FAP FAP FAP ?
Moi j'ai surtout envie de dire :
Ce que je vois surtout dans la progression dramatique du film, c'est que Nolan reprend un peu le même principe que dans le prestige : deux ennemis qui sont à la fois très proches et pourtant concurrents, et qui tentent chacun de piéger l'autre en élaborant des plans de plus en plus compliqués.
Brokenail part de la description de kaos factor pour dire que le film est bidon. S'il est vrai que le film demande un minimum de suspension volontaire de l'incrédulité (un terme que mon prof d'anglais de prépa utilisait pour décrire l'état d'esprit nécessaire à l'appréciation de la littérature, et je ne dis pas ça pour me la péter), il me semble que ça peut passer, malgré tout.
Pour ce qui est de la scène du maire : je crois que le joker n'y est pas présent, et laisse faire le boulot à ses sbires. Le sbire schizophrène a le nom de Rachel (si mes souvenirs sont bons), signe qu'elle est devenue la nouvelle cible.
Pour ce qui est de l'incarcération du joker : de deux choses l'une : soit le joker tuait Dent et / ou Batman, et dans ce cas : victoire.
Soit il allait en prison et ne pouvait être que dans la prison de Gordon, le seul endroit apparemment en dehors de la corruption.
En mettant une bombe dans le ventre de son sbire, il se laissait une porte de sortie. Cette scène montre au passage qu'il ne s'embarrasse définitivement pas du sort des gens avec qui ils travaillent, ce qui renforce son aspect impitoyable.
La chance du joker, c'est qu'il n'ait pas été mis dans la même cellule que le banquier de hong kong, mais en même temps c'était prévisible : tuer le banquier détruit le procès, ils vont donc pas mettre le joker avec lui ! L'erreur principale des flics est de sous-estimer le joker et ses capacités à s'évader.
Pour ce qui est de savoir si le Joker sait ou pas si Dent est Batman, je crois qu'il dit qu'à un moment il l'a vraiment cru quand celui-ci a sauté pour sauver Rachel. Mais à la limite, c'est pas si important : par ses flics ripoux, il donne l'ordre de kidnapper Dent et Rachel en cas d'échec : du coup il est forcé de gagner. Soit Dent est Batman, et donc le kidnapper est bon.
Soit Dent n'est pas Batman, et dans ce cas, Batman viendra le chercher.
Si Dent est Batman et se libère, la mort de Rachel lui en foutra un gros coup au moral. Dans tous les cas, la mort de Rachel est mauvaise pour Batman car le Joker sait que Batman est amoureux de Rachel.
Le truc, c'est que le rapport à la chance est un thème essentiel dans le scénario : Batman a peu de chances de retrouver le joker, car le chercher est comme chercher une aiguille dans une meule de foin, mais en surveillant tout le monde, il maximise sa chance.
Le joker, en se proposant différents scénarios, et en passant de l'un à l'autre au gré des situations, surfe sur la chance d'une certaine façon, mais essaie surtout de la dominer en ne se laissant que des opportunités positives. A noter que le seul moment où le joker, faisant confiance à la théorie des jeux, ne se laisse aucune alternative, est le moment où il perd.
Enfin, pour Harvey Dent, la thématique est évidente, parce qu'au départ, la part qu'il laisse à la chance n'est qu'apparente (la pièce est truquée) alors qu'elle est réelle par la suite (vrai pile ou face).
Voilà. Je ne convaincrais ni Johnnythewolf, ni Brokenail avec cela, mais j'essaie d'expliquer pourquoi en retour, leurs arguments ne me convainquent pas.
Il y a bien sûr une part d'arbitraire, mais elle me semble bien moindre que dans un film comme Commando où n'importe lequel des films où le héros peut tuer n'importe qui dans n'importe quelle situation, tandis que ses adversaires le rateront quoi qu'il arrive.