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 Sujet du message: Petit debriefing de la Nuit Nanarland 6ème du nom
MessagePublié: 02 Oct 2022 11:04 
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Apprenti Nanardeur
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Bonjour à tous !

Au préalable, je ne me remets toujours pas de ce que mon pseudo a été cité en tout début de nuit : j'avoue que mettre un message tous les ans (pour ma part depuis 2006) pour résumer la formidable nuit à laquelle j'ai eu l'honneur d'être présent est bien mieux que de poster un truc sur les réseaux sociaux qui disparaît très rapidement.

J'en profite pour, comme tous les ans, remercier tous les gentils organisateurs :worship: :worship: :worship: :worship: :worship: Vous êtes trop bath !!!

Les films :
- Le Faucon (titre mensonger puisqu'il est vrai) : un film policier américain à la française avec un Francis Huster qui pleure, qui se bastonne et qui court. Ca donne surtout un documentaire sur le Paris des années 80 avec de longs plans du bois et de l'hippodrome de Vincennes, du quartier Voltaire et de feu le musée du Cinéma. Sinon, on aura pu voir Agnès, Vincent, Isabelle, Maruschka, Michel dans un de leurs premiers rôles (on taira leur nom pour éviter de ternir leur réputation). Quelques scènes avec de très jeunes enfants quelque peu malaisantes à noter (certaines vaudraient probablement des incriminations de nature pénale aujourd'hui (tu l'as vu mon petit singe qui grandit quand tu joues avec ?)). Enfin, gros clin d'oeil à la fin à White Fire avec des gamins qui font coucou à la caméra quand Zodiac court sur le pont (ce qui est un signe). Sinon je précise que l'on a vu l'OpéSpé que vous avez réalisée avec une chaîne de restaurants rapides ^^ ;
- Battal Gazi : CUNEYT, FAIS MOI UN ENFANT !!!! (houlà, je m'emballe peut-être un peu mais manque de sommeil et perte de neurones sur le dernier film). De loin, le meilleur film de la soirée (ça change de l'épileptique film de l'année dernière). Pour quelqu'un d'habitué aux turkisheries avec une image cradingue, trouvées à l'époque sur emule, j'ai été bluffé par la qualité de l'image. Le scénario est certes très légèrement manichéen (ces chiens de chrétiens veulent par tous les moyens prendre le pouvoir sur l'Anatolie, mais mon Cüneyt vielle au grain en tant que père et fils à la fois). Impressionnante série d'émasculations + Cüneyt est un super tombeur et le meilleur amant du monde + des combats vraiment sympas à regarder malgré la sur-utilisation habituelle de trampolines. Le seul truc que je ne comprends pas est la raison de la haine des turcs à l'encontre d'Astérix (on se souvient de Tarkan d'il y a quelques années), mais là on a plusieurs clones d'Astérix qui sont plus vils et méchants les uns que les autres ;
- New York Ninja : ma grosse attente de la soirée (on avait simplement vu un combat avec les patins à roulettes et c'est tout). A la base un projet casse-gueule au possible : comment faire un film à partir de rushs sans scénario et sans bande son. Au final, un film plutôt agréable à regarder mais mou du genou : par moment, on a l'impression d'être dans un épisode de Scoubidou (avec notamment les moutards qui montent au nez). A voir quand même pour ceux qui n'étaient pas présents ;
- Bim Stars : comment dit-on en américain tout à la fois 'accident industriel' et 'nul à chier' ? La réponse est simple : c'est The Apple (le nom original de ce fi..., de cette chose). Dans mon adolescence, j'ai dépensé beaucoup de mon argent de poche pour aller voir au cinéma les Cannonneries du duo Golan-Globus (Lifeforce, presque tous les films de ninjas, Portés Disparus...). Mais là, je ne comprends pas avec le strass, les paillettes et les kilos de dollars investis dans cette comédie musicale, comment ils ont pu éviter la faillite sur leur premier film. C'est vraiment une catastrophe à tous les points de vue : les acteurs sont mauvais (pas un ne sauve les autres de la débandade), la musique est pitoyable et le scénario tient sur un ticket de métro (un simili-Faust). Probablement un des pires films que j'ai vu depuis très longtemps. J'ai d'ailleurs été à deux doigts de quitter la salle au bout d'un quart d'heure, mais la curiosité de voir comment ça se finit vraiment m'a scotché à mon siège. Vraiment, vraiment mauvais à sa sortie, pareil 42 ans plus tard.

Les cuts : avec la Femme spectacle de Claude Lellouche, on comprend que les mouvements féministes ont eu du boulot ces 60 dernières années + Veera est plus que l'égale de l'homme et elle a un 'finish him' de fou furieux + toujours un plaisir de voir des craignos monsters et des mannequins en mousse qui font des chutes fatales + des miaous + des ersatz de super-héros (il me fô le Splashman) + des dessins animés largement supérieurs à ceux de Disney + des décapitations à gogo + des effets spéciaux un peu ratés + des ours qui veulent jouer au foot. A ne surtout pas oublier le Breaking Symetry avec l'eau et la matière noire qui sont dans un bateau. Bref, que du bon.

Les Bandes annonces : les films de Cüneyt sont presque meilleurs dans la BA que dans le film : ça donne un bon résumé en évitant toutes les longueurs notamment pour Turkish Star Wars + quelle ne fut pas ma déception d'apprendre que The Penthouse dont on n'a pas vu la moindre image était un thriller à huis clos et non pas le film coquin que l'on a voulu nous vendre.

Les jeux : toujours au top du top. Et je suis toujours aussi impressionné de voir des candidats se battre pour gagner des DVD que l'on trouve à 1 euro dans toutes les bonnes épiceries.

Je remets une couche de cirage pour vraiment vous remercier de tout le travail accompli pour le plaisir toujours renouvelé de nos yeux.

Enfin, je souhaiterais faire une petite proposition : vu que l'âge moyen du public tourne entre 20-25 ans, pourquoi ne pas reproposer des films passés il y a fort longtemps et que quasi-personne n'a vu ou se souvient : je pense par exemple à Comtesse Haschisch (certes la copie appartient à la cinémathèque mais JFR aka l'homme aux 1000 cravates peut éventuellement faire un coup de pouce) ou l'Homme venu d'une autre planète (j'ai acheté le DVD que j'ai visionné avec mon fils et celui-ci n'a pas compris mon engouement (c'est sûr que je ne peux pas concurrencer le délire avec une seule pleine)).

Sur ce, je vais aller pioncer jusqu'à l'année prochaine.

A bientôt !

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"Carnaval, toi-même !" (copyright Capitaine Droit Devant - Comtesse Haschisch).
Nounours, un jour ; nounours, toujours... (ça, c'est de moi).


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 Sujet du message: Re: Petit debriefing de la Nuit Nanarland 6ème du nom
MessagePublié: 02 Oct 2022 11:49 
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Grand Nanardeur
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J'aurais aimé y aller, mais hélas, je suis encore plus fauché que les films qui ont été projetés. :cry:

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En revoyant La liste de Schindler, j'ai tout de suite pensé à Deux sœurs à enculer. (Jack Tillman, 2021)

à bas la nanarploitation !


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 Sujet du message: Re: Petit debriefing de la Nuit Nanarland 6ème du nom
MessagePublié: 02 Oct 2022 12:54 
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Grand Nanardeur
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Stem a écrit:
J'aurais aimé y aller, mais hélas, je suis encore plus fauché que les films qui ont été projetés. :cry:


Si cela peut te consoler, ton pseudo a été cité par une personne sur scène pour te remercier.

Alors... l'an dernier... je n'avais pas fait de debriefing parce que la soirée avait été pas mal rude (j'étais tout au fond juste devant un groupe qui avait été assez insupportable. Alors, bien sûr, c'est cool de réagir aux films, quand derrière moi, ça s'est mis à chanter la Vallée de Dana cette année quand le nom Dana est apparu lors du Faucon, ça m'a fait rire. L'an dernier, le groupe était dans le too much... ils m'avaient un peu gâché la soirée... j'avais un seum infini... encore plus maintenant parce que mon seum a fait que j'avais pas posté de débriefing !!! Je les retrouverai un jour, je les retrouverai)

Mais cette année, même si j'ai encore été au fond du fond du fond (arriver en train après 19h, ça aide pas... si ce n'est à ne pas faire 2h de file vu que pas mal de monde est déjà entré ^^)
J'y allais également avec un peu d'appréhension, parce que sur les 4 films proposés, j'en avais déjà vu 2 (Le Faucon, NY Ninja) et bien que les soirées ne se résument pas à la sélection des films, ça fait quand même pas mal d'heures de "déjà-vu". Et pourtant...

Le Faucon (un vrai film) :
Bah... je pense que ça a été mon moment préféré de la soirée. J'ai la VHS, je l'avais déjà regardée dans mon coin, et ma réaction avait été un "Mouais OK". Je reconnaissais que c'était nanar, mais je n'avais pas pris mon pied.
Là, au Grand Rex, la bêtise m'a beaucoup plus sauté aux yeux, et bien entendu, la salle qui joue avec le film, ça aide aussi grandement.
Et alors que je le considérais comme un nanar "passable", je le vois maintenant comme un grand nanar made in France n'ayant rien à envier à un White Fire. Un sacré revirement.

