Barracuda a écrit:
Dans ton autre post, il y a un truc que j'avais pas du tout capté en voyant le film : le personnage de Mylène Farmer est autiste. La vache, il ne manquerait plus qu'elle ait les pieds plats.
On devrait établir une liste des films les plus stupidement dépressifs du monde. François Forrestier dans Le Retour des 101 nanars dit beaucoup de bien de "Clair de Femme" avec Yves Montand et Catherine Deneuve, quelqu'un connait ?
Je n'ai pas vu le film, vu que je sais que ça serait perdre trois heures de ma vie. Le résumé écrit par des fans sans recul de Mylène Farmer est autrement plus drôle. Son personnage n'est peut-être pas autiste (était-ce une maladie diagnostiquée à l'époque ?) mais elle est en tout cas "bizarre".
Et effectivement, je souscris à ton idée, je déteste tout ce cinéma dépressif parce qu'il est le plus souvent insupportable de complaisance et de paresse. Il y a la dépression sur papier glacé de Philippe Labro, il y a la dépression esthétisante et mollassonne de Boutonnat (je me souviens d'une critique dans Positif, qui parlait de "fado-masochisme") mais dans les années 90, il y a eu tout ce "nouveau cinéma français" qui s'est vautré là-dedans. Ils essayaient de faire du Cassavettes, en oubliant que dans pratiquement tous les Cassavettes, les gens qui sont sur le fil du rasoir ont des moments de blues mais aussi d'euphorie.
Je me souviens en particulier d'"Oublie-moi" avec Valeria Bruni-Tedeschi, à la dérive après une rupture. Une heure et demie avec un personnage insupportable traité sans beaucoup de recul par la réalisatrice. C'était quelque chose... J'aurais dû me méfier avec la critique du Canard Enchaîné ("Oublie-moi" : ça ne sera pas trop difficile)
Il y avait eu aussi la première réalisation de Jean-Marc Barr, quand il avait fait un film Dogma, avec une histoire d'amour entre Elodie Bouchez et un sans papier. C'était irregardable, sauf que c'était quand même marrant involontairement quand des acteurs des Deschiens faisaient des apparitions dans des seconds rôles.
Récemment, il y a eu "Wild Side", sur un transsexuel prostitué qui en compagnie de ses deux amants, un beur lui-même prostitué et un Russe sans papier, se rend dans le Nord de la France pour retrouver sa mère sur son lit de mort.
Dans quelques mois, c'est le nouveau Desplechin sur une famille dont le fils aîné était malade. Pour permettre une greffe de moëlle, ils en avaient conçu un nouveau mais la greffe n'a pas été possible, l'aîné est mort, ça a déprimé tout le monde et ce fils survivant a toujours été détesté par les parents (le scénar suggère lourdement que c'est le double du réalisateur). La famille se retrouve alors que la mère est elle-même atteinte d'une leucémie et qu'il lui faudrait une greffe.