Raaaah, le film qui a illuminé cette journée foireuse du 18 octobre 2006...
J'ai été visionné ce long métrage un brin par hasard, attiré par la laideur de l'affiche (qui a fortiori ne reflète pas le film), ainsi que par ce titre peu attrayant ("Les Fils de l'Homme": Kézacko ça encore? >__<)
Non sans appréhension, c'est allégé de 6.10 euros (encore une augmentation de la part des CGR, merci beaucoup >__<), que je pénétrais dans l'obscure salle (comble de surcroît...damned)...
Toutefois, dès les premières images, mon coeur chavirait.
Non pour une quelconque demoiselle non présente à mes côtés (faut pas rêver non plus), mais pour la beauté du spectacle, le ton employé et cette maîtrise de la caméra...
Dès le départ, on plonge...pour n'en ressortir qu'au final...
Diantre...
Une photographie sublime, des décors conçus avec minutie, un réalisme palpable d'entrée de jeu...
Des acteurs ma foi...forts bons. Que ce soit Clive Owen en archétype de l'antihéros ("Je me levais avec un moral de merde. J'allais au boulot avec un moral de merde. Quelle vie de merde...") que l'on adule et déteste à la fois; ou bien, Michael Caine en papy dealer, à contre emploi et donc chaque apparition détonne...
Des plans d'une beauté sans nom...enchaînnement de plans séquences hallucinants (scènes de guerre, l'attaque du véhicule, plan séquence de fin...), doublé d'une immersion de tous les instants, par la grâce de l'avant plan...
On vit ce long métrage, passant par tous les stades émotionnels existants (ou presque), tour à tour, riant aux éclats ou plongé dans une dépression fort profonde...
Film d'anticipation d'un avenir probable, voilà qui conforte le film dans son aspect réaliste.
Film militantiste, il brasse tous les thèmes qui sont en vogues pour nous, et chers pour nos politiciens: Immigration ("Héberger un immigré est un délit" répété à l'infini), réduction drastique des libertés individuelles pour cause de sécurité, terrorisme (tortures, camps de concentration), poids de la religion...
Un long métrage qui ne prend pas des pincettes, même s'il succombe quelque peut au politiquement correct (comme de par hasard, la satanée femelle enceinte est black), cependant je lui pardonne aisément
Film pessimiste, son regard est sans appel sur notre société, et cette oeuvre n'a de cesse de baigner dans cette atmosphère pesante (et dont je me délecte, étant donné que je l'adule).
Nature humaine, que tu es belle
Quant au final, si la première partie n'est pas sans rappeler feu le Monsieur avec la Couronne d'Epines (Sauveur de l'Humanité, les combats s'arrêtent lorsqu'ils prennent conscience de l'existence du chiard...le tout par le biais de plans séquences dantesques, tout en silence, hormis les cris du nouveau né...), rapidement, le film évite cet écueil et la boucherie continue...
Quant à la seconde partie, si elle se veut optimiste, malgré les évènements passés et en cours, elle se clôt sur un magnifique nouveau plan séquence, et...dans la brume...
En résumé...
Une véritable claque dans la gueule, et qui fait plaisir...en plus
