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Bon allez , histoire de polémiquer un peu (Paul & Mickey - hein Raccoon ?) , je vais m'y mettre un peu et faire copier/coller de mon impression du site de copains.
Quant au troisième volet du Mariachi de Robert Rodriguez , chez nous sous le titre tout pourri de Desperado 2 , c'est un peu la loose. Un bordel pas possible où quelques (très) bons passages cotoient du nanar général et volontaire.
Rappel de la série :
- El Mariachi , le premier , sans Banderas ni Hayek (ni même Cheech Marin et Danny Trejo !). Un petit film sans fric mais une bonne leçon de cinéma malgré l'air "Je m'en foutisme" et blasé du père Rodriguez.
- Desperado , l'une des meilleurs séquelle jamais réalisé dans le monde du cinéma et c'est tout. Les acteurs merveilleux , Joaquim De Almeida en tête en bad-guy marrant mais torturé psychologiquement) , réunissant l'innénarable Cheech Marin , le super-musicient Tito Larriva (du groupe Tito y los Tarantulas , CA c'est de la vraie musique !) , le tchateur Steve Buscemi et Quentin Tarantino en guest. Sans parlé de la sexy Salma Hayek (une de mes actrices préférés , et oui) et de Banderas qui signe ici l'un de ses meilleurs rôles de sa carrière. On pourra enfin signalé l'acteur qui joué le rôle de Banderas dans le précédent volet ici en guest dans le rôle d'un des deux mariachis potes du héros (celui avec les 2 guitares-mitrailleuses). Dommage cependant qu'il est un si petit rôle...
Le titre original aurait dû être The Return of El Mariachi mais vu que peut de gens l'on vu , on comprend le changement de titre.
- Once Upon a Time in Mexico , du grand spectacle mais qui transforme quelque chose de "personnel" en "plus grand" sur TOUS les niveaux , ce qui se révèle assez frustrant. Une grosse surprise pour les fans de Salma Hayek , a la fois dérangeante (je ne dirais pas pourquoi , mais on est déçu) , tout en renvoyant notre Mariachi dans le même état que dans le premier films (pour ça fin "à la Lucky Luke" , comprenne ceux qui ont vu le film). Un Cheech Marin quasi-absent et pas aussi attachant qu'en barman du second volet (il fait le type borne) , un Danny Trejo lui beaucoup plus présent mais au rôle déjà vu (dommage) , un Willem Defaoe généralement sublime (un des meilleurs acteurs que j'ai vu) mais ici du même niveau que Spiderman (lorsqu'il est le "méchant" Osborne grimaçant , pas le gentil). Reste heureusement Johnny Depp qui en fait des tonnes et reste cool pendant tout le film (avec une des meilleurs idée du film - ses yeux. Vous verrez pourquoi en voyant blablabla...) et le personnage de l'agent du FBI à la retraite joué sublimement (mais que tous le monde oublis toujours) par Rubén Blades (peut-être le meilleur du film).
On retiendra aussi la (petite) participation de celui qui fut un grand , j'ai nommé Mickey Rourke (pour ceux qui en doute , revoyez Angel Heart du grand Alan Parker et sa participation a The Pledge de Sean Penn) , ici dans un petit rôle limite ridicule (un pauvre chihuaha dans les bras a longueur de temps - c'est un orgasme qu'on aura qu'une fois dans notre vie) mais heureusement en perso un peu torturé qui arrive parfois a convaincre tout en restant marrant :
propos du prof de piano que Dafoe vire de chez lui
Mickey : Vous voulez que je lui casse les doigts , patron ?
Willem : Non , je veux que tu lui coupe ses doigts !
Mickey (hésitant) : J'disais ça pour déconner patron...
Willem : Pas moi !
Bref , un vrai nanar volontaire (c'est d'ailleur leur avis sur le forum de Nanarland) (NOTE : JE VIENS DE VOUS DIRE QUE C UN COPIER/COLLER D'UN AUTRE SITE !!) qui ne recule devant , y compris devant des choses a rejeter :
- Des musiques presques toutes nuls (alors que le second volet était magnifique pour ça).
- Enrique Iglesias (ça calme) en "mariachis" sidekick.
- Un développement inutile des sidekicks du mariachis , ici personnages nuls à chier (alors qu'intéressant dans Desperado
- Le coup de Salma Hayek (quand même...)
- Les flashes-back mal foutu.
- Les cascades exagérés et maladroite (certaines marchent , d'autres n'entrent pas trop dans le film).
- Des passages débile (Willem veux changer de visage , enlève le sien mais finalement n'en mais pas d'autres , passant la fin du film comme une sorte de Darkman méchant et grimaçant).
- Des répliques à la con :
Président : Qui êtes vous ?
Mariachi : Nous sommes les fils du Mexique !
