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 Sujet du message: Seven (1979) Andy Sidaris
MessagePublié: 12 Sep 2024 21:57 
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Une chronique commencée en 2014 (ça ne nous rajeunit pas). Bonne lecture à tou.te.s. :wink:

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SEVEN

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Titre original : Seven

Titre alternatif : Sevano's Seven

Réalisateur : Andy Sidaris

Année : 1979

Pays : États-Unis

Genre : Sidaris Origins (Catégorie : Pur et dur)

Durée : 1h41

Acteurs principaux : William Smith, Barbara Leigh, Martin Kove, Tadashi Yamashita, Susan Kiger, Guich Koock


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Notez le strabisme de William Smith sur cette (superbe) affiche.


Selon la "politique des auteurs" créée par Les Cahiers du Cinéma, un réalisateur doit, pour être considéré comme un auteur, faire plus ou moins toujours le même film d'un film à l'autre (je grossis le trait). En gros, on doit pouvoir clairement y retrouver à chaque fois les obsessions, les lubies, les grands thèmes de l'artiste, de préférence dans un genre bien défini, sans quoi il est irrémédiablement à jeter dans la poubelle des tâcherons et des "faiseurs" de films. Une théorie que, personnellement, je trouve hautement contestable et obsolète. Cependant, si l'on part de ce principe, nul doute qu'un cinéaste comme Andy Sidaris peut être considéré comme un Auteur avec un grand A. Après Alfred Hitchcock, le maître du suspense, Douglas Sirk, le maître du mélo, et John Ford, le maître du western, Andy Sidaris, le maître du plan nichon.

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La mort est leur art de vivre !


Deuxième film réalisé par Andy (après Stacey en 1973), Seven représente la matrice de toutes les futures productions "Malibu Bay Films", l'ébauche de la recette "Bullets, Babes & Bombs". Le cinéaste tâtonne encore, cherche ses marques, mais on sent qu'il sait déjà ce qu'il veut. Il se dégage d'ailleurs une certaine fraicheur de ce premier film d'action sexy tourné à Hawaï, qui possède un cachet 70's tout à fait charmant. Les seins des actrices sont 100% naturels, garantis sans silicone, bien loin de certaines horreurs en plastique des toutes dernières productions des années 90. A l'époque, Andy a encore le mérite d'innover, d'essayer une formule inédite, bien avant de la répéter de façon un peu mécanique en fin de carrière.

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Le métrage a pour moi une valeur sentimentale car il s'agit de mon tout premier Sidaris. Sa jaquette m'alléchait tellement que je n'ai pas su résister aux biceps saillants de William Smith tenant sa grosse pétoire phallique, comme pour mieux affirmer sa virilité de mâle face à la tout aussi redoutable plastique des playmates en bikini qui l'entourent de leur troublante féminité. Pour ma première sidarisserie, j'ai donc opté pour un chiffre porte-bonheur. Et je ne fus pas déçu du voyage, car ce fut un fort sympathique petit nanar, même si Andy a fait beaucoup mieux par la suite et qu'on peut lui reprocher d'être un peu mou du derche.

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Seven est un mélange de Mission : Impossible et des Sept Samouraïs à la sauce Andy Sidaris : ici, sept gros bonnets de la mafia s'associent dans le but de prendre le pouvoir à Hawaï, allant jusqu'à liquider un sénateur et tous les agents fédéraux présents sur place. Confronté à un quasi coup d'état sous les tropiques, le FBI fait alors appel à l'ex-agent Drew Sevano (William Smith) pour qu'il rassemble une équipe de "super pros" de l'assassinat. Ses sept mercenaires ont donc pour mission d'éliminer les sept gangsters à Hawaï et d'offrir au spectateur son quota d'action, de nibards et de testostérone, en échange de quoi ils recevront chacun un million de dollars. Nos mercenaires composent bien entendu une équipe hétéroclite comme dans toutes les histoires de "hitmen qu'on tire de leur retraite en ultime recours pour les missions les plus délicates" : il y a le cowboy, le karatéka (avec une coupe de cheveux très moche), le casse-cou devenu pilote automobile, le génie de l'électronique, le duo de pin-up en petites tenues... Andy a l'idée plutôt intéressante de présenter en parallèle les sept héros et leurs sept cibles, et spoile ainsi en quelques sortes quel vilain sera abattu par quel gentil.

