Ni chaud ni froidLe cinéma nigérian, avant de devenir le divertissement fadasse ultra-commercial qu'il est aujourd'hui, c'est avant tout une brochette de séries Z en direct-to-VHS dans les 90's. Las ! Le rythme était interminable, la réalisation inexistante, le scénario incompréhensible. On s'ennuie profondément devant cette histoire de cinq heures de femme fatale maléfique issue d'une malédiction parce que sa mère n'a pas suivi les enseignements de Notre Seigneur Jésus-Christ, en-dehors des moments où Nneka fait ses gros yeux et crie : "Tony ! Look into my eyes !" Alors là, pendant trente secondes, vous êtes sûrs d'avoir un nanar hypnotique, à base de 3D dégueulasse, de surjeu mélodramatique et de bande-son sortie du dixième cercle de l'enfer. Le reste du temps, ça a le goût du nanar, l'odeur du nanar (la qualité d'image est immonde et il y a de la pub pour de la bière dans un coin de l'écran)... mais il y manque la touche de folie nécessaire au déclenchement des zygomatiques.
Fiche Letterboxd :
https://letterboxd.com/film/nneka-the-p ... pent-1994/.
Un remake est sorti en 2020, qui pour le coup est un vrai bon film :
https://letterboxd.com/film/nneka-the-pretty-serpent/.