Nude Nuns with Big Gunsde Joseph Guzman
avec Asun Ortega, David Castro, Xango Henry
Catégorie : Très gros navet
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Un titre aussi campy avait fait espérer un mauvais film amusant au jeune nanardeur débutant que j'étais. Erreur ! Prétendant rendre hommage aux nunsploitation et aux Rape & Revenge des 70's, cette série Z aussi problématique qu'ennuyeuse ne parvient qu'à émuler sans talent les pires travers des films de Quentin Tarantino et Robert Rodriguez (avec une musique pompée sur Planète Terreur), le tout médiocrement filmé en numérique pour un rendu hideux et sans âme. Surfant sur la mode "Grindhouse" des années 2000, le réalisateur (déjà coupable d'un Run! Bitch Run! tout aussi malsain) est un beauf ultime qui multiplie à l'infini les scènes de viol plus brutales et choquantes les unes que les autres, en essayant de surcroit de faire rire le spectateur des sévices et humiliations infligés à ses personnages féminins, lesquels ne sont jamais développés (y compris son héroïne censément badass). Le reste consiste en lesbianisme crypto-porno fétichiste, en bavardages sans intérêt et en pics d'ultra-violence déplaisants. Plutôt faire pénitence en marchant sur les genoux qu'endurer cette purge.
J'ai attendu 15 ans pour exorciser mon visionnage de cette grosse merde par une notule en bonne et due forme. Le paradoxe de ce navet est qu'il est si foncièrement désagréable que je m'en souviens encore comme si je l'avais regardé il y a deux mois. Ca commence direct dans l'ultra-violence sous-sous-sous-tarentinesque complaisante, et ça ne fait qu'empirer ensuite. Suite à un deal de drogue qui tourne mal (l'église catholique travaillant ici pour les cartels), l'héroïne, sœur Sarah, est réduite en esclavage, droguée, violée et sauvagement battue par un gang de bikers et les clients de leur bordel. Laissée pour morte, elle est soignée par un vieux Mexicain qui lui apprend le maniement des armes. Sœur Sarah le remercie en lui logeant une balle dans la tête, car, dit-elle,
"Dieu a dit que je ne dois montrer aucune pitié, même envers ceux qui ont eu pitié de moi". Tous les personnages sont immoraux et antipathiques. Notre nonne devenu ange exterminateur est ensuite absente de son propre film pendant 3/4 d'heure.
A la place, le réalisateur s'attarde sur les vrais "héros", à savoir le gang de bikers, et notamment sur les fesses du Noir violeur de service, seul Noir du film, surnommé "Marteau-Piqueur", qui quand il ne sodomise pas pendant un temps interminable une vieille nonne ayant fait vœu de silence en lui susurrant
"J'vais te clouer la chatte comme ils ont cloué le petit Jésus sur la croix !", viole trèèèès longuement et de la façon la plus trash possible une innocente mère de famille sous les yeux de sa fille horrifiée et de son mari impuissant (la tristement fameuse "scène de la station service"), lequel se fait flinguer dans le dos par le chef des bikers hilare en tentant en vain de porter secours à son épouse, avant que la fille adolescente n'aille rejoindre le réseau d'esclavage sexuel du gang, en se faisant inspecter le vagin au préalable pour constater qu'elle est vierge, puis glisser une liasse de billets dans sa petite culotte avec gros plan sur les poils pubiens. Une scène totalement inutile et sans aucun rapport avec le reste. Et toutes ces sordides séquences sont censées être des scènes comiques ! Le viol, c'est rigolo, pour Joseph Guzman ! Bref, ce film est un des plus écœurants que j'ai jamais vus.
Beaucoup de nudité féminine, un peu de nudité masculine (on voit un ou deux zguègues en full frontal), beaucoup de violence gratuite, peu d'action (en gros, ça se limite aux 5 minutes que dure l'assaut final aux impacts de balles en CGI cheap), un baiser final entre sœur Sarah et son amoureuse gâché par un zoom sur le pénis sectionné à coup de flingue du méchant trainant sur le plancher, et une fin ouverte minable qui nous fait l'affront d'annoncer une suite qui ne vit heureusement jamais le jour, ce tâcheron de Joseph Guzman n'ayant pas persévéré dans le cinéma ensuite. Alléluia !