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| Mon nom est Personne - Tonino Valerii - 1973 https://forum.nanarland.com/viewtopic.php?f=29&t=13477 |
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| Auteur: | Spoon [ 13 Sep 2007 12:53 ] |
| Sujet du message: | Mon nom est Personne - Tonino Valerii - 1973 |
Mon nom est Personne - Tonino Valerii - 1973 http://www.imdb.com/title/tt0070215/ http://www.youtube.com/watch?v=qOanX_TSE5U Citer: En 1895, l’Ouest n’est plus ce qu’il était. Un jeune virtuose de la gâchette (Terence Hill) croise la route de son idole, le légendaire pistolero Jack Beauregard (Henry Fonda) et décide de lui prêter main-forte pour sa dernière mission : affronter la Horde sauvage…
Mortifié par les succès des Trinita, Sergio Leone à voulu produire le film définitif qui enterrerait le Western Spaghetti. Son génie ne l'empechait pas d'avoir des jugements hatif et erronés. Intronisé père du genre par la critique il disait que tous les western Italiens qui avait succédés à ses films étaient des fils tarés (excessif si on considère les qualités de réalisateurs comme Corbucci,Valerii,Damiani,Baldi ou Sollima). Tel un Dieu Grec il a voulu manger ses petits dont Terence Hill était pour lui le symbole. C'est sans compter sur le fait qu'il confira la réalisation à Tonino Valerii, excellent réalisateur et qui fut son directeur de seconde équipe deux de ses films. Le film est injustement denié à Valerii, alors qu'il s'inscrit trés logiquement dans sa filmo. En s'appropriant le scénario parodique de Leone, Valerii y dévelloppe un des thèmes principaux de ses westerns, c'est a dire la relation Père/Fils, Mentor/Elève qu'il avait déjà mis en scène dans Le dernier Jour de la colère. (I Giorni dell'ira - 1967 - Lee Van Cleef / Giuliano Gemma)
Autre élément: le pistolero Jack Beauregard (Henry Fonda) est une version agée de Lanky,l'homme à la carabine son premier Western (Per il gusto di uccidere - 1966 - Craig Hill ), chasseur de prime élégant utilisant un fusil à lunette comme Beauregard.
Fusil à lunette qui revient dans Texas (Il Prezzo del potere - (1969) - Giuliano Gemma)
Un certains nombre d'autre éléments sont récurents dans ses films, comme dans le final face à la horde sauvage avec ses arrêts sur images noir et blancs, il utilise des "photos d'epoques", accrochées au murs dans Lanky, dans le générique de début de Une raison pour vivre, une raison pour mourir (Una Ragione per vivere e una per morire - 1972 - James Coburn,Bud Spencer) et des affichettes dans Il Prezzo del potere.
Je conseille vivement les autres Western de Valerii, certes il n'est pas un génie comme Leone mais il n'en est pas moins un trés bon réalisateur qui mérite mieux que sa réputation de Yes-man de Leone. Les posters conduisent au trailers sur youtube Mon nom est Personne est surpuissance! Habile mélange du genre américain et du genre Italien, sous des aspect légers le film brasse des sujets sérieux, la relation Père/fils, la vieillesse, enfin le film nous montre comment se créent les légendes.
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| Auteur: | Ringo Lam [ 13 Sep 2007 13:00 ] |
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Le film qui prouve qu'avoir des fans c'est sympa tant que ça reste dans une certaine mesure. |
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| Auteur: | gregoire01 [ 13 Sep 2007 13:18 ] |
| Sujet du message: | |
Citer: ![]() cette jaquette est immonde et ne rend pas justice a l'un des meilleur western. Quand en plus on sait que c'est le dernier de Henry Fonda, il prend un atre sens. |
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| Auteur: | John SHAFT [ 13 Sep 2007 13:50 ] |
| Sujet du message: | |
J'adore le coup de la tombe où est enterré un certain Sam Peckinpah ! |
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| Auteur: | nanja monja [ 13 Sep 2007 14:05 ] |
| Sujet du message: | Re: Mon nom est Personne - Tonino Valerii - 1973 |
Spoon a écrit: son idole, le légendaire pistolero Jack Beauregard
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| Auteur: | peter wonkley [ 13 Sep 2007 18:47 ] |
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| Auteur: | Silver Von Lyndon [ 13 Sep 2007 23:54 ] |
| Sujet du message: | |
Un grand spaghetti ! Même Terence hill est bon dedans ! |
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| Auteur: | peter wonkley [ 02 Déc 2007 10:39 ] |
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| Auteur: | Sbel [ 02 Déc 2007 11:45 ] |
| Sujet du message: | |
Je crois que c'est mon western preféré... Le thème musical principal est ce que j'ai trouvé de mieux pour me lever le matin en aimant la vie et les gens, et d'être d'une super humeur à toute épreuve ! |
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| Auteur: | gregoire01 [ 02 Déc 2007 16:56 ] |
| Sujet du message: | |
Sbel a écrit: Je crois que c'est mon western preféré...