Battal Gazi :
Un super choix. Comme annoncé lors de la présentation, c'est beaucoup moins douloureux que le film de l'an dernier... et ça se regarde bien.
Je comprend la comparaison avec la Fantasy. Le film m'a beaucoup fait penser à "L'Épée Enchantée", sauf que la super team de chevalier (ici ressuscité) est du coté des gentils.
La séquence de présentation des méchants, le montage parfois au fraise, le déguisement à la Clark Kent,... ça se regardait bien et c'est sûrement un film que je n'aurais jamais vu sans une soirée Nanarland

New York Ninja :
Bon, est-ce que le fait de l'avoir regardé deux fois d'affilée quand je l'ai reçu, d'avoir dévoré les bonus, de l'avoir regardé encore, d'avoir écrit quelques lignes dessus... qui a fait que j'étais moins dedans hier soir ?
Peut-être, mais la fatigue a sûrement joué aussi.
Alors, je n'ai pas passé un mauvais moment, mais c'était vraiment le film où je me disais "Alors là, vous allez voir ce que vous allez voir, la salle va être debout et tout !"
Bon, la salle a bien réagi à l'acting de John Liu, à Rat Tail et à scander un émouvant "Free the Ninja"
Mais je ne saurais dire pourquoi, j'étais moins dedans.

BIM Stars :
La soirée commençait à être longue et avoir un rythme qui fait que je me lève à 9h du matin en semaine... ça commençait à être trop. Je commençais déjà à piquer du nez pendant les cuts et bande-annonce.
Et pourtant... dès que le film a commencé, j'étais en "Waah ! Faut pas que je le rate !". Ca a été une longue lutte entre somnolence et visionnage du film, j'ai raté des bouts (mais pas la fin... QU'EST CE QUE C'EST QUE CA ?) mais tout ce que j'ai vu était assez exceptionnel. J'ai très envie de me le procurer.

Gros Kudos pour les cuts.
Chaque année je me dis "Ca va être dur de se renouveler par rapport aux autres années"... et je trouve pourtant que ça s'est encore amélioré. Le rythme des cuts, les enchainements entre deux cuts différents pouvant laisser croire que c'est un "enchainement logique", et j'ai trouvé le tout très varié. Du retro, du bollywood, du cinéma africain, de l'action, de l'horreur,... y a pas eu de fausses notes.
En ce qui concerne les bande-annonces, j'ai eu un pincement au coeur devant "Le Retour de Ringo" qui, pour moi, est un bon film (sans trop le survendre non plus) et que la bande annonce détruit complétement. Une sacré leçon de ce qu'il ne faut pas faire ^^ Les films de kung fu d'époque avec leurs commentaires... aussi d'époque (mais j'ai eu moins de mal que "Au Karaté t'as qu'à réattaquer" quand même), les mondo qui rendront jaloux Suède, Enfer et Paradis, là encore, c'était bien divers.
Les longues séquences sont un vrai plus pour moi. J'aime bien ces séquences de 1-2 minutes. La conversation sur l'astronomie et la matière noire cosmique, ça a super bien lancé le concept (sauf si ma mémoire me joue des tours et qu'il était plus tard dans la soirée).

Et enfin, à titre personnel, très heureux d'avoir vu la séquence érotico-zarbi de "Dans les griffes de la CIA" sur grand écran et dans une soirée et des petits bouts de "Pension de famille" (ma copie est DEGUEU avec des problèmes de son, mais déjà je savais que le doublage valait sacrément le coup).

Bref, content d'être venu.

Je me demande encore comment vous allez pouvoir faire mieux l'an prochain. Et pourtant, je sais que vous le ferez.

_________________
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 Sujet du message: Re: Petit debriefing de la Nuit Nanarland 6ème du nom
MessagePublié: 02 Oct 2022 14:56 
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Localisation: En train de regarder sur la gauche de ton écran
En vrac, ce que nous avons appris à la nuit nanarland 6:

- Courir de façon harmonieuse n'est pas la  qualité première de Francis Huster.
- Dieu s'appelle Mr Tobbs et possède une limousine volante
- Les secrétaires peuvent aller espionner leur patron aux toilettes.
- Un film de Cuneyt Arkin peut être agréable au 1er degré.
- Les bonnes sœurs se maquillent, se font baiser les pieds,  succombent facilement à leur pulsion primale et portent des sous vêtements dorés en forme de crucifix.
- Bollywood est vraiment le cinéma le plus fou qui soit.
- Chen...se déchaine.
- Cuneyt Arkin était aussi beau gosse qu'Alain Delon.
- Les léopards dansent parfaitement les chorégraphies bollywoodiennes.
- Marushka Detmers préfère les hamburgers aux étreintes de Francis Huster.
- Le ninja de New York fait du roller.
- Les chats sont vraiment des bâtards.
- Faucon, vrai film.
- Les cravates tombent du ciel.
- Scraaaaatchhhh
- Les Avengers et Suicide squad ont pompé le concept de super team aux chrétiens d'orient.
- Toujours castrer les violeurs pour se venger.
- Les hippies repeupleront le monde après le déluge.
- Waboo, le raton laveur, met des laxatifs dans la bouffe de ses invités.
- La secte des cravates à été créé, avec comme gourou Jean François Rauger.
- Certaines femmes autorisent leur meilleure amie à coucher avec leur mari pour connaître le vrai orgasme. Leçon d'altruisme à méditer.
- Isabelle Nanty a été animatrice à Radio digitale.
- Francis huster adore les hamburgers et les cheeseburgers. Mais aussi les chocolats dégueulasses.
- New York est rempli de bandes qui s' habillent de façon douteuse.
- Why?
- Whyy?
- Whyyy?
- Whyyyyyyyyy?
- Whyýyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyy???????
- Booder a joué dans un polar des années 80 en compagnie de Francis Huster.
- Elijah Wood (Frodon dans "le seigneur des anneaux") a joué un sbire dans New york ninja
- Et bien d autres choses que d autres camarades nanardeurs vous feront un plaisir de vous dévoiler.

Lien de ce micro resumé via mon blog https://lesgoutsderyback.wordpress.com/2022/10/02/la-nuit-nanarland-6/


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 Sujet du message: Re: Petit debriefing de la Nuit Nanarland 6ème du nom
MessagePublié: 02 Oct 2022 16:39 
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Apprenti Nanardeur

Inscrit le: 02 Oct 2022 16:34
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En revenant vers Grenoble (mais pas de Nantes), je me suis dit que j'allais passer mes 3 heures de tgv à dormir...quand me vient une idée lumineuse ! Je vais profiter de ma mémoire fraîche pour raconter mon expérience sur le forum.
C'était ma 3eme nuit nanarland et les deux premières plaçaient la barre très haut avec des films comme Mad foxes, Karaté contre mafia, troll 2, Samouraï cop et autres Nouveaux barbares.
Je vais commencer par une impression générale : ce fut une nuit drôle avec des fulgurances nanardesques mais aussi des redondances et des doutes. Le public était au rendez-vous, surtout au 1er étage ou je me trouvais et où les vannes fusaient du début du premier à la fin du troisième film...j'y reviendrais.
Passons maintenant aux cuts et bandes annonces. Je frôle la crise cardiaque comme à chaque nuit mais j'ai quand même eu une impression de longueur à chaque compilation. J'ai vécu des moments incroyables, notamment le combo des extraits sur les requins ou les docus misogynes/racistes, mais aussi des longueurs, souvent sur des extraits turcs, indiens, africains pour la plupart récents et perdant une part de la touche nanar classique. J'espérais davantage de bandes annonces horrifiques ou érotiques (genres absents de la programmation) et j'ai été très déçu. La tatane a pris beaucoup de place pour le meilleur et pour le pire. J'attendais aussi davantage d'extraits classiques mais il en faut pour tous les goûts. Cette rareté des extraits classiques est d'autant plus regrettable que le public réagit de moins en moins à l'évocation (en gueulant) des dialogues d'Opération Jaguar ou du désormais culte "elles font tout". Bref, allons au pactole !