(alors que le Mariachi n'a en fait quasiment rien a foutre du président et du Mexique tant son implication est personnelle !).
- Un président mexicain si gentil et bienveillant qu'il ferait pâlir d'envie les personnages de président américain de Hollywood.
- La fin lorsque le Mariachi caresse le drapeau mexicain comme s'il aimait son pays. C'est peut-être le cas , remarquez , ma ça n'a rien a foutre dans l'histoire !
- Du symbolisme a la mord-moi le noeud (j'hallucine peut-être , je suis peut-être parano , mais lorsque le coup d'état et proche et qu'il y a le montage parallèle des mercenaires armés - méchants - et des civiles lors de la fête des morts - gentils - il y a une transaction entre la voiture militaitres des soldats en marche avec juste après une vue sur un manège où il y a des gamins. Et deviné quelle véhicule on voit en premier ? Une voiture au couleur du drapeau américain !!!!!)
Enfin voilà. On aura tant attendu pour ça , ça fait un peu mal quelque part , même s'il reste quelques bonnes idées. On peut pas tellement en vouloir a ce flemmard de Robert Rodriguez vu qu'on sait comment il travail (il n'a rien à faire de rien et se contente de jouer de la guitard... Si si , regardez les making of de ses films , et surtout le Full Tilt Boogie d'après son pourtant super From Dusk Till Dawn (blabla oui je sais... Un Nuit en Enfer) , mais plutôt a Tarantino qui voyait le personnage du Mariachi de Rodriguez comme l'équivalant du Manchot de Leone (jouait par Eastwood). A ce titre on remarquera que cette fois , Banderas cache la cicatrice de sa main gauche (alors qu'il ne le faisait pas dans Desperado) par le même "truc" que Eastwood dans les films de Leone. De même , nouvel emprunt : alors que les 2 premiers films du Manchot était assez centré sur une histoire "d'hommes" , le troisième volet , Le Bon , la Brute et le Truand (NOTE : LE TITRE ETANT ASSEZ LONG A ECRIRE , JE FAIS L'IMPASSE DU TITRE EN V.O. POUR CETTE FOIS. SATISFAIT ?) casait la même chose dans un contexte plus "grand" , plus "historique" (la guerre de Sessession). Rodriguez fait la même chose avec le coup d'état du Mexique , seulement il a oublié une chose importante : Chez Leone , les personnages sont anarchistent , se foutent complètement de la guerre et ne sont intéressé que par le magot qu'ils cherchent , que ce soit la "brute" , le "bon" ou le "truand". "J'ai jamais vu crevé autant de monde d'un seul coup" , dit le "Bon" en voyant les nordistes charger et se faire trucider. Ce qui montre que les persos ne prennent pas part à la guerre , qui n'est même pas une cause juste , mais uniquement un foutoir pas possible , un merdier sans nom (on sait que les trois hommes sont pourtant des hors-la-loi habitué a tuer pour le fric ou pour sauver leur peau). Témoin cette scène où Clint laisse fumer un soldat sudiste mortellement touché , et qu'il regarde tristement en s'apercevant qu'il est mort dans ses bras. Contrairement a cela , Rodriguez fait pleinement participer ses personnages dans la révolution , et le "fric" ou "pouvoir" , ou quelque soit le but que voulaient atteindre les personnages est alors plus que secondaires (de plus obtiennent ou non ce qu'ils veulent a la fin , en fonction qu'ils sont du "bon" ou du "mauvais" côté). Un patriotisme très américain donc , appuyé par le "gentil" président , et le perso de Johnny Depp , jusqu'ici fouteur de merde et anar' comme pas permis , et qui soudainement (après ce qui lui arrive aux "yeux") , se met a se battre quelques instants contre les "méchants" sans que l'on sache pourquoi puisqu'il ne dépasse pas 2 gardes et la salope de traitresse qui cachait bien son jeu (qui est-elle ? vous le saurez en , etc... Du twist digne d'une série télé !).
-- Reste que le film est assez "gore" pour du flingue. Au moins on apprécie et sa montre bien que les armes sont toujours dangereuses et que même blessé , c'est pas juste des petits impacts qui vous restes , mais des os brisés qui vous sorts des genoux ou des yeux arrachés.
Une déception sur plusieurs niveaux rattrapé par quelques (bon) passages. Un film qui n'est plus dans le "trip" des précédents , comme a dit ma soeur a la sortie de la salle.
ET BON DIEU , COMMENT BANDERAS A T-IL SURVECU DE LA SCENE DU FLASH-BACK ??? (Déjà que pour le méchant et sa balle dans le coeur s'était limite mais là...)
_________________ "It's no secret that a liar won't believe anyone else..." The Fly - U2
Dernière édition par LadyNath le 28 Oct 2003 18:59, édité 2 fois au total.
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