Pour Anna, 9 ans, la vie se déroule paisiblement et confortablement entre son école religieuse et la maison de ses parents, Marie et Fernando.
Seule ombre à ce tableau idéal, un oncle, là-bas en Espagne, qui combat Franco. Un communiste dont il ne faut pas parler. L'arrestation et la mort de cet oncle, un voyage au Chili, quelques rencontres... Autant d'événements dont Anna ne perçoit pas l'importance, mais qui vont profondément transformer ses parents.
Engagement, altruisme, combat contre l'impérialisme, féminisme, manifestations sont désormais les maîtres mots et les événements qui jalonnent la vie de Marie et Fernando.
Pour Anna, cet élan parental se traduit par d'autres mots et d'autres événements. Déménagement, désorganisation, changements de nounous, appartement plus petit, nouveaux visages. Alors elle résiste, et combat avec ses faibles armes...
Evidemment, le film s'apprécie plus si on connaît le papa de la réalisatrice, le très engagé Costa-Gavras, réalisateur notamment de Z et de l'Aveau, dans ce qui ressemble à un réglement de comptes (ce dont elle se défend pourtant danbs toutes les interviews suivant la sortie de la Faute à Fidel). J'ai beaucoup aimé le cynisme ambiant contrebalançzant avec la narration candide de la petite fille qui ne se fixe que sur ce qu'elle perd.
La petite fille joue très bien (ça se voit qu'elle n'est pas la fille ni la nièce du réalisateur/producteur/acteur principal) mais les parents semblent trop artificiels : dommage !
Quelques bonnes idées du film comme la manif filmée du point de vue de la fille. Ce film m'a confirmé que les enfants sont de droite de même que tous les ados contrebraquent à gauche toute