1. Le Faucon (UN VRAI FILM !)
Incontestablement LE moment culte de ma nuit...et peut être de la nuit tout court. L'expression "roue libre" n'est pas suffisante pour qualifier le scénario, la mise en scène et le jeu des acteurs, Francis Huster en tête d'affiche. Je passe encore de longues minutes à me demander comment on peut filmer une course-poursuite avec des personnages à l'arrêt, flânant dans les rues parisiennes sans but apparent. Comment Francis Huster peut-il accepter de donner la réplique...à un castor en peluche ? Vu que sa femme est morte, de qui est-il "cocu" ?! Pourquoi traîner par les cheveux cette pauvre masseuse qui n'a rien fait ? La liste des questions est longue, celle des réponses interminable. Bref, il s'agit d'un pur nanar avec un Francis Huster en chien fou qui suit le rythme du scénario avec un imperturbable sérieux, prenant à cœur son personnage de flic solitaire perturbé avide de  Chizebourgaires. Un REGAL ! En supplément un public chauffé à blanc qui ne perd pas une miette du spectacle de ce faucon (UN VRAI FILM !) rebondissant plus vite que Cuneyt Arkin sur chaque réplique. Et, au fait, pourquoi "il n'a jamais tué" ?
2. Battalgazi
On ne peut pas aborder le film sans mentionner deux aspects : le décès récent de son acteur principal Cuneyt Arkin et les bandes-annonces turques qui ont précédé le film répétant toutes les 3 secondes le nom de CUNEYT ARKIN ! Le public semblait prêt, il ne l'était pas. Les musulmans viennent tataner du croisé dans un empire ottoman peuplé de chevaliers armés de plastique rembourré. Cette fresque anticléricale qui mélange film de kung-fu et croisades frôle le génie. Deux indices le prouvent : la reprise quasi-identique de la musique de "La fureur de vaincre" au générique (je crois...) et ce karatéka chinois qui se joint aux croisés alors qu'il n'a rien à faire là historiquement. Arkin joue 2 Battalgazi (père et fils) pour le prix d'un et ce double impact à une saveur inédite : alors que les croisés ont capturé le père et cherchent le fils caché parmi quelques badauds...ils ne le trouvent pas ! Petite ombre au tableau : c'est un peu long et si la quête des 7 clés reste hilarante, ce qui suit traine un peu. Un bilan très positif avec un public toujours à l'affût de la moindre connerie. N'oubliez pas cela : quand les turcs vengent leurs sœurs, c'est en tapant droit dans les burnes.
3. New-york ninja
Jean-Francois, le seul et l'unique, nous avait prévenu : "on rentre dans le dur". Mettons-nous d'accord tout de suite : un grand bravo pour ce travail de reconstitution d'un film perdu. Malheureusement, la mayonnaise peine à prendre pour moi. Le film ressemble à un grand puzzle dont les pièces du milieu manqueraient. Les contours sont plaisants et John Liu cabotine autant qu'il grimace son kung-fu. Les hommes de main attendent sagement leur tour pour taper le héros, quitte à danser sur place dans des tenues dégueulasses. Néanmoins, le tout manque de liant car il y a le film sur le type qui a perdu sa femme, le film avec le trafic de femmes, le plutonium, les loubards, le ninja, les journalistes, le flic...et j'ai peut-être tort d'avoir mal au genou mais je vois pas le rapport.
"Dans les griffes de la CIA" me paraissait plus accessible et surtout plus drôle.
Autre problème de taille qui a perturbé ma nuit : au bout de 5 minutes de film, je me suis dit "j'ai déjà vu cette scène...mais pas le mois dernier, ni la semaine dernière...il y a 5 heures environ". Le ninja justicier qui hurle des "WHY ?" en détresse parce qu'il a perdu sa femme, ça me rappelle Le Faucon (UN VRAI FILM !). Je commence à sentir le manque de variété dans la nuit : 3 films, 3 bagarres, 1 flic, 1 ninja et 1 shérif turc. Ou sont les zombies ? Les créatures de l'espace ? Les théories philosophiques ? Les guerres philippines ? 2 films qui se suivent en version originale sous-titrée et 1 film français : quid du doublage ? Je commence à douter...et le miracle ne va pas m'arranger.
4. BIM Stars
Un nanar pour moi est un film fait avec sérieux qui devient drôle parce que les faiseurs sont allés trop loin dans leur démarche, d'une manière ou d'une autre. Le cahier des charges de ce film : faire une comédie musicale qui transpose Adam et Eve dans un futur disco. Est-il respecté : oui ! Golan à la réalisation va t-il trop loin dans sa démarche : pas vraiment...
Le diable est un producteur de musique véreux et ça se tient, la femme est tentée et ça se tient, l'homme ne veut pas et ça correspond au récit populaire du mythe, c'est disco et donc too much mais ce n'est pas illogique. Même monsieur Topps à la fin peut paraître en accord avec l'objectif du film. Le Faucon (UN VRAI FILM) avait ses hambourgeures, Battalgazi son chinois croisé, New-york ninja sa scène de combat en roller...BIM stars est un film propre sur lui, sans reproche majeur, à regarder en karaoké à 6h du matin mais pas un nanar. Miami Connection diffusé en karaoké il y a quelques années faisait un peu plus de café. Ça a eu le mérite de réveiller la salle pour chanter mais la féerie de la nuit avait disparue. Elle ne reviendra pas car les bandes-annonces coquines post-générique sont absentes.
Bilan : une nuit très agréable avec une vraie découverte mais qui n'égale pas mes autres nuits. Merci et bonne journée (enfin bonne nuit...enfin on se comprend).


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 Sujet du message: Re: Petit debriefing de la Nuit Nanarland 6ème du nom
MessagePublié: 02 Oct 2022 18:30 
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Ma sixième Nuit, et un excellent cru !

Déjà, j'ai été super content d'échanger avec des membres de l'équipe dans le hall (j'espère juste ne pas avoir fait une impression trop désastreuse à Hermanniwy avec mes sourires niais... le trac de rencontrer la team en vrai et l'excitation de la Nuit... :oops: ).

Ensuite, quelle belle nuit ce fut ! C'est comme ça tous les ans mais là ce fut un moment particulièrement beau.

Cette année, je suis venue accompagné de mon père et j'appréhendais un peu sa réaction (il était surtout anxieux à propos de la comédie musicale, genre qu'il déteste). Ben, en fait, il était encore plus survolté que moi, m'a dit qu'il retrouvait l'ambiance des cinémas populaires des années 70 et son film préféré fut BIM Stars !

Je rejoins tout le monde pour dire que Le Faucon (UN VRAI FIIIIIIIIILM !!!) fut LE film de la soirée. Combinaison d'une salle chauffée à blanc aux premières heures du crépuscule, d'un scénario incompréhensible et de la performance "Actor's Studio" spectaculaire d'un Francis Huster dans un état second, manifestement drogué jusqu'aux yeux pendant le tournage. En plus, le sous-titre français fait sens à la fin puisque notre justicier ne tue finalement personne, grâce à une intervention finale délirante de Vincent Lindon et son équipe. Je pouffais régulièrement dans le train du retour lorsque des images de Francis Huster courant ou hurlant sur Vincent Lindon en le poussant sur une table me revenait en mémoire. En l'écrivant, j'en ai encore des fous rires. :rigole:

J'adore les films turcs, alors "Barrez-vous, Battal Gazi arrive !" m'a fatalement mis en joie. La salle réagissait bien au bruitage des flèches (le même dans tous les nanars turcs). Mon père était bluffé par le ressemblance de Cüneyt avec Alain Delon.

New York Ninja, l'autre film de la soirée. Alors, forcément, ça tape dans mon genre favori, le bourrinage réac des années 80 au budget de série Z, mais objectivement, c'est le nanar le plus puissant de la Nuit (à égalité avec Battal Gazi en termes de nanardise). Comme me le disait Rico, il aurait fait un chouette premier film et fut beaucoup desservi par son heure de diffusion. Mais on ne pouvait pas passer un film au rythme aussi mou que Le Faucon autrement qu'en premier film, la symbiose entre le public et Francis n'aurait sans doute pas été la même. Mais il est aussi permis de se demander si John Liu n'aurait pas été le Francis Huster d'une Nuit qui se serait déroulée différemment. Mais au fait... POURQUOOOOIIIII ??!

BIM Stars : pour Menahem Golan, le fascisme, c'est les drag-queens au pouvoir ! Des drag-queens capitalistes ayant exactement le même credo que les patrons de la Cannon : "Dans le showbiz, avant de créer un produit, tu dois d'abord le vendre." Sinon, je suis en partie d'accord avec Commissaireverdier pour dire que c'est presque un bon film, surtout comparé aux trois films précédents. Enfin, presque, parce que c'est quand même un summum de ringardise et de mauvais goût à paillettes que même les pires émissions variétoches de la télé Berlusconi n'auraient plus osé programmer en 1994 (mais cela dit, il y avait quand même des trucs bien, bien laids en 1994, même si ce n'était plus du disco). Mais ça reste bien sympa et gentil tout plein comme opéra-rock méga-kitsch, avec un discours bien plus cool que ce à quoi nous habituera la Cannon par la suite. Un nanar grand public devant lequel j'ai écarquillé des yeux hallucinés, un rictus/demi-sourire aux lèvres.


Rien à ajouter à propos des quizz, cuts et bandes-annonces, sinon saluer le boulot de montage et remercier les organisateurs d'avoir projeté le mythique trailer de "Scra-scra-scra-scraatch-tch-ch !" pour ceux qui n'étaient pas présents lors de sa diffusion à la Cinémathèque. Et je plussoie pour une rediffusion de Comtesse Haschisch (la chro fait fantasmer) et de L'homme venu d'une autre planète (dont je ne sais rien, sinon que le titre fait envie).

Et il faut que la chronique de Plissken pour Pension de famille soit mise en ligne sur le site, ce film est une tuerie !

Et maintenant bonne nuit à tout le monde !

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 Sujet du message: Re: Petit debriefing de la Nuit Nanarland 6ème du nom
MessagePublié: 02 Oct 2022 19:54 
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Apprenti Nanardeur
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Contrairement à la plupart des gens apparemment, j'ai trouvé que Le Faucon était la plus grosse déception de la soirée (tout en restant un bon moment collectif). C'est plus un navet qu'un nanar à mes yeux : le film est réalisé par Paul Boujenah, 25 ans, dont la seule réalisation précédente était une adaptation de Gaston Lagaffe nullissime. Clairement, il n'était aux commandes du Faucon que parce qu'il était le petit frère de Michel Boujenah, il n'y avait aucune raison que le film soit bon. L'intrigue ne commence jamais vraiment, et à part l'obsession de Francis Huster pour les bourgueurs, ça ne ruisselle pas de scènes cultes. Je dois avoir du mal avec le côté nanar des polars français, parce que je n'ai pas compris le délire autour de Fleuve Noir non plus.

Battalgazi c'était une régalade, avec les méchants qui font appel à Rahan, Astérix et un maître du kung fu pour battre un double Cuneyt Arkin. La copie était excellente, à part une petite bizarrerie de format pendant quelques minutes, c'était un confort de vision très rare pour une bastonnade turque de l'époque.

Gros pied devant New York Ninja aussi, aidé en grande partie par le bingo qui avait été distribué dans la file d'attente. Le troisième film est souvent celui du dodo pour moi, mais pas cette fois. C'était à la fois un film de ninja old school et une expérience filmique intéressante quand on sait qu'il a été recomposé 35 ans après le tournage... Super choix.

Et BIM Stars était vraiment divertissant, et un choix idéal pour finir la soirée, avec son karaoké motivant et ses paillettes étincelantes.

C'était ma 5ème nuit Nanarland (en comptant une nuit excentrique), et ma préférée à ce jour. Bravo encore à toute l'équipe :D


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 Sujet du message: Re: Petit debriefing de la Nuit Nanarland 6ème du nom
MessagePublié: 02 Oct 2022 21:07 
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Encore une nuit fantastique ! Bravo à l'équipe de Nanarland pour tout ce travail si bien organisé, depuis tant d'années. On en ressort toujours fatigué mais avec la banane, et ça fait du bien !

