Nadsat a écrit:
Un exemple, Shining. Kubrick l'a complètement modifié, pour en faire un truc mieux. Ensuite des fois c'est moins bien pour d'autres films, c'est sûr... mais pour le principe je suis pour laisser le champ libre à un auteur.
Ouais, enfin, çà... c'est ton avis. je fais partie de ceux qui avaient lu le livre de Stephen King avant de voir le film de Kubrick (dès sa sortie) et qui ont trouvé ce film très en-dessous du bouquin, pas effrayant pour un sou, et d'une prétention rare. Le livre est infiniment supérieur au lourd pensum de Kubrick, avec un Nicholson totalement ridicule (vu la gueule sinistre qu'il arbore dès les premières scènes, on se demande comment on peut accepter de lui confier la responsabilité d'un hôtel de luxe durant la morte-saison).
Quant à "La guerre des mondes", çà dépend si on parle du livre de Wells, ou du film. Dans le livre, la fin est absolument remarquable, une idée géniale en fait. Il est tout à fait crédible que dans une civilisation hautement avancée comme celle des Martiens de Wells, on ne connaisse plus (ou même, que l'on n'ait jamais connu) l'existence des microbes vecteurs de maladies. Et c'est en même temps une parabole assez subtile, puisque les armes dont dispose l'être humain, si fier de lui au point d'en être arrogant, ne lui sont d'aucune utilité pour vaincre un ennemi venu d'une autre planète, et que ce soit justement la plus petite créature de ladite planète qui en vienne à bout. Même la religion ne sert à rien dans le livre, la référence à Dieu n'étant pas gênante puisque ce ne sont pas ses soi-disants représentants qui vaincront les Martiens, mais la plus humble des créatures.
J'ajoute que je suis profondément athée, et que RIEN dans le livre de Wells ne heurte mes convictions, au contraire.
En ce qui concerne le film, je suis plus réservé, il n'y a pas beaucoup d'émotion en effet, la scène des Martiens dans la cave est bien trop longue (elle était plus efficace dans le film de Byron Haskin, où ne figurait qu'un seul plan rapide d'une des créatures)... Juste une idée amusante à la fin, faire jouer le rôle des grands-parents par Gene Barry et Ann Robinson, les héros de la première version.