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Amadeus - Milos Forman - 1984
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Auteur:  La créature du lac gris [ 21 Oct 2008 8:43 ]
Sujet du message:  Amadeus - Milos Forman - 1984

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La vie de Wolfgang Amadeus Mozart revue et corrigée par Milos Forman. Sa sortie en 1984 fit l'effet d'une bombe, certains criant au scandale de par la nature du Mozart joué par Tom Hulce, d'autres le portant aux nues. Plus de vingt ans après sa sortie, il garde son statut de film choc. Mention spéciale à François Murray Abraham en Salieri envieux et écrasé par le génie de Mozart. Et surtout la musique, la musique...
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Auteur:  gatman [ 21 Oct 2008 8:51 ]
Sujet du message: 

un bon souvenir de collegien (tout le college était en sortie pédagogique)

et une PUTAIN DE CLAQUE ULTIME pour un adulte (et ayant chanté le requiem et la messe en UT, j'aurais du mal à ne pas apprécier)

la petite visite à prague de l'an dernier a tout fait pour définitivement me faire adorer le film

en revanche, je suis en train de lire la piece (en VO) et c'est tres différent.
schaffer a quand meme ecrit 6 versions différentes depuis la création

Auteur:  gregoire01 [ 21 Oct 2008 9:04 ]
Sujet du message: 

Trés bon film, mais à ne pas prendre comme base historique, ne serai ce que sur le personnage deSalieri

Auteur:  PlanNichon FromOuterSpace [ 21 Oct 2008 9:06 ]
Sujet du message: 

gatman a écrit:
un bon souvenir de collegien (tout le college était en sortie pédagogique)


+1, un film d'enfer :twisted: mais très surréaliste :-D
D'ailleurs j'ai appris il y a pas longtemps que Saliéri n'avait rencontré que 2 fois Mozart et qu'il avait publiquement reconnu que ce gamin avait du génie. Donc apparemment le vrai Saliéri n'avait rien à voir avec celui du film. Le pauvre, passer pour un salaud plusieurs siècles plus tard à cause d'un film, ce n'est pas la façon la plus agréable de passer à la postérité :evil:
Mais Abraham et Hulce sont vraiment excellents :wink:

P.N. FOS :oops:

EDIT: merci Grégoire :wink: en fait ils se sont rencontré plus que 2 fois et étaient même de vrais amis. Bigre, le film a tout faux :lol:

Auteur:  Spoon [ 21 Oct 2008 9:18 ]
Sujet du message: 

C'est lui qui a tué Mozart!!!

















:-D

Auteur:  PlanNichon FromOuterSpace [ 21 Oct 2008 9:21 ]
Sujet du message: 

Et c'est confirmé dans "Last action hero" avec le grand Schwarzy :-D
Si ça, c'est pas une preuve :lol:

P.N. FOS :oops:

Auteur:  nanja monja [ 21 Oct 2008 12:09 ]
Sujet du message: 

Spoon a écrit:
C'est lui qui a tué Mozart!!!

moe qui ?

Auteur:  Max Schreck [ 21 Oct 2008 12:12 ]
Sujet du message: 

Le genre de film pour lequel on n'a pas envie de se priver de qualificatifs galvaudés, d'expressions toutes faites comme "chef-d'oeuvre de mise en scène".

Tom Hulce et F. Murray Abraham, dans des registres très différents, sont véritablement impressionnants, et on peut vraiment se régaler de leurs performances, d'autant plus que leurs personnages montrent des facettes qui évoluent avec le film. C'est d'ailleurs étonnant que la suite de leur carrière ait été aussi timide. Mozart est dépeint comme une rock star (frasques, alcool, cheveux ébourrifés), mais vit vraiment pour sa musique. Il est vain d'y chercher l'authenticité biographique. Il y a de véritables thèses qui sont à l'oeuvre, légitimement contestables (la place du père, le commanditaire du Requiem, les échecs à la Cour de Vienne, etc.). Mais à partir du moment où tout est présenté comme le récit de Salieri, c'est sa subjectivité qui nous est livrée. Pour moi, ce film est une suite de scènes anthologiques. Sans doute un des plus beaux films sur la création artistique.

La photographie est superbe, en particulier lorsqu'elle tourne au clair-obscur, avec ces scènes éclairées à la bougie.

Et que dire de l'intelligence du montage, mettant au diapason musique et images, dans d'audacieux enchaînements. Certains plans sont inoubliables (l'annonce de la mort du père qui s'enchaîne avec l'apparition du Commandeur de Don Giovanni.

Le DVD est superbe, et le doublage VF est une vraie réussite.



En plus c'est vachement bien, Salieri :

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Auteur:  Dr. Phibes [ 21 Oct 2008 23:05 ]
Sujet du message: 

Max Schreck a écrit:
Le DVD est superbe, et le doublage VF est une vraie réussite.


Sauf pour le rire inimitable de Tom Hulce. Mais, allez savoir comment riait le grand Wolfi !