La programmation était vraiment réussie, avec une petite préférence pour BIM Stars, qui m'a bien réveillé en fin de nuit, notamment grâce aux chansons et le karaoké.

Le Faucon (un vrai film !) était intéressant pour voir le Paris des années 80 et ses rues. Comme l'a souligné Jean-François Roger, des bâtiments disparaissent dans l'oubli rapide général. C'est toujours agréable de pouvoir se remettre dans ces atmosphères.

J'ai aussi appris que si mon pote se suicide juste devant ma Ferrarri TestaRossa, en ayant eu la gentillesse et la délicatesse de mettre des plastiques au sol juste avant, je ne pourrai pas faire grand chose de plus que d'étaler son sang sur mon visage et mes fringues.

Bref, les nuits Nanarland, moi, je (re)viendrai !

Et encore bravo et merci à toute l'équipe et aux bénévoles.

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 Sujet du message: Re: Petit debriefing de la Nuit Nanarland 6ème du nom
MessagePublié: 02 Oct 2022 22:12 
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Nanardeur Novice
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Inscrit le: 22 Mars 2008 18:35
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J'ai jamais fait de compte-rendu sur le forum d'une de mes Nuits Nanarland, je vais m'y mettre cette fois suite à ce qu'a dit Fabien sur scène.

C'est ma 8ème Nuit Excentrique / Nanarland, et je crois que maintenant j'aime autant rencontrer des gens ou en recroiser que j'ai peu l'occasion de voir le reste de l'année, que voir les films programmés (bon en même temps j'avais déjà vu les 4 8) )
Je vais pas revenir en détail sur chaque film du coup, surtout que je n'avais pas la surprise de la découverte, mais c'était une bonne sélection, il n'y avait que du bon à mes yeux.
En plus quand j'avais vu "New York ninja" plus tôt dans l'année, avec le blu-ray de Vinegar syndrome, je m'étais dit "il faut absolument que ça passe en nuit Nanarland !", et voilà.
Concernant le "Battal Gazi", c'est fou de voir ça en aussi bonne qualité ! Par contre, contrairement à d'autres, j'ai préféré "En buyuk yumruk" ; je suis beaucoup plus friand des nanars turcs complètement tarés de Cetin Inanc qui partent dans tous les sens et te retournent le cerveau avec un montage de malade. Le "Battal Gazi" était marrant mais beaucoup plus sage.

Pour "Bim stars", quand je l'avais vu avec un ami il y a des années, on s'était ennuyés, on l'avait même pas fini ; je ne comprends pas pourquoi en le revoyant ! C'est un assez bon choix pour terminer la Nuit étant donné que l'énergie de la musique réveille ; le film est superbement kitsch, bête comme il faut. Bon, ça m'a pas empêché de m'endormir (j'ai toujours pas réussi à rester éveillé une seule fois pendant toute une Nuit Nanarland !), mais j'ai fini le film chez moi avec plaisir, donc content de l'avoir redécouvert.
Bravo à ce fameux Etienne qui a fait la version karaoke ; je me sentais juste un peu désolé pour lui que les gens ne chantent pas tout le temps, mais bon, on était crevés, et toutes les chansons ne se prêtaient pas à du karaoke je trouve. C'est pas comme pour "Miami connection", où il n'y a que 2 chansons, et où elles sont d'une énergie qui donne au public l'envie de participer.

Bon sinon c'était plaisant de voir au ciné des BA turques et des extraits cultes de nanars ; voir sur grand écran certains qu'on connaît mais qu'on adore, ça fait plaisir (je pense aux scènes de Neil Breen par exemple).
Ayant proposé pour la première fois des cuts cette année, ça faisait plaisir de voir le public y réagir en live (ça change de mettre les vidéos sur twitter et recevoir des likes !) ; j'ai surtout trouvé drôle de voir comment les extraits avaient été intégrés au montage. J'avais envoyé les extraits de Splatman par exemple, et l'ingéniosité du montage m'a vraiment fait rire.
Par contre j'ai trouvé bizarre la présence de certaines BA, pour des films qui ne semblaient pas nanars. A part peut-être pour le plaisir de montrer des BA qu'on n'a pas l'occasion de voir autrement ?
Par exemple le film d'animation "Les joyeux pirates de l'île au trésor" avait l'air cool, ça m'a donné envie de le voir (apparemment il y a un certain Hayao Miyazaki qui a été animateur dessus).

En tout cas merci à tous ceux qui ont participé à l'organisation de cet évènement, vivement l'an prochain.
J'espère que dans les prochains films français qu'on verra, il y aura Le pharmacien de garde et Kill for love :ninja:

PS : HEY HEY HEY BIM'S ON THE WAY


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 Sujet du message: Re: Petit debriefing de la Nuit Nanarland 6ème du nom
MessagePublié: 02 Oct 2022 23:09 
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Bon Pote de Godfrey Ho
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JACK TILLMAN a écrit:
Ma sixième Nuit, et un excellent cru !

Déjà, j'ai été super content d'échanger avec des membres de l'équipe dans le hall (j'espère juste ne pas avoir fait une impression trop désastreuse à Hermanniwy avec mes sourires niais... le trac de rencontrer la team en vrai et l'excitation de la Nuit... :oops: ).


On a dû se croiser du coup ? Ma mémoire me fait peut-être défaillance, mais est-ce que tu avais un masque et un polo bleu clair ?

En tout cas merci à la team nanarland et tous les organisateurs. C'était vraiment top.

Le faucon a été une vraie redécouverte. Dans mon souvenir il était un peu mou, mais là ça passait super bien, et chaque passage nanar était complètement amplifié par les réactions de la salle. Et puis le plan final avec le public qui balance les mains façon concert de Patrick Bruel c'était magique. :-D

Battal Gazin a été un grand moment aussi. Entre le ridicule des méchants, vraiment méchants, et l'invincibilité de Cunet Arkin, roi de la métamorphose et du trampoline, pas une seconde d'ennui.

New York Ninja j'ai un dormi la moitié du film, donc je n'en dirait rien :ninja:

Et bim Stars. La définition même du kitch. L'idée du karaoké était vraiment bonne, et la salle a super bien joué le jeu.

Superbe sélection de cut et de bandes annonces. Ambiance au top. Et forumeurs toujours aussi sympa.

Bref, un vrai plaisir !

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 Sujet du message: Re: Petit debriefing de la Nuit Nanarland 6ème du nom
MessagePublié: 03 Oct 2022 7:10 
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Bonjour à tous,
déjà les remerciements. Chaque année c'est super, chaque année toute l'équipe produit un gros travail pour notre plus grand plaisir. Bravo à vous de ne rester intéressés que par le sujet qui vous importe : faire vivre le cinéma à travers un "certain" cinéma, juste parce que c'est votre passion.
Merci aussi au grand Rex, n'hésitez pas à leur faire remonter que la confiance qu'ils nous accordent est appréciée à sa juste valeur. Avoir accès à une aussi belle salle et pouvoir apporter ses victuailles non salissantes dedans, c'est un privilège. En espérant que tout le monde joue le jeu du respect.

Les cuts : quel boulot, j'ai l'impression qu'ils étaient très fournis cette année et surtout le montage au top qui n'a échappé à personne. Petite pensée pour Splatman qui est le + représentatif de ce travail qualitatif :)
Les quizz, toujours bons avec des possibilités de phrases d'accroche assez crédibles, rendues possibles grâce au niveau initial de l'accroche, bien entendu.

Tir groupé sur la technique autour des films, la qualité des projections, impressionnante vu le contenu, pas une bavure, rien. Je pense que ça aide beaucoup à apprécier les films d'une manière qu'on ne pourra jamais reproduire ailleurs. Où voir le câble qui porte Çuneyt dans les airs ? Battalgazi est étonnamment propre aux yeux des traumatisés du néanmoins jouissif En Büyük Yumruk. Même en bon nanardeur historique, je n'avais à mon souvenir jamais vu ne serait-ce qu'une seule image "propre" du roi de la tatane. Tout comme les rush récupérés de New York Ninja sont vraiment prafaits ou en tout cas, ont été parfaitement restaurés.
Et qu'est-ce-que ça fait du bien d'apprécier du 35mm, on en oublie la saveur à force.
En passant, si ce n'est le faucon dispo en BluRay depuis quelques temps, je salue aussi la rareté des films présentés, avec 3 exclusivités. Merci là aussi à tout le boulot de recherche mais quand on est passionné, ce travail de détective doit être vraiment agréable j'imagine.

Côté films, je n'en avais vu aucun, ayant sévèrement ralenti le rythme des séances "maison" depuis 10 ans.
Attaquons avec la pièce singulière qui a inauguré la nuit : Le Faucon.
Je l'attendais avec impatience tant la prestation à la saveur unique de Francis Huster dans Parking m'avait séduite.
Francis, qu'on peut ne pas trouver aidé par les choix de mise en scène mais qui au fond, accomplit l'exploit de les rendre raccords : il n'y en a pas un pour rattraper l'autre. Passons sur sa façon de courir aussi mais à nouveau, elle correspond à l'esprit de notre policier instable, à savoir celle d'un enfant colérique.
« Commment un nanar peut-il être intrinsèquement cohérent ? », vous avez 4h.
Le film est effectivement assez constant et le teasing « c'est comme le film Speed où le bus est Francis Huster » s'est révélé très juste. Sa qualité, c'est qu'il est difficile de deviner ce qu'il va se passer ensuite, quel jeu d'acteur dépressif ou scène peu probable va nous surprendre.
En résumé, on passe un bon moment à suivre notre héros dans ce qui est le nanar le + pur jus de la nuit à mon goût. Quel plaisir aussi de voir toute la ribambelle d'acteurs français maintenant connus à leurs débuts.