t'as pas a avoir honte, au contraire. |
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| Auteur: | Brokenail [ 02 Oct 2008 23:37 ] |
| Sujet du message: | |
L'histoire de l'oisillon, de la vache et du renard reste une de mes préférées. Et puis, j'ai toujours eu un petit faible pour le sourire d'idiot que Terence Hill décroche quand il prépare un sale coup. |
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| Auteur: | CinephileFanatik [ 03 Oct 2008 14:50 ] |
| Sujet du message: | |
Le commentaire audio du DVD est très intéressant, on y entend un Valerii au bord des larmes se plaindre de l'appropriation injustifiée du film par Leone. Par exemple, La scène de l'urinoir aurait été tournée et ajoutée par Leone lui-même, contre l'avis de Valerii qui trouve cette scène complètement inutile. Le film lui-même, sans être mon western préféré, présente d'excellents moments de rigolade (le mannequin en bois) et d'émotions (la musique inspirée des valkyries, un régal). |
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| Auteur: | gregoire01 [ 03 Oct 2008 15:33 ] |
| Sujet du message: | |
CinephileFanatik a écrit: Le commentaire audio du DVD est très intéressant, on y entend un Valerii au bord des larmes se plaindre de l'appropriation injustifiée du film par Leone. Par exemple, La scène de l'urinoir aurait été tournée et ajoutée par Leone lui-même, contre l'avis de Valerii qui trouve cette scène complètement inutile.
C'est vrai que Léone s'en prend plein la tronche dans le commentaire audio. Certain vont dire que Valerii cherche a s'appropriait le film pour lui tout seul, mais je ne crois personnellement vu que dans le commentaire il a tendance a souligné grâce à qui tel ou tel scène a était réussi (il explique aussi que ce n'est pas la première fois que Léone faisait le coup de l'appropriation). Et puis ce serait pas la première fois qu'un grand réal à de vilain coté (hitchcock était assez cruel par moment). |
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| Auteur: | Kobal [ 03 Oct 2008 16:19 ] |
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gregoire01 a écrit: vu que dans le commentaire il a tendance a souligné grâce à qui tel ou tel scène a était réussi
Oulah, fais gaffe gregoire01, ta vigilance orthographique commence à sérieusement déconner. |
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| Auteur: | khaali [ 04 Oct 2008 19:25 ] |
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CinephileFanatik a écrit: Par exemple, La scène de l'urinoir aurait été tournée et ajoutée par Leone lui-même, contre l'avis de Valerii qui trouve cette scène complètement inutile.
C'est vrai que quand il pisse, on dirait qu'ils sont mille. |
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| Auteur: | Lawrence Woolsey [ 05 Oct 2008 9:18 ] |
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Sbel a écrit: Le thème musical principal est ce que j'ai trouvé de mieux pour me lever le matin en aimant la vie et les gens, et d'être d'une super humeur à toute épreuve !