J'aime beaucoup ce film, particulièrement les monologues de Salieri à l'asile. Sa description sur la musique de Mozart est si magistralement interprétée (et écrite, n'oublions pas le scénariste) qu'elle a même donné envie aux néophytes de découvrir l'œuvre de Mozart. Les extraits qui illustrent ses paroles sont, en outre, judicieusement choisis. J'en ai chaque fois la chaire de poule quand je revois ces scènes. Beaucoup de détails de la vie de Mozart présentés dans ce film sont pourtant véridiques. Était-il dépensier ? Oui. Était-il un bon vivant ? Oui. Buvait-il ? À la fin de sa vie, oui. Était-il facétieux ? Oui, même s'il ne l'était pas à la manière du vingtième siècle. Bossait-il comme un dingue ? Oui. Est-il mort de misère comme le dit la légende ? Non. Il est mort malade, à un mauvais moment de sa vie où il manquait de pognon. Est-ce que sa femme Constance l'exhortait à moins dépenser ? Non ; elle dépensait plus que lui. Ici, à Salzbourg, on dit qu'il avait une femme très onéreuse, ce qui me permet d'en faire un petit jeu de mots bien français : Constance, sa très chère femme. Que le film s'écarte de la vérité historique sur la relation Mozart-Salieri m'est complètement égal parce qu'il réussit, avec grande beauté, de faire découviri et apprécier la musique d'un des plus grands compositeurs de tous les temps à la jeunesse de l'époque qui jusqu'alors, ne s'intéressaient qu'aux tubes du top 50. Des vocations sont nées, les inscriptions dans les conservatoires et écoles de musique diverses (comme les "académies de musique" en Belgique) ont grimpé sensiblement. Et puis, le plus important dans ce film n'est pas la façon dont les personnages sont présentés mais la musique. Et là, c'est une réussite totale.

Auteur:  hermanniwy [ 21 Oct 2008 23:50 ]
Sujet du message: 

Chef d'oeuvre de beauté, d'élégance, de rythme, d'acteurs monstrueux (Salieri me fait pleurer quoi qu'il fasse), de musiques somptueuses (chapeau d'avoir quasiment montré la "genèse" du Confutatis sous forme de dictée de notes, ca permet vraiment d'apprécier le morceau).

Franchement, même en parlant musique impossible de trouver un bémol*.






* : gag.

Auteur:  Troglodyte [ 22 Oct 2008 7:50 ]
Sujet du message: 

Dr. Phibes a écrit:
[...] Que le film s'écarte de la vérité historique sur la relation Mozart-Salieri m'est complètement égal parce qu'il réussit, avec grande beauté, de faire découviri et apprécier la musique d'un des plus grands compositeurs de tous les temps à la jeunesse de l'époque qui jusqu'alors, ne s'intéressaient qu'aux tubes du top 50. Des vocations sont nées, les inscriptions dans les conservatoires et écoles de musique divers (comme les "académies de musique" en Belgique) ont grimpé sensiblement. [...]
Il paraît qu'il y a eu le même phénomène avec le film Camille Claudel, qui poussa des milliers de jeunes filles de bonnes familles à s'inscrire à des cours de sculpture !

Auteur:  Mr Nicolas [ 22 Oct 2008 9:47 ]
Sujet du message: 

Vu qu'on parle de ce film... Vous savez qu'il est ressortie en 2001 ou 2002 dans une version Director's cut, ralongée de 30 min genre (redux style^^)...
Est-ce que vous préferez l'ancienne ou la nouvelle version?

Auteur:  Dr. Phibes [ 22 Oct 2008 15:29 ]
Sujet du message: 

Mr Nicolas a écrit:
Vu qu'on parle de ce film... Vous savez qu'il est ressortie en 2001 ou 2002 dans une version Director's cut, ralongée de 30 min genre (redux style^^)...
Est-ce que vous préferez l'ancienne ou la nouvelle version?

La version Director's Cut montre Elisabeth Berridge (Constance) seins nus dans une scène avec Salieri (non, il ne se la fait pas) et deux scènes avec Kenneth McMillan (Le baron Harkonnen dans Dune de Lynch), entre autres menus détails ça et là...

Auteur:  Yatta-man [ 22 Oct 2008 21:18 ]
Sujet du message: 

I von en fèr 1 rimèk sur saine produi par dov atia! Sa va etr tro b1 !!!!!!!!!!!!

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Auteur:  Dr. Phibes [ 22 Oct 2008 22:40 ]
Sujet du message: 

Ça, c'est pas nouveau, ça a déjà été représenté ici à Salzbourg (et à Vienne) il y a 2 ans et c'était d'une débilité consternante.

Auteur:  L'assiette au beurre [ 23 Oct 2008 9:32 ]
Sujet du message: 

Sublime :)
Une reconstitution grandiose (costumes, musique, décors, photo, ect...) brillamment interprétée, avec pour ne rien gâcher un scénario passionant, pourvu que les quelques "énormités" historiques ne choquent pas trop.

Auteur:  Antohn [ 23 Oct 2008 9:50 ]
Sujet du message: 

Ce film m'avait pas mal marqué quand je l'ai vu pour la première fois, il faut dire que ma prof de musique avait eu l'idée de nous le passer sans tenir compte du fait que nous n'avions que huit ans (et la scène d'ouverture avec la tentative de suicide de Salieri ça en a retourné plus d'un).