Battalgazi et New York Ninja, sans qu'ils soient similaires dans l'histoire (si ce n'est la vengeance), m'ont fait ressentir des choses assez similaires : un vrai plaisir et une réelle sympathie à leur égard. Dans les 2 cas, comme je disais, l'image est impeccable mais la réalisation n'est pas si mauvaise non plus. À sa sortie, Battalgazi a du être très apprécié des turcs, ça semble évident. J'ai trouvé le film très coloré dans les décors et vêtements. En fait, je l'ai trouvé sympa. Sympa parce que ne pas froler l'épilepsie alors que Çuneyt est à l'écran le rend déjà tout à fait sympathique. Au fond, je l'aime bien Çuneyt, par le fait que j'ai débuté le monde du nanar par Turkish Star Wars il y a de ça trop longtemps peut-être. Aussi par le contexte historique, cinématographique, de cette époque-là, que la team nanarland nous a pédagogiquement transmis au fil de leurs recherches et interviews. C'est vraiment important pour éviter de se moquer bêtement de certains films, même si certains le méritent totalement.
J'abonde de louanges mais il reste un bon nanar grâce à son recrutement de l'équipe de choc du début, de la créativité des méchants, du mode de baston unique de Çuneyt, d'un peu tout le contenu.

Il en va de même pour New York Ninja où notre nouveau ninja préféré, John Liu, semble avoir mis du coeur à penser son film et surtout toute sa sincère naïveté. Évidemment c'est nanar. Par l'ambiance vestimentaire et encore plus par les chorégraphies de combat où chaque sbire attend patiemment son tour de raclée. Mention spéciale ici aux sbires qui produisent l'exploit d'être parmi les sbires armés, ayant potentiellement le dessus sur le héros, les plus inefficaces de l'histoire du cinéma bis. Ils ont tout pour eux mais se plantent lamentablement parce qu'ils n'ont pas la niaque ! Ils ont déjà tout donné dans leur sens du goût. On ne sait pas non plus pourquoi le méchant se donne tant de mal, ni trop le pourquoi de ses séquences de surjeu à faire pâlir Toxic Avenger.
Malgré tout ça, mince, je l'ai trouvé sympathique aussi, il ne fait pas mal aux yeux et j'ai été touché par la naïveté transpirante de John Liu ... le fameux petit coeur qui bat du nanardeur.

Ayant eu la chance de ne pas m'effondrer dans mon siège durant la nuit, porté à coup sûr par l'élan de sympathie pour les films, j'étais pourtant craintif à l'approche du dernier film, Bim Stars, vu mon désintérêt le plus total pour les comédies musicales. Cependant, je parlais de "coloré" pour Battalgazi ou de "goût vestimentaire" pour New York Ninja mais alors là, c'est la claque visuelle, ça brille, ça étincelle de mille feux, à faire pâlir le 5e élément. Néanmoins, je ne dirais pas que je l'ai autant apprécié que les précédents films. Le karaoké était pourtant très bien fait et j'imagine même pas le nombre d'heures passées à caler les timings pour que ça colle ! Peut-être que chanter en anglais, sur des rythmes inconnus d'avance n'est pas non plus si simple. La répétitivité de la musique de Miami Connection ( Nuit 2015 (déjà !!) ) avait mieux fonctionnée, peu importe l'horaire je pense. Mais quand même c'était une expérience à faire et à tenter. La chanson sur le "speed" m'a vraiment étonnée, tout autant que celle où la méchante tout d'un coup gentille "allume" sévèrement notre héros. Enfin, héros, j'y vais un peu fort, plutôt "protagoniste" parce que le pauvre zozo, mis à part quand il se met sans raison à tripoter la proprio de son appartement qui pourrait être sa mère, ne crève jamais l'écran. J'ai bien aimé le méchant qui dans l'accent à des fausses notes de Max Raabe et le Palaast Orchestra, dont je vous conseille l'écoute amusée.
Et la fin, bien ratée comme le film dans sa tentative de métaphore Bien/Mal, Paradis/Enfer. Bien ratée mais pour nous, c'est positif !

Pour cette nuit, comparée à d'autres, je n'ai pas eu à lutter, je l'ai vécue comme une nuit « Feel Good » avec des films globalement agréables à suivre. Il n'y a pas eu d'épreuve à subir pour passer un énième dan de nanardeur.
Après cette pause dans la cinéphilie sacrificielle (Neil Breene, En Büyük Yumruk, films mal cadrés, acteurs hors-champ, scènes de nuit de nuit, doublages à se crever les tympans), nul doute que l'année prochaine nous réservera son nouveau lot d'épreuves.

Pour finir quand même sur l'essentiel : un seul timide « plan nichon » quasiment de toute la nuit ! Quand même, mince quoi !

Mention spéciale à la cascade de cravates provenant du 1er balcon, il fallait y penser.

Suggestion : les DVD c'est marrant, c'est historique dans la démarche, mais je me demande bien qui en regarde encore tant. Je ne sais pas comment ça se passe pour les droits mais je trouve que ça manque d'affiches. Pas forcément originales, j'imagine que vous avez les moyens de trouver de quoi en réimprimer quelques-unes éventuellement, pas forcément en format A0 non plus. Je pense que ça ferait autant plaisir et trouverait + sa place sur des murs qu'un DVD trouvable par soi-même en Cash Converter.

Comme je les ai notés, voici la liste de la plupart des titres des cuts et bandes-annonces notées dans la nuit :
(et je ne trouve pas de balise spoiler pour ne pas polluer le thread)
Citer:
edit : je supprime la liste des cuts puisque John Nada a gracieusement mis la liste exhaustive


Dernière édition par Mageistral le 03 Oct 2022 21:18, édité 1 fois au total.

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 Sujet du message: Re: Petit debriefing de la Nuit Nanarland 6ème du nom
MessagePublié: 03 Oct 2022 9:12 
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Nanarland lui doit beaucoup
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Ah, attend j'ai la liste complète des extraits du coup (on nous la demande souvent) :

Cut 1

Morte mais pas trop (1989)
Horror Shark (2020)
Cruel Jaws (1995)
Beast (2022)
Hong Kong Key Sholay (1985)
Midnight (1989)
Target Earth (1954)
Hong Kong Key Sholay (1985)
Frankenstein 2000 (1992)
Yéti, la malédiction du démon des neiges (2008)
Zombie Love Slave (1999)
Akhanda (2021)
Mission Ninja (1984)
Le Crochet du boucher (1972)
Nyi Ageng Ratu Pemikat (1983)
Frankenstein 2000 (1992)
The Skull Soldier (1992)
Ninja ou Zombie (1988)
Swamp Shark (2011)
Bloodbath at the House of Death (1984)
Death to the Pee Wee Squad (1987)
Le Seigneur du monde perdu (2005)
Escape from Death Block 13 (2021)
American Ninja (1985)
Ator II (1984)
The Abominable / Ice Kong (2006)
L’Honneur du dragon (2005)
Le Justicier de New York (1985)
Eyes of the Witches (1998)
Société anonyme anti-crime (1972)
Air Panic (2001)
The Nuclear Baby (1990)
Titanic 3 / Aliens vs. Titanic (2017)
Shocking America / L'Amérique en folie (1977)
Mondo Cane / Cette chienne de vie (1962)
La femme spectacle (1964)
La femme à travers le monde (1963)
Family house, pension de famille (1982)
Lady Gangster (2015)
Veera (2013)
Nemesis 4: Death Angel (1996)
Veera (2013)
This Girl Is Bad Ass (2011)
Veera (2013)

Cut 2

The Perfect Weapon (2016)
Vampire Vixens from Venus (1995)
Mortal Kombat: Annihilation (1997)
L’instant d’après (Jesus is Coming) (1999)
Corrupt (1999)
Wabou : le raton laveur espiègle (2005)
The Eye 3 - L'au-delà (2005)
ZsaZsa Zaturnnah Ze Moveeh (2006)
Baby Huey's Great Easter Adventure (1999)
Aladin et la lampe magique (1993)
Wabou : le raton laveur espiègle (2005)
Le Seigneur du monde perdu (2005)
Nyi Ageng Ratu Pemikat (1983)
Eyes of the Witches (1998)
Gambler (1995)
Da Khwar Lasme Spogmay [The Cat Beast Terror] (1997)
Bager Thapa (19??)
Superman The 1975 Musical / "It's a Bird... It's a Plane... It's Superman!" (1975)
Bager Thapa (19??)
Da Khwar Lasme Spogmay [The Cat Beast Terror] (1997)
Splatman (1992)
Yarasa Adam - Betmen (1973)
Splatman (1992)
L'éclosion des monstres (1983)
Dans les griffes de la CIA (1982)
Splatman (1992)

Cut 3

King Kong revient - APE (1976)
Patriot X (1995)
Thrilling Bloody Sword (1981)
Yamaho Yama (2012)
Thrilling Bloody Sword (1981)
Yamaho Yama (2012)
Thrilling Bloody Sword (1981)
Riki-Oh - The Story of Ricky (1991)
Le cercle noir (1973)
Torso (1973)
Riki-Oh - The Story of Ricky (1991)
Le cercle noir (1973)
Chasse à l’homme (1986)
Mad Dog 2 (1985)
Der Stein des Todes (1987)
Les Faibles (2018)
Académie de vacances II (1988)
Καμικάζι Αγάπη Μου [Kamikaze mon amour] (1983)
Le Chihuahua de Beverly Hills 3 (2012)
Gwendoline (1984)
Les diamants de l’Amazone (1985)
Dinosaur Island (1994)
Aventura al centro de la Tierra (1965)
Le mystère de l’île aux monstres (1981)
Dinosaur Island (1994)
The Invisible Maniac (1990)
Train Express Pour l’Enfer (1985)
The Abominable / Ice Kong (2006)
Ketchup Blues (19??)
Force Five (1975)
Police N° 1 (2011)
The Restless Spirit 2 (2019)
Καμικάζι Αγάπη Μου [Kamikaze mon amour] (1983)