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William Smith ("Champagne and Bullets", "Dans les Griffes du Dragon d'Or", "Les Machines du Diable" mais aussi des bons films comme "Conan le Barbare", "New York ne répond plus" et "Rusty James") face au sale bureaucrate de Washington venu le recruter tout en lui reprochant ses méthodes expéditives de gros bourrin.

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La dream team presque au grand complet.

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La Playmate Barbara Leigh (Miss mai 1973 et Miss janvier 1977), dont les titres de gloire sont d'avoir joué aux côtés de Steve McQueen dans "Junior Bonner" de Sam Peckinpah et d'avoir inspiré le personnage de comics "Vampirella". Elle mit fin à sa carrière d'actrice après avoir joué dans le piteux "La Maîtresse des Singes" la même année.

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Ce bon vieux Martin Kove (la saga "Karate Kid", "Rambo 2 : La Mission", "Insects", "Ballistica", "Revamped", "Barbarian", "La Course à la Mort de l'An 2000") en homme de main patibulaire.

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Tadashi Yamashita ("Pocket Ninjas", "Capital Punishment", "La Fureur du Juste", "American Warrior", "Young Rebels") dans le rôle du sbire samouraï de service.

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Le texan Guich Koock, qui rempilera dans "Picasso Trigger".



Pour son deuxième long-métrage de fiction, Andy Sidaris pose donc les bases de ses futures productions et expérimente des éléments et thématiques que l'on retrouvera dans la suite de son œuvre. A savoir :


_ Un générique d'ouverture original, ici à base de machine à écrire.

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Avec une fôôôte.


_ Un cadre exotique avec un coté carte postale très prononcé, comme lorsque la caméra s'arrête longuement (et inutilement) sur les compétitions de surf et les plages d'Honolulu, dans le fameux montage "Honey Shot" ayant fait la gloire d'Andy lorsqu'il filmait des compétitions sportives pour la télé, avec musique funky entrainante et multiples inserts rapides et hachés sur les jolies filles en maillots de bain.

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Andy filme ses vacances à Hawaï (et greffe un film d'action dessus). Un vidéoclip touristique avec trois bikinis par seconde. Aloha !


_ Des machos qui font les kékés avec leur gros flingue mais sont incapables de viser correctement.

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_ Des sbires originaux, comme ce blondinet moustachu éliminant ses victimes à l'arbalète... en skate-board. Comme très souvent chez Andy, le pitch parle du meurtre d'agents fédéraux par une organisation criminelle et de la vengeance impitoyable qui en découle.

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Russ Howell, champion de skate qui reviendra dans "Piège Mortel à Hawaï".

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Un pull de toute beauté.



_ Des seconds rôles charismatiques, même si l'on retrouve moins de Chippendales bodybuildés que par la suite.

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_ Des techniques de mises à mort farfelues, comme quand l'un de nos tueurs d'élite donne un tee-shirt avec une cible dessus à un narcotrafiquant champion de surf pour pouvoir faire un carton sur lui alors que le gangster chevauche une vague devant son parterre de fans. Ou comme cet autre sniper qui abat deux truands DEPUIS L'AUTRE BOUT DE L'ILE avec un improbable super fusil high-tech équipé d'une lunette de très haute précision, dont le projectile met plusieurs minutes à atteindre sa cible !

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Une arme nanarde digne du Laser Force.


_ De spectaculaires explosions de cabanon, ici bombardé par un deltaplane survolant le terrain de golf de l'un des méchants (petite punchline à la cool en prime).

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_ Du placement produit.

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_ Une chute de ponte de la mafia depuis un building filmée en gros plan, au ralenti, sans honte, histoire que même les plus myopes d'entre nous repairent bien le mannequin en mousse.

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_ De l'humour désopilant à base de quiproquo au passage de la douane à l'aéroport avec une poupée gonflable dans les bagages. Le héros trimballera cette poupée gonflable lors d'une poursuite en voitures, mais on ne nous dira jamais à quoi cette passagère en plastique lui servait pour poursuivre la limousine des méchants ! Le genre de loufoquerie sortie de nulle part ayant fait la renommée du grand Andy.

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_ Des travestissements absurdement ridicules et inutiles, la palme revenant à William Smith, qui réussit à passer totalement incognito et à berner un sbire chargé de le surveiller, qui fait le pet dans le hall de son hôtel en observant tous les clients, sans remarquer William, devenu complètement méconnaissable grâce à une moumoute grise ! William Smith ayant un physique on ne peut plus impressionnant, l'efficacité d'un déguisement aussi grossier laisse rêveur.

