15 jours après la bataille mais bon...
kevo42 a écrit:
C'est Rafik Djoumi qui pointait que Simon et Garfunkel, des hippies, pour l'enterrement du comédien, paraissait hors propos. Mais les paroles correspondent vraiment bien à cette scène :
Hello darkness, my old friend,
Ive come to talk with you again,
Because a vision softly creeping,
Left its seeds while I was sleeping,
And the vision that was planted in my brain
Still remains
Within the sound of silence.
Je trouve que ça correspond bien à l'esprit d'introspection de cette scène, où on voit comment le comédien a renvoyé chaque personnage à ses propres contradictions.
Même sans aller jusque là en fait c'est avant tout le titre de la chanson qui a de l'importance: "the sound of silence", une chanson que n'importe quel glandu qui n'aurai pas vécu dans une grotte toute sa vie est capable d'identifier dès la première mesure.
C'est du gros clin d'oeil qui tâche mais amha il y a plus une volonté de souligner que ce n'est pas que le Comédien qu'on enterre mais aussi le secret qu'il emporte avec lui dans la tombe que celle de nous tirer des larmes.
kevo42 a écrit:
Pour Hallelujah, outre le son années 80 bien vulgaire, le thème est cohérent : une anti chanson d'amour, qui renforce le côté un peu misérable de ce mec dont le miracle est d'arriver à avoir une érection...
Je suis plutôt d'accord. Il s'agit avant tout de rendre la scène d'amour ridicule au possible avec un Dan Dreiberg complètement impuissant sans son costume et la dose d'adrénaline qui va avec. D'ailleurs en parlant de scènes de sexe, je trouve que si on devait remettre les choses dans leur contexte le comic était beaucoup plus osé pour son époque que ne peut l'être le flim (autant les interminable galipettes de Léonidas et sa femme dans 300 m'ont fait éclater de rire autant j'ai rien trouvé à redire à celles de Watchmen). D'autant plus qu'une bande dessinée n'étant jamais qu'une continuelle suite d'ellipses, tout ce qui prend plus d'une case est généralement la traduction de l'insistance de l'auteur.
Ce qui est particulièrement étonnant c'est à quel point les gens sur internet ou ailleurs ont pu tilter sur ces deux détails, comme si on n'avait pas le droit de faire du second degré dans la musique d'un flim.
Un autre argument qui revient souvent c'est l'inadaptabilité d'un tel bouquin au grand écran et comme quoi Snyder avait eu les yeux plus gros que le ventre, je suis loin d'être d'accord. Snyder ne se contente pas de transposer les planches de la BD à l'écran, il les as visiblement décortiquées et en a extrait la substantifique moelle : si Alan Moore s'est appliqué sur presque 500 pages à déconstruire les codes des comic books de super héros de son époque on peut dire que Znyder a fait de même avec les codes des flims de super héros de ces dernières années. Et, celà n'engage que moi, il s'en est tiré comme un chef.