Cut 4

Our Friend Power 5 [Korean Ninja Turtles] (1989)
Dans les griffes de la CIA (1982)
Aiyyaa (2012)
Ninja Holocaust / City Ninja (1985)
Délires porno (1977)
Nymphette (1986)
Giant Woman vs. Big Octopus (2011)
Dear vs Bear (2014)
The Abominable / Ice Kong (2006)
Dear vs Bear (2014)
Death Nurse (1987)
Twilight People (1972)
Mithrudu (2009)
Family house, pension de famille (1982)
Mindbender (1996)
Twilight People (1972)
Exterminator City (2005)
Turist Ömer Uzay Yolunda [Turkish Star Trek] (1973)
Fateful Findings (2013)
It’s alive! (1969)
Bhagath (2004)
The Secrets of Isis (1975)
Héros (1988)

Extrait long 1 : Breaking Symmetry (2001)

Extrait long 2 : La Maîtresse des Singes (1979)

Extrait long 3 : Rambo 303 (1993)

Extrait long 4 : Dear vs Bear (2014)

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"Dans le monde de "Last Action Hero", j'suis à peu près persuadé que c'est Ralf Moeller qui joue dans "Un flic à la maternelle". (Plissken)


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 Sujet du message: Re: Petit debriefing de la Nuit Nanarland 6ème du nom
MessagePublié: 03 Oct 2022 10:37 
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Bon Pote de Godfrey Ho
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Après avoir fait l'impasse par fainéantise sur les CR de NN ces dernières années, les remontrances de Manu m'ont remis les idées en place. A raison car c'est super sympa de lire les avis déjà postés.

Un très bon cru que cette édition 2022, avec une consistance de la qualité dans tous les domaines : films, quiz, cuts, BA, ambiance dans la salle, etc.

Les cuts méritent l'unanimité de leur reconnaissance par tous car ils avaient le bon goût de taper dans plein de registres filmiques et de profiter d'idées de montage géniales. Même en connaissant à l'avance certains extraits, la découverte demeurait totale. Un puissant bravo à Labroche !

Les BA turques rosies par le temps sont des bonbons dont on ne se lasse pas et qui nous apprennent à faire des phrases entières avec les mêmes mots. Cuney Arkin Son Savacin, Son Savacin ? Son Savacin Cuneyt Arkin ! Son Savacin...
Pour rappel, les BA n'ont pas toujours vocation à être nanar en soi, elles sont souvent l'occasion de montrer des films d'époque. C'est le côté patrimonial de la nuit, histoire de faire vivre les restes de Franco et Ciccio (noooon, pas La Pétanque à la Sicilienne !). Et si Le Retour de Ringo n'est sans doute pas un nanar, ni en vrai sa BA, j'ai adoré l'idée de préciser le rôle de chaque acteur, genre "la fille du saloon" (et pourquoi pas Machin est Desperado#3 ?).

Les quiz étaient toujours aussi bien menés par son légendaire duo. De nouvelles idées sympa (les franchises) et des idées de faux-titres mémorables (La turlutte des classes !).

Je connaissais déjà les 4 films, mais la redécouverte en salle est toujours un moment différent, surtout quand elle profite de splendides conditions de diffusion en HD. Cela profite autant au film pour lui-même que pour ses qualités nanars, je trouve.
- Le Faucon : un public en feu qui a superbement accueilli Francis et son jeu d'acteur brisé parfois intériorisé jusqu'à la catatonie (magnifique vanne de la salle sur "Action, Francis !"), parfois déballé de manière chaotique. Le film regorge d'idées cons qui ne sautent pas toujours à la comprenette mais qui ont su être débusqués par la salle : entre les papiers d'emballage de chizourgueurs balancés à même le sol devant l'employé de ménage, la grenade qui explose à la tête de Zodiak, son côté indestructible après les multiples blessures subies, sa manière de manger ses chocolats dégueulasses, l'annonce désespérée par l'infirmière de la sortie de coma de sa fille, il y a foule de détails nanars qui infiltrent insidieusement le film et en font un grand moment.

- Battal : on peut y voir avec raison "un bon film naïf" comme me l'a dit JFR, et je suis sûr que le public de l'époque avait dû bien le recevoir comme tel. De fait, il propose plein de personnages, y'a du rythme et des rebondissements (lol), tout est très coloré, et ça conforte dans sa foi envers le seul véritable Dieu. Mais difficile de faire l'impasse sur la galerie complètement improbable et même totalement hallucinée de chevaliers occidentaux des plus bigarrés. Difficile de choisir son préféré, entre le viking, l'homme des cavernes avec sa masse/hache ou "le Chinois" (le seul qui tient un peu tête à notre héros, d'ailleurs). Un bon moment, sublimé par sa qualité vidéo ! Une pensée tout de même pour le cascadeur qui se fait piétiner en arrière-plan par son cheval.

- New-York Ninja : j'avais surkiffé sa découverte il y a quelques mois, et s'il conserve ses indéniables qualités nanars, sa diffusion en 3ème partie de nuit lui a peut-être coûté l'affection du public dont la fatigue atteignait alors son pic. Je m'inclus d'ailleurs dedans car le rythme un peu tranquille de l'action (sans doute lissé par le montage moderne et l'incomplétude des rushs) et la VOSTFr (bravo à François Kahn pour le boulot fourni !) m'ont aussi fait tanguer. Le film aurait-il vraiment été mieux reçu en ouverture ou pas, la question ne sera jamais répondue. Mais il garde mon amour absolu, que ce soit pour le jeu d'acteur éternel de John Liu ou la méthode (a priori inédite) de transformation des loubards avec des masques de plastique maquillés qui leur donnent des tronches pas possibles (parfois presque réussis).

- BIM Stars : ZE redécouverte pour moi. Je ne conservais qu'un souvenir lointain d'un visionnage peu enthousiaste, et c'est peu dire que la diffusion salle, dans une magnifique qualité vidéo tout en scintillement multicolore, et cerise sur le gâteau en version karaoké (respect à Etienne Rappeneau), a totalement profité au film. J'étais à fond dedans, fasciné par tous les choix artistiques périlleux qui, mieux dosés, auraient pu donner un spectacle baroque trouvant sa place dans un genre cinématographique riche en propositions garnies... mais là non, vraiment, se contenter de mettre tous les potards à fond sans rien contrôler ne suffit pas à créer un chef d’œuvre. Le discofascisme (ou discotopie comme l'a intelligemment proposé je ne sais qui) restera donc un fantasme du futur du passé, assez incompréhensible dans son organisation sociale (même si je ne serai pas contre une véritable heure BIM), mais très limpide dans son sous-texte chrétien. La rapture finale des hippies born-again en limousine divine est le plus littéral des Deus ex machina. Un must-see dans une salle de 2000 personnes chantant les tubes (Speeeeeeed !) et allumant leurs portables en guise de briquet. Magique.

Enfin l'ambiance de la salle était très bien, sans excès ou lourdeurs des vannes/commentaires. J'ai entendu un seul "A poil !", pratique qui fait bien de disparaitre d'elle-même. Les stigmates des années passées résistent (le rouge, le lion, les serpents), sans qu'une nouvelle semble avoir surgi pour cette édition (ça ne se contrôle pas). Peut-être l'apparition de faucons dans de futurs films sera-t-elle l'occasion de hurler "un vrai film !". La pluie de cravates fut également un grand moment d'étonnement heureux. Et puis bien sûr, croiser 1 fois par an les amis et connaissances d'internet est toujours trèèèèèèès sympathique, indispensable à la bonne santé mentale.

A dans 1 an, donc !

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"On était si pauvres, que quand un cambrioleur s'est introduit chez nous, on l'a dévalisé."

"T'as vu, les œufs sont cuits à l'envers..."


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 Sujet du message: Re: Petit debriefing de la Nuit Nanarland 6ème du nom
MessagePublié: 03 Oct 2022 11:41 
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Nanardeur fou ?
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Inscrit le: 24 Déc 2011 20:36
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ROTOR a écrit:
JACK TILLMAN a écrit:
Ma sixième Nuit, et un excellent cru !

Déjà, j'ai été super content d'échanger avec des membres de l'équipe dans le hall (j'espère juste ne pas avoir fait une impression trop désastreuse à Hermanniwy avec mes sourires niais... le trac de rencontrer la team en vrai et l'excitation de la Nuit... :oops: ).


On a dû se croiser du coup ? Ma mémoire me fait peut-être défaillance, mais est-ce que tu avais un masque et un polo bleu clair ?

Vui vui, c'était bien moi !

Je n'osais pas toujours taper l'incruste dans les groupes où je reconnaissais une ou deux têtes connues (je n'ai pas osé saluer Labroche/Régis Brochier au dernier entracte), à tort peut-être, j'espère donc qu'on aura l'occasion d'échanger in vivo toi et moi l'an prochain. :wink:

Au passage, je me suis donc gouré en affirmant à Rico (ou à John Nada, je ne sais plus) que c'était moi qui avait envoyé les extraits de Splatman, qui étaient d'une qualité bien plus nickel que la copie que j'ai, mille excuses.

Sinon, petite question : quels étaient les titres des films utilisés pour les quizz, s'il vous plaît ?

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 Sujet du message: Re: Petit debriefing de la Nuit Nanarland 6ème du nom
MessagePublié: 03 Oct 2022 11:57 
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Grand Nanardeur
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Pas pu y aller parce que c'était déjà complet quand j'ai voulu m'inscrire. Sinon, c'est quoi cette histoire de pseudos cités sur scène ? Tous ceux qui ont participé au thread de debriefing de la Nuit Nanarland 2021 y ont eu droit ?

