sous les aisselles comme papa, alors seulement vous deviendrez un self made man comme Stallone qui bouffe de la viande de fast food à tous les repas et qui écoute (et inflige à son gosse) les tubes les plus insipides du top 50 de l'été 1986 en faisant de la gonflette au volant de son camion rutilant ! Do it yourself, les kids !) avec un mioche tête à claques grimaçant et son très méchant grand-père (un beau capitaliste nanar avec plein de sbires en costards) incapable d'empêcher l'inévitable happy end sucrée (même si légalement, Stallone a renoncé à ses droits de paternité entretemps, mais il faut croire que le simple fait qu'il ait gagné le concours de bras de fer résout automatiquement tous ses problèmes juridiques).
Et d'autre part, on a une dernière demi-heure qui n'est qu'un festival de primates stéroïdés en furie dégoulinant de testostérone, digne de Cadence de Combat, avec l'un des plus beaux défilés de quartiers de bœufs décérébrés et beuglards de la création. C'est réellement cette partie qui hisse le film au rang de pur nanar par sa connerie ambiante.
Après, ça reste un film fun à regarder et ça fait toujours plaisir de revoir Stallone dans son rôle de bon gars populo (et ce malgré le décalage entre son rôle de prolo et son salaire qui en a fait à l'époque l'acteur le plus surpayé de l'histoire du cinéma), mais ce n'est pas surprenant qu'il ait bidé parce qu'objectivement c'est quand même une grosse daube boursouflée, très mièvre, très téléphonée et surtout très débile. Un hymne à la beauferie.
Essayant de créer une mode à partir d'un sport primaire présenté de la façon la plus primaire possible, Menahem Golan assure une mise en scène pro mais basique et sans épaisseur. Un concentré du cinéma le plus mercantile et formaté des années 80. Bref, ça a sympathiquement très mal vieilli.
Edit : je me marre toujours en repensant au "Quand je retourne ma casquette, je fais le vide." du sensei ès bras de fer Stallone. Et effectivement, Sly a rarement paru aussi vide dans sa tête que dans ce film...
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