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William Smith, roi du déguisement.

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Sacré Andy !



_ Des twists débiles révélés à la fin grâce à la perspicacité du héros, le Hercule Poirot du jour étant l'impérial William Smith.

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Enfin, disons une version bonhomme d'Hercule Poirot.


_ Un générique de fin qui nous ressert les meilleurs passages, y compris les mannequins en mousse.


Voilà donc tous les ingrédients d'une production estampillée Andy Sidaris.

Comment ? J'ai oublié quelque chose ?

Ah mais oui, où avais-je la tête :

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Le maestro était déjà adepte du plan nichon et ne s'encombrait d'aucune justification pour enlever le haut de ses actrices. Une forme d'honnêteté dans le domaine du film d'exploitation. Là où les autres réalisateurs font en général appel à un vague prétexte scénaristique pour exhiber les attributs féminins, Andy lui le fait sans hypocrisie aucune. Ces héroïnes enlèvent leur soutien-gorge sans la moindre raison, juste comme ça, parce qu'elles en ont envie tout d'un coup. Chez Andy, on se déshabille quand on prend le café, quand on répare le moteur de sa bagnole, quand votre petit ami discute de la sécurité nationale avec un agent du FBI en costume-cravate à côté de vous dans le salon,... Un style novateur qui ira en s'amplifiant dès son film suivant, le grandiose Malibu Express, Seven étant encore légèrement timide par rapport aux chefs-d'œuvre les plus décolletés du pape des vidéo-clubs. Les dialogues tout en sous-entendus d'une rare subtilité nous font bien comprendre que l'univers d'Andy est déjà peuplé exclusivement de bombes sexuelles nymphomanes.

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Gogo-gadgeto-roploplo !

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Vous prendrez bien une paire de cafés ?

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Qu'on ne prenne toutefois pas Andy pour un vil phallocrate. Ses bimbos sont aussi amatrices de blagounettes pour faire tourner en bourrique la gent masculine.

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Andy n'est pas non plus un intégriste du plan nichon. Les plans popotins sont aussi à l'honneur.



Il me faut hélas signaler un rythme pas hyper-frénétique, Andy se fichant un peu de notre poire et y allant un peu dur dans le remplissage le plus éhonté. En effet, passée l'introduction et sa succession de meurtres commandités par la pègre hawaïenne, il faudra attendre la dernière demi-heure pour avoir droit à des scènes d'action, nos sept mercenaires passant un bon moment à observer les habitudes de leurs proies et à préparer leur plan d'attaque. Certes, pas de quoi surprendre outre mesure les connaisseurs de la saga des "L.E.T.H.A.L. Ladies", qui savent que le remplissage décomplexé fait aussi partie des grandes thématiques sidarissiennes, mais une bonne grosse demi-heure où il ne se passe strictement rien, c'est toujours un peu dur à avaler. Heureusement, avant le dernier tiers rempli de bastons délirantes et de fusillades à la Enzo G. Castellari (les fans de ralentis chichiteux mais stylés seront aux anges), on peut compter sur plusieurs éléments sympathiques, comme ces cendriers incinérateurs, gadget original que les héros utilisent pour détruire les documents importants, et bien sûr la gratuité et la régularité des plans nichons et des plans culs, qui sont déjà employés comme un super gadget imparable afin de réveiller l'intérêt déclinant du spectateur.

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Une scène de viol (rarissime dans une production Sidaris) un peu ridiculisée par le fait que les deux comédiens gardent leur froc tout du long.

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Un rape and revenge comme on les aime.



Malgré sa mollesse parfois rebutante, ce film mineur dans la filmographie du maître demeure cela dit très sympathique, avec un "Big Bill" Smith en pleine forme, dans un de ses derniers rôles de héros avant de jouer les guest-stars et les méchants dans les direct-to-video des années 80-90. A part ça, la distribution nous offre des numéros d'acteurs et d'actrices délicieusement à côté de la plaque, servis par des dialogues aux fraises, mais cela ne surprendra guère les fans du roi du film d'action sans soutif, qui ont payé pour voir la grosse idiotie promise par les affiches et pas autre chose. Esquisse décontractée de toutes les marottes de l'auteur de Picasso Trigger, Seven reste avant tout une curiosité à découvrir dans l’œuvre sans tâche d'Andy Sidaris, chez qui il ne faut jamais menacer une femme avec un couteau sous peine de finir explosé avec une bombe entre les cuisses.

