Les films policiers de Delon et Bebel ont le côté sympathique de "réveiller" (justement) le rôle du policier au cinema : on est plus dans les 5 dernières minutes ou chez Agatha Christie. Le problème est que l'inspecteur Harry à la française est devenu le justicier dans la ville...quoique qu'il y ait un volet de la série des Harry où il est question de flics extremistes et éradicateurs de tous les malfrats : le 3 je crois.
Bref, ne réveillez pas un flic qui dort sent le réchauffé, le manichéisme ( il ya le flic loyal honnête et droit et le facho) déjà et des relents d'extrême-droite nauséabonds. Serrault traverse le film. Delon est égal à lui-même, il a un beau costume, une super copine, un super appart (aujourd'hui le flic à Paris qui possède un appart comme ça devrait le vendre et prendre sa retraite avec l'argent récolté) et à part ça il est transparent. a noter tout de même qua dans ce dernier opus policier, il a pris du galon et est devenu divisionnaire : mazette, quel talent
C'est effectivement droitisé un scénario adapté d'auteur gaucho comme Delon avait déjà fait .
par contre dans la trilogie d'Izzo Delon a un peu appris l'humilité : son personnage est touchant ...dommage qu'on ne voit pas assez la critique anti FN et anti fasciste de l'ouvrage : c'est édulcoré mais c'était pour TF1