Je plussoie à l'infini. Ca m'étonne d'ailleurs que tu sois le seul à en parler dans ce topic tant ce thème est génial. Je pourrais l'écouter en boucle des heures entières. D'ailleurs un des cinémas se trouvant dans mon quartier (le Bienvenüe Montparnasse) le passe souvent entre deux séances, eh bien quand j'ai le choix entre plusieurs cinémas pour un même film, c'est là que je vais juste pour le plaisir de me caler dans mon fauteuil, fermer les yeux et profiter du morceau. (la dernière fois, le CD sautait, si j'avais eu un voisin de siège, je l'aurais tué...). Quand j'ai revu le film au moment de sa sortie DVD, au début j'étais un peu déconcerté par ses bruitages mais finalement, ça passe. |
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| Auteur: | Max Schreck [ 07 Oct 2008 12:23 ] |
| Sujet du message: | |
Dans mon souvenir, il s'agissait d'un film d'aventures rigolo avec des scènes bien outrancières à base de baffes et de pêts (y'en a). Or, ce que j'ai vu c'est un film presque funèbre, une longue ballade à cheval entre deux approches d'un même genre cinématographique. Mon nom est Personne est un western d'un autre monde, en forme d'adieu à un genre et à une époque. On est clairement ici dans des jeux de symboles, dans la peinture de mythes. Henry Fonda représente les derniers feux de la légende de l'Ouest. Après en avoir achevé la conquête, il opère logiquement un retour à la vieille Europe. Son personnage est las de combattre. Terence Hill incarne quant à lui la face contemporaine du western, devenue clownesque depuis quelques années en Italie. Fasciné depuis tout gosse par la légende, il souhaite lui offrir un départ en beauté avant de prendre la relève. Quand bien même il s'appelle Personne, il ne fait aucun doute qu'on est là face à un nouvel avatar de Trinita. Il en affiche tous les attributs.
Le film, produit par Leone, se présente d'une certaine manière comme une mise au point — dans tous les sens du terme — du personnage et de ce qu'il représente. On relève des tas de citations qui revisitent le paysage du spaguetti western : la scène des baffes dans le saloon provient d'On l'appelle toujours Trinita. la scène où Personne tire sur le chapeau de Jack Beauregard était déjà présente dans Colorado (Sergio Sollima, 1966), sans parler de l'ouverture avec les trois bandits qui préparent leur embuscade, décalque évident d'Il était une fois dans l'Ouest. Les plâtrées de haricots rouges bafrés goulûment à la poèle sont quant à elles caractéristiques des films de Trinita. Tonino Valerii orchestre superbement ce face à face, avec la collaboration vraiment inspirée de Morricone, signant une partition magnifique qui, derrière son goût pour le pastiche recèle une profonde mélancolie. La direction artistique est de même exemplaire, avec une utilisation assez fabuleuse des décors et des paysages naturels. L'ensemble offre de superbes moments de cinéma, culminant sans doute lors de l'affrontement avec la Horde sauvage, défi d'autant plus beau qu'il s'annonçait impossible à relever, presque donquichottesque. Si on rigole beaucoup devant ce film riche de scènes surprenantes, on en sort au final avec un goût amer, celui de quelque chose qui a cessé d'exister. Mon nom est Personne n'est pas un de ces westerns crepusculaires, c'est un enterrement en grande pompe. |
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| Auteur: | gregoire01 [ 07 Oct 2008 12:34 ] |
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Citer: Les plâtrées de haricots rouges bafrés goulûment à la poèle sont quant à elles caractéristiques des films de Trinita. C'est surtout une caractéristique de Terence Hill qui était végétarien Citer: Si on rigole beaucoup devant ce film riche de scènes surprenantes, on en sort au final avec un goût amer, celui de quelque chose qui a cessé d'exister. Mon nom est Personne n'est pas un de ces westerns crepusculaires, c'est un enterrement en grande pompe.
Comme je l'ai dit plus haut, quand on sait en plus que c'est le dernier Western de Henri Fonda, ça ne fait qu'appuyer ton analyse |
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| Auteur: | Brokenail [ 08 Oct 2008 9:22 ] |
| Sujet du message: | |
Très jolie analyse, Max ! Je ne savais pas que Terence Hill était végétarien. Ne l'a-t-on pas vu s'engloutir une énorme entrecôte d'hippopotame dans "Salut l'ami, adieu le trésor" ? |
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| Auteur: | Stirba [ 08 Oct 2008 19:14 ] |
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Brokenail a écrit: Je ne savais pas que Terence Hill était végétarien. Ne l'a-t-on pas vu s'engloutir une énorme entrecôte d'hippopotame dans "Salut l'ami, adieu le trésor" ? Sûr que non ! D'abord y a pas d'hippopotame dans lefilm.
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