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Sybil Danning, vedette de "Malibu Express", apporte à nouveau ses arguments de poids pour aider à vendre un film d'Andy, dans la collection "Sybil Danning's Aventure Video" animée par l'actrice.


Note : 1,75/5

Cote de rareté : 4 / Exotique

Inédit en français, Seven a eu droit à une belle restauration chez l'éditeur allemand "White Pearl Classics", qui propose un coffret contenant un blu-ray, un DVD et un mediabook. Des sous-titres anglais sont inclus. On signalera également un DVD zone 1 américain édité par "Kl Studio Classics".

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Une jaquette volante (signé Initial) recyclant le magnifique visuel allemand de "Seven" pour vendre "Le Carnaval des Barbouzes", un film d'espionnage franco-italo-autrichien de 1966 avec Stewart Granger.

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 Sujet du message: Re: Seven (1979) Andy Sidaris
MessagePublié: 12 Sep 2024 23:28 
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Je rêve un jour d'apprendre qu'un loueur de dvds aura passé le Seven de Sidaris à un client au lieu de celui de Fincher !!

Encore merci Tillman, décidément en grand forme, pour ce Sidaris que je ne connaissais pas, j'avoue !!

Quel bien cela fait à l'âme en berne de l'érotomane de voir ces plans nichons aussi gratuits qu'authentique, effectivement sans silicone, en notre triste époque timorée !!

Je dois aussi constater la troublante ressemblance de William Smith avec la coqueluche des années 2020, à savoir Pedro Pascal !! C'est troublant !!

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 Sujet du message: Re: Seven (1979) Andy Sidaris
MessagePublié: 12 Sep 2024 23:59 
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Merci de prendre le temps de lire et de commenter mes chroniques avec une telle célérité, Red Dear ! :D

Red Dear a écrit:
Je dois aussi constater la troublante ressemblance de William Smith avec la coqueluche des années 2020, à savoir Pedro Pascal !! C'est troublant !!

J'avoue que je ne connaissais pas du tout cet acteur. Du coup, j'ai fait une recherche sur Google et c'est vrai qu'il y a une ressemblance.

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 Sujet du message: Re: Seven (1979) Andy Sidaris
MessagePublié: 13 Sep 2024 9:07 
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Y a pas à dire, le silicone, c'est naze. Ces poitrines naturelles sont splendides ^^

(Bon, pas autant que la moustache du champion de skate, mais à l'impossible, nul n'est tenu !)

Sympathique chronique, Jack, merci :) voilà qui complète la filmo de Sidaris chroniquée sur le forum (et bientôt sur le site ?). Est-ce que tu sais si "tous" ses films sont basés sur le même schéma, ou s'il a fait quelques entorses à son A d'auteur ?


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 Sujet du message: Re: Seven (1979) Andy Sidaris
MessagePublié: 13 Sep 2024 11:45 
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Merci ! Je n'ai pas encore vu son premier film, Stacey, mais d'après sa bio sur le site, il s'agirait déjà d'un film d'action avec une héroïne badass et sexy qui montre ses nénés et est interprétée par une Playmate, Anne Randall, miss mai 1967. A noter qu'il est co-produit par ce bon vieux Roger Corman (quand les grands esprits se rencontrent). On est donc bien face à l'Œuvre d'un Auteur intègre avec une vision toute personnelle du septième art.

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 Sujet du message: Re: Seven (1979) Andy Sidaris
MessagePublié: 13 Sep 2024 13:01 
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JACK TILLMAN a écrit:
Merci de prendre le temps de lire et de commenter mes chroniques avec une telle célérité, Red Dear ! :D

Red Dear a écrit:
Je dois aussi constater la troublante ressemblance de William Smith avec la coqueluche des années 2020, à savoir Pedro Pascal !! C'est troublant !!

J'avoue que je ne connaissais pas du tout cet acteur. Du coup, j'ai fait une recherche sur Google et c'est vrai qu'il y a une ressemblance.


