Revu avec un sourire jusqu'au oreilles, savourant chaque réplique à jamais ancrée au plus profond de mon être. Étant donné que SOS Fantômes est peut-être mon meilleur film à moi de tous les temps, je peux me permettre de soulever quelques interrogations et autres remarques.
N'y a-t-il pas eu un mauvais raccord, soit entre le FX et le dialogue, soit dans la traduction (faut que je jette un œil à la VO de ce passage), lorsque Dana Barrett explique que son frigo contenait des légions de petites créatures grouillantes et se tordant de douleur ? Parce que lorsqu'elle regarde effectivement dedans, on ne voit que l'arche de Gözer avec Zul en haut des marches. Foin d'autres créatures.
Le personnage de Walter Peck est présenté comme un connard de fonctionnaire qui vient empêcher les honnêtes Américains de mener à bien leurs affaires commerciales. C'est vrai que c'est un connard (enfin, un châtré

), mais sur le fond, il a tout de même raison de demander un droit de regard sur une entreprise qui utilise en milieu urbain des positronneurs désintégrants (dont le mauvais maniement peut entrainer la disparition immédiate de toute forme de vie) et qui stocke on ne sait comment des ectoplasmes. Sans compter que SOS Fantômes pourrait en effet relâcher régulièrement des spectres afin de s'assurer du travail. Quoiqu'il en soit, ça fait bizarre d'entendre à notre époque vierge de toute problématique écologique : "
arrêtez ces hommes, ils ont violé la charte de l'environnement !".
Enfin, était-il vraiment indispensable d'intégrer le personnage de Winston Zedmore, qui arrive sur le tard et ne semble jamais faire vraiment corps avec le reste de l'équipe (c'était d'ailleurs encore plus présent dans une scène coupée) ? Il fait un peu quota ethnique, je trouve. Et puis il n'apporte pas grand chose au film, à part le populiste "
j'adore New-York" final et une réplique chère à mon cœur "
j'ai vu des choses à faire rougir un nègre" dont feu mon grand-père avait dû gérer les conséquences lorsqu'un jour, dans le métro parisien, le petit Kobal regardant fixement un homme noir et se remémorant son film fétiche, demanda à voix haute : "
dis papy, c'est quoi un nègre ?"... J'vous dis, c'est le film de mon enfance.
Sinon, j'ai vu le film sur le Blu-Ray. Rien de bien fantastique. Le grain est vraiment très important sur certaines séquences (faut voir le logo de la Columbia au début !), y'a parfois un effet de voile blanc sur des bouts de l'image et le son, à la qualité appréciable, souffre tout de même pendant quelques minutes d'un léger grésillement lorsqu'un personnage parle.