fufu a écrit:
Ouh la ça calme
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LES HEROS SONT FATIGUES
Souvent, les fortes attentes n’engendrent que d’amères déceptions, purement subjectives. Dans le cas d’INDIANA JONES ET LE ROYAUME DU CRANE DE CRISTAL, le constat est plus cruel car objectif : ce n’est pas l’usure du temps qui brise nos illusions, mais bien la piètre qualité du film. Pourtant, tout avait bien commencé, avec un premier quart d’heure enthousiasmant : élan, souffle, mise en scène, tout y est ! Même Harrison Ford, que l’on craignait trop rabougri, reste un Indy convaincant. Quant à Cate Blanchett, elle s’éclate en méchante. Puis, tout s’effondre… Dès lors, impossible de reconnaître la patte de Steven Spielberg, roi du divertissement classieux et efficace. L’humour, l’une des qualités des trois premiers films, est particulièrement bas de plafond. Le rythme ? Calamiteux. Les péripéties s’enchaînent sans aucun liant, si bien que le spectateur semble suivre le rail pré programmé d’une mauvaise attraction de fête foraine. Là où l’histoire des précédents opus enthousiasmait par sa solidité, son inventivité et sa malice, celle du ROYAUME DU CRANE DE CRISTAL ennuie par son manque d’intérêt.
UN AUTRE UNIVERS
Après avoir réinventé le « serial d’aventures » des années 30 dans les trois premiers films, George Lucas voulait rendre hommage aux séries B de science-fiction des « fifties ». Chouette idée sur le papier, qui s’avère proche du ridicule sur l’écran. Indiana Jones y perd son identité, comme jeté dans un univers qui n’est pas le sien. Le mystère entourant le « Crâne de Cristal » ne parvient jamais à fasciner autant que celui du St Graal dans LA DERNIERE CROISADE ou de l’Arche d’Alliance dans L’ARCHE PERDUE, tout simplement parce qu’il n’a rien d’original et aurait pu être au centre de n’importe quel film de science-fiction réalisé ces trente dernières années. La liste des défauts ne s’arrête malheureusement pas là : le rôle narratif du personnage de Shia LaBeouf se limite à celui de rampe de lancement d’une nouvelle franchise, le prétendu effet rétro des médiocres effets spéciaux ne cache qu’une laideur numérique, les références aux premiers épisodes se révèlent sans saveur voire honteuses (un acteur n’a pas voulu revenir ? on annonce la mort de son personnage)… N’en jetons plus : avec ce plantage total, c’est bien un mythe qui s’effondre. Une saga mythique se retrouve sacrifiée sur l’autel du dieu dollar. Impardonnable.
Ca fait un peu "critique de snobinard qui a décidé qu'il allait casser du sucre sur le dos du dernier blockbuster à la mode histoire de ne pas être accusé d'hurler avec les loups". Puis pour reprocher au mythe des crânes de cristal d'avoir été archi-adapté il faut vraiment faire preuve d'une mauvaise foi sans nom.
Quant à la "saga sacrifiée sur l'autel du dieu Dollar", outre le fait que ca témoigne d'un anti-américanisme primaire et lourdingue, je crois qu'il a oublié que "Indiana Jones" a
toujours été une machine commerciale.
Je sais que c'est maladroit dans la formulation et peut-être un peu décousu mais il fallait que çà sorte: ce genre d'imbéciles (je parles du rédacteur de cet article) m'emmerde.