oui une vraie tuerie ca va etre ce film
Un film d'une violence inouïe
(29/01/2008)
Rambo revient le 6 février dans les salles.
BRUXELLES Il n'a pas changé. Enfin, si, quand même un peu. Il a pris quelques rides (c'est qu'il affiche 60 ans au compteur le gaillard) et son visage est boursouflé. Mais il a les muscles toujours aussi saillants. Et, surtout, il demeure la bête de guerre qui était apparue pour la dernière fois il y a 20 ans dans Rambo 3 !
Après Rocky Balboa, Sylvester Stallone a donc décidé de ressusciter son autre personnage fétiche, John Rambo. Le résultat à l'écran (nous avons pu découvrir le film hier) risque évidemment de ne pas faire l'unanimité. Car à l'inverse d'un Die Hard 4 , remarquablement ancré dans le cinéma actuel, ce nouveau Rambo n'a pas vraiment évolué en deux décennies. C'est du cinéma d'action manichéen, avec des méchants très méchants, comme on en faisait dans les années 80. Le tout servi par un scénario qui peut se résumer en quelques lignes. Pour faire court, notre vétéran du Vietnam doit cette fois-ci sortir de sa paisible retraite en Thaïlande (où il fait la chasse aux serpents !) pour libérer les membres d'une mission humanitaire qui ont été capturés par la junte militaire en Birmanie. C'est tout ? Oui, c'est tout. Le reste, c'est ce qu'on attend d'un Rambo : du sang et de l'action ! Sur ce plan, on est là face à l'un des films les plus violents de ces dernières années. Une vraie boucherie ! Malgré les années, Rambo n'a rien perdu de ses talents . Ici, il tue à tour de bras (au propre comme au figuré, allant jusqu'à égorger un ennemi à mains nues) ! C'est donc à un déferlement de scènes gores qu'on assiste : têtes qui éclatent, bras arrachés, décapitations, jambes sectionnées, éventrations... Et on en passe. Âmes sensibles, s'abstenir.
Il faut d'ailleurs avouer que niveau mise en scène, Stallone, qui réalise aussi le film, signe des séquences d'action assez prenantes, plongeant les spectateurs au coeur des batailles. Mais, pour le reste, on ne dépasse jamais le niveau d'une série B, mal écrite et jouée par des acteurs de seconde zone. Comment le public d'aujourd'hui, habitué à des films plus complexes, va-t-il accepter cette grosse machine simpliste ? Un élément de réponse vient déjà des USA où, pour son week-end de sortie, John Rambo ne s'est classé que deuxième. Un score décevant.