J'ai peine à croire que tu n'aies pas entendu parler de Pedro Pascal, découvert grâce à Games of Thrones et maintenant partout dans le paysage audio-visuel (The Mandalorian, The last of Us, Wonder Woman 1984, différents sketchs du SNL, The Unbearable Weight of massive Talent, etc) au point de nous saturer.

Et tes chroniques sont toujours une joie à lire, d'autant qu'elles abordent souvent des films que je connais qui n'ont jamais eu droit à leur chronique sur le site ou des perles totalement inconnues qui agrandissent mon horizon ! :D

En effet, étrange cette scène de rape/revenge dans un Sidaris. Mais je pense que son apparente molesse/refus du sordide avec pantalons bien en place indique que Sidaris lui-même (ou son équipe familiale) n'était pas à l'aise avec l'idée, et que cet aspect-là disparaitra très vite de sa filmographie.

Honnêtement, même si tu parles d'un rythme bâtard, le nombre d'éléments loufoques mentionnés semble augurer d'un plutôt bon moment, de ce Sidaris encore embryonnaire mais déjà bien typé. ;)

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 Sujet du message: Re: Seven (1979) Andy Sidaris
MessagePublié: 13 Sep 2024 18:40 
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Il y a aussi une scène de viol très brève dans Guns entre Erik Estrada et la "mère" de Donna Speir. Mais clairement, on sent que ce n'était pas son truc à Andy (Dieu merci !). Je crois que c'est avec James Bataille que j'en ai discuté à la dernière Nuit Nanarland, mais on peut faire le parallèle avec Amir Shervan qui, lui, n'était visiblement pas à l'aise avec les scènes de sexe consentantes et ne savait filmer que les scènes de viol, de façon assez crue (dans Hollywood Cop et dans American Murder), ce qui est quand même moins sympa et un peu troublant (la culture iranienne, peut-être ?).

Sinon, comme je l'ai dit dans la chronique, j'ai de l'affection pour Seven, qui reste un petit nanar sympathique, et si jamais tu souhaites le voir (ou tout autre forumeur bien sûr) avec une bonne qualité d'image, je peux le partager par MP. :wink: Il faut juste se préparer à affronter un gros passage à vide au milieu.

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 Sujet du message: Re: Seven (1979) Andy Sidaris
MessagePublié: 13 Sep 2024 22:21 
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En effet, Stacey semble déjà basé sur des histoires de filles pas très habillées, si j'en juge par certaines versions d'affiche sur Imdb : https://www.imdb.com/title/tt0070727/me ... =tt_im_1_2

Tout en finesse :-D


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 Sujet du message: Re: Seven (1979) Andy Sidaris
MessagePublié: 15 Sep 2024 10:15 
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Preuve de l'authentique statut d'auteur d'Andy Sidaris, tu n'aurais posté que quelques captures sans titre ni commentaire et on aurait deviné immédiatement que le Maître était aux manettes. En tous cas, merci pour cette chronique bien poilante qui fait rêver (malgré apparemment un démarrage poussif). Le coup du t-shirt avec une cible m'a fait hurler de rire. Impossible d'aller plus loin après ça, à part faire porter à la future victime une pancarte avec "SHOOT ME" écrit en grand. Sacré Andy ! :icon_mdr:


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 Sujet du message: Re: Seven (1979) Andy Sidaris
MessagePublié: 15 Sep 2024 13:42 
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Merci, Buck ! :D

Il ne me reste plus qu'à voir et peut-être chroniquer Stacey pour remonter complètement aux origines du cinéma sidarissien et vérifier s'il se permettait déjà des trucs aussi loufoques dès son premier film.

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 Sujet du message: Re: Seven (1979) Andy Sidaris
MessagePublié: 05 Oct 2024 8:45 
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C'est admirable cette capacité de William Smith, d'avoir l'air aussi peu present sur les affiches tout en étant aussi barraqué. Un peu comme si un bodybuilder un peu benet d'etait perdu sur un plateau de shooting en cherchant sa moman et qu'on s'était dit que finalement il passe bien à la pellicule entre deux pépées

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Festival de la tarte à la va... Mais qu'est-ce que c'est que cette connerie? Il est où, mon "che" ?


