Et en titre international IMDB : The girl who cut time, ou the little girl who conquered time.
Affiche et captures d'écran :
Pas trouvé de bande-annonce.
L'histoire :
Une jeune demoiselle, bien sous tous rapports, s'évanouit dans le laboratoire de science qu'elle était chargée de nettoyer. A son réveil, elle se rend compte que sa perception du temps devient légèrement bizarre.
Est-ce que, telle une spiderman moyenne, elle a développé de nouveaux super-pouvoirs ? Ou est-ce une façon inconsciente de somatiser son incapacité à choisir entre deux garçons de sa classe (c'est un film japonais, les sentiments sont largement sous-entendus pendant une bonne partie de l'histoire) : Goro, le fils du préparateur de sauce goût je sais plus quoi, et Fukamachi, le grand et beau jeune homme qui sent bon la lavande ?
Mon avis :
Pour ceux qui se demandaient ce qu'aurait fait Wes Anderson de la franchise Spiderman, ce toki o kakeru shoujo peut donner de bons indices. En effet, l'histoire attendue de super-héroïne, passe pratiquement à la trappe, pour donner un mélodrame, certes lent, et ma foi un peu chiant, mais aussi, pour peu qu'en vous sommeille le coeur d'une adolescente à soquette de 15 ans, bouleversant.
Ce film est l'adaptation d'un roman apparemment très populaire, puisqu'il a été adapté plusieurs fois, notamment sous la forme d'un dessin-animé sorti en France, et dont j'ai repris le nom pour le topic, vu que c'est le même titre original (donc pour répondre à la question qui peut se poser : non ce film n'est jamais sorti en France, et en anglais, je pense que c'est que via hong-kong). A noter que d'après le résumé wikipedia, le dessin animé, s'il reprend en partie l'histoire, prend un chemin radicalement différent dans son traitement.
Evidemment, j'ai vu ce film suite à la découverte du fantastique Hausu, et pour calmer les ardeurs de tout le monde, je dirais que les deux films n'ont pas grand chose en commun. Il y a bien des matte-paint étranges, et une ou deux séquences oniriques, mais dans l'ensemble, on est dans de l'histoire d'adolescents, filmé avec une photo années 80 un peu terne. Ca veut pas dire que c'est pas bien. Juste qu'au niveau rythme, on est plus proche de the taste of tea, par exemple, auquel ce film m'a fait un peu penser.
Au niveau thématique, il y a bien quelque chose dans l'héroïne qui rappellerait un peu Hausu, mais j'en reparlerai si quelqu'un d'autre a vu le film (pas le peine de spoiler).
En conclusion, je dirais qu'Obayashi a réalisé une trentaine de films, y compris très récemment (son dernier film en date est de 2008) : pourtant il est difficile d'avoir des informations sur son oeuvre, et de voir, même illégalement, ses films. Pourtant, il semblerait qu'il n'ait pas perdu la main avec le temps, puisque d'après IMDB il a été nommé pour le prix du meilleur réalisateur japonais en 1989 et 1993, et en compétition à Berlin en 1998 pour Sada.
Autant dire qu'il y a là toute une filmographie sur laquelle on aimerait bien que se penche wild side ou asian star.