(non, je m'en fous que mon pseudo ait été cité ou pas. C'est juste par curiosité que je demande ça).


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 Sujet du message: Re: Petit debriefing de la Nuit Nanarland 6ème du nom
MessagePublié: 03 Oct 2022 13:03 
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Ma première Nuit Nanarland ! Et quelle nuit !

Tout d'abord chapeau au niveau de l'organisation. On sent la maitrise, c'est rondement mené. Il y a une ambiance de dingue, sans que ce soit assourdissant. Le rythme Cuts-Extraits-BA / film / pause / quiz passe très bien. Et chapeau sur la sélection, ça a été judicieusement choisi, il n'y a pas eu de temps morts. Des potes qui ont fait celle de l'an dernier m'ont confirmé que c'était mieux équilibré cette année.

Les films :

- Le Faucon : le film le plus difficile à regarder au final, du fait qu'on ne sait jamais ce que ça raconte. J'ai eu l'impression pendant tout le film que le réalisateur avait oublié les scènes d'enquête. La chronique du film le souligne par ailleurs, que beaucoup de choses se font hors-champ. Mais le film tient vraiment sur Francis Huster, totalement possédé par le démon du non-jeu, par le fétichisme bizarre sur les hamburgers et les enfants, et par quelques idées totalement farfelues (le porte-hache de lancer, moment surréaliste absolument hilarant quoique court). Vraiment une bonne entrée en matière.

- Battal Gazi : mon premier Cuneyt Arkin. Un bel hommage pour cet acteur à (mine de rien) l'immense carrière. Le film en lui-même est peut-être ce que je préfère dans le nanar, un mélange de générosité et d'idées totalement foutraque mais au premier degré. Car le plaisant, c'est qu'on ressent vraiment la motivation des turcs à donner la meilleure représentation de leur héros national Battal Gazi. Les costumes digne d'une Japan Expo revue par des aspirants couturiers ravagés au crack, les accessoires en plastique, l'équipe de mercenaire totalement anachronique (mention spécial au gaulois roux avec son casque à corne et son chandelier-trident), le grand méchant look-a-like de Julien Arruti de la bande à fifi, et surtout ce rythme effréné mais pas fatiguant qui fait que le film se suit extrêmement facilement et ne s'arrête jamais. D'ailleurs, chapeau pour la restauration du film, comme en témoigne les extraits de bandes-annonces d'autres films turcs qui n'ont clairement pas la même qualité.

- New-York Ninja : je ne m'étendrai pas sur la belle histoire de la reconstruction du film sur laquelle se sont épanchés mes collègues précédents, mais le pari est réussi. Ça rend le nanar encore plus beau, car on sent vraiment que les producteurs ont voulu respecter le film initial. Le film en lui-même est absolument incroyable, grâce aux jeux totalement hallucinés des acteurs et notamment des deux méchants, le tueur au plutonium et son chauffeur. Si le film se pose comme un scénario classique de film de ninja crétin se passant en occident, le délire creepy à la Brian Yuzna autour du méchant qui se paluche au plutonium en cabotinant à mort, et son chauffeur maniéré qui fait des jeux de regard digne de José Garcia en Sandy Troforte à NPA font basculer le film dans une folie communicative autour de laquelle gravitent les punks colorés et bigarés dignes d'un Street of Rage sous exta ! C'est une belle histoire que seule nanarland pouvait nous proposer.

- Bim Stars : j'avais une énorme appréhension avec ce film, celui de basculer dans un sommeil, ne pouvant tenir la cadence de la soirée. Au final, ce fut tout le contraire. Délire visuel survitaminé à la connerie et au kitch, Bim Stars a été une véritable bouffée d'adrénaline en fin de soirée. L'idée d'avoir transformé le film en Karaoké géant était une très bonne idée. Et j'avoue avoir été happé par le délire du film, à tel point que je me suis demandé à un moment si on avait mis 8 acides dans ma bouteille d'eau pendant la pause. Le pire, c'est que les intentions de base du film sont vraiment intéressantes et louables, mais le film tombe littéralement à côté de la plaque à chaque scène et numéro musical, basculant l'ensemble dans la nanardise la plus totale. Mention spéciale à Vladeck Sheybal en grand méchant, qui tient du croisé improbable entre Le Maître de Doctor Who et le grand moff Tarkin en mode paillettes et costards kitchs ! Un beau final pour la soirée !

- Les cuts : chapeau pour le montage des cuts, c'était incroyablement bien fait. Et quel déferlement de moments totalement absurdes : Veera avec le sosie de ma poissonnière qui défouraille du sbire avec un finish halluciné comme seuls les indiens ont le secret, la décapitation à l'ouvre boîte, les instants bollywood avec spider-man et superman, le technique de combat de splatman, les effets spéciaux à la limite de l'escroquerie de Titanic 3, la laideur abyssale des films Dingo Pictures, etc....
- Les bandes-annonces : peut-être un peu trop de bandes-annonces de films turcs (même si c'est toujours fun de voir certains acteurs revenir à chaque fois), mais j'ai eu une grosse préférence pour les BA des films d'art martiaux qui nous vante des techniques inédites (et surtout totalement improbables) et répète 15 fois le titre en deux minutes, faisant reprendre la salle en cœur (LES INVINCIBLES DE SHAO-LIN !!!!), pour mettre l'ambiance c'était génial !!!!
- Les quizz : bonne organisation, et des questions assez ardues quand même. Chapeau pour les jeux de mots foireux !

Bref, j'ai hâte de revenir !

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Dead men can't dance !


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 Sujet du message: Re: Petit debriefing de la Nuit Nanarland 6ème du nom
MessagePublié: 03 Oct 2022 13:12 
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Bon Pote de Godfrey Ho
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JACK TILLMAN a écrit:
Sinon, petite question : quels étaient les titres des films utilisés pour les quizz, s'il vous plaît ?


Pour le dernier avec le doublage, c'est "Project G-7", un 2-en-1 de Godfrey Ho assez moyen. J'en garde quasiment aucun souvenir, à part cette scène là.

http://www.vhsdb.org/fiche.php?vhs=elzg95j6

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 Sujet du message: Re: Petit debriefing de la Nuit Nanarland 6ème du nom
MessagePublié: 03 Oct 2022 13:17 
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Inscrit le: 03 Oct 2022 12:37
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Seconde édition pour moi, première en couple, et quelle bonne surprise encore une fois ! Après l'an passé revenu d'une fête trop arrosée j'ai dû dormir les 3/4 de la nuit, cette fois-ci était la bonne.

Même si, je cite "il y'a quand même beaucoup de mecs non ?", les cuts étaient vraiment bons, les private jokes un peu nombreux pour les néophytes et une ambiance de folie ! Point négatif pour le merch cependant : trop peu d'affiches / t-shirts qui partent vite, pas de CB et hormis des DVD on pourrait se demander si un shop.nanarland.com serait pas la bienvenue en 2022 (ou alors un netflix du nanar).

Les moments d'animations et les cuts sont parfait, la nouveauté des BA de cette année reste sympathique mais pas foncièrement nécéssaire, quitte à avoir des BA, pourquoi ne pas élargir aux pubs que l'on peux considérer comme "nanar" ?

Attaquons donc la sélection de la nuit :

Le Faucon
Un vrai nanar, rien n'a de sens, la logique fait place au hasard, j'aime les chizebourgueurs. Une fois les premières 10mn avec l'accident de sa fille passé, le film devient un incroyable enchaînement de coup de chance, de course à pied, de guets-apens.

Savulun Battal Gazi Geliyor
Que cela fait du bien de revoir Cuneyt Arkin ! A l'évocation du nom j'anticipais déjà une nouvelle heure et demie de sommeil entrecoupé d'une image dont la bobine aurait été retrouvée au fin fond d'un W.-C. turc mais non, le film était en bonne définition et agréable à regarder. Une propagande "sympa" contre les méchants chrétiens et un Battal Gazi jouant père et fils mais sans adapter son jeu inimitable, qui se déroulerait dans une foire du trône pseudo-médiévale / Fort Boyard du pauvre dont le décompte inconsistant de clef et de porte est un pur régal.

New York Ninja
Une belle création, un nouveau classique du nanar à en devenir, un bon début et fin dans le délire du nanar pur, mais entre les deux une redondance de scène de sauvetage entre les mêmes agresseurs / victimes (et dont les 8h de rush doivent être composées a 99%). A noter: les twins towers n'ont jamais été aussi bien filmés.

BIM Stars
Je ne vais pas me faire des amis avec celui-ci : je n'ai pas aimé. En même temps je n'aime pas non plus les comédies musicales, certes. Mais le côté nanar n'était pas suffisant à sauver le film, bien que le disco-fachisme est un angle frais, le côté karaoké est sympathique 10mn maximum, ou à défaut quand elles ne se répètent pas plusieurs fois dans un même film.

On reviendra l'année prochaine !


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 Sujet du message: Re: Petit debriefing de la Nuit Nanarland 6ème du nom
MessagePublié: 03 Oct 2022 14:22 
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Apprenti Nanardeur

Inscrit le: 03 Oct 2022 12:32
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Bonjour, j'ai participé à ma 1ere Nuit Nanarland, et j'ai décidé de faire mon fayot en m'inscrivant ici pour faire mon compte-rendu.

Tout d'abord, mon ressenti de noob du nanar ; j'ai trouvé l'ambiance extrêmement bon enfant et je n'ai jamais eu le sentiment de me sentir exclu par rapport à des vieux briscards de l'exercice. Bien entendu, je suis bien passé à côté de quelques running gags liés aux épisodes précédents, mais rien de dramatique. J'appréhendais un peu ça comme quand on est présenté pour la première fois à la famille de son conjoint, mais je me suis senti dans l'ambiance dès le départ et c'est plutôt agréable de se sentir intégré aussi vite.