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 Sujet du message: Re: Seven (1979) Andy Sidaris
MessagePublié: 05 Oct 2024 15:53 
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Ta remarque m'a bien fait marrer, James. Du coup, j'ai re-maté les affiches avec cette image en tête et j'ai à nouveau bien rigolé devant le regard perdu de William au milieu des deux Playmates. :icon_mdr:

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 Sujet du message: Re: Seven (1979) Andy Sidaris
MessagePublié: 05 Oct 2024 15:57 
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J'ai peut etre une autre explication, l'alcool. N'oublions pas que William Smith passe d'Hercule Poirot ici à Hercule Poivrot dans Geteven

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 Sujet du message: Re: Seven (1979) Andy Sidaris
MessagePublié: 26 Juin 2025 21:04 
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Je songe à commander le blu-ray nord-américain...de Kino Lorber. Qui dit Kino Lorber dit ce genre de bonus "Audio commentary by Steve Mitchell, producer-director of King Cohen, and film historians Howard S. Berger and Nathaniel Thompson".


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 Sujet du message: Re: Seven (1979) Andy Sidaris
MessagePublié: 14 Juil 2025 16:51 
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Je me suis bel et bien procuré le blu-ray et j'ai regardé le film hier soir. Le film est un peu trop long à mon goût (une centaine de minutes) et c'est vrai qu'il y a des longueurs, mais l'esthétique visuelle et musicale très années 70 compense en donnant une ambiance cooooool. Il y a aussi deux ou trois scènes où je m'attendais quasiment à voir Roger Moore. Mais bon, est-ce que Roger Moore a déjà affronté un homme de main en skate? Est-ce Roger Moore a déjà fait face à un méchant qui faisait peur à ses sbires dans une démonstration à base de katana et d'ananas? NON!

Une grosse lacune du film est que ça fait beaucoup de monde avec sept cibles à abattre, les nombreux sbires de certains et les sept mercenaires qui sont en faits huit. Du côté des protagonistes, on ne voit que très peu l'humoriste joué par Art Metrano (Police Academy 2 et 3), le champion d'arts martiaux Ed Parker qui joue son propre rôle et le casse-cou joué par Christipher Joy. Du côté des antagonistes, c'est encore pire puisqu'il y en a deux ou trois qui n'apparaissent que lors de leur présentation et de leur mise-à-mort. Le grand paradoxe est que l'on voit davantage Cowboy (en duo avec Jennie) travailler sur des cibles secondaires qui sont des sibres des cibles des autres protagonistes que sur sa cible principale, le trafiquant de drogue. On peut arguer que cette dissymétrie est naturelle avec les films d'espionnages à équipe ou les heist movies puisqu'ils obéissent à une certaine hiérarchisation. Sauf que là, ça donne comme résultat "ah oui c'est vrai, il y avait lui". Le gimmick annoncé par le titre échoue. De mémoire, Hard Ticket était mieux structuré ou plus épuré à ce sujet où l'on suit vraiment quatre protagonistes principaux, deux gars et deux filles.

Un autre élément pas très bien maîtrisé est sur le côté sonore. Sidaris n'était pas un manchot, mais il a de la misère ici à gérer les dialogues pendant la demi-heure d'action. Un certain nombre de lignes ont été ajoutés en post-synchro sans qu'elles aient l'air d'avoir été prononcées pendant le tournage. Ça passe difficilement inaperçu puisque William Smith parle beaucoup en voix off dans le film. C'est particulièrement frappant quand deux sbires sont prisonniers de leur véhicule et sonnent comme s'ils étaient en voix off.

Je vais devoir me taper très bientôt Picasso Trigger puisque je me suis rendu compte que Richard LePore y est aussi crédité en tant que Professor. Si c'est vraiment le même personnage, cela veut donc dire que Seven est dans le canon L.E.T.H.A.L. :o :o Ce personnage est l'incarnation même de l'homme de la Renaissance: séducteur efficace malgré son âge avancé, dad jokes, armurier génial, agent de terrain brillant pour récolter les infos nécessaires, assassin efficace, etc.

Le film est certes relativement timide en matière de plan nichons, par contre, il est assez généreux en explosions. :worship: :worship: Des belles explosions old-school! :worship: :worship:

Et dernier point, l'un des big boss à abattre est joué par Lenny Montana, l'inoubliable Luca Brasi dans Le Parrain. :worship:


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 Sujet du message: Re: Seven (1979) Andy Sidaris
MessagePublié: 15 Juil 2025 11:43 
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Merci pour ton retour très intéressant, Tony ! :wink:

Si tu souhaites découvrir Picasso Trigger en VF, je peux t'envoyer par MP le rip de mon DVD "Malibu Bay Films". :wink:

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 Sujet du message: Re: Seven (1979) Andy Sidaris
MessagePublié: 15 Juil 2025 15:43 
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Je l'ai visionné en anglais sur plex, mais merci de l'offre. :worship: Je confirme que Richard LePore joue le même personnage dans Picasso Trigger que dans Seven. Ce n'est pas clair si Guich Koock joue le même personnage par contre. Il n'a pas dans Picasso Trigger son porte-bonheur. Il y reste bon tireur, mais le gag, c'est que le héro masculin est nul à chier au tir.