Auteur:  Troglodyte [ 23 Oct 2008 15:07 ]
Sujet du message: 

Antoine Montaigne, le fils de Tony Montana, qui émigra en France en 1995 et changea de patronyme afin de vivre dans la paix et la sérénité, a écrit:
Messieurs-dames, après votre intro,
Jouée à la flûte et au pipeau,
Mozart aurait bien sûr placé
Des sons forts qui déchirent assez.

Je sors alors mon gros trombone
Qui me sert de deadly weapon,
Et je dis que Milos Forman
Se prend trop pour un mélomane.

Pour bien aimer Amadeus,
Il faut être pédale douce,
Super fan de viennoiseries,
Petites choses dont je ris.

Dans ce film, pas un pantalon,
Que des pompes à hauts talons,
Mozart, au lieu de rire, couine,
Comme s'il était une drag queen !

Le seul méchant c'est Salieri,
Mais il n'y a pas de tuerie,
Pas le moindre braquage de banque,
Et de bastons qu'est-ce que ça manque !

Les demoiselles ont l'air nunuche,
Elles sont coiffées commes des perruches,
On dirait que le perruquier
Est le frère de Laurent Ruquier !

Les scènes de danse sont un peu raides,
Mais la musique n'est pas si laide,
Quoi que ça manque un peu de basses,
Histoire de faire mouvoir ton ass.

Ca ne vaut pas un bon peplum,
Un vrai film avec des vrais hommes,
Comme par exemple les Trois-cents
Avec des lances et puis du sang.


Auteur:  Lawrence Woolsey [ 25 Oct 2008 21:38 ]
Sujet du message: 

Un des plus grands films de tous les temps pour moi et Le plus grand film sur l'art et la passion créatrice, l'opposition entre le talent et le génie. Chaque scène est culte et m'apporte à sa façon de vrais frissons de plaisir que ce soit par son montage, sa mise en scène, son interprétation ou même l'idée que le scénario véhicule.

Chaque fois que je le regarde je me dis que je ne vais regarder que cinq minutes puis je reste scotché jusqu'à la fin. En général, j'adhère dès le premier morceau, en particulier le moment où Salieri agonisant passe en civière devant la salle de bal. A cet instant, la photographie, le montage et la musique forment un ensemble tout simplement parfait. Et je deviens totalement accro quand Salieri vieux joue certains de ses morceaux au prêtre qui ne les connait pas avant d'enchaîner sur un air de Mozart, qu'il connaît. Au point de vue de l'écriture, résumer son propos de cette façon est purement génial et l'interprétation des acteurs tire encore la scène vers le haut.

Je l'ai revu la semaine dernière et deux scènes en particulier m'ont touché : La première, c'est quand Mozart parle pour la première fois à Salieri, lorsque celui ci a composé en son honneur une petite marche que l'empereur joue. En quelques phrases, et sans vraiment le vouloir, Mozart détruit totalement Salieri, qualifiant une de ses mélodies de "petite chose amusante" et corrigeant par improvisation le morceau qu'il a composé en son honneur. On sent ici à quel point un artiste de grand talent peut se sentir petit, microscopique face à un autre qui a un peu de génie. Le rire final achève Salieri.
La seconde c'est quand Mozart est convoqué pour rendre des comptes quand à son projet d'adaptation du Mariage de Figaro. On le sent bouillonnant de fougue, d'audace, de passion. sa passion est communicative puisque l'on peut voir une lueur d'intérêt puis une réelle curiosité (j'ose pas dire excitation) dans l'oeil de l'empereur lequel, de par la présence de ses conseillers, doit pourtant se résigner à tempérer un enthousiasme qu'il aimerait partager. Mozart, pourtant, parvient à le convaincre de ne lui expliquer qu'une seule scène et c'est tout. CUT sur les répétitions...

Je possède les deux versions du films. la version longue est intéressante puisqu'elle insiste sur la boulimie de Salieri, enfin plutôt sa grande consommation de sucreries qui lui permet de compenser comme il peut son voeu de chasteté. On y comprend également mieux pourquoi Mozart refuse de prendre des élèves. Le commentaire audio de Milos Forman est très intéressant et est compréhensible même sans sous-titres du fait qu'il parle assez lentement, sans doute parce que l'anglais n'est pas sa langue maternelle. Mais je préfère quand même la version cinéma. Le doublage a été refait pour la nouvelle version et est un poil moins réussi.

Concernant Salieri, c'était en fait comme on l'a dit un père de famille, bon musicien et "ami" de Mozart. Je crois que Peter Schaeffer l'a choisit comme "adversaire" de Mozart du fait qu'il l'ai connu, ait été célébré en son temps et que maintenant il soit plus ou moins tombé dans l'oubli. mais je pense qu'aujourd'hui, c'est grâce à ce film qu'on a redécouvert son oeuvre et tant pis si ceux qui ne vont pas au fond des choses ne verront toujours en lui qu'un puceau envieux, vénal et sans talent.

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