Je me définis comme "casual nanardeur" ou "nanar curieux", à savoir que je suis ouvert à toute sorte de cinémas, j'écoute religieusement le podcast à chaque épisode, mais je suis loin d'avoir une grande connaissance de ce milieu. Du coup, je ne connaissais aucun des films de la programmation et ce fut donc une découverte.

Et pour quelqu'un comme moi, ouvrir avec le Faucon est une excellente initiation au genre : un vrai film avec des noms et des visages connus et donc le sentiment d'être en terrain connu. Mais quel ride, mes amis ! un Francis Huster en roue libre à contresens et 250km/h dans les rues de Paris, prêt à tout pour venger la mort de son plan Q et manger des cheesebourgueurs, tout en parlant de façon très ambigue à des enfants. Personnage à la moralité très discutable, Frank Zodiac est le chaînon manquant entre Dirty Harry (dont je parie qu'il est une inspiration très forte de ce film) et Martin Riggs dans l'Arme Fatale, qui sortira quelques années plus tard.
Le film s'est voulu un hommage appuyé aux films policiers du cinéma américain à la mode à cette époque, mais chaque nouvelle scène est encore plus stupide que la précédente. Par exemple, le dessin de girafe présenté à sa gamine dans le coma (les yeux ouverts parce que pourquoi pas?) est digne d'un gag des ZAZ, la course de camions n'a littéralement aucun sens, le film se déroule sans aucun liant, les personnages secondaires apparaissent sans la moindre introduction.

Ce film se déroule à toute berzingue sans s'arrêter, comme son héros, et c'est presque essouflés que nous arrivons à son terme. Je pense que présenter le Faucon (un vrai film) comme "Speed mais dans lequel on aurait remplacé le bus par Francis Huster" ne peut pas mieux résumer cette expérience clairement à revivre.

Ensuite, Battal Gazi m'a fait entrer dans le cercle très fermé du cinéma turc. Dans une copie vraiment magnifique, aux couleurs qui explosent au visage, je découvre donc en vrai un film de Cüneyt Arkin et par là même que son titre de "Alain Delon Turc" n'est pas usurpé tellement il lui ressemble, que ce soit dans le rôle principal ou dans celui de son père (parce que pourquoi jouer un seul rôle quand on peut en jouer deux ? ) . Ce film était aussi très plaisant dans la mesure où on a affaire à une histoire simple et plutôt cohérente, celle d'un homme qui doit venger sa soeur et retrouver son père, enlevé par de très, mais alors très, vilains chrétiens. Pour l'empêcher d'atteindre son but, les Chrétiens envoient une armée de Chevaliers du Zodiaque, prêts à tout pour protéger une des clés des portes de la cellule du padre. Cette armée est composée de phénomènes aussi divers qu'un homme des cavernes avec une masse gigantesque, un gaulois échappé du Parc Astérix avec un trident (qui devient double d'ailleurs, on ne sait pas trop pourquoi), un type avec des plateaux à fruits de mer découpés en guise d'arme, un chinois (qui est en fait un Turc avec une moustache) ou encore une nonne qui est prête à s'adonner aux plaisirs de la chair avec son cousin.
Même si le film est peut-être un peu long, on ne s'ennuie jamais à voir Arkin faire du trampoline en toute occasion, les costumes dignes d'un spectacle de fête des écoles, le manichéisme absolument incroyable des personnages (les gentils sont très gentils, les méchants très méchants) et la violence parfois suprenante pour ce qui est présenté comme un "film familial" (les enfants doivent être enchantés de voir une crucifixion ou de multiples émasculations).

Pour le 3e film, j'ai là aussi droit à un baptême du feu avec un film de ninjas ! Et pas n'importe lequel, Le New York Ninja, ce film jamais sorti et reconstitué par une équipe de passionnés de cinéma bis à partir des rushs d'origine. Alors, autant le dire tout de suite, c'est peut-être le maillon faible de cette soirée. En effet, si j'admire le travail effectué par Vinegar Syndrom pour redonner vie à cette oeuvre inachevée, je suis un peu plus dubitatif sur le résultat final. En fait, à trop vouloir être respectueux et ne pas tomber dans la moquerie, on se retrouve avec un film un peu trop lisse pour être un véritable nanar. Alors bien entendu, le potentiel est là, avec un acteur principal qui joue vraiment pas très bien (ses "whyy?" ont régalé l'assistance) et et tous les loubards qui sont dignes des méchants de la série de jeux vidéo Streets of Rage avec leurs masques ridicules. Mais le fait que le film ait été terminé a posteriori le rend un peu trop "artificiel" et un peu plus "propre" que ce qu'il aurait pu être à l'époque (les musiques notamment sont vraiment top).
En plus, sa position dans la Nuit le dessert aussi un peu, dans la mesure où c'est sûrement là que la plupart des gens ont commencé à roupiller. Néanmoins, je répète que l'effort est louable, que le résultat est quand même assez impressionnant (notamment le travail sur le redoublage des voix) et que c'était un film qui devait avoir sa place dans une Nuit Nanarland en tant qu'objet filmique.

Enfin, pour terminer en beauté, quoi de mieux que de chanter ? Avec Bim Stars, on a été servi. Pour être tout à fait honnête, je ne suis pas sûr que tout seul, dans son salon, ce film soit vraiment délirant : l'histoire est de la subtilité d'un troupeau de bisons qui traverse un champ de patates, les musiques sont assez nases (la ryhmique est vraiment compliquée), les paroles sont débiles et les acteurs pas terribles. Mais par contre, à 6h du matin, en version karaoké, avec 2000 personnes au bord de l'épuisement qui chantent à tue-tête, c'est un bonheur total. Comme on nous l'avait bien vendu en préambule, le dernier quart d'heure est totalement débile, mais à peine plus que le reste du film qui prône le disco-fascisme et le BIM à toute heure, mais aussi la culture du viol, à base d'alcoold chelous , de pilules qui ne font pas mal ou de mains inopinées sur les seins.
Bref, un parfait moyen de terminer une si longue soirée et de sortir de la salle un peu revigoré alors que le soleil est déjà levé.

Sinon, je vais mettre longtemps à me remettre de quelques cuts, notamment la décapitation à l'ouvre-boîtes, la théorie du Sombrero qui aurait mis Stephen Hawkin en pls dans son fauteuil, le gros singe qui fait un fuck, les Tortues Ninja dans un appartement coréen ou encore cet artiste martial qui essaye stoïquement de faire ses katas pendant qu'une demoiselle s'affaire goulûment sur lui pour le déstabiliser.

En conclusion, c'était vraiment une super soirée, avec une programmation éclectique, plutôt abordable pour des néophytes et une excellente ambiance toute la soirée. En plus, la Nuit Nanarland fait dans l'inclusivité totale puisque toutes les religions ont été mises en avant ce soir : les Juifs avec le Faucon, les Musulmans avec Battal Gazi, les Chrétiens avec Bim Stars et les Ninjas avec NY Ninja.

Et désolé pour cet incroyable pavé, je ne suis plus habitué aux forums !


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 Sujet du message: Re: Petit debriefing de la Nuit Nanarland 6ème du nom
MessagePublié: 03 Oct 2022 15:04 
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Nanardeur fou ?
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Inscrit le: 24 Déc 2011 20:36
Messages: 2019
Localisation: Quelque part entre les bornes et les limites
ROTOR a écrit:
JACK TILLMAN a écrit:
Sinon, petite question : quels étaient les titres des films utilisés pour les quizz, s'il vous plaît ?


Pour le dernier avec le doublage, c'est "Project G-7", un 2-en-1 de Godfrey Ho assez moyen. J'en garde quasiment aucun souvenir, à part cette scène là.

http://www.vhsdb.org/fiche.php?vhs=elzg95j6

Oui merci beaucoup, celui-là je le connais, je l'ai même chroniqué il y a fort longtemps sans jamais poster la chronique sur le forum (elle dort toujours quelque part parmi les brouillons de mon panneau de contrôle du forum et je ne pense pas que le Prince charmant la réveillera un jour). L'extrait est absolument culte et un grand bravo aux deux finalistes, car comme le disait mon père pendant le quizz, le dialogue était vachement long et pas facile à retenir.

En fait, je pensais surtout au film indien "Je t'aime, mais en fait non". Je ne me souviens plus s'il y en a eu d'autres. :?:

The-Reaper a écrit:
En plus, la Nuit Nanarland fait dans l'inclusivité totale puisque toutes les religions ont été mises en avant ce soir : les Juifs avec le Faucon, les Musulmans avec Battal Gazi, les Chrétiens avec Bim Stars et les Ninjas avec NY Ninja.

Tout à fait ! Sans oublier le petit interlude bouddhiste dans New York Ninja, apport culturel chinois du petit immigré John Liu au film d'action américain (un peu comme les films d'Amir Shervan ou Dangerous Men qui ont énormément de références à la culture iranienne). Et sinon, bienvenue à toi !

C'est intéressant de lire les avis de tout le monde, car on n'a pas tous le même ressenti sur les films (normal) et on redécouvre des détails qu'on avait oubliés (le pelotage de seins de Alfie sur sa proprio, c'est vrai que c'était aussi surprenant que les sous-entendus pédophiles de Franck Zodiac et les pulsions incestueuses de sœur Maria avec son cousin homosexuel).

ant28 a écrit:
Sinon, c'est quoi cette histoire de pseudos cités sur scène ?

C'est Fabien Gardon/Wallflowers (il me semble) qui est monté sur scène pour remercier tous les (rares) forumeurs à avoir pris le temps de rédiger un retour de débriefing de la Nuit l'an dernier, et ton pseudo a bien été cité. Il a fait l'appel des pseudos pour demander s'ils étaient présents dans la salle cette année, et on vous a fait une standing-ovation. :wink:

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