
La notule du Rôdeur :
https://www.nanarland.com/on-s-est-fait ... erlin.htmlUn navet que, dans mon masochisme chronique, j'avais déjà regardé il y a à peine deux ans. Cette fois, j'ai vu la version
Convoi de Filles, plus longue d'environ deux minutes que la version
A l'Est de Berlin. Ils ont juste ajouté deux ou trois plans chauds dans les deux petites scènes de cul mollassonnes et gentillettes que compte le film. Dernière nazisploitation produite par Eurociné, différente des autres car très peu crapoteuse et plus sérieuse. C'est avant tout un mélodrame de guerre se voulant réaliste et romantique, suivant le modèle de nombreuses productions plus huppées, avec une romance impossible style "leur amour survivra-t-il à la folie des hommes ?"
Ca commence par une reconstitution de la campagne d'Afrique du Nord (stock-shots à gogo piqués au
Jardin du Diable avec Richard Harrison, et gros plans du héros jouant à la guerre sur une plage, avec un bruitage pas raccord qui tourne en boucles) et ça se conclue par une reconstitution tout aussi cheap de la défaite de Stalingrad (le moulin du
Lac des Morts Vivants sous la neige, avec le même bruitage qu'au début passé en boucles pendant les scènes de batailles rangées à trois figurants). Etant données les ambitions démesurées de cette grande fresque historique cheapos bricolée avec des bouts de ficelles, quelques éléments nanars sont à sauver, comme le désopilant
"Extrrraaaaaaa !" diffusé dans les quiz de la Nuit Nanarland, mais la mise en scène plate et sans rythme de Pierre Chevalier, et les tunnels de remplissage éhonté (la recette de cuisine de Pamela Stanford), en font un film ennuyeux, même si ce n'est pas le pire Eurociné. L'héroïne Brigitte Parmentier est bien mignonne et joue plutôt pas mal par rapport au reste (notamment son amant, le très mauvais Jean-Marie Lemaire). Malisa Longo fait un très bref caméo (elle devait se trouver sur le lieu de tournage ce jour-là, pour tourner une autre nazisploitation Eurociné, sans doute
Helga, la Louve de Stilberg). Egalement une petite apparition de la star du porno Cathy Stewart. La morale "le nazisme, c'est pas bien" est aussi attendrissante de naïveté et de manque de subtilité.
Je le mettrai un de ces quatre sur ma chaîne, pour les curieux, les complétistes d'Eurociné et les insomniaques.