Picasso Trigger reprend beaucoup d'éléments à Seven, mais avec plus d'érotisme et un casting beaucoup plus féminin. Seven a une ambition cinématographique alors que Picasso Trigger est pensé en tant que produit dans une série DTV et est plus cheap, mais aussi est plus émancipé.

La gestion des personnages que je trouve ratée dans Seven marche beaucoup mieux dans Picasso Trigger même s'il y a ironiquement plus que sept agents du L.E.T.H.A.L. qui interviennent dans le récit et c'est justement grâce à au prétexte du L.E.T.H.A.L. La formule 7-qui-sont-en-faits-8 personnages recrutés pour chacun tuer un vilain implique un certain individualisme qui ne correspond pas à ce qui intéresse Sidaris. Ce qui intéresse Sidaris, c'est plutôt présenter un travail collectif avec des personnages, dont certains sont secondaires et d'autres qui sont principaux, qui s'entraident et agissent beaucoup plus en duo qu'en solo.

Fait cocasse: La façade de bâtiment pour la défenestration du mannequin en mousse n'est pas la même, mais le décor intérieur est le même dans Seven et Picasso Trigger. Dans Seven, Ed Parker s'y infiltre en concierge. Dans Picasso Trigger, Jade et Edy y entre en essayant de se faire passer pour des employés de la compagnie de téléphone. J'ignore si c'était un décor de studio ou un vrai bureau de compagnie, mais c'est un peu surprenant de retrouver ce même décor à quasiment dix ans d'écart.

J'avais aussi oublié un talent du Professor dont il fait preuve dans Seven: la résistance au hangover, à la gueule de bois. Le gars a cinquante ans passé et il est parfaitement fonctionnel le jour de la mission même s'il était salement avancé la veille.


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 Sujet du message: Re: Seven (1979) Andy Sidaris
MessagePublié: 15 Juil 2025 17:50 
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Tandis que Hitchcock faisait un auto-remake de L'Homme qui en savait trop vingt ans après le premier, le maître Sidaris refaisait son tout premier film Stacey avec Malibu Express, puis refaisait son deuxième film Seven avec Picasso Trigger, tout cela afin d'améliorer et de parachever son Œuvre. Un perfectionniste digne de Kubrick ! :worship:

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 Sujet du message: Re: Seven (1979) Andy Sidaris
MessagePublié: 25 Juil 2026 11:34 
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 Sujet du message: Re: Seven (1979) Andy Sidaris
MessagePublié: 25 Juil 2026 12:21 
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JACK TILLMAN a écrit:
Tandis que Hitchcock faisait un auto-remake de L'Homme qui en savait trop vingt ans après le premier, le maître Sidaris refaisait son tout premier film Stacey avec Malibu Express, puis refaisait son deuxième film Seven avec Picasso Trigger, tout cela afin d'améliorer et de parachever son Œuvre. Un perfectionniste digne de Kubrick ! :worship:


J'avais loupé cette chronique intéressante et bien illustrée question plans nichons, entre autres :-D ; mais j'avais vu le film au Clapier il y a un moment déjà.
Les débuts d'un auteur, où voit déjà son univers et ses thématiques bien ébauchés. Alors certes, il y un co-scénariste qui œuvra pour Columbo, William Driskill, mais on est loin des épisodes de l'inspecteur à la Peugeot 40.
Toujours pour le scénario, outre le maître Andy Sidaris, un certain Robert Stuart, qui participa aussi au montage de Delta ForceI et d'Avenging Force.
Du beau monde décidément. :puma:

Je le vois plus comme un galop d'essai pour Piège mortel à Hawaï, son magnum opus. Il y a bien une poupée gonflable qui en prend plein la gueule dans le cadre d'une poursuite, non ? :rigole:
Plus le ou les travestissements de rigueur.


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