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Des êtres difformes se produisent dans un célèbre cirque, afin de s'exhiber en tant que phénomènes de foire. Le liliputien Hans, fiancé à l'écuyère naine Frieda, est fasciné par la beauté de l'acrobate Cléopâtre. Apprenant que son soupirant a hérité d'une belle somme, celle-ci décide de l'épouser pour l'empoisonner ensuite avec la complicité de son amant Hercule. Mais le complot est découvert, et les amis de Hans et Frieda vont se venger...
Absolument pas un "plaidoyer pour la tolérance" (fumisterie d'un chroniqueur qui a du confondre ce film avec Elephant Man) mais plutôt une fable sur la cruauté humaine. Freaks a été réalisé par un spécialiste des film d'horreur des années 20 et 30, Tod Browing qui réussit très bien sa tâche. Malgré un scénario très léger, il instaure une ambiance lourde entre malaise concernant la normalité "anormale" des montres (ils rient, ils tombent amoureux) et humour noir (des siamoises qui se fiancent, le roulage d'une cigarette par un homme sans bras et sans jambe).
La fin de Freaks est la plus traumatisante jamais présentée dans un film (et je pèse mes mots). A tel point que la réaction horrifiée des spectateurs fuyant des salles a forcé le studio à remonter le film. De 90 minutes à sa sortie, la version actuelle censurée de Freaks dure 64 minutes avec l'ajout d'un épilogue moralisateur, pathos et débile.