https://www.nanarland.com/on-s-est-fait-avoir/ni-chauds-ni-froids/the-carpenter.htmlCiter:
The Carpenter
Réalisateur(s) : Garrett Batty
Acteurs principaux : Kameron Krebs, Kaulin Krebs, Jeff Dickamore
Ni chauds ni froids
Écrit et réalisé par le cinéaste mormon Garrett Batty, le pitch de The Carpenter (2024) était irrésistible : un « faith-based film » mettant en scène un orphelin viking recueilli par Jésus auprès de qui il apprend la charpenterie, l’amour de son prochain et le jiu-jitsu brésilien. En réalité, les deux récits sont complètement séparés : le jour notre héros Oren répare des chaises en bois, la nuit il écume les octogones interlopes de Nazareth sans que jamais ces deux mondes ne se croisent. Jésus n’a aucun avis, en bien ou en mal, sur sa carrière de kickboxeur, et aucun épisode fameux de sa vie n’est non plus inséré dans l’histoire. Avantage d'avoir autant séparé ces récits : le film n'est jamais ridicule en ne montrant pas Jésus en Maître Miyagi de la charpente. Inconvénient : il n'a rien à dire non plus, et donne l'impression d'un film de castagne antique mouif auquel on a accolé par accident un moyen-métrage biblique. À côté de ça c’est pas nul, les costumes et les décors font le job, tout juste on sourira devant des figurants un peu trop enthousiastes et les accents des personnages, dont pas deux ne semble venir de la même région du monde.
Barracuda